AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE CATHOLIQUE, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, VISITE DE L'EGLISE DU SAINT-ESPRIT : QUELQUES INFORMATIONS UTILES

Visite de l’église du Saint-Esprit : quelques informations utiles

Visite de l’église du Saint-Esprit et histoire de l’Eglise

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Note sur le Retable du Parlement (classé comme anonyme. Vers 1520-1525).

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Le triptyque représentant des scènes de la vie de la Vierge (Assomption : volet gauche, Adoration des Bergers et Adoration des Mages ; volet droit, Ascension et Pentecôte ; aux revers des volets les figures de l’Annonciation) que l’on peut voir dans le transept gauche de cette église, se trouvait sur l’autel de la chapelle du Parlement de Provence (dans l’ancien Palais Comtal, démoli en 1786, à l’emplacement du palais de Justice actuel). D’où son nom de retable du Parlement.

Aux Apôtres qui entourent le tombeau vide de la Vierge Marie et dont les têtes sont visiblement des portraits, le peintre aurait prêté les traits des 12 membres du Parlement : le Président – à cette date Gervais de Beaumont (?), président de 1509 à 1529 – et 11 conseillers, plus, en 1522, un douzième conseiller – alors Jean Maynier, baron d’Oppède – dont le visage serait le cinquième à droite, visiblement rajouté sur la ligne des collines. Sous les traits de saint Pierre, le premier Président, près de lui à gauche du panneau, les quatre conseillers clercs, à droite, les sept laics. Certains parmi les plus âgés pourraient être les premiers officiers de cette creation récente  (1501 par Louis XII)

 Sur l’auteur de ces panneaux on discute encore. il est probable que deux ou même plusieurs peintres ont collaboré à l’ouvrage et qu’une circonstance imprévue (la peste de 1522) est responsable de l’inachèvement du volet droit. Nous renvoyons cette fois encore le curieux, pour le détail, aux textes, cites dans la bibliographie, de Jean Boyer (1971) et de Marie-Christine Léonelli (1988). Pour cette oeuvre marquée d’influences italiennes et nordiques l’attribution au peintre d’origine piémontaise, Manuele Lomellini (dit Manuel Genovese, “le Génois”) proposée par Jean Boyer en 1971 reste une hypothèse de travail intéressante. Comme plusieurs de ses compagnons depuis la fin du XVè siècle, Manuel Lomellin descendra s’intaller à Aix. Il y travaillera de 1509 à sa mort en 1537. L’hypothèse de Jean Boyer est d’autant plus intéressante que l’on connait les liens du Piémontais avec le sculpteur Jean Guimarand (v. 1480-1557), liens de famille (Manuel Lomellin épouse Isabelle Guimarand mais aussi liens de travail. L’encadrement du triptyque redécouvert sous le cadre de XVIIè siècle porte la marque de Jean Guimarand qui sculpta les portes de la cathédrale d’Aix (1508). Les motifs en frises de leurs revers sont particulièrement comparables. Notons aussi que Fauris de Saint-Vincens (fin du XVIIIè) signale que Manuel Genovese aurait peint pour les Cordeliers une Assomption toute semblable.

Quels qu’en soient les auteurs – certains panneaux pourraient être l’œuvre  du Genevois Henri Guigues actif dans la region d’Avignon entre 1525 et 1532 (M.C. Leonelli) – l’œuvre  est de grande qualité. On admirer la vigueur plastique des formes et l’éclat des couleurs. Sur le panneau central, le réalisme des portraits et la vérité du paysage contraste de façon heureuse avec le foisonnement et la fantaisie des angelots musiciens qui encadrent l’image idéalisée, en mandorle, de Marie. Contraste aussi entre la richesse iconographique, la recherché dans la mise en scène, les attitudes, les costumes des panneaux du volet gauche (Adoration des Bergers et des Mages, en particulier et le dépouillement du décor et des personnages de l’Ascension et de la Pentecôte, très probablement d’une main différente. On aimerait en tout cas connaître l’auteur des merveilleuses figues de l’Ange et de la Vierge de l’Annonciation, peintes en grisaille au revers des volets. Leur élégance et leur style d’une impétueuse virtuosité dénotent une main formée à la manière italienne.

  

Lexique et plan d’une église

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LEXIQUE 

 

I–L’église est un édifice catholique en forme de croix latine orientée, c’est-à-dire disposée en direction de l’orient, symbole du jour qui se lève et de la Résurrection.

