EGLISE - CHAPELLE, EGLISE CATHOLIQUE, ART SACRE, EGLISES, ARCHITECTURE, ART RELIGIEUX, ART ET SPIRITUALITE, VISITER UNE EGLISE, LEXIQUE ET PLAN D'UNE EGLISE

Visiter une église

Lexique et plan d’une église

PLAN D-UNE EGLISE

LEXIQUE 

I–L’église est un édifice catholique en forme de croix latine orientée, c’est-à-dire disposée en direction de l’orient, symbole du jour qui se lève et de la Résurrection.

La CROIX  dont l’église prend la forme est le symbole chrétien de la rédemption. La liturgie tout entière repose sur le mystère de la Croix et de la Résurrection.

Les différentes parties de l’édifice sont ainsi définies :

1-       Le PARVIS : lieu de rencontre à l’extérieur  devant

la façade de l’église ou de la chapelle devient NARTHEX lorsqu’il se situe à l’intérieur dans le prolongement de la nef.

2-  La PORTE de l’église est l’ouverture aménagée dans la façade ou les murs latéraux  pour permettre l’accès au sanctuaire.

Lorsqu’elle est grande, ébrasée et ornée, on parle de PORTAIL

3-   La NEF : du latin navis, le vaisseau, par analogie de forme est la partie comprise entre le portail et le chœur dans le sens longitudinal où se rassemblent les fidèles.

Le terme de vaisseau est aussi le symbole de la barque de l’Eglise gouvernée par Pierre et par ses successeurs.

4-       Le TRANSEPT est une nef transversale qui coupe la nef principale en lui donnant la forme d’une croix.

5-       Le CHŒUR  est la partie de l’église  qui précède  le maître-autel. Elle était  ainsi appelée parce que dans l’usage liturgique le « chœur » (du grec choros qui signifie cercle de chanteurs) abritait  la « chorale » qui chante les louanges de Dieu. Aujourd’hui cette vocation ne concerne plus que le chœur des abbayes ou des cathédrales où les chanteurs occupent les stalles  édifiées à cet effet. La chorale actuelle se tient dans le transept ou dans une tribune au-dessus de la nef.

6-       Le CHEVET mot dérivé de l’ancien français, chef, la tête, est la partie de l’église qui se trouve à la tête de la nef, derrière le chœur. Lorsque cette partie est arrondie en hémicycle on parle d’ABSIDE.

II–Le service du culte ou liturgie est célébré en plusieurs endroits :

7-    L’AUTEL  est le haut-lieu  (du lat.altus, élevé) où le culte est célébré. Point central de l’église où les chrétiens font mémoire de la Cène, dernier repas du Christ avec ses disciples où il institua l’Eucharistie.

8-   L’AMBON est le lieu de la proclamation de la Parole de Dieu. Situé sur le côté, un peu en avant de l’autel, c’est un emplacement surélevé qui a remplacé la chaire, où désormais se fait aussi l’homélie qui suit l’Evangile.

9-   La CHAIRE, en bois ou en pierre, est la tribune élevée au milieu de la nef qui était le lieu de la prédication.

10-   Le TABERNACLE, du latin tabernaculum, tente, est une petite armoire verrouillée  où l’on conserve les hosties consacrées lors de l’eucharistie et destinées à être portées aux malades. Sa présence est signifiée aux fidèles par une lampe toujours allumée.

La LAMPE est le symbole de la présence du Christ lumière du monde. Cette lumière est aussi présente sur l’autel où les bougies sont allumées lors de la célébration de la messe. Elle est particulièrement sensible dans l’art des vitraux qui la font pénétrer dans le sanctuaire.

11-   Les FONTS BAPTISMAUX, du latin fons, source,  fontaine,  désignent la vasque  qui reçoit l’eau baptismale, signe de la vie nouvelle conférée au nouveau baptisé.

 Pour cette raison, les fonts sont placés auprès de l’entrée de l’église  pour qu’il puisse ainsi  être introduit dans la maison de Dieu. Parfois, depuis le Concile, ils se trouvent proches de l’autel où le baptême a lieu après que le futur baptisé ait été accueilli dans l’assemblée.

12-   Le  BENITIER est la vasque située à la porte de  l’église, destiné à contenir l’eau bénite à l’usage des fidèles.

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Quelques termes sur l’architecture et le mobilier d’église

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L’architecture

Abat-Son : lame de bois ou de métal disposée dans les ouvertures du clocher destinées à orienter vers le sol le son des cloches.

 Abside : extrémité ou « tête » de l’église, son plan est le plus souvent semi-circulaire mais peut-être polygonal ou plat. Du mot grec « apsis » (Voute)

 Absidioles : petites absides, servant de chapelles, situées à l’extrémité des bas-côtés (église romane) ou autour l’abside centrale (église gothique).

 Acanthe : plante méditerranéenne proche du chardon, utilisée pour le décor les chapiteaux mais aussi des frises ou tout autre surface sculptée dans les édifices religieux.

 Arc-boutant : Contrefort en forme d’arc qui sur le flan des églises gothiques, empêche l’écartement des murs sous le poids de la voûte. L’arc-boutant est une invention romaine dont la première utilisation dans les églises de France fait suite à l’effondrement de la voûte de Cluny.

 Arc d’ogive : Arc tendu diagonalement pour renforcer les arêtes d’une voûte.

 Archivolte : Ensemble de voussures encadrant une fenêtre ou un portail.

 Armarium : Niche creusée dans le mur du cloître dans laquelle sont rangés les livres du monastère, destinés à l’éducation des moines. Quand le nombre de livres à augmenté, une pièce spécifique leur a été consacrée.

