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Le bon Roi René, construction d’une légende

Le « bon Roi René » ou la fabrication d’une légende

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La figure du Roi René se partage surtout entre deux villes en France, entre deux régions  : Angers et Aix-en-Provence, l’Anjou et la Provence. Le duc d’Anjou ne bénéficie pas de la même aura dans les deux villes : bien qu’il soit également honoré dans sa ville natale, c’est Aix-en-Provence qui se prévaut du titre de « la ville du Roi René ».  Ceci est dû certainement au caractère plus mesuré, plus pondéré des angevins et à l’histoire : l’Anjou est, fortement ancré dans l’héritage des rois de France par des liens matrimoniaux et par sa situation proche des terres des rois de France ; la Provence, au sud et loin des terres sous la dépendance des rois de France, longtemps gouvernée par les souverains aragonais ne se tourna vers le royaume de France que lors du mariage de Marguerite de Provence (1221-1295), fille de Béranger V, avec Louis IX, le futur saint Louis, devenant ainsi reine de France.

Mais la popularité de René d’Anjou en Provence peut s’expliquer également de bien des manières même si bien souvent la réalité historique est recouverte par les récits hagiographiques engendrant la légende d’un souverain plus provençal qu’angevin et la nostalgie d’un âge d’or révolue.

Les débuts des Angevins en Provence

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Avec la mort de Raymond-Béranger IV en 1245 commence la mainmise de la Maison d’Anjou sur la Provence. En effet sa fille Béatrice de Provence mariée à Charles Ier d’Anjou, comte d’Anjou et du Maine et frère de saint Louis, apporte en héritage les deux comtés de Provence et Forcalquier, les transmettant à la première maison capétienne d’Anjou.

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La reine Jeanne Ire de Naples (1328-1382), comtesse de Provence de 1343 à 1382 adopte en 1380 Louis Ier d’Anjou-Valois (1339-1384) mais c’est son fils Louis II, duc d’Anjou (1377-1417), qui deviendra de fait comte de Provence de 1384 à 1417. Son fils Louis II (1403-1434) sera lui comte de Provence de 1417 à 1434. C’est donc en 1434 que René fils de Yolande d’Aragon et de Louis II d’Anjou reçoit la Provence en héritage. Ainsi commence l’histoire de René d’Anjou avec la Provence.

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Le roi René en Provence

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René d’Anjou, ou René Ier d’Anjou, ou encore René Ier de Naples ou René de Sicile né le 16 janvier 1409 cumule sur sa tête de nombreux titres prestigieux : seigneur puis comte de Guise (1417-1425), duc de Bar (1430-1480) de fait dès 1420, duc consort de Lorraine (1431-1453), duc d’Anjou (1434-1480), comte de Provence et de Forcalquier (1434-1480), comte de Piémont, comte de Barcelone, roi de Naples (1435-1442), roi titulaire de Jérusalem (1435-1480), roi titulaire de Sicile (1434-1480) et d’Aragon (1466-1480), marquis de Pont-à-Mousson (-1480) ainsi que pair de France et fondateur de l’ordre du Croissant. Mais il ne reste dans les mémoires que peu de souvenirs aujourd’hui de tous ces titres….

Si en 1434 il devient comte de Provence il ne viendra que très  peu dans son comté avant 1476 où il se fixera définitivement dans la ville d’Aix. Si ces visites en Provence furent épisodiques il faut rappeler le contexte historique : la France se trouve en guerre avec l’Angleterre dans ce qu’on appelle la Guerre de Cent Ans (1337-1453) et la Maison d’Anjou reste fidèle à la couronne de France et combat aux côtés des troupes de Charles VII ; d’autre part René se heurte aux visées expansionnistes de  Philippe II de Bourgogne qui le fera prisonnier en 1431 après la bataille de Bulgnéville ; en 1438 il s’installe dans son royaume de Naples d’où il est chassé en 1442 par Alphonse II d’Aragon qui revendiquait également le royaume de Naples. C’est dire combien René d’Anjou ne pouvait que faire de brefs séjours dans son comté de Provence.

Ce n’est qu’à partir de 1471 qu’il s’installa définitivement à Aix-en-Provence. Etait-ce par amour de la Provence ? Que non ! (D’ailleurs en bon angevin il prit soin d’emmener avec lui ses vaches pour lui procurer son beurre vu qu’il détestait l’huile d’olive !). Il s’y installe par nécessité : en effet il est soupçonné par son neveu Louis XI, le roi de France, d’avoir fait alliance avec le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, contre le roi de France qui voulait mettre la main sur les duchés de Lorraine et du Bar. De ce fait il est condamné pour crime de lèse-majesté et doit se réfugier dans ses terres provençales afin d’échapper à la vindicte du roi de France dont on sait qu’il ne supportait aucune opposition et que sa vengeance pouvait être terrible. Même s’il ne risquait rien en fait puisque la Provence était terre d’Empire et donc à l’abri de toute représailles de Louis XI mieux valait bon an mal an s’éloigner !

