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Pandemia de Franck Thilliez

Pandemia

De Franck Thilliez

Paris, Pocket, 2016. 694 pages.

 

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Descriptif

« L’homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, épuise ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie. Sans nous, cette planète court à la catastrophe. Il faut des hommes purs, sélectionnés parmi les meilleurs, et il faut éliminer le reste. Les microbes sont la solution ».

Comme tous les matins, Amandine a quitté sa prison de verre stérile pour les locaux de l’Institut Pasteur. En tant que scientifique à la Cellule d’intervention d’urgence de l’Institut, elle est sommée, en duo avec son collègue Johan, de se rendre à la réserve ornithologique de Marquenterre pour faire des prélèvements sur trois cadavres de cygnes. Un sac avec des ossements est trouvé dans l’étang.

Après Angor, une nouvelle aventure pour l’équipe de Franck Sharko et Lucie Henebelle, renforcée en coulisses par la jeune et courageuse Camille.
Et l’enjeu est de taille : la préservation de l’espèce humaine.

Critique

Franck Thilliez en quelques 650 pages, livre une version crédible et fort bien documentée de pandémie de grippe aviaire sur fond d’attaque terroriste trouvant ses origines dans les abysses bibliques ou dans les grandes peurs du Moyen Age.

Que l’auteur nous fasse visiter le 36 quai des Orfèvres, l’Institut Pasteur, le réseau souterrain des égouts de Paris ou les bas-fonds du Darknet, qu’il nous entraîne dans une course poursuite jusqu’en Pologne, ses descriptions sont réalistes, compréhensibles et quelque peu angoissantes pour le lecteur qui mesure parfaitement comment, à la faveur d’un grain de sable dans un engrenage de protection pourtant bien huilé, elles pourraient aisément devenir réelles. Les multiples rebondissements sont logiques et habilement liés entre eux pour faire sens, sauf peut-être les voyages de Sharko en Pologne ou en Amérique Latine où le policier comprend facilement la langue de ces pays sans la parler lui-même.

Ce roman écrit comme une anticipation de la pandémie due au Corona virus on peut que toutes les précautions quotidiennes décrites dans le roman face aux microbes et virus invisibles, sont en parfaite adéquation ; de même la maladie (anémie aplasique) du compagnon d’Amandine avec toutes les précautions sanitaires est décrite de façon presque chirurgicale tant la dangerosité de cette maladie est potentiellement mortelle. Ces observations justes sont un bon point supplémentaire pour Franck Thilliez comme le sont les observations sur les doutes des médecins, les prudences des responsables, les recommandations sanitaires  et l’emballement médiatiques.

Ce roman avive le souvenir des pandémies déjà oubliées : grippe aviaire en 2015, virus Ebola en Afrique ; mais surtout, plus près de nous dans le temps, il rappelle les périodes de confinement en 2020, la propagation du virus dans le monde entier, les peurs et les angoisses puis la course aux vaccins pour endiguer le fléau. Il rappelle également en s’apppuyant sur des exemples politiques comment l’homme peut être près à détruire en se servant de la science pour servir n’importe quelle cause.

L’enquête urbaine est rapide, bien rythmée, sans temps morts malgré une hécatombe de victimes. On découvre aussi que ces policiers ont aussi des failles, des fragilités qui se font jour au fil des enquêtes.

EXTRAITS

 Partout, autour de ces gens qui ont été contaminés le mercredi au restaurant, on a des cas secondaires. La famille, les proches, les amis. Le virus est un sprinter. Putain, Amandine, c’est la merde! »

« le cavalier blanc est là pour répandre la parole de Dieu, il est l’annonciateur du malheur. Le rouge symbolise le sang versé, il sème la guerre, le trouble par l’épée. Le noir fait pourrir les récoltes, amène la famine. Quant au vert, il représente la maladie, la mortalité par épidémie. 

Il est la Mort. »

Partout, autour de ces gens qui ont été contaminés le mercredi au restaurant, on a des cas secondaires. La famille, les proches, les amis. Le virus est un sprinter. Putain, Amandine, c’est la merde!