 La CROIX  dont l’église prend la forme est le symbole chrétien de la rédemption. La liturgie tout entière repose sur le mystère de la Croix et de la Résurrection.

 

Les différentes parties de l’édifice sont ainsi définies :

 1-   Le PARVIS : lieu de rencontre à l’extérieur  devant la façade de l’église ou de la chapelle devient NARTHEX lorsqu’il se situe à l’intérieur dans le prolongement de la nef.

 2-  La PORTE de l’église est l’ouverture aménagée dans la façade ou les murs latéraux  pour permettre l’accès au sanctuaire. Lorsqu’elle est grande, ébrasée et ornée, on parle de PORTAIL

 3-   La NEF : du latin navis, le vaisseau, par analogie de forme est la partie comprise entre le portail et le chœur dans le sens longitudinal où se rassemblent les fidèles. Le terme de vaisseau est aussi le symbole de la barque de l’Eglise gouvernée par Pierre et par ses successeurs.

 4-  Le TRANSEPT est une nef transversale qui coupe la nef principale en lui donnant la forme d’une croix.

 5-  Le CHŒUR  est la partie de l’église  qui précède le maître-autel. Elle était  ainsi appelée parce que dans l’usage liturgique le « chœur » (du grec choros qui signifie cercle de chanteurs) abritait  la « chorale » qui chante les louanges de Dieu. Aujourd’hui cette vocation ne concerne plus que le chœur des abbayes ou des cathédrales où les chanteurs occupent les stalles  édifiées à cet effet. La chorale actuelle se tient dans le transept ou dans une tribune au-dessus de la nef.

 6-  Le CHEVET mot dérivé de l’ancien français, chef, la tête, est la partie de l’église qui se trouve à la tête de la nef, derrière le chœur. Lorsque cette partie est arrondie en hémicycle on parle d’ABSIDE.

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II–Le service du culte ou liturgie est célébré en plusieurs endroits :

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7-  L’AUTEL  est le haut-lieu  (du lat.altus, élevé) où le culte est célébré. Point central de l’église où les chrétiens font mémoire de la Cène, dernier repas du Christ avec ses disciples où il institua l’Eucharistie.

 8- L’AMBON est le lieu de la proclamation de la Parole de Dieu. Situé sur le côté, un peu en avant de l’autel, c’est un emplacement surélevé qui a remplacé la chaire, où désormais se fait aussi l’homélie qui suit l’Evangile.

 9-  La CHAIRE, en bois ou en pierre, est la tribune élevée au milieu de la nef qui était le lieu de la prédication.

 10- Le TABERNACLE, du latin tabernaculum, tente, est une petite armoire verrouillée  où l’on conserve les hosties consacrées lors de l’eucharistie et destinées à être portées aux malades. Sa présence est signifiée aux fidèles par une lampe toujours allumée.

 La LAMPE est le symbole de la présence du Christ lumière du monde. Cette lumière est aussi présente sur l’autel où les bougies sont allumées lors de la célébration de la messe. Elle est particulièrement sensible dans l’art des vitraux qui la font pénétrer dans le sanctuaire.

 11-   Les FONTS BAPTISMAUX, du latin fons, source,  fontaine,  désignent la vasque  qui reçoit l’eau baptismale, signe de la vie nouvelle conférée au nouveau baptisé.

 Pour cette raison, les fonts sont placés auprès de l’entrée de l’église  pour qu’il puisse ainsi  être introduit dans la maison de Dieu. Parfois, depuis le Concile, ils se trouvent proches de l’autel où le baptême a lieu après que le futur baptisé ait été accueilli dans l’assemblée.

 12-   Le  BENITIER est la vasque située à la porte de  l’église, destiné à contenir l’eau bénite à l’usage des fidèles.

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Petite histoire de l’Assomption

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Le dogme de l’Assomption ne fut proclamé dans l’Eglise catholique qu’en 1950, par le pape Pie XII. Cette proclamation solennelle représente l’aboutissement d’un long processus, puisque la croyance en l’Assomption de la Vierge Marie est attestée depuis l’Antiquité chrétienne, plus spécifiquement en Orient. Très tôt, la conviction selon laquelle la Mère de Dieu n’avait pas connu la corruption de la mort, mais avait, au terme de sa vie terrestre, rejoint son Fils ressuscité dans la gloire de Dieu, fut largement répandue parmi les chrétiens.

