EGLISE CATHOLIQUE, OSCAR ROMERO (1917-1980), SAINTETE, SAINTS

Monseigneur Oscar Romero

Oscar Romero. Prophète d’une Eglise des pauvres

Martin Maier, sj

Paris, Editions Vie chrétienne, 2017. 102 pages

 

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Présentation de l’éditeur

 

Le 23 mai 2015, 300 000 fidèles, venus de 57 pays, ont assisté à San Salvador à la béatification d’Oscar Romero, « évêque, martyr, pasteur selon le cœur du Christ, évangélisateur et père des pauvres, témoin héroïque du royaume de Dieu, royaume de justice ». En prenant la défense des paysans sans terre et en appelant les soldats à ne plus tirer sur la foule, il avait suscité la colère des milieux les plus conservateurs de son pays : le 24 mars 1980, il était tué en pleine messe par un tireur d’extrême droite.

Martin Maier retrace dans cet ouvrage l’évolution spirituelle de Mgr Romero, devenu prophète d’une Eglise pauvre pour les pauvres. Il montre comment, en s’enracinant dans la spiritualité d’Ignace de Loyola, il a élaboré avec Jon Sobrino et Ignacio Ellacuria la théologie de la libération et du peuple crucifié. L’héritage de l’archevêque de San Salvador demeure toujours actuel : le Pape François, admirateur de cette grande figure évangélique, plaide avec insistance pour l’option préférentielle pour les pauvres et pour une civilisation de la frugalité partagée.

 

 

Brève biographie de Mgr Oscar Romero

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Oscar Romero archevêque de San Salvador qui passait pour conservateur à sa nomination, s’est résolument placé aux côtés des pauvres et a dénoncé les crimes de la junte au pouvoir. Il a été assassiné en pleine homélie en 1980.

Oscar Romero est né en 1917 dans un Salvador en proie à l’anarchie et à la pauvreté. Il entre à 14 ans au séminaire, puis deux ans plus tard chez les Jésuites. Envoyé à Rome poursuivre ses études, il y est ordonné prêtre en 1942 mais ne peut achever son doctorat car son évêque lui ordonne de rentrer à la chute de Mussolini. Dans son pays, il exerce son ministère en paroisse et devient directeur du séminaire de la capitale. En 1966, il est nommé secrétaire de la conférence épiscopale. A cette époque il s’inscrit encore dans une ligne assez conservatrice. Evêque auxiliaire en 1970, il devient archevêque de San Salvador en 1977. Mais à peine en fonctions, son ami le père jésuite Rutilio Grande est assassiné par les escadrons de la mort, soutien du régime. La mort de Grande m’a converti dira-t-il. Dès lors, Mgr Romero, qui réclame en vain une enquête sur cet assassinat, est du côté des pauvres et se bat pour le respect des droits de l’homme. Il refuse toute participation aux cérémonies officielles, dénonce l’aide militaire apportée par les Etats-Unis à la junte au pouvoir depuis 1979, les persécutions dont sont victimes les religieux qui défendent les paysans et les exploités. Il l’explique en recevant son doctorat de l’université de Louvain : la foi chrétienne comporte une dimension politique qui oblige à la solidarité avec les pauvres. Le lendemain du jour où il a appelé les soldats à la désobéissance devant un ordre injuste, il est assassiné en pleine homélie dans la cathédrale, le 24 Mars 1980. Béatifié en 2015 par le Pape François, il sera canonisé le 14 octobre 2018. Son journal a été publié.

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