ABBAYE NOTRE-DAME DE LA FIDELITE DE JOUQUES, ART RELIGIEUX, ART SACRE, ARTISTES FRANÇAIS, ARTS, GENEVIEVE GALLOIS (1888-1962), MERE GENEVIEVE GALLOIS (1888-1962)

Geneviève Gallois, moniale et artiste

 LE GÉNIE ET LE VOILE :

UN DOCUMENTAIRE SUR MERE GENEVIEVE GALLOIS

 

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L’œuvre à la fois réaliste et surnaturelle de cette « moniale inspirée » est sans doute une des aventures mystiques les plus passionnantes du XXe siècle.

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Artiste aux multiples facettes, extraordinairement douée, Geneviève Gallois quitte son registre satirique lorsque, convertie, elle entre chez les bénédictines en 1917.

Tout est fort en elle, sa foi, son trait, son langage, son art.

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Geneviève Gallois, connue comme Mère Geneviève Gallois, née à Montbéliard le 22 septembre 1888 et morte à Paris le 19 octobre 1962, est une moniale, artiste peintre, graveur et peintre de vitrail.

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Source : site de la Paroisse de Martigues

 

MÈRE GENEVIÈVE GALLOIS, MONIALE ET ARTISTE

Notre famille monastique est marquée par le souvenir, l’œuvre et la spiritualité de Mère Geneviève Gallois (1888-1962), moniale et artiste de génie.
Lorsqu’elle entre au monastère de la Rue Monsieur en 1917, alors qu’une carrière artistique brillante s’ouvre à elle, sœur Geneviève fait, avec le don d’elle-même, le sacrifice de son art. Son caractère intransigeant et son sens aigu de l’absolu de Dieu ne la portent pas aux demi-mesures !
Vingt ans plus tard, elle est remarquée par un amateur d’art, le docteur Paul Alexandre. Elle donne alors une inimitable série de dessins sur la vie monastique, ainsi que des eaux fortes et des vitraux.
Elle écrit beaucoup, et note ici ou là ses réflexions sur la vie monastique, dans un style aussi vigoureux que celui de ses dessins.
A Jouques, comme à Limon, une exposition permanente offre aux visiteurs la possibilité de parcourir l’itinéraire artistique de Mère Geneviève, depuis ses huiles de jeunesse jusqu’aux maquettes des vitraux.

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Il est possible de visiter l ‘exposition des tableaux et dessins de Mère Geneviève Gallois sur rendez-vous, en nous contactant trois jours à l’avance au 04 42 57 80 17 ou par mail à l’adresse suivante : contact@abbayedejouques.org. Une moniale vous fera découvrir cette oeuvre exceptionnelle.

L’exposition est également ouverte au public lors des Journées du Patrimoine.

Pour moi, l’Art se fond de plus en plus avec la vie, et la vie se fond de plus en plus avec Dieu ; elle descend toujours plus profond, au fond de moi-même, dans un trou qui n’a pas de fond ; et tout ce que j’ai à exprimer, en Art, est ce corps à corps avec Dieu, cette lutte pour éliminer tout ce qui sépare du cœur à cœur avec Lui. Le vitrail que je fais maintenant porte cette inscription : « Aperi mihi, soror mea… Ouvre-moi, ma sœur, mon amie ». C’est le résumé de la vie chrétienne : Dieu qui veut entrer, et l’âme qui Lui ouvre.

Mère Geneviève, octobre 1952

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https://www.abbayedejouques.org/notre-histoire/mere-genevieve-gallois-moniale-et-artiste/

 

 

Geneviève Gallois (1888-1962)

Geneviève Gallois, connue comme Mère Geneviève Gallois, née à Montbéliard le 22 septembre 1888 et morte à Paris le 19 octobre 1962, est une moniale, artiste peintre, graveur et peintre de vitrail. En religion elle était Mère Geneviève.

