BENOÎT XVI (pape ; 1927-2022), BENOÎT XVI : UNE BIBLIOGRAPHIE, BENOIT XVI, BIBLIOGRAPHIE, EGLISE CATHOLIQUE, LIVRE, LIVRES, LIVRES DE SPIRITUALITE

Benoît XVI : une bibliographie

Benoît XVI : petite bibliographie

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Dernières conversations: avec Peter Seewald 

Benoît XVI

Paris, Fayard, 2016. 288 pages

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C’est un événement : Benoît XVI rompt le silence. Pour la première fois en 2000 ans d’histoire de la chrétienté, un pape dresse le bilan de son action au Saint-Siège. 
Peter Seewald, journaliste spécialiste de ces questions, à qui Benoît XVI s’était confié dans Le Sel de la terre et Lumière du monde, a mené de nombreux entretiens avec le pape émérite entre novembre 2012 et mai 2016. Dans ces conversations inédites, Benoît XVI évoque en toute franchise les raisons de sa renonciation, les moments forts de son pontifi cat, la personnalité de son successeur, le pape François, et n’omet aucun sujet polémique, y compris le scandale de Vatileaks et la difficulté à réformer la Curie.
Jamais auparavant il n’avait abordé de manière si personnelle la question de sa foi, les défis actuels du christianisme et le futur de l’Église. Son parcours sert de toile de fond à ces Dernières conversations, dans lesquelles le pape allemand, un des principaux théologiens de notre temps, livre son message aux fidèles et au monde.

Benoît XVI une vie – De sa jeunesse en Allemagne nazie au Concile

Tome 1

Peter Seewald

Editions Chora, 2022. 592 pages

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Dans le nouvel ouvrage définitif et monumental sur Benoît XVI, son biographe Peter Seewald a découvert des éléments nouveaux sur la vie et le caractère du pape émérite, et notamment son rôle dans le Concile Vatican II, « extrêmement important ». Le visage de Benoît XVI nous est révélé dans ces lignes très bien documentées, laissant entrevoir l’humanité d’un homme qui aura marqué notre siècle. La voix de Peter Seewald se fait entendre, sa biographie tend à transmettre au lecteur la vérité de ce que lui-même a découvert à travers toutes ces heures passées à récolter minutieusement les témoignages et anecdotes sur ce grand théologien.

Benoit XVI, une vie tome 2 

Peter Seewald

Editions Chora, 2022. 736 ^pages

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Jésus de Nazareth : la figure et le message

Benoît XVI

Paris, Parole et Silence, 2014. 674 pages

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« En incluant dans ces Oeuvres complètes les trois volumes sur Jésus de Nazareth, publiés au cours du pontificat du pape Benoît XVI, nous voulons rendre hommage à cette recherche inlassable qui a guidé Joseph Ratzinger tout au long de la rédaction de son manuscrit. Voilà soixante ans que les différents thèmes de la christologie se trouvent au centre de son activité et de son enseignement comme professeur d’université, comme évêque et comme pape. Par ses trois livres sur la figure centrale de notre foi, Joseph Ratzinger – Benoît XVI a suscité un débat profond sur Jésus de Nazareth en qui les chrétiens reconnaissent celui qui apporte le salut, ainsi que le véritable et unique médiateur entre Dieu et les hommes. » GERHARD LUDWIG MÜLLER Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

 

 La foi chrétienne hier et aujourd’hui 

Joseph Ratzinger

Paris, Le Cerf, 2005. 266 pages

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Le texte essentiel du futur pape Benoît XVI, magistral et personnel.

Pouvons-nous encore croire aujourd’hui, comment, et en quoi ? Croire à la Trinité, à la Vierge Marie, à la résurrection des morts ? Joseph Ratzinger, le futur pape Benoît XVI, livre ici une brillante introduction à la foi chrétienne, un spectaculaire commentaire du Credo, en réponse aux croyants qui ne croient qu’à moitié. Pour lui, il n’est pas permis à ceux qui se disent disciples du Christ de recourir à toutes sortes de détours et de subterfuges pour donner une interprétation du christianisme qui ne choque plus.
Publiée pour la première fois en 1968, cette introduction au christianisme est considérée comme l’une des œuvres majeures de la théologie du XXe siècle, écrite par la plus haute intelligence théologique contemporaine. En l’an 2000, Ratzinger en a donné une longue préface en considérant deux événements significatifs des dernières décennies, le soulèvement d’une nouvelle génération en 1968 et l’effondrement des régimes socialistes en 1989.
Un livre juste et vrai, missionnaire, pour aujourd’hui.