 Baldaquin : Voir Ciborium

 Baptistère : Édifice, lieu où est administré le baptême, il est généralement à extérieur de l’église comme dans les édifices du haut Moyen-Age. Ce qui est différent des « fonts baptismaux », cuve contenant l’eau bénite utilisée pour le baptême, qui sont situés soit dans le baptistère, soit dans l’église dans une pièce dénommée « chapelle des fonts ».

 Bas-côtés : espaces de circulation situés de chaque côté de la nef. Ils sont séparés de la nef par des grandes arcades qui portent colonnes ou piliers. La voûte des bas côtés est moins élevée que la nef principale.

 Bretèche : Petite construction en surplomb au-dessus d’une porte constituée d’une ouverture permettant de lancer des projectiles à la verticale de l’ennemi (au moyen âge). Par extension abri en bois ou en pierre pour protéger les cloches dans certaines régions (Périgord et Aquitaine).

 Campanile : qui signifie clocher en italien est une structure en fer forgé qui coiffe un toit en général plat. On les trouve souvent dans les régions « venteuses » (Provence par exemple).

 Chapelle : Elles sont dites rayonnantes lorsqu’elles sont autour du déambulatoire. Lorsque ces chapelles communiquent entre elles on parle de « couronne de chapelles jointives ».

Elle est dite axiale lorsqu’elle est située dans l’axe de la nef sur le déambulatoire.

 

Chapiteau : Élément élargi formant le sommet d’un pilier ou d’une colonne. Il comporte en principe, de bas en haut: l’Astragale, disque surmontant le fût de la colonne; la Corbeille, volume dont les divers faces se prêtent à recevoir la décoration; le Tailloir, élément assurant la la liaison entre corbeille et partie soutenue par la colonne.

 Chevet : nom donné au fond de l’église. Il peut être plat, en abside (demi-circulaire) , pans coupés.

 Chœur : le terme désigne l’espace situé au-delà de la nef ou des transepts et réservé au clergé, qui officie autour du maître-autel.

 Ciborium : Petite construction édifiée en forme de baldaquin à colonnes élevées au-dessus de l’autel d’une église, de la cuve baptismale ou parfois d’un tabernacle (armoire où est déposé le ciboire). Aujourd’hui on utilise surtout le terme baldaquin.

 Claveau : pierre taillée en trapèze, qui placé conjointement àune autre de même forme permet d’édifier arcs et voussures.

 Clocher : élément architectural d’une église, généralement en forme de tour plus ou moins élevée, qui héberge une ou plusieurs cloches.

 Clocher-Porche : clocher dont le rez-de-chaussée sert d’entrée dans une église.

 Colonne : support architectural dont la section est circulaire par opposition au pilier de section quadrangulaire.

 Coupole : voûte dont la forme globale est celle d’une demi-sphère. On la désigne, vue de l’extérieur par le nom de dôme.

Croisée du transept : espace déterminé par l’intersection entre le vaisseau principal de la nef et le transept.

 Croisée d’ogives : Armature d’une voûte formée de deux ou trois arcs d’ogives se croisant. (Caractéristique de l’art gothique.)

 Croix : Elle est dite grecque lorsque les branches sont égales.

Elle est dite latine lorsque l’une des branches est plus longue que les trois autres.

 Crypte : salle souterraine abritant la sépulture d’un saint ou des reliques vénérées par des pèlerins. Le plus souvent elle est située sous le chœur.

Plan d’une église en élévation

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Cul-de-four : Voûte couvrant les absides et absidioles formée d’un quart de sphère rappelant la forme du four à pain.

 Culot : Ornement architectural à demi engagé dans un mur, parfois doté d’une fonction de support d’un arc ou d’une base de colonne et généralement décoré de sculpture.

 Déambulatoire : espace de circulation tournant autour du chœur permettant aux pèlerins de se déplacer. Le déambulatoire peut déboucher sur des chapelles rayonnantes.

 Dôme : Coupole à base circulaire ou polygonale.

 Fronton : ornement architectural triangulaire ou en forme de segment de cercle, au-dessus d’un portail ou d’une façade (art classique).

 Galonnière : porche donnant accès à l’intérieur de l’église, servant autrefois aux funérailles des pauvres. Élément assez typique de certaines églises beaujolaises.

 Gargouille : pierre saillante et sculptée destinée à déverser l’eau de pluie loin des murs. Représente souvent des animaux fantastiques ou des monstres. Leurs gueules crachant l’eau de pluie.

 Jubé : tribune ou clôture de pierre ou de bois séparant le chœur de la nef. Il remplaçait la poutre de gloire dans les grandes églises. Il est composé de trois éléments : la tribune (le jubé proprement dit), la clôture et le groupe sculpté de la crucifixion. Il servait à la lecture de l’épître et de l’évangile depuis la tribune. La clôture a pour fonction d’isoler le chœur qui est réservé aux clercs et aux seigneurs ; des fidèles.

 Lanternon ou lanterneau : Partie supérieure d’un dôme ou d’une coupole en forme de Lanterne.

 Linteau : Élément architectural de pierre ou de bois qui sert à soutenir les matériaux d’une baie, d’une porte, d’une fenêtre. Le linteau peut servir notamment de base au tympan au-dessus du portail.

 Narthex : autrefois les catéchumènes (personnes adultes demandant le baptême) se tenaient à cet endroit pendant les offices jusqu’à la nuit de Pâques où ils étaient baptisés.