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Biographie

Fille d’un sous-préfet anticlérical, Marcelle Gallois est éduquée dans une famille bourgeoise. Elle entre à l’École des beaux-arts de Montpellier, puis à l’École des beaux-arts de Paris et expose en Suisse, en Belgique et, à Paris, au Salon des dessinateurs humoristes car elle est alors d’abord une caricaturiste.

En 1917, après une crise spirituelle, elle entre chez les Bénédictines de la rue Monsieur à Paris

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L’artiste

Au début de sa vie monastique, Geneviève Gallois rejoint l’atelier d’ornements liturgiques. Progressivement elle est autorisée à peindre des gouaches illustrant son quotidien conventuel. Elle est découverte par des patrons de broderies pour une Vie de Jeanne d’Arc. Ce n’est qu’en 1939 qu’elle est admise à prononcer ses vœux définitifs car une partie de la communauté était réticente face à celle qui conserve une forte personnalité et ne répugne pas à peindre des tâches banales comme l’épluchage des légumes ou la vaisselle. En 1942 elle est déchargée de beaucoup de tâches quotidiennes pour se consacrer à l’art alors que la règle bénédictine prône les travaux manuels.

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Progressivement sa réputation s’étend et elle est visitée par des artistes comme Marie Laurencin à la suite de sa série Via Crucis qui comprend 18 eaux-fortes sur les dernières heures du Christ. Ensuite elle se consacre au vitrail, dont des modèles sont conservés à l’église du Petit Appeville près de Dieppe, ou à l’église abbatiale de Vauhallan.

Son livre illustré Vie du Petit Saint Placide a été comparé à une bande dessinée théologique .

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Bibliographie

Alexandre Noël, Mère Geneviève Gallois, bénédictine, peintre, graveur verrier, Bruxelles 1999.

Aubin Hellot et Lizette Lemoine Le Génie et le Voile , film documentaire de 54 min , Les Films Du Large / La Huit Production 2012 http://www.lahuit.com/fr/content/le-genie-le-voile [archive]

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Yves Frémion, « Ma très chère Mère est une pionnière », Les Cahiers de la bande dessinée, no 7,‎ avril-juin 2019, p. 10

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ARCHITECTURE, ART BAROQUE, ART RELIGIEUX, ART SACRE, PEINTURE

L’art baroque

Art baroque

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L’art baroque est un art qui naît en Italie à la fin du xvie siècle. Il se répand rapidement dans les pays catholiques d’Europe et en Amérique centrale et du Sud du fait de la colonisation espagnole et portugaise. L’art baroque est un art du mouvement, qui affectionne les lignes courbes, qui aime les contrastes et les jeux de lumières. C’est un art qui théâtralise. Son but est de charmer, de surprendre et d’émouvoir. À partir de traits communs, il s’est adapté à la sensibilité particulière des pays où il s’est imposé. Ce style s’est opposé à l’art classique.

Le mot baroque provient du mot portugais barroco qui désignait une perle de forme irrégulière dont la surface présentait des verrues. Aujourd’hui, le mot baroque qualifie les choses ou les attitudes inhabituelles, extravagantes ou anormales. Le qualificatif baroque a été appliqué à l’art du xviie siècle et du début du xviiie siècle par les critiques de la deuxième moitié du xviiie siècle période où l’art est devenu plus sobre (art néo-classique). L’art baroque, art du mouvement, de l’exubérance décorative, de l’illusion d’optique, faisant appel à l’imagination, tranchait aussi sur l’art de la période précédente (la Renaissance qui recherchait l’équilibre, la sobriété et la logique rationnelle).