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Comme le remarque bon nombre d’historiens la légende du « bon Roi René » peut commencer. !

Certes il se montra un mécène en faisant venir nombre d’artistes italiens ou flamands, il se constitua une cour rehaussant ainsi le prestige de la ville d’Aix. C’est également sous son règne que fut découvert fort fortuitement d’ailleurs les reliques de sainte Marie-Madeleine ouvrant la voie au culte de la sainte à la Sainte Baume avec la bénédiction papale : une découverte très politique puisque la dévotion était accréditée depuis longtemps à Vézelay en terre bourguignonne où se trouve d’ailleurs une basilique Sainte-Marie-Madeleine ! Quand la religion sert les intérêts de la politique surtout quand on connaît les rivalités entre les deux maisons !….

A ce prince mécène, ami des arts et féru de littérature on reproche cependant une fiscalité plutôt favorable à ses intérêts qu’à ceux de ses sujets ce qui tranche avec la bonhommie qu’on lui prête après sa mort ; d’autre part, bien qu’on lui bâtit une réputation de piété,  il ne favorisa guère les églises et couvents de la ville d’Aix-en-Provence hormis le couvent de Saint Victor de Marseille.

A sa mort en 1480 il laisse un testament qui fait entrer la Provence dans le royaume de France : en effet il ne laisse comme unique héritier que son neveu Charles IV du Maine (1446-1481) (Charles III de Provence) qui meurt en 1481 sans héritier laissant le champ libre à Louis XI pour intégrer le comté de Provence au royaume de France ce qui sera effectif en janvier 1482. A l’époque certains provençaux verront dans le Roi René le « fossoyeur de la Provence » ! : mais ceci sera vite oublier quelques années années plus tard et surtout au XIXè siècle au moment de la Restauration des Bourbons !

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Ce n’est que quelques années plus tard , surtout du XIIIè au XVIIIè siècle, que se développa dans la bonne société la légende du « Bon Roi René » et où Aix-en-Provence se voudra la « ville du Roi René » oubliant qu’il fut avant tout un prince angevin puisqu’il désira qu’après sa mort, son corps fut transféré dans sa ville d’Angers, mettant de côté certains faits  : René d’Anjou fut un prince malheureux  dans ses batailles pour défendre ses terres et un politique qui ne fit pas le poids face à l’habileté de ses adversaires tels les princes de Bourgogne, les rois d’Aragon ou surtout un Louis XI et que la mort de René mit fin à l’indépendance de la Provence (une indépendance d’ailleurs toute relative !).  Si le mythe perdure encore aujourd’hui c’est aussi qu’avec le Roi René la Provence perd le faste d’une cour princière et surtout une grande partie de son indépendance face au pouvoir royal. Rien de tel pour faire perdurer un mythe et l’entretenir soigneusement en dépit des faits historiques… C’est ainsi que l’on vent aux touristes une histoire quelque peu différente de la réalité.

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La sépulture du roi René

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René Ier mourut à Aix-en-Provence le 10 juillet 1480. Les Provençaux désiraient garder la dépouille du monarque sur leurs terres certains allant jusqu’à affirmer que René d’Anjou aurait confié à certains qu’il désirait reposer dans la cathédrale d’Aix. Mais  sa seconde épouse, Jeanne de Laval décida de respecter les dernières volontés de son époux et de le faire enterrer en la cathédrale Saint-Maurice d’Angers aux côtés de sa première épouse Isabelle Ier  de Lorraine.

Après presque une année d’attente et de tractations la reine organisa, de nuit, avec la complicité de quelques chanoines de la cathédrale et l’aide de Charles III, la fuite du corps du défunt en le dissimulant dans un tonneau au milieu de ses fourrures. Une fois mis sur une embarcation, celle-ci s’éloigna discrètement sur le Rhône. Le corps du roi René arriva en Anjou et fut placé, avec honneur et dévotion, dans le tombeau le 10 octobre 1481 qu’il avait fait réaliser lui-même dans la cathédrale d’Angers.

La statue du Roi René

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 Tout en haut du cours Mirabeau, le roi René trône. Et pour rappeler à Marseille que les comtes de Provence sont installés ici, on y érige en 1820 une belle fontaine ainsi qu’une statue sculptée par le sculpteur David d’Angers (à ne pas confonde avec le peintre du même nom) sauf que la statue du roi René ne lui ressemble en rien. « Le spectre dans sa main ne veut rien dire et le portrait original n’a rien à voir avec celui-ci. Et les Aixois s’en souviennent bien, alors à l’inauguration c’est le malaise. Les élus se sont même demandé s’ils n’allaient pas renvoyer la statue à Paris » !  A noter que la statue représenterait le roi Louis XII (1462-1515), celui-là même qui installa le Parlement d’Aix en 1501. 200 ans plus tard, la fontaine est toujours là ainsi que la statue qui, soit dit en passant, ne fut jamais payée à David d’Angers par la ville d’Aix !

