BIBLE, NOUVEAU TESTAMENT

LE LIVRE DE L’APOCLYPSE

Apocalypse

L’Apocalypse ou Apocalypse de Jean ou encore Livre de la révélation, également appelé Révélation de Jésus-Christ (en grec ancien : Αποκάλυψις Ιησού Χριστού, apokálupsis Iēsou Christoũ) suivant les premiers mots du texte1, est le dernier livre du Nouveau Testament.
L’œuvre a été composée vers la fin du ier siècle par un auteur judéo-chrétien dénommé Jean, selon le préambule. Ce Jean se serait trouvé à Patmos au moment de la composition du texte, et la tradition l’a parfois identifié avecl’Apôtre Jean, fils de Zébédée , auquel on a également attribué le quatrième évangile canonique — cette attribution de l’Apocalypse à Jean de Zébédée sera contestée dès son apparition, au IIè siècle —, ou à un certain « Jean le Presbytre », c’est-à-dire « l’Ancien » Étymologiquement, le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) signifiant « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation » et appartient à un genre littéraire juif puis chrétien de type ésotérique– la littérature apocalyptique – qui présente une grande diversité mais qui a en commun un goût prononcé pour l’allégorie ainsi que pour le symbolisme, et dont l’Apocalypse de Jean constitue un modèle du genre.
Le texte, d’essence prophétique et dont l’auteur se réclame d’Ézéchiel, se présente ainsi comme une « révélation de Jésus-Christ » (Ap 1,1) qui dévoile à Jean « quel est le sens divin de son époque et comment le peuple de Dieu sera bientôt délivré ».

Genre littéraire
Étymologiquement, le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) signifiant « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation »
Le terme qui s’est chargé au fil des siècles d’une série de connotations et de travestissements qui l’ont éloigné de son sens d’origine pour souvent évoquer une catastrophe massive et violente est « devenu populaire pour de mauvaises raisons ». Cette perception est notamment liée à la difficulté d’appréhender un genre littéraire déroutant qui ne trouve pas de comparaison dans la littérature contemporaine7.
La littérature apocalyptique — dont l’Apocalypse de Jean constitue un modèle du genre5 — constitue un genre littéraire ancien qui apparaît probablement à l’époque de l’exil à Babylone — au vie siècle av. J.-C. — avec les textes d’Ézéchiel, de Joël et de Zacharie avant de s’épanouir avec Daniel (vers 165 av. J.-C.) qui sert de modèle à l’Apocalypse de Jean mais aussi aux apocalypses apocryphes juives et chrétiennes ou encore aux textes apocalyptiques de Paul de Tarse .
Dans les littératures juives et chrétiennes, le genre de ces écrits se définit par certaines relations entre leur forme, leur contenu et leur fonction sans qu’ils appartiennent pour autant à un mouvement ou un milieu particuliers. Ils ne témoignent d’aucun courant théologique spécifique et peuvent véhiculer des idéologies très éloignées, voire opposées et, si ils présentent une grande diversité, ont néanmoins en commun un goût prononcé pour l’allégorie ainsi que pour le symbolisme
On peut ainsi déceler comme terreau commun à ce genre prophétique une ossature narrative qui a pour fondement une vision-révélation divine transmise à un homme1, généralement par l’entremise d’un être surnaturel, dans une représentation du monde caractérisée par la présentation de deux ordres de la réalité : celui de l’expérience humaine sensible et celui d’une réalité spirituelle invisible et inaccessible à l’expérience courante mais déterminant pour le destin humain La révélation elle-même procède d’une réalité transcendante qui propose à la fois une dimension temporelle, dans la mesure où elle propose un salut eschatologique, et spatiale, dans celle où elle annonce l’imminence d’un monde nouveau
La ligne de partage entre l’ancien monde arrivé à son terme et le nouveau près de s’accomplir, est ainsi marquée par l’intervention divine qui juge les impies et récompense les élus Trois traits apparaissent également caractéristiques de ce genre de littérature : premièrement, le voyant de l’Apocalypse est un écrivain qui, à la différence d’un prophète, consigne ses visions dans un écrit ; deuxièmement, celui-ci est souvent pseudépigraphique ; enfin, l’auteur fait usage de chiffres, d’objet et de personnages symboliques, sans s’attacher à rendre cohérent ce symbolisme.

Textes apocalyptiques
Plusieurs écrits pseudépigraphes sont également des apocalypses : Apocalypse grecque de Baruch, Apocalypse syriaque de Baruch, Apocalypse d’Abraham, Apocalypse de Moïse, Apocalypse d’Élie , Apocalypse de Noé ou encore Apocalypse d’Esdras  » .
De nombreux apocryphes se réclament du genre ou en portent le nom : Apocalypse de Pierre, Apocalypse de Jacques, Apocalypse de Paul, Apocalypse d’Étienne… Si l’Apocalypse de Jean est, d’une façon formelle, la seule apocalypse reconnue dans le Nouveau Testament, des passages entiers de celui-ci, relèvent du même genre : le discours eschatologique de Jésus, dans Matthieu (24-25), dans Marc (13) et dans Luc (21,5-36), certains passages des épîtres de Paul de Tarse (2 Th 1,6-12 ; 2,3-12) ou de saint Pierre (2 P 3,10).

