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Cathédrale Saint-Sauveur (Aix-en-Provence) : son cloître

VISITE DU CLOÎTRE SAINT SAUVEUR

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Datation : XIIè siècle

Cloître en carré : symbole de la terre

Rôle des chanoines

Un chanoine régulier est un chanoine qui prononce des vœux religieux et vit en communauté au sein d’un institut de vie consacrée, et qui combine vie de prière et vie pastorale. Les constitutions religieuses des chanoines réguliers (en latin : Ordo Canonicorum Regularium) sont basées sur la règle de saint Augustin.

 

Histoire

Les origines des communautés de chanoines sont discutées. On sait qu’Eusèbe de Verceil et que Saint Augustin introduisent une vie commune de clercs et qu’en 763, Chrodegang, évêque de Metz, rassemble le clergé de la cathédrale en une communauté religieuse sous une règle en partie influencée de la règle de saint Benoît, appelée Regula canonicorum. En 817, le 4e concile d’Aix-la-Chapelle tenu par ordre du roi Louis le Pieux approuve la règle d’Aix des chanoines ; à cette époque, ils vivent en commun, desservent les églises, mais la règle n’impose pas de vœux religieux et autorise les chanoines à posséder individuellement des biens.

En 1039 déjà, quatre clercs de l’abbaye Saint-Ruf d’Avignon désirant vivre selon la réforme grégorienne forment une communauté de chanoines, mais c’est seulement dans la seconde moitié du XIè siècle que Saint-Ruf devient un modèle méridional de cette nouvelle forme de vie religieuse. Lors du Synode de Latran en 1059, le pape Nicolas II ordonne aux clercs religieux de vivre en communauté et de mettre en commun ce qu’ils reçoivent de l’Église. Ceci est réitéré par le pape Alexandre II en 1063. Le pape Grégoire VII envoie en 1079 une lettre aux chanoines de Lyon et les invite à imiter l’exemple de leur doyen qui a renoncé spontanément à tous ses bénéfices acquis sans leur consentement. Yves de Chartres reforme aussi les chanoines réguliers de Beauvais dont l’exemple est introduit dans d’autres églises, mais on ignore la règle de la communauté. C’est finalement le pape Innocent II qui oblige les chanoines réguliers à adopter la règle de saint Augustin, d’abord au concile de Reims en 1131 puis en 1139 au deuxième concile du Latran.

Le cloître Saint-Sauveur a été construit aux environs de 1190 et se situe au sud de la nef du Corpus Domini de la cathédrale d’Aix-en-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en France.

Le cloître Saint-Sauveur, construit vers 1190 par les chanoines de la cathédrale, occupe une partie du forum de l’ancien castellum qui a été fondé par Caius Sextius Calvinus en 122 av. J.-C., mais qui n’aura une structure typiquement romaine avec cardo et decumanus qu’au ier siècle.

L’accès au cloître se faisait jadis par une porte solennelle placée au sud de celui-ci et donnant sur la place de l’archevêché. Ce cloître, construit par les chanoines de la cathédrale, est constitué par quatre galeries de huit travées formées d’arcades de plein cintre reposant sur des colonnes géminées. Contrairement aux autres cloîtres provençaux (cloître Saint-Trophime à Arles ou celui de Montmajour) les galeries ne sont pas voûtées mais recouvertes d’une charpente ; la légèreté de la structure explique la finesse des colonnes, l’absence de contreforts et de gros piliers massifs. Seuls les angles des galeries ont reçu quatre piliers importants ornés de panneaux ou de colonnettes droites ou torses. Sur chacun de ces piliers est figuré un des quatre vivants de l’apocalypse : l’homme, le lion, l’aigle et le taureau.

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À l’est du cloître devait se trouver le dortoir à l’intérieur d’un bâtiment datant de la fin du xie siècle remanié au xive siècle. Le logement du prévôt du chapitre était dans l’aile sud. Dans la galerie ouest du cloître, une dalle de marbre gravée de vers acrostiches relevés à l’époque par le grand érudit Peiresc a servi de support pour une colonnade ; cette dalle est l’épitaphe d’un prélat qui pourrait être Basile, évêque d’Aix.