© Claude Tricoire

15 juin 2022

Rites, histoires et mythes de Provence

Noël Coulet

Presses universitaires de Provence, 2020. 256 pages.

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Cet ouvrage analyse la formation des rites et traditions dans la Provence de la fin du Moyen Âge, puis leur évolution et parfois transformation en mythe. Ainsi l’entrée royale dont le rituel s’inspire de l’entrée de Jésus à Jérusalem le jour des Rameaux s’enrichit au XVIè  siècle d’un décor d’arcs de triomphe qui développent un discours historique à la gloire du souverain. Ainsi la procession de la Fête-Dieu d’Aix, cortège modeste et pieux à ses débuts au XIVè siècle, devient, à partir du XVIè  siècle une parade bruyante et colorée, rythmée par la représentation de tableaux vivants, les « jeux » attribués sans raison au roi René.

Un second ensemble d’études s’organise autour des histoires anciennes de la Provence et la constitution de l’image de deux personnages devenus de véritables figures légendaires, la reine Jeanne et le roi René, donnant lieu à une tradition narrative qui parasite encore aujourd’hui l’histoire. Un dernier ensemble d’articles s’attache à quelques récits apocryphes incrustés dans la mémoire collective et que l’on voit périodiquement resurgir : la légende du juif blasphémateur écorché vif à l’entrée de la Juiverie d’Aix, la bénédiction des calissons d’Aix, récit apocryphe à la limite du canular, fabriqué au milieu du XXè siècle.

Louis XI, le roi René et la Provence

Yannick Frizet

Presses universitaires de Provence, 2015. 364 pages

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Comment la Provence devient-elle française, à l’instigation du redoutable Louis XI ? Quelles sont les convoitises et ambitions royales face aux diverses principautés du Midi provençal, relevant alors de l’empire germanique ? Quels moyens se donne le roi comment use-t-il du Dauphiné frontalier ? Ces questions jusqu’alors peu fréquentées par les historiens trouvent ici de larges éclairages, fondés sur des sources parfois inédites, couvrant une période de quatre décennies (1440-1483) et une zone géographique comprenant tous les États du Midi provençal. Autant de petits territoires porteurs d’enjeux géopolitiques qui mobilisent jusqu’aux grandes puissances européennes. Une attention particulière est portée aux rapports houleux et aux intrigues nouées entre Louis XI et le roi René, avant-dernier comte de Provence, que l’on découvre bien peu conforme à sa légende dorée, mais aussi aux intermédiaires entre deux États sur le point de s’« unir » et aux vecteurs humains de l’influence française dans le Midi. Voici donc le récit d’une étape majeure de l’histoire d’une principauté méridionale qui aurait pu ne jamais devenir française.

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Le Roi René d’Anjou (1409-1480)

 

René d’Anjou

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Portrait du roi René par Nicolas Froment,
détail du Diptyque des Matheron (1474), Parismusée du Louvre.

 

René d’Anjou, ou René Ier d’Anjou, ou encore René Ier de Naples ou René de Sicile, dit le « Bon Roi René », né le 16 janvier 1409 à Angers, et mort le 10 juillet 1480 à Aix-en-Provence, est seigneur puis comte de Guise (1417-1425), duc de Bar(1430-1480) de fait dès 1420, duc consort de Lorraine (1431-1453), duc d’Anjou (1434-1480), comte de Provence et de Forcalquier(1434-1480), comte de Piémont, comte de Barcelone, roi de Naples (1435-1442), roi titulaire de Jérusalem (1435-1480), roi titulaire de Sicile (1434-1480) et d’Aragon (1466-1480), marquis de Pont-à-Mousson (-1480)1, ainsi que pair de France et fondateur de l’ordre du Croissant.

 

Biographie

Héritages

Il est le second fils de Louis II d’Anjou, duc d’Anjou, roi titulaire de Naples et comte de Provence, et de Yolande d’Aragon, et naît le 16 janvier 1409 dans une des tours du château d’Angers, par un des hivers les plus froids que la France ait connus. Il est élevé par sa mère Yolande d’Aragon au château d’Angers et dans le Berry au milieu de ses frères et sœurs et en compagnie de son cousin le futur roi de France Charles VII de France, comte de Ponthieu, quatrième fils du roi Charles VI de France et de la reine Isabeau de Bavière.

À la mort du duc Louis II son père (1417), il reçoit la terre de Guise qui sera érigée en comté par son beau-frère le futur Charles VII. Les Anjou sont partisans du dauphin et le duc de Bedford, régent au nom du roi d’Angleterre Henri VI, confisque leurs possessions au nord de la Loire et attribue Guise à Jean de Luxembourg, comte de Ligny, qui prend Guise en 1425.