Auteur, datation et localisation

Attributions traditionnelles
Vers le milieu du iie siècle, Justin de Naplouse est le premier à identifier l’auteur à Jean fils de Zébédée , l’un des apôtres de Jésus de Nazareth, et affirme que ce dernier est revenu, après sa détention à Patmos, à Éphèse où il aurait vécu jusqu’au début du règne deTrajan, soit l’an 98. Un peu plus tard, Irénée de Lyon attribue également l’évangile et les lettres johanniques à l’apôtre. Papias d’Hiérapolis attribue quant à lui ce livre à Jean le Presbytre (ou Jean l’Ancien), qui serait un disciple de Jean l’apôtre, devenu responsable de la communauté d’Éphèse à la fin du Ier siècle. Mais déjà au IIIè siècle, Denys d’Alexandrie procède à une analyse textuelle qui lui fait conclure que l’Apocalypse n’a pas été rédigée par l’auteur de l’évangile johannique ou des trois premières épîtres qu’il attribue à l’apôtre Jean. Il attribue le texte apocalyptique, suivant Papias, à Jean le Presbytre . Au Ive siècle, en se fondant sur Papias, Polycarpe de Smyrne et Denys, Eusèbe de Césarée attribue à son tour le texte à Jean le Presbytre .
L’attribution traditionnelle apostolique, la plus partagée parmi les auteurs ecclésiastiques du monde antique contribue à l’acceptation de canonicité du texte. Mais cette canonicité s’est faite difficilement, notamment en Orient où l’utilisation du texte par des groupes sectaires comme les adeptes du montanisme l’a rendu suspect.
La théologie orthodoxe a pris parti dans le débat sur la datation lorsque les moines orthodoxes de Patmos ont solennellement fêté le dix-neuvième centenaire de la rédaction de l’Apocalypse en 1995.
Ainsi, la confusion règne dans la tradition car la tradition johannique d’Éphèse — cœur anatolien de celle-ci — a vu se télescoper les deux « Jean » — l’apôtre et l’auteur de l’Apocalypse..

Recherche contemporaine
Auteur et localisation

L’auteur de l’Apocalypse est inconnu. À quatre reprises dans le texte, le voyant s’attribue le nom de « Jean », qui est un prénom très fréquent dans les écrits néotestamentaires Celui-ci se décrit comme exilé forcé sur l’île de Patmos « à cause de la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus », dans ce qui pourrait s’apparenter à l’idée contemporaine de « délit d’opinion » L’analyse exégétique contemporaine s’oppose ainsi à la tradition car rien ne permet d’identifier Jean de Patmos à l’apôtre Jean ; avant tout, l’auteur ne revendique jamais ce titre – se revendiquant seulement comme « serviteur » – et exprime que pour lui le groupe des apôtres appartient au passé De la même manière, il n’utilise pas davantage le titre d’« Ancien » (« presbytre ») dont parle Papias
L’auteur a vraisemblablement été un personnage important des communautés judéo-chrétiennes d’Asie Mineure aux sept Églises auxquelles il s’adresse et dont le texte peut laisser penser qu’il était un prophète itinérant, peut-être néanmoins singularisé des autres prophètes par une certaine autorité.
En se fondant sur l’analyse exégétique et textuelle, il est vraisemblable que suivant le constat que le grec utilisé est le plus pauvre des écrits néotestamentaires – sa langue soit l’araméen voire l’hébreu, ce qui rend ainsi possible la thèse des chercheurs qui en font un prophète apocalyptique judéo-chrétien qui aurait fui la Palestine à la suite de la révolte juive des années 60 et se serait réfugié en Asie Mineure — peut-être à Éphèse — avant de s’exiler sur l’île de Patmos, mais difficilement sous la pression de ce que la tradition chrétienne appelle « persécution de Domitien » – forgée par les apologètes chrétiens du IIè siècle sur la base de la propagande sénatoriale romaine contre la mémoire de l’empereur- dont la réalité est largement mise en question par les historiens : il est même douteux qu’aucune poursuite spécifique de chrétien ait eu lieu en Asie sous son règne
Patmos n’est d’ailleurs pas une île d’exil impérial et il n’est pas à exclure que l’auteur s’y soit rendu à la suite d’une affaire municipale de sa propre initiative car l’orientation de la crise de l’Apocalypse n’est pas nécessairement liée à des évènements politiques particuliers : l’auteur de Patmos apparait plutôt en conflit avec la société romaine que le contraire, portant à la fois un regard critique sur les pouvoirs humains et invitant ses auditeurs chrétiens – qui « installés » dans le monde en oublient la proclamation du temps nouveau – à s’envisager de la sorte. Ainsi, des recherches exégétiques récentes tendent à faire passer de l’idée d’une « littérature de crise » qui serait due aux persécutions, à une littérature cherchant à provoquer la crise dans une période de consensus marquée par la continuité de la Pax Romana.
Les relations de cet auteur avec la tradition et l’école johanniques sont encore débattues au xxie siècle, car l’on trouve des points de convergence et des parallélismes entre les deux écrits mais aussi des oppositions dans leurs formes tant littéraire que théologique. Mais une majorité de chercheurs incline à ne pas associer Jean de Patmos aux courants johanniques, même si des contacts ont pu avoir lieu