Deus Caritas Est : Du Souverain Pontife Benoît XVI aux évêques, aux prêtres et aux diacres, aux personnes consacrées et à tous les fidèles laïcs sur l’amour chrétien 

Benoît XVI

Paris, Téqui, 2006. 71 pages

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Dans sa toute première Encyclique, publiée le 25 janvier 2006, le Pape Benoît XVI démontre que l’amour de l’homme et de la femme et la vertu de la charité chrétienne, en grec éros et agapè, ont une même et unique source: l’amour de Dieu pour le monde qu’il a créé, tout en soulignant que l’éros ne doit pas être rabaissé au simple sexe, sous peine de devenir une marchandise. Le pape rappelle aussi que l’organisation de la charité fait partie de la nature profonde de l’Eglise et encourage les catholiques à s’engager dans les associations caritatives.Cette encyclique qui comporte deux parties, une théologique et l’autre plus concrète a été présentée par le Pape lui même lors d’une audience du mercredi. Se placant sous le parrainage de Dante Alighieri, le grand poète italien du 13e siècle, l’auteur de La Divine Comédie qui a écrit que le soleil et les étoiles étaient mûs par l’amour, Benoît XVI déclarait alors : Aujourd’hui, le mot amour est tellement galvaudé qu’on n’ose plus le prononcer. Et pourtant c’est un mot fondamental que nous ne devons pas abandonner. Nous devons le reprendre en le purifiant et en lui redonnant sa splendeur d’origine. SOMMAIRE Introduction ; Première partie : L’unité de l’Amour dans la création et dans l’histoire du salut ; Un problème de langage ; « Eros » et « Agapè » – différence et unité ; La nouveauté de la foi biblique ; Jésus Christ – l’amour incarné de Dieu ; Amour de Dieu et amour du prochain ; Deuxième partie : Caritas, l’exercice de l’amour de la part de l’Eglise en tant que communauté d’amour ; La charité de l’Église comme manifestation de l’amour trinitaire ; La charité comme tâche de l’Église ; Justice et charité ; Les nombreuses structures de service caritatif dans le contexte social actuel ; Le profil spécifique de l’activité caritative de l’Église ; Les responsables de l’action caritative de l’Église ; Conclusion.

Spe salvi : Lettre encyclique sur l’espérance chrétienne

Benoît XVI

Paris, Téqui, 2007. 69 pages

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RÉSUMÉ

« En quoi consiste cette espérance qui, comme espérance, est rédemption ? En fait, le coeur même de la réponse est donné dans la Lettre aux Éphésiens : avant leur rencontre avec le Christ, les Éphésiens étaient sans espérance, parce qu’ils étaient sans Dieu dans le monde. »

Thèmes: Foi et Espérance – Église primitive – vie éternelle – raison et liberté – travail – progrès – amour inconditionnel – espérance chrétienne – apprendre l’espérance – prière – action et souffrance – amour de la vérité et de la justice – purgatoire – jugement dernier – conceptions philosophiques du bonheur – Vierge Marie

Sommaire de l’encyclique de Benoît XVI sur l’espérance chrétienne :
La foi est espérance
Le concept d’espérance fondée sur la foi, dans le Nouveau Testament et dans l’Église primitive
La vie éternelle – qu’est-ce que c’est ?
L’espérance chrétienne est-elle individualiste ?
La transformation de la foi-espérance chrétienne dans les temps modernes
La vraie physionomie de l’espérance chrétienne
« Lieux » d’apprentissage et d’exercice de l’espérance :
I. La prière comme école de l’espérance
II. Agir et souffrir
III. Le Jugement
Marie, étoile de l’espérance

Lettre encyclique Caritas in veritate du Souverain Pontife Benoît XVI 

Benoît XVI

Paris, Saint Paul Editions religieuses, 2009. 191 âges.