Entre 1419 et 1420, sa mère Yolande d’Aragon, nièce de Louis Ier de Bar (cardinal-duc de Bar), réussit à faire adopter René par celui-ci (dernier héritier de la famille de Bar, luimême ecclésiastique sans enfants). Ainsi, le duché de Bar reviendrait au jeune René, Yolande abandonnant elle ses prétentions sur le Barrois, pour lequel elle était depuis de longues années en procès avec son oncle le cardinal-duc. Yolande et Louis arrangèrent aussi un mariage avec Isabelle, la fille du duc de Lorraine et seule héritière du duché… C’était un succès politique considérable pour Yolande d’Aragon, qui faisait entrer une partie de l’Est de la France dans le giron angevin. René quitte alors l’Anjou pour le duché de Bar. Le 20 octobre 1420, il se marie ainsi, à onze ans, avec Isabelle, sa cadette de quelques mois.

En 1424, alors âgé de quinze ans, il prend les armes pour la première fois et assiège le château d’Antoine de Vaudémontcomte de Vaudémont, qui lui envie la Lorraine. La garnison se rend après trente-sept mois de siège.

En 1427, Isabelle met au monde le premier de leurs neuf enfants.

René devient duc consort de Lorraine en 1431 à la mort de Charles II de Lorraine.

Le duché de Lorraine fut contesté par Antoine de Vaudémont, soutenu par le parti bourguignon, qui le battit en 1431 (bataille de Bulgnéville). René fut fait prisonnier par Philippe III, duc de Bourgogne, dit Philippe le Bon, qui ne le libéra qu’en échange de ses fils Jean et Louis. Soutenu par l’empereur Sigismond de Luxembourg dans ses prétentions au duché de Lorraine, il fut à nouveau emprisonné par Philippe le Bon, puis libéré contre une rançon en 1437.

À la mort de son frère, Louis III d’Anjou, décédé sans postérité en 1434, il hérite de ses titres et devient roi titulaire de Sicile et de Jérusalem, comte de Provence.

Il hérite du royaume de Naples en 1435, en vertu du testament de Jeanne II reine de Naples et se battit, de 1438 à 1442, sans succès, contre Alphonse V d’Aragon pour faire valoir ses droits, malgré la résistance de son fidèle lieutenant et chambellan Jean Cossa. Il rentra en France en 1442, ne gardant du royaume de Naples que le titre de roi de Jérusalem et de Sicile. Les guerres de Naples avaient épuisé ses finances et le forcèrent de recourir aux emprunts. De retour en Provence en 1449, il demeura un temps dans le château de Tarascon qu’il avait fait restaurer sous la surveillance de Jean de Serocourt, capitaine du lieu, et de son proche parent, Regnault de Serocourt, qui le secondait de par sa charge de lieutenant. Ce fut au pied de cette forteresse que ce roi organisa en juin, le célèbre tournoi du « Pas de la bergère ». En 1450, des bourgeois d’Avignon lui prêtèrent des sommes considérables qu’il s’obligea de leur rembourser dans les six mois. Ce terme étant échu sans qu’il pût les satisfaire, les principaux seigneurs et officiers de sa cour lui ouvrirent leur bourse et il leur délégua le produit de ses salins du Rhône et des côtes maritimes de Provence par ses lettres-patentes du dernier jour de février 1451. Parmi ces seigneurs figuraient entre autres Tanneguy IV du Chastel, sénéchal de Provence, Louis de Beauvau sénéchal d’Anjou et son chambellan Fouquet d’Agoult.

En 1453, à la mort d’Isabelle Ire de Lorraine son épouse, René, alors âgé de quarante-quatre ans, transmit le duché de Lorraine à son fils Jean II, duc de Calabre ; il se remaria avec Jeanne de Laval l’année suivante. Ils s’installèrent d’abord à Saumur puis en 1472 à Aix-en-Provence.

La guerre de Cent Ans

Lors de la guerre de Cent Ans, il soutint son beau-frère Charles VII — le souverain est l’époux de sa sœur Marie d’Anjou— contre les Anglais, non sans hésitations et ambiguïtés.

Le 16 juillet 1429, le roi René apporte officiellement l’hommage de la Lorraine et de Bar (qu’il a acquis par son mariage avec Isabelle de Lorraine), au roi de France Charles VII. Il participe, aux côtés du roi de France et de Jeanne d’Arc, à leur entrée triomphale à LaonSoissonsProvinsCoulommiers et CompiègneIl côtoie Jeanne d’Arc à la bataille de Montépilloy, près de Senlis.

Le 4 août, le duc de Bedford, régent du royaume de France, quitte Paris avec une armée de dix mille hommes pour venir à sa rencontre. Les deux armées de forces égales se déploient le 14 août 1429 près du village de Montépilloy. Le combat n’aura finalement pas lieu et René d’Anjou apportera l’ordre de lever de camp à Jeanne d’Arc.

René contribue à l’arrêt des luttes franco-anglaises en jouant un rôle actif dans les négociations de Tours.

En 1445, il marie sa fille Marguerite d’Anjou au roi Henri VI d’Angleterre.

Gestionnaire éclairé et amoureux des arts

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Le roi René et ses troupes, lors de la guerre de Cent Ans. Miniature issue du manuscrit de Martial d’AuvergneLes Vigiles de Charles VII, vers 1484, BNF.