 Nef : espace principal d’accueil des fidèles qui forme un vaisseau qui s’étend entre le portail et le chœur.

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Plan d’une église romane

 Parvis : espace extérieur située devant l’entrée principale qui est souvent un lien d’échange, de rencontre et de rassemblement

Piscine liturgique : Elle servait pendant la messe à déposer et vider les burettes. C’est donc un équipement lié au rituel de purification. Inclus généralement dans l’épaisseur d’un mur intérieur, non loin du chœur, cette piscine n’est en général pas taillé dans une seule pierre, mais trouve sa place dans l’agencement de la maçonnerie, en creux comme une niche. Elle peut être plus ou moins richement sculpté.

 Porche : construction élevée devant le portail d’une église, en bois ou en pierre

Poutre de gloire ou Tref : Elle porte le Christ en croix, la Vierge, Saint-Jean, et parfois d’autres personnages du calvaire

 Pyramidion : Petite pyramide servant au couronnement des obélisques et des pyramides d’Egypte. Par extension petite pyramide servant au couronnement sur un édifice tel une église ou une villa.

 Sacraire : Petite pièce voûtée, située près du chœur des églises, où l’on renfermait les vases sacrés. Dans un grand nombre d’églises, la sacristie servait de sacraire.

 Sacristie : annexe de l’église où sont déposés les vêtements sacerdotaux, les vases sacrés, etc.

 Supports : comme leurs noms l’indiquent, ils sont destinés à porter une voûte, un arc. De deux sortes : la colonne, support de section circulaire ou polygonale ; le pilier ou pile , support de section carrée ou cruciforme.

 Travée : division transversale d’un vaisseau comprise en deux piliers ou piles.

 Transept : vaisseau central qui coupe la nef à la hauteur du chœur. Cet élément d’architecture donne à l’église son plan en croix. L’intersection de ces deux vaisseaux forme la croisée du transept. Le transept n’existe pas toujours.

 Tribune : Galerie haute et large courant au dessus des bas-côtés.

 Triforium : A l’intérieur d’une église, galerie haute donnant sur la nef. Une galerie non couverte est une Coursière.

 Tympan : partie supérieure d’un porche, souvent sculptée, soutenue par un linteau horizontal.

 Voussures : partie cintrée qui encadre le portail de l’église. Les voussures sont souvent couvertes de sculptures.

Termes d’archéologie

 

Arcatures

Suite de bandes verticales, semblables à des pilastres, mais de très faible saillie, répétées à intervalles réguliers. Ces arcades ont presque toujours été élevées dans un but décoratif. On parle d’une arcature aveugle lorsqu’elle « colle » au mur contre lequel elle est construite.

 Bandes lombardes

À l’origine, les bandes lombardes eurent un rôle de raidissement du mur mais sont devenues par la suite un élément de décoration. Ce mode de décoration en arcatures rythme les murs de clochers ou églises. C’est un élément d’architecture caractéristique de l’époque romane. Ces arcatures portent souvent le nom d’arcatures lombardes car l’on a pensé que cette technique de construction, que l’on retrouve sur beaucoup d’églises romanes du sud, est venue des maçons lombards. Il semble que des travaux récents remettent en cause cette origine lombarde. Elles sont reliés à leur sommet par une frise d’arcatures en plein-cintre.

 Boudin

Nervure semi-cylindrique en fort relief.

 Crédence

Petite table supportée par un cul-de-lampe, une console, une figure ou tout autre ornement, et qu’on place dans une église près de l’autel pour recevoir les burettes, encensoir, etc.

 Enfeu

L’enfeu est une case hors-sol dans laquelle on place les cercueils plutôt que de les inhumer en pleine terre comme c’est le cas dans une tombe ou un caveau. On les trouve dans certains cimetières du sud de la France ou bien dans les murs de certains édifices religieux anciens où reposaient les nobles ou religieux.

 Géminé(e)

Se dit de parties qui sont disposées ou unies deux à deux :

Arcs géminés.

Colonnes géminées : colonnes groupées deux à deux, mais avec quelque intervalle.

Fenêtres géminées : fenêtres groupées par deux sans être directement en contact ; séparées par une colonne par exemple.

Litre ou litre funéraire

Bande peinte en noir, portant les armoiries des seigneurs et faisant le tour d’une chapelle. La litre était placée d’autant plus haut que la noblesse du seigneur était plus grande.

 Gloire

Auréole entourant un personnage.

 Mandorle

Gloire en forme d’amande, de l’italien mandorla qui signifie amande.

 Meneau

Traverse de pierre compartimentant une baie ou une lucarne.

 Modillon ou corbeau

Petit bloc de pierre, généralement sculpté semblant soutenir une corniche.

 Oculus

Baie de forme circulaire.

 Phylactère

Banderole portant une inscription.

 Pilastre

Pilier plat engagé dans un mur sur lequel il forme saillie.

 Tierceron

Arc qui naît des angles dans une voûte ogivale.

Motif ornemental

 

Rinceau : Motif sculpté ornemental constitué d’éléments végétaux.

 Tétramorphe : Ensemble des quatre figure d’homme (l’homme, le lion, le taureau et l’aigle) symbolisant les évangélistes (Matthieu, Marc, Luc et Jean).

 Monogramme : Chrisme : Le chrisme superpose les lettres grecques X (khi) et ϱ (rhô), les deux premières lettres du mot Christ. Aux branches du X sont souvent accrochées les lettres α (alpha) et ω (oméga) pour signifier que le Christ est au principe et au terme de la création.