 

Caractéristiques de l’architecture baroque

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La façade baroque du palais Carignan à Turin

Le baroque recherche le mouvement, y compris dans l’architecture. Une façade baroque n’est pas rectiligne, elle peut être ondulée ; on peut également rajouter, aux étages les plus bas, des avancées avec lesquelles jouent des parties en retrait, on profite de l’intervalle ainsi créé pour y loger un balcon (voir le palais perpignon à Turin). Dans les églises, à la rigueur du plan carré ou en croix grecque de la Renaissance, on préfère le plan ovale ou elliptique beaucoup plus souple. Borromini a même l’idée de construire une église au plan en abeille pour plaire à son commanditaire dont les armoiries portaient des abeilles. Pour relier deux étages de largeurs différentes, on utilise des contreforts en forme de grosses volutes enroulées sur elle-mêmes qui sont caractéristiques de l’art baroque (voir l’église de la Salute à Venise). On juxtapose des volumes et des hauteurs différentes qui créent un mouvement d’ensemble du bâtiment (comme le palais du Belvédère à Vienne). Les façades sont animées par une profusion décorative souvent sculptée. Les ouvertures encadrées par des draperies de pierres ont des formes qui juxtaposent carrés ou rectangles avec le cercle ou l’ovale (œil de bœuf). Les frontons triangulaires sont brisés avec la partie haute décalée vers le haut ou manquante ; le fronton peut associer le triangle et l’arc de cercle. Tout ce qui rompt la régularité est mis en œuvre.

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Le baldaquin de Saint-Pierre de Rome, oeuvre du Bernin

Alors qu’à la Renaissance, on recherche l’éclairage uniforme à l’intérieur des édifices, le baroque, lui, joue sur les contrastes qui animent l’espace. Certaines parties fortement éclairées voisinent avec des parties dans la pénombre, ce qui accentue la théâtralité. On y parvient en créant des volumes rentrants et des volumes saillants. La colonne torse, animée d’un mouvement en spirale ascendante, voit le jour, elle va s’imposer partout

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Fresque du plafond de l’église du Gésu à Rome

Murs et plafonds se surchargent de décorations souvent sculptées qui arrivent à masquer l’architecture. Le trompe-l’œil est pratiqué systématiquement, il agrandit l’espace en créant une impression de profondeur infinie (l’exemple le plus spectaculaire en est le plafond de l’église du Gésu à Rome). L’abondance de la décoration doit impressionner le spectateur, l’éblouir, l’étonner à chaque regard et enrichir son imagination, c’est-à-dire le séduire.

Le baroque aime aussi la confusion des genres. La sculpture peut devenir architecture, comme au palais du Belvédère à Vienne où des statues colossales font office de colonnes pour soutenir la voûte. La peinture en trompe-l’œil simule l’architecture en démultipliant les thèmes architecturaux et semble repousser les limites de l’espace.

 

Peinture baroque

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Descente de croix, œuvre du Caravage

La peinture baroque s’est manifestée dans la décoration des murs (freques) et dans le tableau. La fresque baroque a systématiquement employé le trompe-l’oeil. Celui-ci, en donnant de la profondeur, donne l’illusion que le support réel n’existe pas. Tous les sujets sont abordés : mythologie antique, vie des saints catholiques et des souverains. Les personnages ont le plus souvent une attitude en mouvement qui est renforcée par une profusion de vêtements soulevés ou agités par le vent. Les perspectives en contre-bas ou de bas en haut donnent des effets saisissants.

La peinture baroque sur toile découle de l’œuvre du Caravage. Ce dernier renouvelle la peinture qui, à la période précédente (la Renaissance) avait imité la nature. Il utilise des personnages issus des milieux populaires pour remplacer ceux des milieux aristocratiques caractéristiques de la Renaissance. Surtout, il introduit le jeu de lumière dans le tableau. Il renonce à un éclairage uniforme et le remplace par un éclairage par taches qui concentre l’attention sur certains points et laisse d’autres parties dans la pénombre. Ce procédé donne du mouvement et de la dramatisation. En Flandre, Ruben est baroque par le mouvement qu’il donne aux personnages qu’il peint. Ceux-ci ont des attitudes tourmentées qui donnent une composition en courbe de ses œuvres. La couleur éclatante ajoute une richesse décorative. Le néerlandais Rembrandt éclaire une partie assez restreinte du tableau, le reste étant dans l’ombre. Ce contraste fait de lui un des plus grands maîtres du Baroque. Sa mal nommée Ronde de nuit témoigne aussi du goût des Néerlandais pour les portraits de groupe (qui ont fait la renommée deFrans Hals)  et ses nombreux autoportraits montrent une recherche de la vérité psychologique.