Datation
La majorité des exégètes actuels s’accorde pour dater la rédaction de l’Apocalypse de la fin du règne de Domitien  » , en tout cas du règne de cet empereur romain, entre les années 86 et 96  » . Ce dernier a développé significativement le culte impérial, particulièrement en Asie Mineure ainsi que semble en attester le récit apocalyptique. Ce culte a pu heurter la foi des chrétiens, eux-mêmes suspects aux yeux de l’empereur probablement hostile à un groupe entraînant ses sujets vers le culte exclusif d’un Dieu aniconique . Cette option existe depuis longtemps dans l’exégèse mais était liée à une persécution de Domitien dont la réalité est désormais profondément remise en cause par la recherche actuelle sans pour autant que la datation de l’Apocalypse le soit elle-même pour cette période, qui reste la plus vraisemblable.
Une autre datation plus ancienne est parfois proposée, faisant remonter cette rédaction au règne de Néron, mort en 68. Elle se réfère notamment à la tradition des persécutions néroniennes de chrétiens évoquée dans la vision apocalyptique. Cependant, s’il apparait que ce dernier, dont la réputation était telle chez les chrétiens qu’il représentait l’Antéchrist , semble plutôt avoir inspiré rétrospectivement le parallèle avec Domitien, ses activités antichrétiennes ne semblent pas avoir dépassé le cadre de Rome. À l’inverse, les tracasseries ou harcèlements de Domitien envers les chrétiens — refusant vraisemblablement pour certains de s’associer aux cultes publics — semblent s’être plus largement déployés, notamment en Asie Mineure et en Palestine. Les traditions chrétiennes ultérieures, influencées par de plus importantes persécutions, ont pu amplifier les exactions contre les chrétiens et rendre les deux empereurs également coupables.

Canonicité

L’Apocalypse est le dernier livre du Nouveau Testament canonique et ce statut n’est de nos jours pas gravement contesté même s’il n’est pas repris par la totalité des Églises chrétiennes
Cependant, son admission dans le canon des livres reçus a été assez difficile, notamment lorsque se posait la question de savoir si l’apôtre Jean en était ou non le rédacteur41 et, particulièrement en Orient, par son animosité contre l’Empire romain.
D’une manière générale, dans l’Antiquité, le livre a été plutôt bien reçu dans les églises occidentales même si le prêtre romain Caïus – la soupçonnant de favoriser le millénarisme – le rejetait encore au début du IIIè siècle. Le fragment de Muratori, document occidental et peut-être romain daté du tournant entre les IIè et IIIè siècles, explique ainsi : « 71 Des apocalypses aussi, nous recevons seulement celle de Jean et celle de Pierre, que certains des nôtres ne veulent pas qu’on lise dans l’église »
En Asie Mineure, vers la fin du iie siècle le texte, ainsi que l’évangile selon Jean, est rejeté en réaction aux affirmations des montanistes sur une nouvelle effusion de l’Esprit qui exaltent la prophétie et l’attente millénariste. Au milieu du iiie siècle, Denys d’Alexandrie – dont le Sur les promesses est cité par Eusèbe – conteste son authenticité johannique pour des raisons stylistiques, sans toutefois rejeter le texte qui lui apparait incompréhensible mais « que beaucoup de frères tiennent avec faveur » Le texte est alors souvent rejeté en Orient, notamment pour l’usage qui en est fait en faveur d’une vision permissive du millénarisme et Eusèbe de Césarée se fait l’écho au ive siècle des divergences qui divisent les Églises orientales à son sujet. Cependant, à la fin du ive siècle, Athanase d’Alexandrie le reconnait pleinement dans sa liste de 27 livres reçus.
Néanmoins, en l’absence de décision conciliaire concernant les limites exactes du canon de l’Église grecque, le texte demeure souvent rejeté et, en Syrie et dans les Églises de langue syriaque, la Peshitta délimite un canon de 22 livres dont est absente l’Apocalypse. Le Concile in Trullo de 692, fondé sur des documents anciens qui ne s’accordent pas sur le canon, ne parvient pas à trancher la question pour l’Église grecque. Le texte virulemment opposé à l’Empire romain est contesté dans l’église impériale de Constantinople jusqu’auixe siècle tandis que l’Arménie ne l’admet qu’au siècle suivant
Pour l’Église latine, des décisions conciliaires sont arrêtées notamment par les synodes régionaux de Carthage de 397 et de 419, fixant à 27 le nombre des livres reçus, y retenant l’Apocalypse

À l’époque de la Réforme protestante, Luther lui accorde un rôle secondaire, Zwingli ne le compte pas parmi les Écritures et Calvin n’en fait aucun commentaire.