Les gens toussaient. La plupart mettaient leur main devant la bouche, poliment, puis les posaient ensuite sur les barres, les sièges, les poignées de porte. Certains virus comme la grippe pouvaient vivre largement plus que vingt-quatre heures sur de l’inox. Les microbes se répandaient partout, transitaient d’un individu à l’autre, s’insinuaient dans les fosses nasales, arrivaient aux poumons, puis au sang. Rien ne pouvait les empêcher de se propager. Il y avait, rien que dans la rame, des millions de fois plus de micro-organismes que d’humains sur Terre

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14 juillet : par Eric Vuillard

14 juillet

Eric Vuillard

Arles, Actes Sud Editions, 2016. 208 pages

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Dans « 14 juillet », Éric Vuillard raconte la prise de la Bastille en s’affranchissant de l’historiographie officielle telle que l’on peut l’apprendre dans les livres d’histoire. Menant avec brio un récit alerte composé de personnages vivants, il nous parle pour les lecteurs du 21e siècle, et rend justice à ceux qui ont mis en marche la Révolution française sans en avoir conscience.

Au départ, un sentiment d’injustice sourd au sein du Tiers-Etat qui trime et ne peut plus se nourrir : « un journalier gagne dix sous par jour, un pain de quatre livres en vaut quinze ». Alors la révolte gagne le peuple de Paris : à Versailles pendant ce temps-là c’est la gabegie,  les banquiers spéculent sur la dette, les esprits s’échauffent et les femmes réclament du pain. Faute d’être entendu, on commence à piller les palais, puis on recherche des armes. C’est finalement à la Bastille, prison d’Etat et symbole de l’arbitraire de l’Ancien Régime, que l’on va s’attaquer et devant la résistance de son gouverneur, la rage du peuple va se cristalliser autour de la forteresse.

Éric Vuillard se place au milieu de la foule, « le » personnage principal de cette chronique. Il donne un nom et un visage sortant les émeutiers de l’anonymat où les historiens les avaient entassés, en dressant des listes de noms, des listes de métiers, en décrivant les trognes et les vêtements de gros drap et de laine, l’organisation sur le tas, les idées lancées à la volée, les mots qu’on se répète dans un mouvement improvisé qui, parti du faubourg Saint-Antoine, enfle et se répand comme une traînée de poudre dans tout Paris et au-delà. Grâce à un travail d’archives remarquable, on les imagine, on peut les voir comme si on y était, ces hommes qui ont quitté échoppes et ateliers pour venir prêter main forte ; le lecteur a l’impression de la vivre heure après heure, cette prise de la Bastille, d’en connaître les protagonistes, et même ceux qui ont été tués, auxquels l’auteur donne une identité et des histoires de vie tellement plus riches que ce que contiennent les procès-verbaux, tout en dépeignant ces femmes du petit peuple, humbles et dignes qui viennent réclamer à l’administration le cadavre d’un mari ou d’un frère : des cœurs simples flaubertiens.

Eric Vuillard (1968-…)

Biographie :

Éric Vuillard est un écrivain, cinéaste et scénariste français.

Il publie un premier récit, « Le Chasseur », en 1999, puis deux livres aux tons poétiques (dont « Tohu », 2005), et un roman épique, sur la conquête du Pérou par Pizarro et la chute de l’Empire inca, « Conquistadors » (2009) qui a reçu le Prix Ignatius J. Reilly 2010.

Il a réalisé en 2008 un long métrage, « Mateo Falcone », qui est une adaptation de la nouvelle de Prosper Mérimée.

En 2012, il reçoit le Prix franco-allemand Franz Hessel pour « La Bataille d’Occident » et « Congo », puis le prix Valery-Larbaud 2013 pour les mêmes livres. En 2014, il publie « Tristesse de la terre » qui obtient un beau succès. Il est sélectionné pour plusieurs prix littéraires.

Son livre sur les coulisses de la Seconde Guerre mondiale, « L’Ordre du jour », remporte le prix Goncourt 2017.