 

L’extase de Sainte Thérèse d’Avila, œuvre du Bernin

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Sculpture baroque

La sculpture baroque est employée pour compléter l’architecture. Le Baroque utilise beaucoup les files de statues installées en haut des bâtiments, souvent sur une balustrade cachant les toits ou sur les rambardes des ponts (ainsi le pont Saint-Ange à Rome), ou la colonnade du Bernin sur la place Saint-Pierre à Rome et même à Versailles. La sculpture peut aussi être intégrée à l’architecture, comme statues de cariatides ou d’atlantes qui font office de colonnes soutenant le plafond des salles au palais du Belvédère à Vienne. La sculpture est aussi décorative pour souligner des ouvertures, des arcs et des tentures de pierre, des angelots joufflus sont utilisés à profusion. Les statues isolées expriment le mouvement arrêté en plein essor, un équilibre instable. Les corps tendus par l’effort sont enveloppés par des vêtements gonflés par l’air en mouvement pour accentuer l’effet.

 

 

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Laurent Vallon, architecte aixois

 

Laurent Vallon (1652-1724)

 

Laurent II Vallon est un architecte exerçant en Provence et principalement à Aix-en-Provence, né à Aix-en-Provence le 10 mars 1652, et mort dans la même ville le 24 juillet 1724 (à 72 ans). Il est l’auteur de nombreux édifices publics ou privés d’Aix.

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Biographie

 

Laurent I Vallon

Laurent II est le fils de Laurent I Vallon, né à Mane vers 1610. Il arrive à Aix-en-Provence en 1627 et entre en apprentissage chez deux maîtres-maçons : Jacques et Jean Drusian1. Il s’est marié le 26 septembre 1633 avec Catherine Jaubert, fille de Jean Jaubert, maître maçon d’Aix, dont il a deux fils : Jean Vallon, tailleur de pierre et architecte, et Laurent II Vallon, architecte de la ville d’Aix et de la Province. Il a d’abord été associé à son beau-père Jean Jaubert, puis à son beau-frère, Jean Jaubert, avec qui il réalise quantité de monuments dans la ville d’Aix, comme l’église de la Madeleine.

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Il meurt à Aix-en-Provence le 8 mai 1697.

 

Jean Vallon

Jean Vallon est le fils aîné de Laurent I Vallon. Il est né à Aix-en-Provence le 19 novembre 1645. Il s’est marié le 16 décembre 1664 avec Marguerite Laurent dont il a eu un fils, Laurent (1666-1742) qui a été tailleur de pierre.

Il a travaillé avec son père et avec son frère cadet.

Il est mort à Aix-en-Provence le 7 décembre 1723 (à 78 ans).

 

Laurent II Vallon

Il a travaillé avec son père dès 1670 et avec son frère aîné.

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ARCABAS (1926-2018), ART SACRE, ARTISTES FRANÇAIS, JEAN-MARIE PIROT (1926-2018)

Arcabas (1926-2018)

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Jean-Marie Pirot, connu sous le nom d’artiste d’Arcabas, né le 26 décembre 1926 à Trémery (Lorraine) et mort le 23 août 2018. à Saint-Pierre de Chartreuse était un peintre et sculpteur francais.  Il était reconnu en France et à l’étranger pour ses œuvres d’art sacré contemporain.