 Cette croyance sera reprise par différents Pères de l’Eglise, qui vont en développer la portée et les implications, tant théologiques que spirituelles, à partir du IVe siècle. En 373, saint Ephrem le Syrien évoque le fait que le corps de Marie serait resté intact après son décès, c’est-à-dire non atteint par « l’impureté » de la mort. En Orient, saint Jean Damascène (676-749) se réfère à une tradition de l’Eglise de Jérusalem à propos de l’Assomption : lors du concile de Chalcédoine (451) Juvénal, évêque de Jérusalem, se serait vu demander le corps de Marie par le couple impérial, Marcien et Pulchérie. Juvénal aurait répondu que Marie était morte entourée de tous les apôtres, sauf Thomas, qui était en retard… A son arrivée, quelques jours plus tard, Thomas aurait demandé à voir la tombe de Marie, mais celle-ci se serait avérée vide. Les apôtres en auraient alors conclu que son corps fut emporté au Ciel.

 

Dans la liturgie

Si les théologiens en parlent à partir du IVe siècle, l’Assomption est célébrée dans la liturgie chrétienne au VIe siècle : en Orient, la fête de la Dormition est célébrée vers la mi-janvier. Ce n’est pas la plus ancienne fête consacrée à la Vierge Marie : dès le IIIe siècle, on trouve des traces d’une fête liturgique consacrée à la Mère de Dieu (Theotokos), dans les communautés arménienne et syriaque de Jérusalem. Plus tard, l’empereur romain d’Orient Maurice (582-602) fixera définitivement la fête de la Dormition au 15 août, pour commémorer l’inauguration d’une église dédiée à la Vierge montée au ciel, le « Sépulcre de Marie ».

La fête arrive à Rome grâce au pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople. Elle se diffuse alors en Occident : en 813, le Concile de Mayence l’impose à l’ensemble de l’Empire franc. Puis  la fête va prendre le nom d’Assomption, et l’Eglise d’Occident, pendant longtemps, n’éprouvera pas la nécessité d’ériger cette foi mariale en dogme. C’est dans le courant du XIXe  siècle, que la théologie de l’Immaculée conception et de l’Assomption va pour s’accélérer, pour aboutir aux dogmes que l’on connaît. Après 1950, et le concile Vatican II (1962-1965), la théologie mariale ne connaîtra par contre plus de développement majeur.

 

Le dogme

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« Nous prononçons, déclarons et définissons qu’il est un dogme révélé par Dieu que l’Immaculée Mère de Dieu toujours vierge Marie, ayant achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée à la gloire céleste en âme et en corps. » C’est en ces termes que, le 1er novembre 1950, Pie XII proclama solennellement le dogme de l’Assomption.

  

13 décembre 1545 :Concile de Trente et Contre-Réforme

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Le pape Paul III Farnèse convoque en 1542 un grand concile oecuménique à Trente, dans les Alpes (aujourd’hui en Italie).

Ce concile débute officiellement le 13 décembre 1545. Le pape lui donne pour objectif de revigorer l’Église catholique. Celle-ci va s’en trouver en effet profondément modifiée.

 

La revanche catholique

Après le départ d’une partie de ses ouailles à l’appel de Luther, Calvin, Zwingli et quelques autres, le Saint-Siège a compris la nécessité d’engager une grande réforme au sein de l’Église catholique. Il y est encouragé par le nouvel ordre des Jésuites, énergique et passionné.

Le mouvement va prendre le nom de Contre-Réforme, ou Réforme catholique, par réaction à la Réforme protestante.

Éclairé par de grands théologiens (le Savoyard saint François de Sales et les Italiens saints Charles Borromée et Philippe de Néri), le concile impose en premier lieu de strictes règles de conduite au clergé et en particulier aux évêques. Il améliore la formation des prêtres et promeut l’enseignement du catéchisme. Il confirme aussi la préséance du Saint-Siège à la tête de la hiérarchie catholique.

Le concile de Trente clarifie par ailleurs l’interprétation catholique des Saintes Écritures, en particulier le dogme de la justification ou de la grâce : à la différence des luthériens qui estiment que Dieu décide in fine de sauver ou non un homme et de lui accorder la vie éternelle, les prêtres conciliaires précisent que l’homme peut être porté aux bonnes actions salvatrices s’il dispose de la grâce et lui concèdent une certaine marge de liberté.