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L’amour dans la vérité – caritas in veritate – est un grand défi pour l’Église dans un monde sur la voie d’une mondialisation progressive et généralisée. (…) Seule la charité, éclairée par la lumière de la raison et de la foi, permettra d’atteindre des objectifs de développement porteurs d’une valeur plus humaine et plus humanisante. Le partage des biens et des ressources, d’où provient le vrai développement, n’est pas assuré par le seul progrès technique et par de simples relations de convenance, mais par la puissance de l’amour qui vainc le mal par le bien (cf. Rm 12, 21) et qui ouvre à la réciprocité des consciences et des libertés. Préface de Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne Edition commentée par Denis Sureau, directeur du journal l’Homme Nouveau.

BENOÎT XVI (pape ; 1927-2022), BENOIT XVI, DISCOURS, DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI AU COLLEGE DES BERNARDINS (12 septembre 2008), EGLISE CATHOLIQUE, FRANCE, PAPAUTE, VOYAGES PONTIFICAUX

Discours du Pape Benoît XVI au Collège des Bernardins (12 septembre 2008)

 VOYAGE APOSTOLIQUE EN FRANCE À L’OCCASION DU 150e ANNIVERSAIRE DES APPARITIONS DE LOURDES (12 – 15 SEPTEMBRE 2008) AU MONDE DE LA CULTURE

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DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI Collège des Bernardins, Paris
Vendredi 12 septembre 2008

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Monsieur le Cardinal, Madame le Ministre de la Culture, Monsieur le Maire, Monsieur le Chancelier de l’Institut, Chers amis,

Merci, Monsieur le Cardinal, pour vos aimables paroles. Nous nous trouvons dans un lieu historique, lieu édifié par les fils de saint Bernard de Clairvaux et que votre grand prédécesseur, le regretté Cardinal Jean-Marie Lustiger, a voulu comme un centre de dialogue de la Sagesse chrétienne avec les courants culturels, intellectuels et artistiques de votre société. Je salue particulièrement Madame le Ministre de la Culture qui représente le gouvernement, ainsi que Monsieur Giscard d’Estaing et Monsieur Chirac. J’adresse également mes salutations aux ministres présents, aux représentants de l’UNESCO, à Monsieur le Maire de Paris et à toutes les autres autorités. Je ne veux pas oublier mes collègues de l’Institut de France qui savent ma considération et je désire remercier le Prince de Broglie de ses paroles cordiales. Nous nous reverrons demain matin. Je remercie les délégués de la communauté musulmane française d’avoir accepté de participer à cette rencontre ; je leur adresse mes vœux les meilleurs en ce temps du ramadan. Mes salutations chaleureuses vont maintenant tout naturellement vers l’ensemble du monde multiforme de la culture que vous représentez si dignement, chers invités.

J’aimerais vous parler ce soir des origines de la théologie occidentale et des racines de la culture européenne. J’ai mentionné en ouverture que le lieu où nous nous trouvons était emblématique. Il est lié à la culture monastique. De jeunes moines ont ici vécu pour s’initier profondément à leur vocation et pour bien vivre leur mission. Ce lieu, évoque-t-il pour nous encore quelque chose ou n’y rencontrons-nous qu’un monde désormais révolu ? Pour pouvoir répondre, nous devons réfléchir un instant sur la nature même du monachisme occidental. De quoi s’agissait-il alors ? En considérant les fruits historiques du monachisme, nous pouvons dire qu’au cours de la grande fracture culturelle, provoquée par la migration des peuples et par la formation des nouveaux ordres étatiques, les monastères furent des espaces où survécurent les trésors de l’antique culture et où, en puisant à ces derniers, se forma petit à petit une culture nouvelle. Comment cela s’est-il passé ? Quelle était la motivation des personnes qui se réunissaient en ces lieux ? Quels étaient leurs désirs ? Comment ont-elles vécu ?