 

Biographie

Fils d’instituteur, Jean-Marie Pirot devenu plus tard Arcabas, naît le 26 décembre 1926 à Trémery (Moselle). Arcabas passe son enfance à Metz. La première grande déchirure de sa vie est la Seconde Guerre mondiale. Comme tant d’autres Malgré nous en Moselle annexée, Jean-Marie Pirot est incorporé de force dans l’armée allemande, et voit le sang couler à 17 ans.

Formé à l’Ecole nationale supérieure des Beaux arts de Paris, où il est admis définitivement le 9 juin 1945 à l’Atelier de Nicolas Untersteller (1900-1967) qui deviendra directeur de l’école en 1948. Il y a pour condisciples : Ernest Risse peintre verrier, Hubert Villaret, Geneviève Laurent, Henriette Lambert et d’autres de l’Atelier de Jean Dupas, dont le peintre fresquiste Geoffroy Dauvergne. Il se tourne vers l’enseignement à l’Ecole des beaux-arts de Grenoble :; ce sont ses étudiants qui lui donnent son surnom.

À partir de 1953, il se fait connaître à travers une œuvre monumentale réalisée en plusieurs étapes pendant plus de 30 ans : l’ensemble d’art sacré de l’église Saint-Hugues-de-Chartreuse à Saint-Pierre-de-Chartreuse dans le massif du même nom, commencée en 1951 et terminée en 1986. L’église Saint-Hugues est devenue musée départemental d’art sacré en octobre 1984, lors de la donation de cette œuvre par l’artiste au Conseil général de l’Isère.

Jean-Marie Pirot est professeur titulaire, chef d’atelier de peinture à l’École des Beaux Arts de Grenoble de 1950 à 1969.. Il expose à la première Biennale de Paris en 1959. De 1961 à 1972, il crée les décors et les costumes de : La Danse de la mort d’August Strindberg ; Le Journal d’un curé de campagne de Bernanos, Les Justes d’Albert Camus, L’histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky à l’Opéra du centre national des arts du Canada. Puis, de 1969 à 1972, il est « artiste invité » par le Conseil national des arts du Canada,   et professeur titulaire à l’université d’Ottawa, , où il crée et dirige « l’atelier collectif expérimental ». De retour en France, il fonde un atelier d’arts plastiques « Éloge de la Main » à l’université des sciences sociales de Grenoble.

Il a reçu depuis des commandes du gouvernement français, de collectivités locales ou de communautés religieuses.

En 1994, il réalise, à la Cathédrale Saint-Pierre de Rennes, l’autel de célébration, le mobilier liturgique, l ambon, et la cathèdre, clipeata. Cette œuvre fut consacrée par Monseigneur Jacques Jullien, archevêque de Rennes, en 1995

Il a réalisé le mobilier liturgique de la chapelle où est inhumé Robert Schuman à Scy-Chazelles en Moselle.. Il s’agit de l’œuvre la plus importante réalisée par l’artiste dans son département d’origine.

Cependant, dauphinois de cœur, l’artiste est très présent dans différentes collections privées ou publiques en Rhône-Alpes :  préfecture de Grenoble (fresque et toile), basilique de la Salette (peintures et vitraux), église œcuménique de Chamrousse (mur de lumière, tabernacle et toile), église de Pontcharra (retable), églises de Moirans, du Sappey, de l’Alpe d’Huez (vitraux de l’Eglise de Notre-Dame-des-Neiges de l’Alpe-d’Huez Mais aussi ailleurs en France (mobilier liturgique pour la cathédrale de Saint-Malo ; mosaïques de l’école de Ferette en Alsace) ainsi qu’à l’étranger : à Bruxelles, Francfort, Berlin, Ottawa (Musée des Beaux Arts), au Panama, au Japon, au Mexique et aux Etats-Unis. En 2008 il fut chargé de l’aménagement complet (peintures, sculptures, vitraux, céramique du sol, mobilier liturgique, chasubles) de la Chapelle de la communauté de Piturello à Torre de Roveri à Bergame (Italie) en  Chapelle de la Peta, à Costa Serina : vitraux, toile, mobilier liturgique. En 2012 il est pressenti pour créer les vitraux de la basilique du Sacré-Cœur de Grenoble   en cours de rénovation : 24 vitraux (de 13 m² chacun) sur le thème de la Création. En mars 2016, les vitraux monumentaux sont inaugurés dans la basilique.