 

Le nouveau visage de l’Église

Outre ces points de doctrine, le concile de Trente rénove l’organisation du culte. À la place d’une Église médiévale épuisée, une nouvelle Église prend forme, avec ses zones d’ombre et de lumière. Elle va perdurer jusqu’à la fin du XXe siècle et au concile Vatican II.

– la confession :

Avec le concile de Trente, la confession, l’un des sacrements de l’Église catholique, ne se pratique plus de façon publique. Elle devient un exercice intime, sans contact visuel ou physique entre le confesseur et le pénitent. Elle devient aussi plus fréquente. On ne se confesse plus seulement une fois l’an mais tout au long de l’année.

Le théologien et archevêque de Milan saint Charles Borromée promeut l’usage du confessionnal, un meuble avec deux compartiments séparés par un rideau, l’un pour le confesseur, l’autre pour le pénitent.

L’Église médiévale privilégiait la dévotion, les pèlerinages et les processions. Désormais, on peut dire que l’Église issue du concile de Trente va privilégier la confession et la prédication, en réponse à l’offensive des protestants. Elle sera caractérisée par le confessionnal et par la chaire (une estrade d’où le prêtre, lors des offices, s’adresse aux fidèles).

– la formation des prêtres :

Le souci nouveau porté à la formation des prêtres change également le visage de l’Église. C’en est fini des curés et moines incultes, paillards et laxistes qui faisaient le régal des bateleurs de foire et des fabulistes au Moyen Âge.

Le concile instaure des séminaires, pour la formation des prêtres (le mot vient du latin seminare, semer ; il est synonyme de pépinière). En France, les premiers séminaires voient le jour en 1620. Ils font apparaître des ecclésiastiques en soutane, instruits, habiles à la rhétorique et rigides sur le plan des mœurs, plus respectueux que précédemment du vœu de chasteté.

Prenant le contrepied de la Réforme luthérienne, les pères conciliaires tiennent à ce que les clercs conservent en exclusivité le droit d’interpréter les Écritures saintes. Ils découragent la lecture de la Bible par les fidèles au contraire des théologiens protestants. Conséquence dommageable : l’alphabétisation va prendre du retard dans la plupart des pays catholiques. Dès 1559, l’Inquisition romaine publie la liste des ouvrages dont la lecture est déconseillée, voire interdite aux fidèles, car contraire aux bonnes mœurs et à la foi. C’est l’Index librorum prohibitorum, le début de la censure.

le mariage :

Avec le décret Tametsi sur le mariage, voté en 1563, le concile prend le contre-pied de la Réforme protestante. Il fait très officiellement du mariage l’un des sacrements de l’Église et réaffirme son indissolubilité. Au risque de déplaire aux bourgeois et à l’aristocratie, il réaffirme aussi le libre consentement des époux et condamne les mariages forcés : « Il est criminel de violer la liberté du mariage ». Toutefois, il impose l’accord parental pour les femmes de moins de vingt-cinq ans et les hommes de moins de trente.

Pour prévenir la bigamie et les « mariages clandestins », il réglemente la publication des bans, dix jours avant la cérémonie, et impose la présence au mariage de quatre témoins ainsi que du curé de la paroisse des promis (lequel curé est mieux à même de connaître leur situation familiale qu’un quelconque prêtre). Il exige aussi que tous les mariages soient enregistrés sur les registres paroissiaux, ancêtres de l’état-civil.

Ainsi le concile de Trente a-t-il mis en place le modèle familial qui s’est imposé dans l’Occident moderne, avec un couple solidaire à l’égard de ses enfants comme de ses ascendants. L’abandon de la femme et des enfants par des hommes volages est devenu un comportement asocial et répréhensible. 

– le rituel et la messe :

Quelques années après le concile, le pape Pie V (1566-1572) entreprend de codifier aussi le rituel de la messe. Jusque-là, curés et évêques officiaient comme bon leur semblait. Désormais, l’office religieux suit un rituel rigoureux, le même partout, qui plus est dans une seule et même langue, le latin, afin que soit manifeste l’universalié de l’Église. Les chants et la musique sont empruntés au registre grégorien, lequel est le mieux à même d’élever les âmes.

La rançon de ce formalisme, c’est une messe devenue spectacle, belle mais à laquelle les fidèles participent sans rien comprendre. Il faudra attendre le concile Vatican II pour que le rituel soit assoupli et les langues vernaculaires introduites en remplacement du latin.