Plan et contenu
Plan
Ce plan a été proposé par Raymond E. Brown dans son ouvrage Que sait-on du Nouveau Testament ?
A. Prologue : 1,1-3
B. Lettres aux sept Églises : 1,4-3,22
Formule d’ouverture avec louange, promesse et réponse divine (1,4-8)
Vision inaugurale (1,9-20)
Sept lettres (2,1-3,22)
C. Première partie de l’expérience de révélation : 4,1-11,19
Vision de la cour céleste : l’Unique sur le trône et l’Agneau (4,1-5,14)
Sept sceaux (6,1-8,1)
Sept trompettes (8,2-11,19)
D. Deuxième partie de l’expérience de révélation : 12,1-22,5
Visions du dragon, des Bêtes et de l’Agneau (12,1-14,20)
Sept fléaux des sept coupes (15,1-16,21)
E. Épilogue avec bénédiction de conclusion : 22,6-21

Prologue et lettres
Les chapitres 1-3 contiennent le prologue du livre : celui-ci est présenté comme une « révélation de Jésus-Christ » qui est communiquée par un ange à un voyant, le « serviteur Jean », dans laquelle le Christ révèle le sens divin de l’époque, « ce qui doit arriver bientôt » et comment le peuple sera bientôt délivré
L’adresse du texte (1,4-8) précise les destinataires visés par l’auteur, les « sept Églises qui sont en Asie ». La dimension pascale est centrale dans le texte et le Christ est présenté à travers l’autorité que lui confèrent sa mort et sa résurrection et Dieu, « celui qui était, est et vient », l’« Alpha et l’Oméga ». Suit une première vision du Christ (1,9-20) qui apparait avec des attributs merveilleux et royaux attestant sa divinité. Les chapitres 2 et 3 regroupent les lettres adressées aux différentes communautés de chrétiens des villes d’Asie Mineure occidentale, la plus longue étant adressée à Thyatire et la plus courte à Smyrne . L’auteur avertit des dangers guettant les communautés, externes à celles-ci comme la persécution, mais aussi internes, comme les faux enseignements et la suffisance, le consentement au monde présent.

Visions
Après cette partie épistolaire, il n’est pas aisé de distinguer le plan d’ensemble que l’auteur a donné au livre mais, généralement, les exégètes s’accordent pour distinguer deux grandes parties à l’expérience de révélation, l’une commençant avec la vision d’une porte ouverte au ciel (4,1), la suivante débutant par un grand signe qui apparait dans le ciel (12,1).
La première série de visions sont ainsi regroupées dans les chapitres 4 à 11 et débutent (4-5) par les visions de Dieu et de l’Agneau – l’un créateur et l’autre rédempteur – entourés d’une cour céleste, glorifiés tour à tour dans une célébration cultuelle cosmique. Un codex, qui peut être lu recto-verso, et scellé de sept sceaux apparait dans la vision, qui pourra être ouvert par l’Agneau.
La partie suivante de cette première série (6 à 11) met en scène le jugement du Monde comme témoignage de la colère et du jugement eschatologique de Dieu dans les chapitres concernant l’ouverture des sept sceaux (6,1-17 ; 8,1-5) – où apparaissent les fameux cavaliers – et les sept trompettes de sept anges (8,6-9,21 ; 11,15-19), proposant une série de catastrophes qui ne sont interrompues que par la présentation des 144 000 élus et d’une foule de toutes nations (7) puis par l’épisode de l’ingestion du petit livre (10) et des deux témoins élevés au ciel (11), épisodes qui soulignent l’importance du témoignage.
La seconde série de visions (12-22,5) met en scène de manière symbolique la lutte eschatologique qui oppose Dieu, le Christ et son peuple à Satan et aux puissances terrestres inspirées par ce dernier. Elle commence par trois chapitres de visions qui introduisent le personnage du « dragon » (12) – « l’antique serpent, celui qu’on nomme Diable et Satan », qui combat la descendance de « la femme » – et des deux « bêtes », l’une issue de la mer, l’autre de la terre, qui dominent le reste de l’ouvrage dans des passages qui sont souvent considérés comme le cœur de l’Apocalypse. La bête chimérique surgie de la mer (13,1-10), avec dix cornes et sept têtes, incarne les persécutions de l’empire romain idolâtre tandis que la bête venue de la terre (13,11-18), avec deux cornes tel un agneau mais parlant comme le dragon, est une parodie malveillante du Christ, assimilée à un faux prophète : elle marque les gens sur la main ou sur le front, à l’instar des serviteurs de Dieu. Elle incarne le système impérial dominant, le culte de l’empereur et le sacerdoce païen à son service qui menacent ceux qui refusent de se plier à ses règles.
La communauté des 144 000 en communion avec l’Agneau (14, 1-5) survivent aux assauts des bêtes et du dragon et le jugement auquel Satan et ses affidés seront soumis est ensuite décrit (14,6-20). Comme aux chapitres 8 et 9 apparaissent alors sept anges et leurs malheurs (15-16) avant que n’interviennent le jugement de Rome et celui de l’Empire idolâtre (17-18) dont les richesses et le luxe ne sont que des biens fragiles et éphémères.