IHS : Le monogramme IHS (parfois JHS) est une abréviation et une translittération imparfaite du nom de « Jésus » en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S

Vitraux :  Rosace : grande baie circulaire ornée de vitraux qui s’ouvre sur la façade d’une église ou aux extrémités du transept.

Vitraux : illustrent les épisodes de la bible (ancien et nouveau testament) et de la vie des saints.

 

Mobilier

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 Ambon :Lieu surélevé d’où est lue la Bible pendant l’office. L’ambon a au cours du temps pris la forme d’un lutrin.

Antependium :Élément décoratif ornant le devant de l’autel, en métal, pierre sculptée, bois peint ou tissu brodé.

 Autel :Situé au centre de l’édifice, c’est l’objet le plus saint de l’église. Il rappelle à la fois la prière du sacrifice et la table de la Cène (dernier repas de Jésus avec ses disciples).

 Bénitier : Vasque parfois en forme de coquille contenant l’eau bénite avec laquelle les chrétiens tracent sur eux le signe de croix en entrant dans l’église.

 Cathèdre : Siège, trône de l’évêque, dont l’église est dite cathédrale.

 Chaire : Située au milieu ou en haut de la nef, surélevée grâce à un escalier, elle permet au prêtre de faire entendre son homélie aux fidèles. La chaire est constituée de la cuve (place du prédicateur) et parfois d’un dossier reliant la cuve à la partie supérieure appelée « porte-voix ».

 Châsse : Reliquaire, grand coffre en forme de sarcophage, généralement en métal avec un couvercle à deux pentes, dans lequel est conservé la dépouille d’un saint ou d’une sainte.

 Confessionnal : Lieu où le fidèle reçoit le sacrement de pénitence.

 Fonts baptismaux : Cuve destinée à recevoir l’eau utilisée lors du sacrement du baptême.

 Gisant :Statue ornant un tombeau et représentant le décédé, allongé, le plus souvent les mains jointes.

 Godron : Un godron est un motif d’ornementation en forme de moulure creuse ou saillante, ou de cannelure en relief, de forme ovoïde, servant à décorer la panse rebondie d’un vase, d’une cuve de fonts baptismaux.

 Lutrin : Pupitre destiné à recevoir le livre de la parole de Dieu qui est lu au cours de toute célébration.

 Pierre tombale ou plate-tombe : Monument funéraire à l’intérieur d’un édifice, constitué d’une dalle en pierre encastrée au sol ou légèrement surélevée, généralement gravée.

 Retable : Décor vertical entourant l’ancien maître-autel situé au fond de l’église.

 Statues :Représentent les saints honorés par l’Église en raison de la qualité religieuse de leur vie. Elles sont souvent fleuries en raison d’une dévotion particulière (patron de la paroisse, légende locale, saint guérisseur, etc.). Durant la période gothique, le statuaire devient un art en soi et demeure, jusqu’au XVe siècle, une expression de l’art local, avec comme principal sujet la Vierge à l’Enfant, ainsi que quelques Christs aux liens (Colomby, Quettehou, Saint-Sauveur-le-Vicomte).

 Table de communion : La table de communion (quand elle existe encore) est le lieu entre le chœur et les fidèles où on se met à genoux pour recevoir la sainte communion.

 Tabernacle : Petite armoire située dans le chœur, fermant à clé où sont conservées les hosties consacrées. Il est souvent situé au centre du retable.

 Orgues

 Accouplement : procédé par lequel l’organiste peut faire jouer simultanément plusieurs claviers.

 Boîte expressive : grand caisson dans lequel sont installés l’ensemble des tuyaux des jeux d’un clavier

 Buffet : les parties de l’instrument extérieures de menuiserie qui contiennent tous les mécanismes et tuyaux de l’instrument.

 Chamade : jeu dont les tuyaux sont postés horizontalement, très souvent en façade de l’orgue.

 Console : c’est l’endroit depuis lequel l’organiste commande tout l’instrument.

 Jalousies : persiennes pivotantes qui assurent l’ouverture et la fermeture de la boîte expressive.

 Jeu : timbre ou différentes sonorités de l’orgue. A chaque jeu correspond une série de tuyau pour tout le clavier.

 Marche : c’est le nom donné aux touches du clavier de pédale.

 Sommier : réservoir à air sur lesquels sont posés les tuyaux.

 Soufflerie :ensemble des appareils fournissant l’air.

 Tirasse : procédé par lequel l’organiste peut utiliser les jeux d’un clavier en jouant sur le pédalier.

  Tuyau : ce sont les tuyaux soit à bouche, soit à anche, qui produisent le son de l’orgue.

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ABBAYE NOTRE-DAME DE LA FIDELITE DE JOUQUES, ART RELIGIEUX, ART SACRE, ARTISTES FRANÇAIS, ARTS, GENEVIEVE GALLOIS (1888-1962), MERE GENEVIEVE GALLOIS (1888-1962)

Geneviève Gallois, moniale et artiste

 LE GÉNIE ET LE VOILE :

UN DOCUMENTAIRE SUR MERE GENEVIEVE GALLOIS

 

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L’œuvre à la fois réaliste et surnaturelle de cette « moniale inspirée » est sans doute une des aventures mystiques les plus passionnantes du XXe siècle.

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Artiste aux multiples facettes, extraordinairement douée, Geneviève Gallois quitte son registre satirique lorsque, convertie, elle entre chez les bénédictines en 1917.

Tout est fort en elle, sa foi, son trait, son langage, son art.