Il consacre son temps à l’administration et au développement de l’Anjou, de la Lorraine et de la Provence. Il fait prospérer ainsi les villes d’AngersAix-en-Provence, Avignon et Tarascon.

Il s’entoure de proches conseillers efficaces, tels que Fouquet d’Agoult, son chambellan, et Guillaume de Rémerville, son secrétaire.

Il enrichit son château des Ponts-de-Cé ainsi que son manoir de Chanzé à Angers et son pavillon de chasse du château de Baugé, tous les trois situés en Anjou. Il fait aménager, en Anjou et en Provence, des lieux de promenades et des jardins fleuris où vivent des paons ainsi que des enclos pour biches et des ménageries où le peuple peut venir découvrir des lions et des léopards.

Il s’intéresse également à l’entretien des forêts et à la bonne santé des vignobles.

Il aime la fête, la musique, et les tournois. Amoureux des arts, le roi René est un des mécènes les plus importants, les plus curieux et les plus originaux de la fin du Moyen Âge. Toute sa vie, René a enrichi sa bibliothèque de livres somptueusement enluminés, établissant des relations étroites avec des artistes parmi lesquels se dégage la personnalité artistique de grands maîtres comme Barthélemy d’Eyck (identifié au Maître du Roi René ou Cœur d’amour épris), Georges Trubert mais aussi de grands ateliers angevins sollicités par René, comme ceux du Maître de Jouvenel, le Maître du Boccace de Genève ou du Maître du Psautier de Jeanne de Laval. Il s’entoure de peintres, de brodeurs, d’orfèvres et d’enlumineurs célèbres.

À Aix-en-Provence et à Angers, il entretient une cour littéraire et savante et ne dédaigne pas lui-même, en tant que poète, de composer plusieurs ouvrages dans la lignée des romans courtois et de chevalerie :

Traité de la forme et devis comme on fait les tournois (14511452) ;

Le Mortifiement de Vaine Plaisance (1455) ;

Le Livre du Cuer Damours espris (1457).

Il est notamment le protecteur à Avignon du peintre Nicolas Froment. Vers 14601470, il commande l’ouvrage Le Mystère des Actes des Apôtres à Simon Gréban, chanoine du Manset à son frère Arnoul Gréban, dramaturge français.

Bien que consacrant du temps à toutes ses possessions, René, tout comme son fils Jean II passent du temps également en des expéditions lointaines.

La confiscation de l’Anjou et danger bourguignon

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Vassal rendant hommage au roi René (Aveu à René, vers 1469), Archives nationales.

Son fils Jean II, duc de Lorraine, meurt en 1470 laissant le trône lorrain à son fils Nicolas Ier. Le duché de Lorraine étant bordé au nord et au sud par les terres bourguignonnes, un projet de mariage entre le jeune duc et la fille de Charles le TéméraireMarie de Bourgogne, est envisagé. Le jeune souverain meurt brutalement à l’âge de vingt-cinq ans en 1473, et son oncle le roi Louis XI de France est soupçonné de l’avoir fait empoisonner. Le trône lorrain passe à sa tante Yolande d’Anjou qui le rétrocède immédiatement à son fils René de Vaudémont, qui devient René II de Lorraine.

Le 22 juillet 1474, le roi René lègue, par son troisième testament, l’Anjou et la Provence à son neveu, Charles III du Maine ainsi que le duché de Bar à René II de Lorraine, un fils de sa fille Yolande d’Anjou. Après avoir été informé de ce testament, le roi Louis XI étant lui-même son neveu fait occuper le duché, le 31 juillet 1474, sous prétexte de l’absence d’héritier mâle direct. Louis XI octroie solennellement et définitivement une municipalité à la ville d’Angers, en février 1475, par la charte de création de la mairie. Le roi René tente de résister et de chercher l’appui de Charles le Téméraire qui eut une alliance en 1465, avec Jean II de Lorraine son fils. Le 6 avril 1476, le Parlement de Paris déclare le roi de Sicile coupable de lèse-majesté et ordonne son emprisonnement. Vraisemblablement en raison de l’âge du bon roi, Louis XI lui envoie ses meilleurs ambassadeurs. Le roi René accepte une pension de dix mille livres par an, à condition que, après sa mort, la Provence revienne à Charles du Maine, dont Louis XI serait l’héritier, et que l’Anjou revienne au royaume de France.

À soixante-cinq ans, le roi René ne veut point commencer une guerre avec son neveu le roi de France. René lui cède l’Anjou sans combattre et se tourne vers la Provence dont il est le souverain et qu’il rejoint aussitôt. Louis XI nomme Guillaume de Cerisay gouverneur de l’Anjou ainsi que maire de la cité d’Angers. L’Anjou cesse dès lors d’être un apanage et entre définitivement dans le domaine royal.