Avant toute chose, il faut reconnaître avec beaucoup de réalisme que leur volonté n’était pas de créer une culture nouvelle ni de conserver une culture du passé. Leur motivation était beaucoup plus simple. Leur objectif était de chercher Dieu, quaerere Deum. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s’appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui, seul, est vraiment important et sûr. On dit que leur être était tendu vers l’« eschatologie ». Mais cela ne doit pas être compris au sens chronologique du terme – comme s’ils vivaient les yeux tournés vers la fin du monde ou vers leur propre mort – mais au sens existentiel : derrière le provisoire, ils cherchaient le définitif. Quaerere Deum : comme ils étaient chrétiens, il ne s’agissait pas d’une aventure dans un désert sans chemin, d’une recherche dans l’obscurité absolue. Dieu lui-même a placé des bornes milliaires, mieux, il a aplani la voie, et leur tâche consistait à la trouver et à la suivre. Cette voie était sa Parole qui, dans les livres des Saintes Écritures, était offerte aux hommes. La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement, une culture de la parole, ou, comme le disait Dom Jean Leclercq : eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l’une de l’autre (cf. L’amour des lettres et le désir de Dieu, p.14). Le désir de Dieu comprend l’amour des lettres, l’amour de la parole, son exploration dans toutes ses dimensions. Puisque dans la parole biblique Dieu est en chemin vers nous et nous vers Lui, ils devaient apprendre à pénétrer le secret de la langue, à la comprendre dans sa structure et dans ses usages. Ainsi, en raison même de la recherche de Dieu, les sciences profanes, qui nous indiquent les chemins vers la langue, devenaient importantes. La bibliothèque faisait, à ce titre, partie intégrante du monastère tout comme l’école. Ces deux lieux ouvraient concrètement un chemin vers la parole. Saint Benoît appelle le monastère une dominici servitii schola, une école du service du Seigneur. L’école et la bibliothèque assuraient la formation de la raison et l’eruditio, sur la base de laquelle l’homme apprend à percevoir au milieu des paroles, la Parole.

Pour avoir une vision d’ensemble de cette culture de la parole liée à la recherche de Dieu, nous devons faire un pas supplémentaire. La Parole qui ouvre le chemin de la recherche de Dieu et qui est elle-même ce chemin, est une Parole qui donne naissance à une communauté. Elle remue certes jusqu’au fond d’elle-même chaque personne en particulier (cf. Ac 2, 37). Grégoire le Grand décrit cela comme une douleur forte et inattendue qui secoue notre âme somnolente et nous réveille pour nous rendre attentifs à la réalité essentielle, à Dieu (cf. Leclercq, ibid., p. 35). Mais elle nous rend aussi attentifs les uns aux autres. La Parole ne conduit pas uniquement sur la voie d’une mystique individuelle, mais elle nous introduit dans la communauté de tous ceux qui cheminent dans la foi. C’est pourquoi il faut non seulement réfléchir sur la Parole, mais également la lire de façon juste. Tout comme à l’école rabbinique, chez les moines, la lecture accomplie par l’un d’eux est également un acte corporel. « Le plus souvent, quand legere et lectio sont employés sans spécification, ils désignent une activité qui, comme le chant et l’écriture, occupe tout le corps et tout l’esprit », dit à ce propos Dom Leclercq (ibid., p. 21).

Il y a encore un autre pas à faire. La Parole de Dieu elle-même nous introduit dans un dialogue avec Lui. Le Dieu qui parle dans la Bible nous enseigne comment nous pouvons Lui parler. En particulier, dans le Livre des Psaumes, il nous donne les mots avec lesquelles nous pouvons nous adresser à Lui. Dans ce dialogue, nous Lui présentons notre vie, avec ses hauts et ses bas, et nous la transformons en un mouvement vers Lui. Les Psaumes contiennent en plusieurs endroits des instructions sur la façon dont ils doivent être chantés et accompagnés par des instruments musicaux. Pour prier sur la base de la Parole de Dieu, la seule labialisation ne suffit pas, la musique est nécessaire. Deux chants de la liturgie chrétienne dérivent de textes bibliques qui les placent sur les lèvres des Anges : le Gloria qui est chanté une première fois par les Anges à la naissance de Jésus, et le Sanctus qui, selon Isaïe 6, est l’acclamation des Séraphins qui se tiennent dans la proximité immédiate de Dieu. Sous ce jour, la Liturgie chrétienne est une invitation à chanter avec les anges et à donner à la parole sa plus haute fonction. À ce sujet, écoutons encore une fois Jean Leclercq : « Les moines devaient trouver des accents qui traduisent le consentement de l’homme racheté aux mystères qu’il célèbre : les quelques chapiteaux de Cluny qui nous aient été conservés montrent les symboles christologiques des divers tons du chant » (cf. ibid.,  p. 229).

