AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), BAPTEME, BAPTISTERE, CATHEDRALE SAINT-SAUVEEUR (Aix-en-Provence), CATHEDRALES, CHRISTIANISME, EGLISE - CHAPELLE, EGLISE CATHOLIQUE, PROVENCE

Le baptistère de la cathédrale Saint-Sauveur (Aix-en-Provence)

Baptistère de la cathédrale Saint-Sauveur

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Le baptistère de la cathédrale a été construit au début du vie siècle, voire du ve siècle, sur l’emplacement de l’ancienne place du forum d’Aquae Sextiae. Il est contemporain des baptistères conservés de Riez, Fréjus, mais aussi Albenga, en Ligurie, et Djemila, en Algérie et figure parmi les plus anciens de France.

Le baptistère octogonal, couronné en 1579 par le chanoine Jean de Léone, possède une coupole décorée de gypseries surmontant des colonnes d’époque romaine remployées. La cuve serait d’époque mérovingienne. On trouve sous les dalles du baptistère les caveaux de chanoines et d’archevêques.

Dès sa construction, le baptistère a été alimenté par les eaux chaudes provenant des thermes romains. Le baptême est alors administré par immersion totale. Une symbolique bien définie est alors attachée au sacrement du baptême. Celui-ci représente un moyen d’être enseveli dans la mort avec le Christ et de vivre la vie nouvelle, au moyen de l’illumination. L’édifice est orienté vers le soleil levant malgré les changements apportés au fil des siècles, notamment par l’ajout des colonnes en granit.

Son architecture actuelle est semble-t-il quasiment identique à celle qu’il avait au temps du forum romain. Huit colonnes l’entourent. On y attachait alors des étoffes pour cacher les catéchumènes des regards. On peut toujours observer les encoches dans lesquelles on insérait les tringles permettant de tendre les draps. Le baptistère a connu plusieurs transformations. La coupole date du xvie siècle. De l’époque de sa construction ne subsistent plus que les bas des murs et la cuve baptismale. L’alimentation en eau courante du bassin se faisait par l’est, du côté extérieur à la cathédrale, par le moyen d’une annexe importante.

Au XIXe siècle, le baptistère est orné de sept tableaux représentant les sept sacrements de l’Église catholique. La commande est passée par l’administration des beaux-arts, conformément au souhait de l’archevêque. Sept artistes aixois sont choisis pour ce travail : Alphonse Angelin, Antoine Coutel, Baptistin Martin, Joseph Richaud, François Latil, Léontine Tacussel, et Joseph Marc Gibert. Cette commande est un exemple rare de représentation des sept sacrements en série, sans équivalent au XIXe siècle.

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Les vues générales du baptistère

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Vue des huit chapiteaux

Le chiffre 8 est symbolique dans la religion chrétienne, il représente la vie nouvelle que le Christ apporte dans le baptême.

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Vue de la coupole restaurée en 1579

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Le plan de la coupole s’inspire de celui de la chapelle d’Estienne de Saint-Jean, située dans le Chœur de la cathédrale.

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Toit de la coupole

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Coupole: vue extérieure

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Les décorations et les peintures représentant les sept sacrements

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Un baptême à la fin du XVIII° siècle

Gravure d’époque. On y remarque la cuve médiévale installée au milieu du bâtiment, au-dessus de la cuve antique.

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Fragment de mosaïques

Ce petit fragment donne une idée de la décoration d’origine du sol. Il est situé dans la niche sud-ouest.

Cuve baptismale antique

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 Fragments de fresques

Ces fresques ont été réalisées au XII° siècle, lors de la reconstruction des murs du baptistère. Une des scènes représente la vêture de sainte Claire

Peintures représentant les sept sacrements

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Les sept sacrements: l’Eucharistie

Œuvre de Joseph Richaud (1848).

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Les sept sacrements: le baptême

Ce tableau est situé au-dessus de la cuve baptismale du XIV° siècle. Œuvre d’un disciple de Granet, Jean-Baptiste Martin, en 1847

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Les sept sacrements: la confirmation

Œuvre de Joseph Gibert (1848)

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Les sept sacrements: le mariage

Œuvre d’Alphonse Angelin (1846)

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Les sept sacrements: la pénitence

Œuvre de Léontine Tacussel (1848). Il a été placé dans la nef romane, puisque la niche qu’il occupait a fait l’objet de découvertes archéologiques

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Les sept sacrements: l’Ordre

Œuvre de François Latil (1848), qui représente ce sacrement par l’institution de saint Pierre comme chef de l’Eglise.

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Les 7 sacrements: l’extrême onction

Œuvre d’Antoine Coutel (1847)

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vip4vlmvf9xnl3lbeo2jLa cuve baptismale utilisée actuellement lors des baptêmes ayant lieu à la veillée pascale. Cet ensemble moderne recouvre la cuve baptismale antique durant le temps pascal