En 1476, le roi René accueille, à Aix-en-Provence, sa fille Marguerite d’Anjou, laquelle était retenue en Angleterre depuis la mort de son époux Henri VI. Le roi de France Louis XI avait payé une rançon de 50 000 écus d’or pour la libération de Marguerite qui fut remise à Rouen aux officiers royaux le 29 janvier 1476. Toutefois, il fallut qu’elle renonçât à ses droits sur l’héritage angevin, en faisant un testament en faveur du roi le 7 mars 1476, avant qu’elle ne s’en aille en Provence. Elle reste près de son père jusqu’à la mort de celui-ci.

Ayant envahi la Lorraine en 1475, le duc de Bourgogne est défait et tué par les troupes de René II le 5 janvier 1477, lors de la bataille de NancyMarie de Bourgogne épouse en urgence l’empereur Maximilien Ier du Saint-Empire afin de sauvegarder ses terres, mais la Bourgogne est rattachée au domaine royal français à l’exception du comté de Charolais qui résiste et reste fidèle à la fille du Téméraire, Marie de Bourgogne.

La mort d’un personnage

René Ier mourut à Aix-en-Provence le 10 juillet 1480. Les Provençaux désiraient garder la dépouille du monarque sur leurs terres, mais sa seconde épouse, Jeanne de Laval décida de respecter les dernières volontés de son époux et de le faire enterrer en la cathédrale Saint-Maurice d’Angers aux côtés de sa première épouse Isabelle Ire de Lorraine.

La reine organisa, de nuit, la fuite du corps du défunt en le dissimulant dans un tonneau. Une fois mis sur une embarcation, celle-ci s’éloigna discrètement sur le Rhône. Le corps du roi René arriva en Anjou et fut placé, avec honneur et dévotion, dans le tombeau qu’il avait fait réaliser lui-même dans la cathédrale d’Angers. Le roi René mort, sa fille Yolande (déjà duchesse de Lorraine depuis 1473), transmet, à son fils René II, le duché de Bar.

La postérité a gardé de René d’Anjou l’image du bon roi René, mais son action est discutée par certains historiens, les Provençaux l’ont affublé d’un masque de bonhomie17. Son œuvre politique a longtemps été surestimée.

Œuvre

Selon les historiens, le roi René a contribué à la relance de l’économie de l’Anjou, très affectée au début du xve siècle par les séquelles de la peste noire (1347-1350) et par les conflits incessants, dont la guerre de Cent Ans (1337-1453).

Il a gagné l’amitié du roi de France Charles VII dont il a soutenu la politique visant à rassurer les paysans du royaume, face à la détérioration de leurs rapports avec la noblesse.

Dans son comté de Provence il a réduit le pouvoir de la noblesse, soutenu les travaux d’irrigation dans le Luberon et la plaine de la Durance par l’intermédiaire de son chambellan Fouquet d’Agoult, à partir du barrage de l’« étang de la Bonde », l’un des premiers construits en France.

Il fut un homme d’une grande culture. Fin lettré, il parlait plusieurs langues, avait des connaissances en latin, en italien et en grec, et s’intéressait à l’alphabet arabe. Il était passionné par l’Orient. Il entretenait une troupe de théâtre dirigée par Triboulet, qui aurait probablement écrit chez lui la Farce de Maître Pathelin. Les sciences, comme la médecine et la biologie, l’intéressaient également.

Un tournoi est donné à Bruges le 11 mars 1392, où se dispute un combat entre Jean IV van der Aa, seigneur de Gruuthuse et le seigneur Gérard de Ghistelles. Suite à ce tournoi René d’Anjou, compose pour Louis de Bruges, fils de Jean IV van der Aa, un Traité des Tournois dans lequel il réunit, les lois, règlements, usages, cérémonies et détails observés dans ces exercices. Ce fut sans doute pour en conserver le souvenir, que Bruges institue, à partir de 1417, les joûtes ou tournois de la société dite de “l’Ours blanc, dont le chef, ou plutôt celui qui y remportait le prix de valeur et d’adresse, était pendant l’exercice de ses fonctions, qui durait un an, qualifié de “Forestier”, en mémoire des anciens gouverneurs de la Flandre, que les rois de France, avaient revêtus de ce titre.

Le 11 août 1448, René d’Anjou créait, à Angers, le second ordre du Croissant, totalement distinct du précédent. L’ambition de cet ordre était d’être d’un niveau de prestige comparable à celui de la Toison d’Or, créé quelques années auparavant par Philippe le Bon, duc de Bourgogne.

 

Descendance

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René et son épouse Jeanne, détails du Triptyque du buisson ardent peint par Nicolas Froment en 1475cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

De sa première épouse, Isabelle Ire de Lorraine, René a :

Isabelle, morte jeune, sans postérité ;

Jean II de Lorraine (1425-1470), duc de Lorraine, et postérité ;

Louismarquis de Pont-à-Mousson (1427-1445), sans postérité ;

Nicolas (1428-1430), jumeau de la suivante, sans postérité ;

Yolande d’Anjou (1428-1483), jumelle du précédent, mariée à Ferry II de Lorrainecomte de Vaudémont, et postérité dont : René II de Lorraine, et descendance à nos jours, notamment par les Habsbourg-Lorraine ;

Marguerite d’Anjou (1429-1482), mariée à Henri VI, roi d’Angleterre, d’où un fils ;

Charles (1431-1432), sans alliance ;

Louise (1436-1438), sans alliance ;

Anne (1437-1450), sans alliance.