LA VISITE

Les quatre piliers

Le premier pilier A (sud-ouest) est constitué de quatre colonnes surmontées d’un chapiteau magnifiquement orné de feuillages. Au-dessus de celui-ci un ange, souriant légèrement, accueille le visiteur qui entre par la porte primitive (XVè siècle) et vient à sa rencontre en traversant un nuage symbole de son entrée dans la gloire de la résurrection. Il lui indique de sa main gauche le sens de la visite. Cet ange symbolise un des quatre évangélistes, saint Mathieu.

Le second pilier B (nord-ouest) est constitué de quatre colonnes torses avec un chapiteau au-dessus duquel est sculpté un lion tenant un livre par une de ses pattes. C’est le symbole de l’évangéliste saint Marc.

Le troisième pilier C (nord-est) est un fût à section carrée. Sur la face nord est figuré saint Pierre, premier pape de l’Église chrétienne. Il tient dans sa main droite une grande clef très ouvragée : c’est celle du livre saint, la Bible, qu’il tient dans sa main gauche. Au-dessus est sculpté un aigle, symbole de l’évangéliste saint Jean.

Le quatrième piler D (sud-est) est un fût à section carrée, décoré de feuillages plus ou moins stylisé. Il est surmonté d’un taureau symbole de l’évangéliste saint Luc, mais aussi de la force et de la fécondité

L’ANCIEN TESTAMENT

SAINT MATTHIEU : symbole homme

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Les nuages : symbole entrée dans la gloire de Dieu

Remarquons le geste de la main qui tient le manteau

NOE : son épouse, ses trois fils et leurs trois femmes – le déluge – Noé annonce le Christ – Les trois têtes évoquent la pérégrination des Hébreux dans le désert après le départ des Hébreux de l’Egypte sous la conduite de Moïse

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BALAAM, LE PROPHÈTE PAÏEN

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 Balaam était un devin, chargé donc de divination, de deviner les chemins du ciel pour le roi Balaq, le roi de Moab, dans les monts qui aujourd’hui encore portent ce nom, dans les monts de Jordanie qui dominent la mer Morte.

Balaam, c’était aux temps anciens, au temps où le peuple des hébreux errait dans le désert, avec Moïse d’abord, puis avec Josué, en marche vers la terre Promise. Mais leur présence indisposait le roi de Moab. Il eut peur de leur nombre et appela son devin Balaam, lui enjoignant de maudire ce peuple. 

Ainsi, à trois reprises, Balaam bénit ce peuple.  Et il ajoute ces paroles bouleversantes : « Ce héros, je le vois – mais pas pour maintenant – je l’aperçois – mais pas de près : Un astre se lève, issu de Jacob, un sceptre se dresse, issu d’Israël. Il brise les flancs de Moab, il décime tous les fils de Seth. » (Nb 24, 17)* Ces paroles furent traduites au temps de Jésus en araméen, elles étaient lues pour ce qu’elles sont : un des plus beaux oracles messianiques de la Bible. 

DAVID

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David contre Goliath : David tue le Philistin avec la pierre de sa fronde

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David préfigure le Messie

EZECHIEL

Le char d’Ezéchiel – La vision d’Ezéchiel

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SAINT MARC LE LION

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Avec cette galerie nous entrons dans le Nouveau Testament avec des épisodes de la vie de Jésus

Colonne torsadée, agenouillée

Le marcionisme est un courant de pensée théologique dans l’Église primitive, et une croyance dualiste issue du gnosticisme suivant laquelle l’évangile du Christ est un évangile de pur Amour, ce qui n’est pas le cas de la Loi ancienne de Moïse et du peuple d’Israël. En conséquence, l’Ancien Testament est rejeté. Le Dieu créateur présent dans l’Ancien Testament n’a rien à voir avec le Dieu d’amour du Nouveau Testament. Croyance professée et propagée à Rome par Marcion de Sinope au iie siècle de l’ère chrétienne, elle fut déclarée hérétique par l’Église en 144, et Marcion fut excommunié.