En 2019, il publie un court récit littéraire aux confins de la fiction, de l’histoire et de la politique, relatant des luttes sociales du Moyen Âge, « La guerre des pauvres ».

Éric Vuillard vit actuellement à Rennes.

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Un 14 juillet qui ne passe pas !

 « Je ne fêterai pas votre révolution »

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Grâce aux prisonniers !

Je ne fêterai pas votre révolution. 
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime. 
Mais je prendrai le deuil de vos pauvres victimes. 
Elles seules ont droit à ma vénération. 

Je ne fêterai pas l’espérance trahie 
Du peuple demandant l’arbitrage royal 
Jusqu’alors rendu juste, équitable et loyal 
Mais au nom d’une foi par votre orgueil haïe. 

Je ne célèbrerai pas votre intolérance. 
Ni vos sacrilèges, ni vos profanations. 
Ni les grands mots ronflants de vos proclamations 
Prônant la liberté dont vous priviez la France. 

Je ne fêterai pas l’infâme Cordelier 
Faisant assassiner, par sa triste colonne, 
En l’Eglise du Luc, près de six cents personnes 
Dont cent cinquante enfants réunis pour prier. 

On ne pardonne pas les Oradours-sur-Glane 
Et vous seriez fondés d’en tarer les nationaux-socialistes 
Si vous n’aviez, chez nous, fait pire aussi 
Vous êtes précurseurs, Messieurs, et non profanes

Quand vous jetiez aux fours, par vous chauffés à blanc, 
Les mères, les enfants, les vieillards, les mystiques, 
Vous disiez faire le pain de la République… 
Mais Amey, mieux qu’Hitler, les y jetait vivants ! 

Car c’est bien cet Amey, de sinistre mémoire, 
L’un de vos généraux prétendu glorieux, 
Qui fut l’instigateur de ce supplice odieux… 
Vous avez, aussi vous, eu vos fours crématoires. 

Et Turreau trouvait tant de plaisir à ces jeux 
Qu’il faisait ajouter, quand manquaient les dévotes, 
Et malgré tous leurs cris, les femmes patriotes… 
Votre fraternité les unissait au feu. 

 

Pierre d’Angles (janvier 1989)

 

L’origine de ce poème

La révolution française, un évènement qui a été au cœur de toute l’historiographie française moderne  depuis plus de deux siècles, est toujours la source de nombreuses polémiques. Ainsi elle est la cible principale  du poème de Pierre d’Angles : « Je ne fêterai pas votre révolution ». 
Dès le titre (qui constitue aussi le premier vers du poème), le poète annonce la couleur et est catégorique. Le ne peut l’ignorer !

A travers ce texte composé au tout début de l’année 1989 (année du bicentenaire), P. d’Angles exprime clairement sa volonté de ne pas se joindre, ni de cautionner les commémorations révolutionnaires à venir, qu’il présente comme une grande supercherie historique, et se revendique solidaire au regard des victimes commises au nom de la liberté. Mais son regard se porte bien au-delà !

14 JUILLET, FETE NATIONALE EN FRANCE, HISTOIRE DE FRANCE

Le 14 juillet : Fête nationale en France

LA FETE NATIONALE FRANÇAISE

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Elle a été instituée par la loi du 6 juillet 1880 qui établit un jour de fête nationale annuelle2, qui ne précise pas si elle commémore la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l’union de la Nation et/ou l’évènement de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789,, symbole de la fin de la monarchie absolue puisqu’elle dispose : « La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle » (article unique.  Le site Internet du gouvernement de la République française affirme à la fois : « Si le 14 juillet est généralement associé à la prise de la Bastille en 1789, c’est dans les faits le 14 juillet 1790, la fête de la Fédération, qui est officiellement commémoré en France » et « Dans les faits, de la IIIè République à nos jours, les maires des communes de France et les Français commémorent les deux 14 juillet ».

 

Historique

Fêtes nationales et autres fêtes organisées par les régimes avant 1880

La « fête de la fondation de la République » est célébrée le 1er vendémiaire de chaque année, de 1793 jusu’en 1803. On cesse alors de célébrer la Saint-Louis en l’honneur du roi.