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Geneviève Gallois, connue comme Mère Geneviève Gallois, née à Montbéliard le 22 septembre 1888 et morte à Paris le 19 octobre 1962, est une moniale, artiste peintre, graveur et peintre de vitrail.

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Source : site de la Paroisse de Martigues

 

MÈRE GENEVIÈVE GALLOIS, MONIALE ET ARTISTE

Notre famille monastique est marquée par le souvenir, l’œuvre et la spiritualité de Mère Geneviève Gallois (1888-1962), moniale et artiste de génie.
Lorsqu’elle entre au monastère de la Rue Monsieur en 1917, alors qu’une carrière artistique brillante s’ouvre à elle, sœur Geneviève fait, avec le don d’elle-même, le sacrifice de son art. Son caractère intransigeant et son sens aigu de l’absolu de Dieu ne la portent pas aux demi-mesures !
Vingt ans plus tard, elle est remarquée par un amateur d’art, le docteur Paul Alexandre. Elle donne alors une inimitable série de dessins sur la vie monastique, ainsi que des eaux fortes et des vitraux.
Elle écrit beaucoup, et note ici ou là ses réflexions sur la vie monastique, dans un style aussi vigoureux que celui de ses dessins.
A Jouques, comme à Limon, une exposition permanente offre aux visiteurs la possibilité de parcourir l’itinéraire artistique de Mère Geneviève, depuis ses huiles de jeunesse jusqu’aux maquettes des vitraux.

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Il est possible de visiter l ‘exposition des tableaux et dessins de Mère Geneviève Gallois sur rendez-vous, en nous contactant trois jours à l’avance au 04 42 57 80 17 ou par mail à l’adresse suivante : contact@abbayedejouques.org. Une moniale vous fera découvrir cette oeuvre exceptionnelle.

L’exposition est également ouverte au public lors des Journées du Patrimoine.

Pour moi, l’Art se fond de plus en plus avec la vie, et la vie se fond de plus en plus avec Dieu ; elle descend toujours plus profond, au fond de moi-même, dans un trou qui n’a pas de fond ; et tout ce que j’ai à exprimer, en Art, est ce corps à corps avec Dieu, cette lutte pour éliminer tout ce qui sépare du cœur à cœur avec Lui. Le vitrail que je fais maintenant porte cette inscription : « Aperi mihi, soror mea… Ouvre-moi, ma sœur, mon amie ». C’est le résumé de la vie chrétienne : Dieu qui veut entrer, et l’âme qui Lui ouvre.

Mère Geneviève, octobre 1952

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https://www.abbayedejouques.org/notre-histoire/mere-genevieve-gallois-moniale-et-artiste/

 

 

Geneviève Gallois (1888-1962)

Geneviève Gallois, connue comme Mère Geneviève Gallois, née à Montbéliard le 22 septembre 1888 et morte à Paris le 19 octobre 1962, est une moniale, artiste peintre, graveur et peintre de vitrail. En religion elle était Mère Geneviève.

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Biographie

Fille d’un sous-préfet anticlérical, Marcelle Gallois est éduquée dans une famille bourgeoise. Elle entre à l’École des beaux-arts de Montpellier, puis à l’École des beaux-arts de Paris et expose en Suisse, en Belgique et, à Paris, au Salon des dessinateurs humoristes car elle est alors d’abord une caricaturiste.

En 1917, après une crise spirituelle, elle entre chez les Bénédictines de la rue Monsieur à Paris

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L’artiste

Au début de sa vie monastique, Geneviève Gallois rejoint l’atelier d’ornements liturgiques. Progressivement elle est autorisée à peindre des gouaches illustrant son quotidien conventuel. Elle est découverte par des patrons de broderies pour une Vie de Jeanne d’Arc. Ce n’est qu’en 1939 qu’elle est admise à prononcer ses vœux définitifs car une partie de la communauté était réticente face à celle qui conserve une forte personnalité et ne répugne pas à peindre des tâches banales comme l’épluchage des légumes ou la vaisselle. En 1942 elle est déchargée de beaucoup de tâches quotidiennes pour se consacrer à l’art alors que la règle bénédictine prône les travaux manuels.

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Progressivement sa réputation s’étend et elle est visitée par des artistes comme Marie Laurencin à la suite de sa série Via Crucis qui comprend 18 eaux-fortes sur les dernières heures du Christ. Ensuite elle se consacre au vitrail, dont des modèles sont conservés à l’église du Petit Appeville près de Dieppe, ou à l’église abbatiale de Vauhallan.

Son livre illustré Vie du Petit Saint Placide a été comparé à une bande dessinée théologique .

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Bibliographie

Alexandre Noël, Mère Geneviève Gallois, bénédictine, peintre, graveur verrier, Bruxelles 1999.

Aubin Hellot et Lizette Lemoine Le Génie et le Voile , film documentaire de 54 min , Les Films Du Large / La Huit Production 2012 http://www.lahuit.com/fr/content/le-genie-le-voile [archive]

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Yves Frémion, « Ma très chère Mère est une pionnière », Les Cahiers de la bande dessinée, no 7,‎ avril-juin 2019, p. 10

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ARCHITECTURE, ART BAROQUE, ART RELIGIEUX, ART SACRE, PEINTURE

L’art baroque

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L’art baroque est un art qui naît en Italie à la fin du xvie siècle. Il se répand rapidement dans les pays catholiques d’Europe et en Amérique centrale et du Sud du fait de la colonisation espagnole et portugaise. L’art baroque est un art du mouvement, qui affectionne les lignes courbes, qui aime les contrastes et les jeux de lumières. C’est un art qui théâtralise. Son but est de charmer, de surprendre et d’émouvoir. À partir de traits communs, il s’est adapté à la sensibilité particulière des pays où il s’est imposé. Ce style s’est opposé à l’art classique.