LA NATIVITE

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NATIVITE : les symboles de la nativité : l’étoile, l’âne et le bœuf. Le panier d’osier rappelle Moïse sauvé des eaux et sauveur d’Israël comme Jésus sauveur de l’humanité.

Remarquons la Vierge couchée :

Le mystère des vierges couchées de Bretagne

Il y a en Bretagne quelques représentations de la Vierge Marie en position couchée. Les plus célèbres de ces Vierges couchées sont celles du Giaudet à Lanrivain et du Yaudet. On associe souvent ce motif, considéré comme rare, aux représentations de Cybèle ou d’Isis.

En réalité, si ce motif n’est pas majoritaire ; à partir du 15è, la Vierge est représentée assise comme le fut Isis tenant Horus sur ses genoux ; il n’est pas rare, car on le trouve en d’autres lieux de Bretagne (comme la magnifique Vierge aux seins nus du calvaire de Tronoen, avec ses long cheveux ondulants ; mais on rencontre ce motif en France également, en Europe, en Russie et en Orient (Egypte).

Les plus anciennes représentations de Vierges couchées figurent sur le sarcophage de Stilicon (360/408) à Milan; sur un sarcophage du 4è conservé dans la crypte de la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (France), en Égypte et notamment au monastère copte de Baouit, dans les catacombes de Priscille à Rome. Stilicon, né à Constantinople, régent de l’Empire romain d’Occident, qui s’opposa à l’usurpateur Maxime venant de Grande-Bretagne, fut un promoteur du christianisme. Cette tradition de la Vierge couchée perdura en Orient ; dans les icônes notamment, dans l’art russe orthodoxe (Andreï Roublev) mais aussi en Occident durant 1 200 ans (Giotto). Curieusement, plusieurs de ces cuves de Saint-Maximin viendraient de la ville d’Arles, qui fut une résidence de l’empereur Constantin Ier, porté au pouvoir par des légions bretonnes de Grande-Bretagne, comme le fut Maxime !

Pourquoi cette charmante et féminine représentation de la Vierge s’est-t-elle raréfiée au fil des derniers siècles ? Je crois que le texte ci-après, du 19è, suffira à nous éclairer :

« M. Didron (auteur d’un traité d’Iconographie, 19ème) s’étonnait, avec raison, de rencontrer partout en Grèce au moment de la naissance de Jésus-Christ, deux sages-femmes qui reçoivent l’enfant, et le placent dans un bain où elles le lavent. Il exprima son étonnement au savant secrétaire du couvent de Ste-Laure. Il dit : Nos artistes latins ne sont pas sous ce rapport à l’abri de reproches. Nous aussi … nous avions plusieurs fois manifesté notre étonnement en voyant à Vézelay, à Moissac, à Auxerre, sur la cuve baptismale de Strasbourg et ailleurs, Marie couchée dans un lit au moment de la naissance du Sauveur. Marie devenant mère n’a rien perdu de sa virginité, l’anathème porté contre les autres femmes, tu enfanteras dans la douleur, ne devait pas peser sur elle, et l’église tout entière s’écrie avec saint Bernard, que les douleurs de l’enfantement lui furent inconnues. Elle était donc à l’abri des infirmités des autres femmes, et on ne peut croire que dans ce moment solennel, elle se soit laissée abattre par le sommeil. Pourquoi nos artistes du Moyen-Age la représentent-ils couchée dans un lit ? II est plus rationnel et plus théologique de la voir assise, contemplant son divin enfant ou agenouillée devant son humble berceau comme on l’a fait depuis. La remarque faite en Grèce par M. Didron n’est pas étrangère à notre pays. A Auxerre pendant que Marie est couchée dans son lit, on lave aussi le nouveau-né et dans l’église primatiale de Saint-Jean de Lyon, nous retrouvons tous les détails qui ont excité en Orient l’étonnement du savant secrétaire du comité historique. … Le cinquième pilastre montre Marie nimbée couchée dans un lit ; un vieillard (saint Joseph) et une servante sont auprès d’elle. Le sixième chapiteau présente la scène orientale, deux sages-femmes lavent le nouveau-né dans un bassin. Au XVI siècle, Jean Molan (Les traités iconographiques en 1570) blâmait avec véhémence de semblables détails : Quoi donc s’écriait-il, on représente la Sainte Vierge couchée comme une femme ordinaire qui vient d’enfanter et qui, brisée par la douleur, accablée de faiblesse à la suite de ses couches, n’a pas la force de se soutenir. C’est faire injure au Fils et à la Mère. » Bulletin monumental publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques; dirigé par M. de Caumont, Société française d’archéologie, 1834.