Les croyants célèbrent alors la victoire (19,1-10) tandis que le jugement, au-delà du seul Empire, devient cosmique (19,11-20) ouvrant à la victoire du Messie sur les bêtes, le faux prophète(19,21-20) et le dragon momentanément enchainé pour mille ans, pendant le règne sur terre du Christ et des saints martyrs (20,1-6) avant l’affrontement final avec Satan libéré. Celui-ci rassemble Gog, Magog et les nations de la Terre avant d’être précipité dans le lac de feu où ont déjà échoué les bêtes avant lui (20,7-15).
C’est alors la venue du nouveau monde, de nouveaux cieux et une nouvelle terre remplaçant les précédents dévastés tandis qu’une nouvelle Jérusalem descend du ciel (21-22)

Épilogue
L’épilogue est composé des versets 6 à 21 du chapitre 22. Il met à nouveau en valeur le voyant ainsi que son propos prophétique appuyés par l’autorité de l’Alpha et Oméga, demande de ne pas le maintenir secret car la fin des Temps est proche et de ne rien retrancher ou ajouter au paroles prophétiques de l’ouvrage. Ayant présenté les termes de la victoire du Christ, l’auteur exprime la certitude de son accomplissement qui s’exprime dans la proclamation liturgique finale : « Maranatha, viens Seigneur Jésus » (22,21)

Interprétations

Interprétations générales
Symbolique au Ier siècle
La littérature apocalyptique est une littérature de résistance par laquelle les visionnaires font à la fois entendre un message d’interpellation, en portant un regard critique sur le monde dans lequel ils vivent, mais aussi d’espérance pour des groupes fragilisés qui sont ou se sentent opprimés. L’Apocalypse de Jean s’adresse à son auditoire dans un langage symbolique qui permet de discourir sur l’action divine et l’avènement du nouveau monde, ainsi que de représenter la réalité transcendante dont il rend compte
Le langage et les codes utilisés visent des auditoires particuliers et ciblés dont les élus peuvent comprendre les images qui ne sont toutefois pas pour autant ésotériques : celles-ci sont en effet parlantes et claires pour les auditeurs du Ier siècle lesquels sont habitués aux références vétérotestamentaires, aux Écritures judaïques et aux allusions métaphoriques sur la situation politique ou culturelle du temps. Ce langage symbolique doit d’ailleurs éloigner de toute interprétation littérale du texte : son objet n’est pas de proposer un déroulement de faits chronologiques mais plus résolument d’annoncer un message salvifique dans l’histoire des hommes, la victoire de Dieu et du Christ sur Satan et les forces du mal dans un texte qui ne peut être reçu que dans son entier plutôt que découpé en analyses spéculatives sur les symboles de passages isolés, par essence anachroniques appliqués à un autre temps que le Ier siècle auquel il est destiné, et souvent farfelus

Commentaires ultérieurs
Le langage hautement symbolique de ce livre a ouvert la voie à de très nombreuses interprétations, qui diffèrent selon les sensibilités et les époques. Cependant cinq grands courants sont en général retrouvés.
Le premier courant inclut la thèse idéaliste, qui voit l’Apocalypse comme un combat entre les forces du bien et celles du mal. Tout est affaire de symbole. Parmi les adeptes de cette interprétation, Clément d’Alexandrie et Origène (IIIème siècle) peuvent être notés.
Le deuxième inclut la thèse prétériste (praeter : avant), qui considère l’Apocalypse comme un livre d’histoire y retrouvant des événements comparables à ceux survenus durant la guerre de Judée (ier siècle).
Le troisième, la thèse présentiste ou historique, fait le rapprochement de l’actualité et des événements décrits dans le texte. De nombreuses personnalités illustres ont soutenu cette vision, comme Wycliffe, Luther, ou encore Isaac Newton.
Le quatrième, thèse futuriste, voit dans ce livre une peinture des événements à venir, une prophétie. Cette dernière conception donne lieu à de multiples interprétations, visant à rattacher les symboles à des événements du présent.
Enfin, le cinquième, la thèse mystagogique, la plus permanente dans l’exégèse, qui voit dans ce livre une description de l’Église elle-même, dans sa liturgie, en tant que Jérusalem céleste. À ce titre, ce qui y est dévoilé correspond aussi aux aspects de l’Église terrestre qui n’est que son reflet en perpétuel devenir (sa liturgie, ses sacrements, ses temps – y compris ses derniers).