Le mot baroque provient du mot portugais barroco qui désignait une perle de forme irrégulière dont la surface présentait des verrues. Aujourd’hui, le mot baroque qualifie les choses ou les attitudes inhabituelles, extravagantes ou anormales. Le qualificatif baroque a été appliqué à l’art du xviie siècle et du début du xviiie siècle par les critiques de la deuxième moitié du xviiie siècle période où l’art est devenu plus sobre (art néo-classique). L’art baroque, art du mouvement, de l’exubérance décorative, de l’illusion d’optique, faisant appel à l’imagination, tranchait aussi sur l’art de la période précédente (la Renaissance qui recherchait l’équilibre, la sobriété et la logique rationnelle).

 

Caractéristiques de l’architecture baroque

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La façade baroque du palais Carignan à Turin

Le baroque recherche le mouvement, y compris dans l’architecture. Une façade baroque n’est pas rectiligne, elle peut être ondulée ; on peut également rajouter, aux étages les plus bas, des avancées avec lesquelles jouent des parties en retrait, on profite de l’intervalle ainsi créé pour y loger un balcon (voir le palais perpignon à Turin). Dans les églises, à la rigueur du plan carré ou en croix grecque de la Renaissance, on préfère le plan ovale ou elliptique beaucoup plus souple. Borromini a même l’idée de construire une église au plan en abeille pour plaire à son commanditaire dont les armoiries portaient des abeilles. Pour relier deux étages de largeurs différentes, on utilise des contreforts en forme de grosses volutes enroulées sur elle-mêmes qui sont caractéristiques de l’art baroque (voir l’église de la Salute à Venise). On juxtapose des volumes et des hauteurs différentes qui créent un mouvement d’ensemble du bâtiment (comme le palais du Belvédère à Vienne). Les façades sont animées par une profusion décorative souvent sculptée. Les ouvertures encadrées par des draperies de pierres ont des formes qui juxtaposent carrés ou rectangles avec le cercle ou l’ovale (œil de bœuf). Les frontons triangulaires sont brisés avec la partie haute décalée vers le haut ou manquante ; le fronton peut associer le triangle et l’arc de cercle. Tout ce qui rompt la régularité est mis en œuvre.

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Le baldaquin de Saint-Pierre de Rome, oeuvre du Bernin

Alors qu’à la Renaissance, on recherche l’éclairage uniforme à l’intérieur des édifices, le baroque, lui, joue sur les contrastes qui animent l’espace. Certaines parties fortement éclairées voisinent avec des parties dans la pénombre, ce qui accentue la théâtralité. On y parvient en créant des volumes rentrants et des volumes saillants. La colonne torse, animée d’un mouvement en spirale ascendante, voit le jour, elle va s’imposer partout

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Fresque du plafond de l’église du Gésu à Rome

Murs et plafonds se surchargent de décorations souvent sculptées qui arrivent à masquer l’architecture. Le trompe-l’œil est pratiqué systématiquement, il agrandit l’espace en créant une impression de profondeur infinie (l’exemple le plus spectaculaire en est le plafond de l’église du Gésu à Rome). L’abondance de la décoration doit impressionner le spectateur, l’éblouir, l’étonner à chaque regard et enrichir son imagination, c’est-à-dire le séduire.

Le baroque aime aussi la confusion des genres. La sculpture peut devenir architecture, comme au palais du Belvédère à Vienne où des statues colossales font office de colonnes pour soutenir la voûte. La peinture en trompe-l’œil simule l’architecture en démultipliant les thèmes architecturaux et semble repousser les limites de l’espace.

 

Peinture baroque

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Descente de croix, œuvre du Caravage

La peinture baroque s’est manifestée dans la décoration des murs (freques) et dans le tableau. La fresque baroque a systématiquement employé le trompe-l’oeil. Celui-ci, en donnant de la profondeur, donne l’illusion que le support réel n’existe pas. Tous les sujets sont abordés : mythologie antique, vie des saints catholiques et des souverains. Les personnages ont le plus souvent une attitude en mouvement qui est renforcée par une profusion de vêtements soulevés ou agités par le vent. Les perspectives en contre-bas ou de bas en haut donnent des effets saisissants.

La peinture baroque sur toile découle de l’œuvre du Caravage. Ce dernier renouvelle la peinture qui, à la période précédente (la Renaissance) avait imité la nature. Il utilise des personnages issus des milieux populaires pour remplacer ceux des milieux aristocratiques caractéristiques de la Renaissance. Surtout, il introduit le jeu de lumière dans le tableau. Il renonce à un éclairage uniforme et le remplace par un éclairage par taches qui concentre l’attention sur certains points et laisse d’autres parties dans la pénombre. Ce procédé donne du mouvement et de la dramatisation. En Flandre, Ruben est baroque par le mouvement qu’il donne aux personnages qu’il peint. Ceux-ci ont des attitudes tourmentées qui donnent une composition en courbe de ses œuvres. La couleur éclatante ajoute une richesse décorative. Le néerlandais Rembrandt éclaire une partie assez restreinte du tableau, le reste étant dans l’ombre. Ce contraste fait de lui un des plus grands maîtres du Baroque. Sa mal nommée Ronde de nuit témoigne aussi du goût des Néerlandais pour les portraits de groupe (qui ont fait la renommée deFrans Hals)  et ses nombreux autoportraits montrent une recherche de la vérité psychologique.