Et puis ceci … « L’iconographie de la grossesse de Marie est présente dans l’art chrétien du XIIe siècle jusqu’à nos jours mais son apogée se situe entre le XIVe siècle et l’année 1563 qui condamnera définitivement cette symbolique. En décembre de cette année-là, le concile de Trente, dans sa 25e et dernière session, décrétera en effet : Le saint concile défend que l’on place dans une église aucune image qui rappelle un dogme erroné et qui puisse égarer les simples. Il veut qu’on évite toute impureté, qu’on ne donne pas aux images des attraits provocants. C’en était fini des rondeurs virginales, présentées ostensiblement ou simplement suggérées » (note 6 page 220).

Légende du protoévangile de Jacques : une des sages femmes doutant de la virginité de Marie a voulu vérifier : sa main se dessèche et elle est guérie en mettant sa main dans l’eau du bain de l’Enfant-Jésus

Les maisons avec un toit arrondi : symbole de la Jérusalem céleste

LES ROIS MAGES

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Les rois mages – Colonnes inversées car de facture récente (2002)

Les rois mages devant Hérode – Adoration des mages et fuite en Egypte

LA CENE – Institution de l’Eucharistie. Un apôtre tend un linge à Jésus

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LA CRUCIFIXION – Au pied de la Croix Marie et l’apôtre Jean (jeune et imberbe)

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LA RESURRECTION – Apparition de Jésus aux femmes (Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé) au matin de Pâques. L’ange leur dit : « Il est ressuscité. Allez le dire aux disciples. Il vous précède en Galilée » Jésus dit aux femmes : «  Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » (Mt 28, 8-15).

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SAINT PIERRE – IL Y AVAIT AU PREALBLE DEUX ETAGES QUI ONT FRAGILISEES LES COLONNES – DECOUVERTES LORS DE LA RESTAURATION  – La clé symbole du pouvoir de Pierre sur l’Eglise. Les pieds nus :

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9 Jésus rassembla les douze [apôtres] et leur donna puissance et autorité pour chasser tous les démons et guérir les maladies. Il les envoya proclamer le royaume de Dieu et guérir les malades. «Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâtons, ni sac, ni pain, ni argent, et n’ayez pas deux chemises [chacun]. Quelle que soit la maison où vous entrez, restez-y, et c’est de là que vous partirez. Si l’on ne vous accueille pas, sortez de cette ville et secouez la poussière de vos pieds[a] en témoignage contre eux.» Ils partirent et allèrent de village en village; ils annonçaient la bonne nouvelle et faisaient partout des guérisons « N’emportez ni or, ni argent, ni besace, ni sandale » (Lc 9, 1-6)

SAINT JEAN Symbole l’Aigle

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Pilastre

05 Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire (Jn 15, 5)

CONSTANTIN

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La bataille du pont Milvius opposa le 28 octobre 312 Maxence à l’Auguste de l’Ouest Constantin. La victoire de ce dernier consacre le début d’une nouvelle ère pour l’Empire tout entier. Elle doit son nom au pont Milvius qui enjambe le Tibre à quelques kilomètres au nord-est de Rome.