Il a plusieurs enfants naturels, parmi lesquels sont connus :

Blanche d’Anjou (1438-1471), mariée à Bertrand de Beauvau (1382-1474) ;

Jean d’Anjou marquis de Pont-à-Mousson, seigneur de Saint-Rémy et de Saint-Cannat (mort en 1536), épouse Marguerite de Glandevès, petite-fille de Palamède de Forbin le 15 mai 1500, d’où trois filles : Catherine (morte en 1589), Françoise et Blanche ;

Madeleine d’Anjou, épouse en 1496 Louis Jean de Bellenave ;

Françoise.

Selon Généalogies historiques des rois, empereurs, & de toutes les Maisons souveraines,  le roi René eut Blanche, Jean et Madeleine « d’une Demoiselle de Provence de la Maison d’Albertas ». Certains généalogistes lui donnent comme identité Catherine d’Albertas.

Armoiries

Les armoiries de René d’Anjou ont évolué au cours du temps en fonction de ses fortunes et infortunes, ainsi que de ses prétentions.

En 1420, il épouse Isabelle Ire de Lorraine, héritière du duché de Lorraine, dont l’oncle, le duc Louis Ier de Bar, le désigne comme son successeur : il adopte un écartelé entre l’Anjou et le Barrois et met la Lorraine en abîme, ce qui donne :

écartelé, en 1 et 4 d’azur semé de fleurs de lys d’or et à la bordure de gueules, en 2 et 3 d’azur semé de croisettes d’or et aux deux bars d’or. Sur le tout, d’or à la bande de gueules chargé de trois alérions d’argent.

En 1434, son frère Louis III meurt, suivi en 1435 de la reine Jeanne II de Naples, laquelle l’avait désigné comme héritier. René reprend alors à son compte leurs prétentions : son écu est divisé en 6 parties, chacune correspondant à la Hongrie, la Sicile, Jérusalem, Anjou, Bar et Lorraine, ce qui donne :

coupé et tiercé en pal, en 1 fascé de gueules et d’argent, en 2 d’azur semé de lys d’or et au lambel de gueules, en 3 d’argent à la croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes du même, en 4 d’azur semé de lys d’or et à la bordure de gueules, en 5 d’azur semé de croisettes d’or et aux deux bars d’or et en 6 d’or à la bande de gueules chargé de trois alérions d’argent.

En 1443, sa mère Yolande d’Aragon meurt, lui léguant ses prétentions sur le royaume d’Aragon. Elle était la fille unique du roi Jean Ier d’Aragon, mais le trône était passé au frère cadet, puis au fils d’une des sœurs de Jean Ier. Yolande avait alors revendiqué le trône, sans succès. René ajouta alors les armes d’Aragon sur son blason :

coupé et tiercé en pal, en 1 fascé de gueules et d’argent, en 2 d’azur semé de lys d’or et au lambel de gueules, en 3 d’argent à la croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes du même, en 4 d’azur semé de lys d’or et à la bordure de gueules, en 5 d’azur semé de croisettes d’or et aux deux bars d’or et en 6 d’or à la bande de gueules chargé de trois alérions d’argent. Sur le tout, d’or aux quatre pals de gueules.

En 1453, Isabelle de Lorraine meurt, et c’est leur fils Jean II de Lorraine, qui devient duc. René enlève alors la Lorraine de son blason :

coupé, le chef tiercé en pal, en 1 fascé de gueules et d’argent, en 2 d’azur semé de lys d’or et au lambel de gueules, en 3 d’argent à la croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes du même et la pointe partie d’azur semé de lys d’or et à la bordure de gueules, et d’azur semé de croisettes d’or et aux deux bars d’or. Sur le tout, d’or aux quatre pals de gueulesJean II de Lorraine en profite pour adopter l’ancien blason de son père.

En 1470, il renonce à l’Aragon après la mort de son fils Jean II de Lorraine qui tentait d’en faire la conquête. D’autre part les lys de France furent simplifiés au xve siècle et se réduisirent à trois fleurs de lys d’or, ce qui fut appliqué à l’Anjou, mais pas à Naples. L’écu fut réorganisé, avec un écartelé en sautoir :

écartelé en sautoir, en 1 d’azur semé de lys d’or et au lambel de gueules, en 2, fascé de gueules et d’argent, en 3 d’argent à la croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes du même, en 4 d’azur semé de croisettes d’or et aux deux bars d’or. Sur le tout, d’azur aux trois fleurs de lys d’or et à la bordure de gueules.