 

L’extase de Sainte Thérèse d’Avila, œuvre du Bernin

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Sculpture baroque

La sculpture baroque est employée pour compléter l’architecture. Le Baroque utilise beaucoup les files de statues installées en haut des bâtiments, souvent sur une balustrade cachant les toits ou sur les rambardes des ponts (ainsi le pont Saint-Ange à Rome), ou la colonnade du Bernin sur la place Saint-Pierre à Rome et même à Versailles. La sculpture peut aussi être intégrée à l’architecture, comme statues de cariatides ou d’atlantes qui font office de colonnes soutenant le plafond des salles au palais du Belvédère à Vienne. La sculpture est aussi décorative pour souligner des ouvertures, des arcs et des tentures de pierre, des angelots joufflus sont utilisés à profusion. Les statues isolées expriment le mouvement arrêté en plein essor, un équilibre instable. Les corps tendus par l’effort sont enveloppés par des vêtements gonflés par l’air en mouvement pour accentuer l’effet.

 

 

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Laurent Vallon, architecte aixois

 

Laurent Vallon (1652-1724)

 

Laurent II Vallon est un architecte exerçant en Provence et principalement à Aix-en-Provence, né à Aix-en-Provence le 10 mars 1652, et mort dans la même ville le 24 juillet 1724 (à 72 ans). Il est l’auteur de nombreux édifices publics ou privés d’Aix.

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Biographie

 

Laurent I Vallon

Laurent II est le fils de Laurent I Vallon, né à Mane vers 1610. Il arrive à Aix-en-Provence en 1627 et entre en apprentissage chez deux maîtres-maçons : Jacques et Jean Drusian1. Il s’est marié le 26 septembre 1633 avec Catherine Jaubert, fille de Jean Jaubert, maître maçon d’Aix, dont il a deux fils : Jean Vallon, tailleur de pierre et architecte, et Laurent II Vallon, architecte de la ville d’Aix et de la Province. Il a d’abord été associé à son beau-père Jean Jaubert, puis à son beau-frère, Jean Jaubert, avec qui il réalise quantité de monuments dans la ville d’Aix, comme l’église de la Madeleine.

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Il meurt à Aix-en-Provence le 8 mai 1697.

 

Jean Vallon

Jean Vallon est le fils aîné de Laurent I Vallon. Il est né à Aix-en-Provence le 19 novembre 1645. Il s’est marié le 16 décembre 1664 avec Marguerite Laurent dont il a eu un fils, Laurent (1666-1742) qui a été tailleur de pierre.

Il a travaillé avec son père et avec son frère cadet.

Il est mort à Aix-en-Provence le 7 décembre 1723 (à 78 ans).

 

Laurent II Vallon

Il a travaillé avec son père dès 1670 et avec son frère aîné.

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ARCABAS (1926-2018), ART SACRE, ARTISTES FRANÇAIS, JEAN-MARIE PIROT (1926-2018)

Arcabas (1926-2018)

Arcabas (1926-2018)

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Jean-Marie Pirot, connu sous le nom d’artiste d’Arcabas, né le 26 décembre 1926 à Trémery (Lorraine) et mort le 23 août 2018. à Saint-Pierre de Chartreuse était un peintre et sculpteur francais.  Il était reconnu en France et à l’étranger pour ses œuvres d’art sacré contemporain.

 

Biographie

Fils d’instituteur, Jean-Marie Pirot devenu plus tard Arcabas, naît le 26 décembre 1926 à Trémery (Moselle). Arcabas passe son enfance à Metz. La première grande déchirure de sa vie est la Seconde Guerre mondiale. Comme tant d’autres Malgré nous en Moselle annexée, Jean-Marie Pirot est incorporé de force dans l’armée allemande, et voit le sang couler à 17 ans.

Formé à l’Ecole nationale supérieure des Beaux arts de Paris, où il est admis définitivement le 9 juin 1945 à l’Atelier de Nicolas Untersteller (1900-1967) qui deviendra directeur de l’école en 1948. Il y a pour condisciples : Ernest Risse peintre verrier, Hubert Villaret, Geneviève Laurent, Henriette Lambert et d’autres de l’Atelier de Jean Dupas, dont le peintre fresquiste Geoffroy Dauvergne. Il se tourne vers l’enseignement à l’Ecole des beaux-arts de Grenoble :; ce sont ses étudiants qui lui donnent son surnom.

À partir de 1953, il se fait connaître à travers une œuvre monumentale réalisée en plusieurs étapes pendant plus de 30 ans : l’ensemble d’art sacré de l’église Saint-Hugues-de-Chartreuse à Saint-Pierre-de-Chartreuse dans le massif du même nom, commencée en 1951 et terminée en 1986. L’église Saint-Hugues est devenue musée départemental d’art sacré en octobre 1984, lors de la donation de cette œuvre par l’artiste au Conseil général de l’Isère.

Jean-Marie Pirot est professeur titulaire, chef d’atelier de peinture à l’École des Beaux Arts de Grenoble de 1950 à 1969.. Il expose à la première Biennale de Paris en 1959. De 1961 à 1972, il crée les décors et les costumes de : La Danse de la mort d’August Strindberg ; Le Journal d’un curé de campagne de Bernanos, Les Justes d’Albert Camus, L’histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky à l’Opéra du centre national des arts du Canada. Puis, de 1969 à 1972, il est « artiste invité » par le Conseil national des arts du Canada,   et professeur titulaire à l’université d’Ottawa, , où il crée et dirige « l’atelier collectif expérimental ». De retour en France, il fonde un atelier d’arts plastiques « Éloge de la Main » à l’université des sciences sociales de Grenoble.