Le décret du 19 février 1806  institue la Saint Napoléon le 15 août   alors que le 14 juillet, fête subversive, n’est plus commémoré de 1804 à 1848 autrement que dans des célébrations clandestines

En 1849 une fête nationale est célébrée le 4 mai jour anniversaire de la proclamation ou ratification de la République par l’Assemblée nationale constituante.

À partir de 1852, Napoléon III restaure la Saint-Napoléon.

À la suite de la guerre franco-allemande de 1870, , la fête devient nationaliste, privilégiant le défilé militaire.

En 1878 une fête nationale a lieu le 30 juin, pendant l’Exposition universelle. Elle est immortalisée par plusieurs toiles de Claude Monet (La Rue Montorgueil à Paris. Fête du 30 juin 1878.) et d’Edouard Manet (La Rue Mosnier aux drapeaux.).

 

Instauration comme fête nationale

En 1879, la IIIè République naissante cherche une date pour servir de support à une fête nationale et républicaine. Après que d’autres dates ont été envisagées, le député Benjamin Raspail dépose le 21 mai 1880 une proposition de loi le  tendant à adopter le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle. Si le 14 juillet 1789 (prise de la Bastille) est jugé par certains parlementaires comme une journée trop sanglante, la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790, elle, permet d’atteindre un consensus4. Cette date « à double acception » permet d’unir tous les républicains.

La loi, signée par 64 députés, est adoptée par l’Assemblée le 8 juin 1880 et par le Sénat le 29 juin. Elle est promulguée le 6 juillet 1880  et précise simplement que « La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle », sans indiquer quel est l’évènement ainsi commémoré.

La lecture du rapport de séance du Sénat du 29 juin 1880 établissant cette fête nationale éclaire le débat sous-jacent concernant l’évènement effectivement commémoré le 14 juillet :

« M. le rapporteur (Henri Martin) : – Il y a eu ensuite, au 14 juillet 1789, il y a eu du sang versé, quelques actes déplorables ; mais, hélas ! dans tous les grands événements de l’histoire, les progrès ont été jusqu’ici achetés par bien des douleurs, par bien du sang. Espérons qu’il n’en sera plus ainsi dans l’avenir (« très bien » à gauche, interruptions à droite).

À droite : – Oui, espérons !

  1. Hervé de Saisy: – Nous n’en sommes pas bien sûrs !
  2. le rapporteur: – Nous avons le droit de l’espérer. Mais n’oubliez pas que, derrière ce 14 juillet, où la victoire de l’ère nouvelle sur l’ancien régime fut achetée par une lutte armée, n’oubliez pas qu’après la journée du 14 juillet 1789 il y a eu la journée du 14 juillet 1790 (« très-bien ! » à gauche).

Cette journée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays, Elle a été la consécration de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne royauté avait préparé. L’ancienne royauté avait fait pour ainsi dire le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié ; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France – personne que Dieu n’a fait l’âme de la France – mais la Révolution a donné à la France conscience d’elle-même (« très-bien ! » sur les mêmes bancs) ; elle a révélé à elle-même l’âme de la France. »

Un peu plus loin, le rapport du Sénat, préalable à l’adoption de la proposition de loi, fait également référence au 14 juillet 1790 :

« Mais, à ceux de nos collègues que des souvenirs tragiques feraient hésiter, rappelons que le 14 juillet 1789, ce 14 juillet qui vit prendre la Bastille, fut suivi d’un autre 14 juillet, celui de 1790, qui consacra le premier par l’adhésion de la France entière, d’après l’initiative de Bordeaux et de la Bretagne.Cette seconde journée du 14 juillet, qui n’a coûté ni une goutte de sang ni une larme, cette journée de la Grande Fédération, nous espérons qu’aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer, comme le symbole de l’union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l’histoire de France, et peut-être de toute l’histoire. C’est en ce jour qu’a été enfin accomplie l’unité nationale, préparée par les efforts de tant de générations et de tant de grands hommes, auxquels la postérité garde un souvenir reconnaissant. Fédération, ce jour-là, a signifié unité volontaire. »

 

Célébrations et notoriété

Défilé militaire

Le 14 Juillet donne lieu à un défilé des troupes sur les Champs-Elysées de Paris, dont le départ a lieu généralement à 10 heures juste après le passage de la Patrouille de France et la revue des différents corps armés par le Président de la République. D’autres défilés ou des cérémonies militaires ont lieu dans la plupart des grandes communes françaises. À Lyon, le défilé a traditionnellement lieu le 13 juillet.