Concile, art et architecture

À la suite du concile, très vite, l’Église catholique reprend confiance et s’affirme dans la promotion de l’art baroque. Dès le milieu du XVIe siècle, des artistes de premier rang, tels Michel-Ange et Rubens, mettent en scène la gloire de Dieu et l’amour de la vie dans la peinture comme dans l’architecture.

L’art baroque reste le plus beau témoignage de la Contre-Réforme catholique. Issu de la réforme tridentine, il ne craint pas les excès et s’oppose par sa munificence à l’austérité des réformés luthériens et calvinistes.

L’architecture religieuse subit l’influence de la réforme tridentine :
– les cathédrales gothiques étaient conçues pour les processions et l’on pouvait en faire le tour par les nefs latérales et en contournant le chœur par le déambulantoire,
– les églises baroques, quant à elles, accordent la primeur à la prédication avec une nef centrale très large, dominée par la chaire, et l’impossibilité de cheminer derrière le chœur.

 Contre-Réforme et reconquête catholique

Revigorée par le concile de Trente, la Contre-Réforme ne tarde pas à ramener à l’ancienne foi nombre de régions allemandes, surtout en Rhénanie et dans les Alpes. Elle est conduite par les Jésuites qui bénéficient de l’argent espagnol et de l’appui des successeurs de l’empereur Ferdinand 1er. La vigueur de cette reconquête attise les querelles entre catholiques et luthériens, notamment à propos des principautés ecclésiastiques.

Quand il se sépare le 4 décembre 1563, le concile de Trente a ravivé la foi catholique partout à l’exception notable de l’Europe du nord.

   

Saint Jérôme de Stridon

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Saint Jérôme de Stridon (vers 340 – 30 septembre 420) est surtout connu pour ses traductions en latin de la Bible à partir du grec et de l’hébreu (la Vulgate). Dans l’Eglise il est reconnu comme un des Pères de l’Eglise. Depuis Boniface VIII, en 1298, il Docteur de l’Eglise. 

 Père de l’Église latine, né vers 340 ou 331, à Stridon, à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie (actuelle Croatie), il meurt à Bethléem le 30 septembre 420.

Une tradition a fait de lui le patron des traducteurs.

 Jérôme de Stridon fait des études à Rome, se convertit à l’âge de 25 ans suite à un rêve mystérieux lors d’une maladie, et après un séjour en Gaule, part pour la Terre sainte en 373 où il vit en ermite à Chalcis de Syrie dans la « Thébaïde de yrie, au sud-est d’Antioche. Il est ordonné prêtre à Antioche (Asie Mineure).

  En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de  traduire la Bible en latin. À la mort du pape, il doit quitter Rome et retourne en  Terre  sainte en compagnie de Paula, noble romaine. Ils fondent un monastère à Bethléem où il meurt le 30 septembre 420. Pendant les dernières années de sa vie, Jérôme se consacre à l’écriture de l’Ancien Testament en latin à partir de sa propre traduction de l’hébreu et à rédiger ses commentaires sur la Bible

Il meurt en septembre 420 et ses restes sont d’abord entérrés à Jérusalem puis transférés à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, l’une des quatre grandes basiliques de Rome

Sa traduction constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction de la Bible officiellement reconnue par l’Église catholique par le Concile de Trente.

 

Iconographie

Prêtre romain, Jérôme de Stridon est traditionnellement représenté en cardinal. Même lorsqu’il est représenté comme un anachorète avec une croix, un crâne et une Bible pour toute ornementation de sa cellule, on utilise généralement le chapeau rouge ou un autre signe pour indiquer son rang.

L’iconographie de Jérôme de Stridon a fait souvent appel à sa légende : par exemple, sa pénitence au désert ou encore en l’épine de la patte d’un lion.

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 La mort de Saint Jérôme de Alphonse Angelin (1815-1907), peintre aixois.

 

 

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Une statue représentant Saint Jérôme, qui a été sculptée par Lambert Sigisbert Adam (sculpteur français, 17100-1759), dit Adam l’Ancien (Eglise Saint-Roch dans le 1er arrondissement de Paris.

 

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L’art baroque

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  1. L’art baroque

 

  1. Ses origines

L’art baroque est inventé et inspiré par la Contre–Réforme, née du Concile de Trente (1546/1563) en réaction à la Réforme protestante. Il répond à l’un des objectifs de ce concile : rétablir les « images » (tableaux, statues de saints…) et leur rôle dans l’exercice de la religion catholique car, ces « images » sont remises en cause par les Protestants qui estiment qu’il n’y a pas besoin de « décoration » pour être proche de Dieu. L’art baroque est donc lié au catholicisme reconquérant de la fin du 16e siècle et ce phénomène culturel perdure jusque dans les années 1760 en Europe.