Millénarisme

Le millénium est le terme employé pour désigner le règne de mille ans de Jésus-Christ sur Terre décrit dans le chapitre 20 de l’Apocalypse. Il existe plusieurs conceptions du millénium, qui peuvent être globalement classé en trois catégories.
Les prémillénaristes, ou millénaristes conçoivent le millénium littéralement : le règne de 1 000 ans du Messie sur terre. Le retour de Jésus-Christ, qui met fin au règne des deux bêtes et du faux prophète, amène le début du millénium. Selon certains, l’Église serait enlevée dans un premier temps, puis accompagnerait la parousie, débutant ainsi le millénium. Après ce millénaire auraient lieu la disparition de la terre devant Dieu et le Jugement dernier.
Les postmillénaristes pensent que le retour de Jésus-Christ se fera après les mille ans de règne. Ils assimilent le millenium avec le règne de l’Église catholique. Les mille ans, et la première résurrection d’Ap 20,1-6 correspondraient à une victoire provisoire de l’Église du Christ après la chute annoncée de l’Empire romain (cf. Ap 18,21). En somme un temps de chrétienté, avant un retour offensif de l’esprit du mal (cf. Ap 20,7). La thèse de Gaston Georgel (Les quatre âges de l’Humanité) s’inscrirait dans cette perspective qui situe le milléniumcomme étant compris entre l’édit de Milan (phonétiquement 1 000 ans) en 313 et la destruction de l’ordre des Templiers en 1313. Cette thèse fondée sur les travaux d’un ecclésiastique, Mgr Decouvoux, fait du millénium l’âge d’or du christianisme, comme prélude au déchaînement de Satan vers la fin d’un cycle. Les amillénaristes refusent la pensée d’un règne de Jésus-Christ sur Terre. Ils assimilent lemillénium au règne éternel (Ch. 21 et 22) et appliquent les prophéties concernant le rétablissement d’Israël à l’Église.

Eschatologie
Plusieurs autres textes de la Bible parlent de la fin des temps. Au début du chapitre 24 de l’évangile de Matthieu, Jésus est interrogé sur le moment et les signes de son avènement et de la fin du monde. Le Livre de Daniel, présente lui aussi des prophéties ayant trait à la fin des temps. Plusieurs théologiens protestants dont Charles Auguste Auberlen font le rapprochement. Le prophète Isaïe évoque lui aussi de nouveaux cieux et une nouvelle terre, comme dans les derniers chapitres de l’Apocalypse.
Les trompettes sont un thème important de l’eschatologie. Les trompettes de Jericho qui annoncent la conquête de la terre promise par Josué sont parfois mises en parallèle avec les trompettes de l’Apocalypse qui annoncent la seconde venue de Jésus.

Le « nombre de la Bête »
Un « nombre de la Bête » figure dans le texte au chapitre 13, verset 18. Ce nombre est « six cent soixante-six » ou, en chiffres arabes, « 666 », quoique quelques manuscrits comportent le nombre « six cent seize » ou « 616 » ou encore « 665 ».
Cette marque relevant de la spéculation littéraire chiffrée commune au genre littéraire apocalyptique doit permettre d’identifier la Bête de l’Apocalypse – sans qu’il soit précisé laquelle – dans une symbolique, déjà présente dans le livre de Daniel, qui représente un pouvoir politique. Ce nombre de la Bête a donné lieu à nombre d’interprétations à travers les siècles.

Œuvres inspirées par le livre biblique

L’importance de l’Apocalypse dans le christianisme occidental a rendu ce thème très présent dans les beaux-arts, notamment au Moyen Âge et à la Renaissance. Il est moins systématiquement utilisé dans l’orthodoxie, même si elle connait de très belles représentations du Jugement dernier . La musique religieuse a également abondamment traité le sujet. Pour des raisons opposées (la présence du péché et l’occurrence de la damnation), la thématique apocalyptique a également un certain succès dans le hard-rock et le metal.