Il a reçu depuis des commandes du gouvernement français, de collectivités locales ou de communautés religieuses.

En 1994, il réalise, à la Cathédrale Saint-Pierre de Rennes, l’autel de célébration, le mobilier liturgique, l ambon, et la cathèdre, clipeata. Cette œuvre fut consacrée par Monseigneur Jacques Jullien, archevêque de Rennes, en 1995

Il a réalisé le mobilier liturgique de la chapelle où est inhumé Robert Schuman à Scy-Chazelles en Moselle.. Il s’agit de l’œuvre la plus importante réalisée par l’artiste dans son département d’origine.

Cependant, dauphinois de cœur, l’artiste est très présent dans différentes collections privées ou publiques en Rhône-Alpes :  préfecture de Grenoble (fresque et toile), basilique de la Salette (peintures et vitraux), église œcuménique de Chamrousse (mur de lumière, tabernacle et toile), église de Pontcharra (retable), églises de Moirans, du Sappey, de l’Alpe d’Huez (vitraux de l’Eglise de Notre-Dame-des-Neiges de l’Alpe-d’Huez Mais aussi ailleurs en France (mobilier liturgique pour la cathédrale de Saint-Malo ; mosaïques de l’école de Ferette en Alsace) ainsi qu’à l’étranger : à Bruxelles, Francfort, Berlin, Ottawa (Musée des Beaux Arts), au Panama, au Japon, au Mexique et aux Etats-Unis. En 2008 il fut chargé de l’aménagement complet (peintures, sculptures, vitraux, céramique du sol, mobilier liturgique, chasubles) de la Chapelle de la communauté de Piturello à Torre de Roveri à Bergame (Italie) en  Chapelle de la Peta, à Costa Serina : vitraux, toile, mobilier liturgique. En 2012 il est pressenti pour créer les vitraux de la basilique du Sacré-Cœur de Grenoble   en cours de rénovation : 24 vitraux (de 13 m² chacun) sur le thème de la Création. En mars 2016, les vitraux monumentaux sont inaugurés dans la basilique.

Arcabas a par ailleurs fait de nombreuses expositions, à Paris, Berlin, Bruxelles, Luxembourg, Ottawa, Bergame, Francfort, Lyon, Grenoble, Marseille ou Strasbourg.

Depuis 1986, Jean-Marie Pirot vivait et travaillait à Saint-Pierre de Chartreuse en Isère   où il est décédé le 23 août 2018.

 

Caractéristiques de l’œuvre

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Arcabas a exercé différentes formes d’expression plastique telles que la gravure, la sculpture, le vitrail, la tapisserie, la verrerie, l’ébénisterie et la mosaïque.Il a également créé des décors et costumes de théâtre. La peinture reste cependant son moyen d’expression privilégié.

Son travail, qui s’inspire des paraboles et récits de la Bible, se présente souvent de manière linéaire et narrative : généralement sous forme de fresques, de cycles de tableaux et de polyptiques complétés par des prédelles.. C’est le cas de ses polyptyques L’Enfance du Christ(onze panneaux à l’huile exécutés entre 1995 et 1997) ou Passion/Résurrection. Arcabas réintroduit généralement une part de profane dans le traitement de sujets sacrés : éléments et figures de la vie quotidienne actuelle, allusions à des thèmes d’actualité ou à une universalité qui dépasse largement les cadres bibliques.

L’usage de la couleur doit également être remarqué : les toiles de l’artiste se caractérisent par leur intense chromatisme, et par l’application de feuilles d’or, qui font de son travail une véritable œuvre sacrée.

 

Symbolique utilisée

Les anges protecteurs et la violence de la vie sont les deux grands thèmes qu’aborde son œuvre1. Les symboles  sont omniprésents dans le travail du peintre, jusqu’à composer exclusivement certains petits tableaux, ce qui leur confère une dimension abstraite. Parmi les symboles utilisés, nous pouvons évoquer une petite croix trapue comme le signe +, généralement réalisée à l’aide de la feuille d’or. Ainsi, la croix devient un signe de vie, d’une grande richesse. À plusieurs reprises, l’artiste utilise également un « x » mais ne donne pour explication qu’une inspiration abstraite.

 

Ouvrages

Arcabas, N.D. de la Salette, Arcabas et Patrick Laudet. Le Cerf, 2006

Arcabas, Passion Résurrection, Arcabas et Fabrice Hadjad. Le  Cerf, 2004

Arcabas, L’Enfance du Christ, Arcabas et Jean Bastaire. Le Cerf, 2002

Arcabas et les pèlerins d’Emmaüs, Arcabas et François Boespflug. Le Cerf, 1995

Arcabas, Saint-Hugues-de-Chartreuse, Arcabas, François Boespflug et Helmut Nils Loose, Cerf, 1988

 

Bibliographie

Les pèlerins d’Emmaüs dans l’œuvre d’Arcabas et dans l’histoire de l’art, François Boespflug, Éditions Scriptoria, Éditions du Tricorne, 2011

Arcabas, ou la recherche infinie de la Beauté, Manuelle-Anne Renault-Langlois, Éditions Scriptoria, 2012

Arcabas, scènes de vie, Manuelle-Anne Renault-Langlois, Éditions Scriptoria, 2013

Arcabas, peintures, Régis Ladous, Bernard Berthod. CLD éditions, 2013

Arcabas, réalisations monumentales, Éditions Scriptoria, 2015

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Source : Wikipédia