 

  1. Ses caractéristiques et objectifs

Le baroque est un art de la mise en scène : il y a toujours une impression de mouvement, de vie, avec une pointe de dramatique grâce au jeu des lumières, des lignes courbes, des mises en scènes théâtrales, héritages de l’Antiquité et de La Renaissance.
Le Baroque est l’expression de la démesure, du grandiose car cet art s’exprime dans un tout : un édifice baroque avec des tableaux, des fresques murales géantes, des statues… le tout de style, là aussi, baroque. Cette expression de démesure est renforcée par l’utilisation de matériaux très coûteux et par la taille impressionnante de chaque chef d’œuvre baroque.
L’objectif est de provoquer l’émotion chez les croyants, de les éblouir et donc de les séduire en leur prouvant au travers de cet art que le catholicisme est une grande religion.

  1. L’art baroque en peinture

Introduction

 Ce courant est né en Italie en 1600 et va jusqu’en 1720. Il s’étend rapidement au reste de l’Europe. 

Il est lié au contexte religieux de l’époque. Le concile de Trente, qui a pour but de lutter contre la Réforme protestante, donne une mission à l’art. Son but est de fidéliser les croyants et de ramener les protestants de leur côté. C’est pour cela que la peinture montre la grandeur de Dieu et représente des scènes bibliques avec un caractère impressionnant.

 Le Baroque apparait plus en tant que peinture décorative qu’en tant que peinture de chevet. Les peintres de ce mouvement créent des fresques sur les plafonds et les voûtes des palais ou des églises. Celles-ci reprennent surtout les thèmes de la Contre-Réforme : les passages du Nouveau Testament et l’histoire des hommes importants de l’Eglise.

 Pour rendre leurs peintures plus persuasives, les artistes y intègrent des allégories, des emblèmes, des métaphores et des symboles. Pour cela ils puisent dans l’Iconographie de Cesare Ripa.

Les caractéristiques de l’art baroque

 – Les personnages sont en mouvement

– Expression des sentiments

– L’action est en train de se produire

 L’essentiel
L’art baroque est un mouvement apparu à la fin du 16e siècle, en Italie, et qui connaîtra son heure de gloire au 17e siècle, parfois même jusque dans les années 1760. Il est né de la Contre–Réforme et avait pour mission de convaincre les croyants que le catholicisme est la plus grande religion et, de leur enseigner les grands principes.
L’art baroque se retrouve en peinture, architecture et sculpture. Ce sont principalement des œuvres religieuses qui glorifient la puissance du catholicisme en utilisant toujours les mêmes principes : grandeur, abondance, mise en scène qui donne vie à l’œuvre. Ainsi le spectateur ne peut–il être qu’impressionné.

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Style Louis XVI

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Le style Louis XVI est un style d’ameublement et de décoration employé d’abord en France, de 1774, date du début du règne de Louis XVI à 1785 environ. Il s’inscrit dans un mouvement européen de retour au classicisme dans la seconde moitié du XVIIIè siècle.

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 Période

Le style Louis XVI commence aux environs de 1774, date du début du règne du roi. Ce style suit le Style Transition, qui se situe entre 1758 et 1775. Le Style Transition amorce le style Louis XVI en tranchant avec le style Louis XV. Le style Louis XVI se termine aux alentours de 1785, peu avant la Révolution française. Le style Directoire lui succèdera.

 Contexte

Le milieu du XVIIIè siècle est une époque charnière. On découvre à nouveau l’Antiquité avec la mise au jour des vestiges d’Herculanum (1738) et de Pompéi en 1748. Le style antique influença grandement le mobilier de style Louis XVI et en fut l’un des thèmes. L’influence de Madame du Barry, la favorite du roi Louis XV, est grande. Son goût pour le classicisme se fait sentir notamment par le style de son château de Louveciennes.

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Les architectes en vogue, comme Ange-Jacques Gabriel, Claude Nicolas Ledoux ou encore Étienne-Louis Boullée, adoptent le style néoclassique, voir néo-palladien. Ce style incorpore dans le mobilier des éléments gréco-romains (colonnes, fronton, proportions harmonieuses, portique).

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