Beaux-arts
Les mosaïques chapelle haute de l’église abbatiale de Saint-Chef (Isère)67.
Le tympan de la Cathédrale Saint-Lazare d’Autun, en Saône-et-Loire, financé ou réalisé par un certain Gislebert au XIè siècle.
La Tenture de l’Apocalypse d’Angers, datant du XIVè siècle.
La rose de la Sainte-Chapelle (vers 1485-1490)
Le jugement dernier, de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi (Tarn) (1474 et 1484)
L’Apocalypse illustrée d’Albrecht Dürer, gravures sur bois et texte latin, 1511
L’Apocalypse figurée de Jean Duvet, gravures et texte français, 1546-1561
les nombreuses représentations du Jugement dernier dans la peinture médiévale
Les huit tapis de l’Apocalypse de Philippe II d’Espagne, tissés à Bruxelles chez Dermoyen en 1553-1555 dans le style de Bernard van Orley
Les grilles monumentales de l’église Saint Jean l’évangéliste à Dôle, Maurice Calka , 1964
Les vitraux du chœur de la Sainte-Chapelle de Vincennes, 1559
Les représentations de l’Immaculée conception  » .
Fresques de l’église de la Présentation à Manosque par le peintre Jean Carzou (1907-2000).
l’apocalypse de jean illustrations Nicole ARNOULD
l’apocalypse de jean, livre pesant 210 kg !!, réalisé par Josef FORET en 1960, illustré par des artistes célèbres: Salvador Dalí, Yves_ Trémois, Georges Matthieu ,Tsugouharu Foujita « , Roger Lersy

Musique
Une partie du texte des messes de Requiem se réfère au Jugement dernier et à l’Apocalypse (Dies Irae) en particulier)
Pierre Henry en a donné une interprétation musicale.
Le Quatuor pour la fin du Temps d’Olivier Messiaen a été inspiré par une citation de l’Apocalypse de Saint Jean.
Bob Marley se réfère abondamment à l’Apocalypse dans ses chansons, notamment dans son célèbre Redemption Song et dans Natural Mystic (où il évoque notamment les trompettes).
L’album 666 des Aphrodite’s Child.
Le groupe Heavy Metal Iron (musique) »Metal Iron Maiden a composé une chanson intitulée The number of the beast dans laquelle il fait référence à l’Apocalypse, en commençant par exemple par citer deux extraits de ce livre biblique.
Le groupe de métal gothique progressif Saviour Machine a réalisé une trilogie Legend Part I, II, III mettant en musique le livre de l’Apocalypse. Un quatrième disque serait en finalisation. Saviour Machine est un groupe californien étiqueté White Metal style, composé d’artistes chrétiens
The Rivers of Belief, troisième et dernier extrait du mouvement Back to the Rivers of Belief de l’album MCMMXC a. D. d’Enigma, y fait référence (avec le sample d’un titre de l’album 666, des Aphrodite’s Child), tout comme l’album.
L’album Sounding the Seventh Trumpet du groupe de heavy metal américain Avenged Sevenfold.
Un remix de la chanson Justify My Love de Madonna, The Beast Within Mix, n’utilise que le refrain et certaines paroles de la chanson, les couplets sont des phrases prises de l’Apocalypse de la Bible.

Cinéma et télévision
L’un des chef-d’œuvre d’Ingard Bergam Le Septième Sceau.
Le film de science fiction Holocauste 2000
Le film de science fiction et d’horreur Alien datant de 1992, de David Fincher évoque l’Apocalypse vu de l’oeil de prisonniers sur une planète lointaine s’étant inventé une forme de religion mélangeant un fondamentalisme chrétien teinté de millénarisme apocalyptique.
La série télévisée américaine Supernatural, a pour thème l’Apocalypse durant les quatrième et cinquième saisons.
La série télévisée Dexter, a pour thème l’Apocalypse durant la sixième saison, diffusée en 2011 aux États-Unis.
La série de romans québécoise A.N.G.E. écrite par Anne Robillard traite de plusieurs points importants de l’Apocalypse.
La série Apocalypsis parle aussi de l’Apocalypse dans le cinquième livre »Oméga ».
Le film Légion, l’armée des anges de Scott Charles Stewart, sorti le 17 mars 2010, traite de l’Apocalypse exécutée par les anges sur ordre de Dieu.
Le film de science-fiction Southland Tales (2006) de Richard Kelly dont l’intrigue est une adaptation libre de l’Apocalypse à notre époque (suite de la
bande dessinéeSouthland Two Roads Diverge Tales

Autres
Le Ragnarök et la Völuspá de la mythologie scandinave. De nombreux chercheurs rapprochent ces textes de ceux de la Bible, notamment de l’Apocalypse.
La bande dessinée d’Alex Alice et Xavier Dorison Le Troisième Testament
La bande dessinée en trois tomes Southland Tales, préquelle du film Southland Tales (2006).
Le manga X des CLAMP est une retranscription de ce que pourrait être l’apocalypse dans un monde moderne.
Suivront mille ans de calme chorégraphie de Angelin Preljocaj.
De bons présages de Neil Gaiman et Terry Pratchett  »