Les feux d’artifices

Ces spectacles nocturnes prennent place autour de sites dégagés au sein des villes, comme des esplanades, des parcs ou des cours d’eau. D’un coût élevé, les feux d’artifices sont des mises en scène très appréciées, surtout lorsqu’elles sont grandioses. De fait, beaucoup de communes n’ont ni les moyens humains, ni financiers d’en organiser. Plusieurs villes organisent leur feu d’artifice la veille au soir (13 juillet) si un feu d’artifice plus grand est organisé le 14 juillet dans une ville voisine. C’est le cas de nombreuses communes jouxtant la capitale, Paris.

Pendant des décennies, le feu d’artifice du 14 juillet à Toulouse fut tiré depuis les berges du Pont-Neuf, ce qui attirait du monde de toute la région.

Ces spectacles pyrotechniques « son et lumière » font de la France un haut lieu du feu d’artifice, où des compétitions de spectacles pyrotechniques sont organisées toute l’année. Cette tradition est différente de la tradition originelle des « pétards » que l’on trouve aujourd’hui en Chine ou en Amérique.

 

Bals populaires

De nombreux bals sont organisés dans la quasi-totalité des villes du pays. Les plus populaires sont les bals des pompiers. Souvent, le bal a lieu le 13 juillet veille de jour férié, ce qui permet d’aller travailler le 15 juillet tôt le matin. On parle alors de « bal de la veille du 14 juillet ».

Il existe trois types principaux de bals ; le groupe traditionnel ou fanfare (appelée banda dans le sud du pays), le bal musette, qui était tombé en désuétude entre les années 1970 et les années 2010, ou enfin, les plus courants, des bals organisés par des orchestres itinérants spécialisés dans les fêtes de village, appelés fêtes votives. Ces derniers jouent d’abord en direct de la variété française (de 18 h 30 à 22 h 30), puis, après un petit feu d’artifice (kits « prêt à tirer »), jouent ou diffusent de la variété internationale  (de 23 h 00 à minuit). Certains se poursuivent dans la nuit et se terminent par de la musique électronique. Certains orchestres peuvent commencer dès 13 h 00 (jazz, rock français, ..).

 Œuvres d’art

En 1873, Alfred Sisley  peint lors des festivités du 14 juillet La Seine au Point-du-Jour, 14 juillet près de la porte de Saint-Cloud.

En 1875 le même artiste peint Jour de Fête à Marly-le-Roi, précédemment appelé 14 Juillet à Marly-le-Roi. On lui a donné « le tableau d’or »,un prix que les peintres pouvaient gagner.

 Décalage

Viriat, situé dans le département de l’Ain au nord de Bourg-en-Bresse, fête le 14 juillet au mois d’août depuis un arrêté municipal de 1880, afin de ne pas perturber les fenaisons.

 

Bibliographie

Remi Dalisson, Célébrer la nation, les fêtes nationales en France de 1789 à nos jours, Paris, Nouveau monde éditions, 2009.

Christian Amalvi, « Le 14-Juillet », Pierre Nora (dir), Les lieux de mémoire, t . 1 « La République », Paris, Gallimard, 1996.

Jean-Pierre Bois, Histoire des 14 juillet, 1789-1919, Rennes, Ouest-France Université, 1991.

Mona Ozouf, « Le premier 14 Juillet de la République », l’Histoire n°25, Juillet-Aout, 1980.

Rosemonde Sanson, Les 14 juillet, fête et conscience nationale, 1789-1975, Paris, Flammarion, 1976.

 

source : Wikipedia