Arcabas a par ailleurs fait de nombreuses expositions, à Paris, Berlin, Bruxelles, Luxembourg, Ottawa, Bergame, Francfort, Lyon, Grenoble, Marseille ou Strasbourg.

Depuis 1986, Jean-Marie Pirot vivait et travaillait à Saint-Pierre de Chartreuse en Isère   où il est décédé le 23 août 2018.

 

Caractéristiques de l’œuvre

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Arcabas a exercé différentes formes d’expression plastique telles que la gravure, la sculpture, le vitrail, la tapisserie, la verrerie, l’ébénisterie et la mosaïque.Il a également créé des décors et costumes de théâtre. La peinture reste cependant son moyen d’expression privilégié.

Son travail, qui s’inspire des paraboles et récits de la Bible, se présente souvent de manière linéaire et narrative : généralement sous forme de fresques, de cycles de tableaux et de polyptiques complétés par des prédelles.. C’est le cas de ses polyptyques L’Enfance du Christ(onze panneaux à l’huile exécutés entre 1995 et 1997) ou Passion/Résurrection. Arcabas réintroduit généralement une part de profane dans le traitement de sujets sacrés : éléments et figures de la vie quotidienne actuelle, allusions à des thèmes d’actualité ou à une universalité qui dépasse largement les cadres bibliques.

L’usage de la couleur doit également être remarqué : les toiles de l’artiste se caractérisent par leur intense chromatisme, et par l’application de feuilles d’or, qui font de son travail une véritable œuvre sacrée.

 

Symbolique utilisée

Les anges protecteurs et la violence de la vie sont les deux grands thèmes qu’aborde son œuvre1. Les symboles  sont omniprésents dans le travail du peintre, jusqu’à composer exclusivement certains petits tableaux, ce qui leur confère une dimension abstraite. Parmi les symboles utilisés, nous pouvons évoquer une petite croix trapue comme le signe +, généralement réalisée à l’aide de la feuille d’or. Ainsi, la croix devient un signe de vie, d’une grande richesse. À plusieurs reprises, l’artiste utilise également un « x » mais ne donne pour explication qu’une inspiration abstraite.

 

Ouvrages

Arcabas, N.D. de la Salette, Arcabas et Patrick Laudet. Le Cerf, 2006

Arcabas, Passion Résurrection, Arcabas et Fabrice Hadjad. Le  Cerf, 2004

Arcabas, L’Enfance du Christ, Arcabas et Jean Bastaire. Le Cerf, 2002

Arcabas et les pèlerins d’Emmaüs, Arcabas et François Boespflug. Le Cerf, 1995

Arcabas, Saint-Hugues-de-Chartreuse, Arcabas, François Boespflug et Helmut Nils Loose, Cerf, 1988

 

Bibliographie

Les pèlerins d’Emmaüs dans l’œuvre d’Arcabas et dans l’histoire de l’art, François Boespflug, Éditions Scriptoria, Éditions du Tricorne, 2011

Arcabas, ou la recherche infinie de la Beauté, Manuelle-Anne Renault-Langlois, Éditions Scriptoria, 2012

Arcabas, scènes de vie, Manuelle-Anne Renault-Langlois, Éditions Scriptoria, 2013

Arcabas, peintures, Régis Ladous, Bernard Berthod. CLD éditions, 2013

Arcabas, réalisations monumentales, Éditions Scriptoria, 2015

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Source : Wikipédia