C’est peu avant le début de la bataille que Constantin déclare avoir eu une vision, qui lui est apparue sous la forme d’un  chrisme., symbole formé de la conjonction des lettres grecques Chi et Rho (XP), soit les deux premières lettres du mot Christ ; Constantin a vu ou entendu également Εν Τουτω Νικα, traduit en latin par In hoc (signo) vinces — Par ceci (ce signe) tu vaincras.

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L’édit de Milan ou édit de Constantin, promulgué par les empereurs Constantin Ier et Licinius en avril 313, est souvent présenté comme un édit de tolérance par lequel chacun peut « adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel » ; il accorde la liberté de culte à toutes les religions et permet aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l’empereur comme un dieu. Il instaure la Paix de l’Église. C’est la conséquence de la bataille du pont Milvius.

Ce qui est couramment appelé « édit de Milan » est en fait une lettre circulaire attribuée à Constantin, publiée par Licinius à Nicomédie par un rescrit du 13 juin 313 (mandatum d’instructions destinées aux hauts fonctionnaires des provinces, puis placardée dans tout l’Empire romain, reprenant l’essentiel du décret d’application de l’édit de Sardique promulgué par Galère en 311, tout en insistant de manière formelle sur la liberté qu’ont désormais les chrétiens de libérer leur culte. Pour ainsi dire, l’édit de Sardique, de 311, leur reconnaissait la liberté de culte de facto, l’édit de Milan, deux ans plus tard, la leur reconnaissait désormais de droit. La liberté de croyance y est affirmée pour tous, dans le respect de la Divinité, et la disponibilité des moyens matériels pour l’exercer.

CONSTANTIN

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L’EGLISE EPOUSE DU CHRIST – De la salle capitulaire ils pouvaient voir cette statue leur rappelant leur mission

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Feuille d’eau

Chapiteaux décorés de feuilles d’eau portant les retombées des voûtes et des arcades (église abbatiale de l’abbaye de Silvacane).

La feuille d’eau est un motif ornemental très sobre (large feuille s’évasant pour se replier en volutes) typique de l’architecture de transition roman-gothique des abbayes cisterciennes du xiie siècle.

Ce motif, inspiré des feuilles de lotus, orne par exemple les chapiteaux et les corniches des abbayes cisterciennes comme Silvacane ou Sénanque mais également d’autres édifices comme la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth de Vaison.

Baphomet est le nom donné par certains occultistes du xixe siècle à l’idole mystérieuse que les chevaliers de l’ordre du Temple furent accusés de vénérer. Le plus souvent représentée par la tête d’un homme barbu, l’idole était vénérée mais également crainte pour sa laideur

Dans les écoinçons sept médaillons : trois avec des animaux, trois avec des têtes humaines caricaturales évoquant des masques symboles du mal. Le poisson : ICHTUS acronyme de Jésus Christ,, Fils de Dieu,Sauveur « 

Les arcs de cette galerie sont les seuls à être décorés de bâtons brisés (motif normand classique) ce qui implique des équipes d’ouvriers de régions différentes dans le cloître.

SAINT LUC – symbole du TAUREAU.

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Luc nous fait entrer dans le temps présent : c’est pourquoi cette galerie ne comporte aucune représentation historiée sur les colonnes mais du végétal.

PILASTRE : FIGUIER, OILIVIER ET VIGNE : le figuier, symbole de la fécondité spirituelle, l’olivier symbole de la paix et la vigne symbole de la vie en plénitude

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01 Puis l’ange me montra l’eau de la vie : un fleuve resplendissant comme du cristal, qui jaillit du trône de Dieu et de l’Agneau.

02 Au milieu de la place de la ville, entre les deux bras du fleuve, il y a un arbre de vie qui donne des fruits douze fois : chaque mois il produit son fruit ; et les feuilles de cet arbre sont un remède pour les nations. (Apoclypse 22).

Devant le jardin on peut méditer sur le temps présent qui nous invite à voir la Jérusalem céleste où toutes les promesses de l’Ecriture seront accomplies pour que les hommes trouvent le salut pour l’éternité

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