Bibliographie
John H. Alexander, L’Apocalypse verset par verset, La Maison de la Bible, Genève-Paris, 9e édition, 2001.
Ernest-Bernard Allo, Saint Jean, L’Apocalypse, éd. Large, 1933.
Paule Amblard  » (commentaires) (préf. Paule Amblard, Le chemin de l’Apocalypse), L’Apocalypse [de] saint Jean illustrée par la tapisserie d’Angers, Paris, Éditions Diane de Selliers,‎ 2010, 34 cm, 405 p.
D’après, Jean [de Patmos] (trad. du grec ancien par École biblique et archéologique française de Jérusalem, Attribué à un dénommé Jean qui n’est probablement pas l’apôtre), Bible. N. T.. Apocalypse [« ‘Apokálypsis toû ‘Iōánnou toû Theológou »], Jérusalem (Dernier livre du Nouveau Testament, rédigé vers 96, livre deutérocanonique, c’est à dire admis dans le canon des Écritures par le Concile de Trente (1566)),‎ 2010.
Hans Urs von Balthasar Urs_von_Balthasar , L’Apocalypse, Éditions du Serviteur, 2000 (Court et dense commentaire).
Pierre Mourlon Beernaert, Agneau et Berger, le Christ de l’Apocalypse, coll. Connaître la Bible, no 54, Bruxelles, Lumen Vitae, 2009, 80 p.
Georges Bordonove , Les quatre cavaliers, Julliard, 1962.
Ch. Brütsch, La clarté de l’Apocalypse, Commentaires bibliques, Labor et Fides, Genève, 1966.
S. Chamchinov, 7(sept) Tonnerres, « Laboratoire du livre d’artiste », Dives-sur-mer, 2010 : extraits d’Apocalypse de Saint Jean (version Louis Segond) , jeu typographique, xérographie, 7 sceaux (gravures en relief), 7 peintures fac-similées d’après les peintures de Serge Chamchinov « , papier Japon-Simili 80 g/m2, Buvard 110 g/m2, Himalaya90 g/m2, format 305x305mm, tirage 12 exemplaires.
E. Cothenet, Le Message de l’Apocalypse, éd. Mame/Plon, 1995.
Norman Cohn, The Pursuit of the Millennium, Fairlawn, N.J., Essential Books Inc., 1957 ; 2e éd. The pursuit of the millennium : revolutionary messianism in medieval and Reformation Europe and its bearing on modern totalitarian movements, New York, Harper, « Harper Torchbooks », 1961 ; 3e éd. revue et augmentée The pursuit of the millennium : revolutionary millenarians and mystical anarchists of the Middle Âges, Londres, Maurice Temple Smith Ltd., 1970 ; Londres, Paladin, 1970 ; New York, Oxford University Press, 1970 ;rééd. augmentée Oxford University Press, 1992) ; Londres, Pimlico, 1993 (trad. (fr), Les fanatiques de l’Apocalypse. Courants millénaristes révolutionnaires du XIe au xvie siècle, avec une postface sur le xxe siècle, traduit de l’anglais par Simone Clémendot avec la collaboration de Michel Fuchs et Paul Rosenberg, Paris, Julliard, « Dossiers des lettres nouvelles », [1962] ; revue et augmentée, Les Fanatiques de l’Apocalypse : millénaristes révolutionnaires et anarchistes mystiques au Moyen Âge, traduction revue par l’auteur et complétée par Maurice Angeno, Paris, Payot, « Bibliothèque historique », 1983 ;
Elian Cuvilliern , « Apocalypse de Jean », dans Daniel Marguerat (dir.), Introduction au Nouveau Testament : Son histoire, son écriture, sa théologie, Labor et Fides,‎ 2008,4e éd.
Alain Decaux, La révolution de la croix. Néron et les chrétiens.
E. Delebecque, L’Apocalypse de saint Jean, éd. Mame, 1992 (Commentaire grammatical et philologique).
Max Gallo, Les Romains, Tome 2 : Néron, le Règne de l’Antéchrist, Fayard, 2006. (L’auteur part de l’hypothèse que Néron serait bien l’Antéchrist, désigné par saint Paul et par saint Jean).
Gaston Georgel, Les quatre âges de l’Humanité.
Léon Hermann  » , La Vision de Patmos, Bruxelles, coll. Latomus LXXVIII, 1965 (texte grec de l’Apocalypse, avec traduction française en regard).
A. Läpple, L’Apocalypse de Jean, éd. du Cerf, 1970.
Claire Patier, L’Esprit et l’épouse disent « Viens ! » (Ap 22,17), coll. Connaître la Bible, no 32, Bruxelles, Lumen Vitae, 2003, 80 p.
Paulin Poucouta, « L’Apocalypse johannique », dans Michel Quesnel et Paul Gruson (dirs.), La Bible et sa culture, vol. II, Desclée de Brouwere,‎ 2001.
Pierre Prigent, L’Apocalypse de saint Jean, éd. Labor et Fides, 2000.
Gilles Quispel, Le livre secret de l’Apocalypse, Albin Michel, 1981.
Joël Rochette, Il nous a déliés de nos péchés. Lecture revigorante de l’Apocalypse de saint Jean, coll. Connaître la Bible, no 44, Bruxelles, Lumen Vitae, 2006, 80 p.
Y. Saout, Je n’ai pas écrit l’Apocalypse pour vous faire peur, éd. Bayard, 2000.
APOCALYPSE

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