Armes de René d’Anjou

1420-1434.

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1434-1443.

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1443-1453.

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1453-1470.

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1470-1480.

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Hommages

En 1823, inauguration du Monument au roi René à Aix-en-Provence. Cette œuvre fut réalisée par le sculpteur David d’Angers. Le monument en pierre fut restauré et protégé au titre des monuments historiques. Dans le cadre des Journées du Patrimoine, la ville d’Aix-en-Provence a fait procéder à sa restauration en 1995 ;

En 1853, inauguration du Monument au roi René à Angers, œuvre en bronze de David d’Angers;

Un buste en médaillon du roi René par Jean-Baptiste-Jules Klagmann (1810-1867) orne la façade de l’opéra d’Avignon ;

En janvier 2009, mise en circulation d’un timbre postal français en l’honneur du roi René Ier d’Anjou, pour le 600eanniversaire de sa naissance. Le timbre gravé en taille-douce et aux couleurs pastels, représente d’une part le château d’Angers, symbole de l’Anjou ainsi que le Monument au roi René à Aix-en-Provence, symbole de la Provence. Ces deux provinces sont ainsi associées dans ce timbre philatélique rappelant l’attachement de ce prince à ses deux terres dans lesquelles il résida alternativement.

Galerie

Enluminures par Barthélemy d’Eyck (vers 1460) extraites du Livre du cœur d’Amour épris du duc René d’Anjou,Vienne, Bibliothèque nationale autrichienne

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Iconographie moderne du roi René

David d’Angers, Monument au roi René (1823) sur le cours Mirabeau à Aix-en-Provence.

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David d’Angers, Monument au roi René (1853) à Angers.

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Jules Dauban, Remise de la charte aux bourgeois de la ville d’Angers par le roi de France Louis XI en 1474 (1901), hôtel de ville d’Angers.

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Bibliographie

Albert Lecoy de La Marche, Le roi René, sa vie, son administration, ses travaux artistiques et littéraires, d’après les documents inédits des archives de France et d’Italie, t. 1, Paris, Librairie de Firmin-Didot frères, fils et Cie, 1875, XVI-559 p.

Albert Lecoy de La Marche, Le roi René, sa vie, son administration, ses travaux artistiques et littéraires, d’après les documents inédits des archives de France et d’Italie, t. 2, Paris, Librairie de Firmin-Didot frères, fils et Cie, 1875, 548 p.

Marie-Louyse des Garets, Le Roi René 1409-1480, La Table Ronde, 1946. Réédition : 1980.

Jacques Levron, Le Bon Roi René, Arthaud, 1973. Réédition : Perrin, 2004.

Élisabeth Verry, Le Roi René : à l’occasion de la commémoration du cinquième centenaire de sa mort, 1480-1980 : [Saumur, château de Baugé, musée de Cholet, 1981] / [exposition organisée par les] Archives départementales de Maine-et-Loire [et le] Conseil général de Maine-et-Loire, Angers, Archives départementales, 1981, 47 p.

Noël Coulet, Alice Planche et Françoise Robin, Le Roi René : le prince, le mécène, l’écrivain, le mythe, Aix-en-Provence, Édisud, 1982, 242 p. .

Françoise Robin, La Cour d’Anjou-Provence. La vie artistique sous le règne de René, Paris, Picard, 1985.

Christian de Mérindol, Le Roi René et la seconde Maison d’Anjou : emblématique, art, histoire, Paris, Le Léopard d’or, 1987, XII-488 p.

Françoise Robin, Le Roi René : Prince des fleurs de lys, Éditions Ouest-France, 2015, 68 p.

Noël-Yves Tonnerre (dir.) et Élisabeth Verry (dir.), Les Princes angevins du xiiie au xve siècle : un destin européen, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2003, 320 p

Jean Favier, Le Roi René, Paris, Fayard, 2008, 742 p. 

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Jean-Michel Matz, « Les chanoines d’Angers au temps du roi René (1434-1480) : serviteurs de l’État ducal et de l’État royal », dans Les serviteurs de l’État au Moyen Âge : XXIXe Congrès de la SHMES, Pau, mai 1998, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire ancienne et médiévale » (no 57), 1999, 308 p. (), p. 105-116.

Jean-Michel Matz (dir.) et Noël-Yves Tonnerre (dir.), René d’Anjou (1409-1480) : pouvoirs et gouvernement, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2011, 400 p.

Marc-Édouard Gautier (dir.) et François Avril (dir.), Splendeur de l’enluminure : le roi René et les livres, Angers / Arles, Ville d’Angers / Actes Sud, 2009, 415 p

Chantal Connochie-Bourgne (dir.) et Valérie Gontero-Lauze (dir.), Les arts et les lettres en Provence au temps du roi René, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, coll. « Senefiance » (no 59), 2013, 292 p.

Yannick Frizet, Louis XI, le roi René et la Provence, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, coll. « Le temps de l’histoire », 2015, 368 p.

Source : Wikipédia