Pour saint Benoît, la règle déterminante de la prière et du chant des moines est la parole du Psaume : Coram angelis psallam Tibi, Domine – en présence des anges, je veux te chanter, Seigneur (cf. 138, 1). Se trouve ici exprimée la conscience de chanter, dans la prière communautaire, en présence de toute la cour céleste, et donc d’être soumis à la mesure suprême : prier et chanter pour s’unir à la musique des esprits sublimes qui étaient considérés comme les auteurs de l’harmonie du cosmos, de la musique des sphères. À partir de là, on peut comprendre la sévérité d’une méditation de saint Bernard de Clairvaux qui utilise une expression de la tradition platonicienne, transmise par saint Augustin, pour juger le mauvais chant des moines qui, à ses yeux, n’était en rien un incident secondaire. Il qualifie la cacophonie d’un chant mal exécuté comme une chute dans la regio dissimilitudinis, dans la ‘région de la dissimilitude’. Saint Augustin avait tiré cette expression de la philosophie platonicienne pour caractériser l’état de son âme avant sa conversion (cf. Confessions, VII, 10.16) : l’homme qui est créé à l’image de Dieu tombe, en conséquence de son abandon de Dieu, dans la ‘région de la dissimilitude’, dans un éloignement de Dieu où il ne Le reflète plus et où il devient ainsi non seulement dissemblable à Dieu, mais aussi à sa véritable nature d’homme. Saint Bernard se montre ici évidemment sévère en recourant à cette expression, qui indique la chute de l’homme loin de lui-même, pour qualifier les chants mal exécutés par les moines, mais il montre à quel point il prend la chose au sérieux. Il indique ici que la culture du chant est une culture de l’être et que les moines, par leurs prières et leurs chants, doivent correspondre à la grandeur de la Parole qui leur est confiée, à son impératif de réelle beauté. De cette exigence capitale de parler avec Dieu et de Le chanter avec les mots qu’Il a Lui-même donnés, est née la grande musique occidentale. Ce n’était pas là l’œuvre d’une « créativité » personnelle où l’individu, prenant comme critère essentiel la représentation de son propre moi, s’érige un monument à lui-même. Il s’agissait plutôt de reconnaître attentivement avec les « oreilles du cœur » les lois constitutives de l’harmonie musicale de la création, les formes essentielles de la musique émise par le Créateur dans le monde et en l’homme, et d’inventer une musique digne de Dieu qui soit, en même temps, authentiquement digne de l’homme et qui proclame hautement cette dignité.

Enfin, pour s’efforcer de saisir cette culture monastique occidentale de la parole, qui s’est développée à partir de la quête intérieure de Dieu, il faut au moins faire une brève allusion à la particularité du Livre ou des Livres par lesquels cette Parole est parvenue jusqu’aux moines. Vue sous un aspect purement historique ou littéraire, la Bible n’est pas simplement un livre, mais un recueil de textes littéraires dont la rédaction s’étend sur plus d’un millénaire et dont les différents livres ne sont pas facilement repérables comme constituant un corpus unifié. Au contraire, des tensions visibles existent entre eux. C’est déjà le cas dans la Bible d’Israël, que nous, chrétiens, appelons l’Ancien Testament. Ça l’est plus encore quand nous, chrétiens, lions le Nouveau Testament et ses écrits à la Bible d’Israël en l’interprétant comme chemin vers le Christ. Avec raison, dans le Nouveau Testament, la Bible n’est pas de façon habituelle appelée « l’Écriture » mais « les Écritures » qui, cependant, seront ensuite considérées dans leur ensemble comme l’unique Parole de Dieu qui nous est adressée. Ce pluriel souligne déjà clairement que la Parole de Dieu nous parvient seulement à travers la parole humaine, à travers des paroles humaines, c’est-à-dire que Dieu nous parle seulement dans l’humanité des hommes, à travers leurs paroles et leur histoire. Cela signifie, ensuite, que l’aspect divin de la Parole et des paroles n’est pas immédiatement perceptible. Pour le dire de façon moderne : l’unité des livres bibliques et le caractère divin de leurs paroles ne sont pas saisissables d’un point de vue purement historique. L’élément historique se présente dans le multiple et l’humain. Ce qui explique la formulation d’un distique médiéval qui, à première vue, apparaît déconcertant : Littera gesta docet – quid credas allegoria…(cf. Augustin de Dacie, Rotulus pugillaris, I). La lettre enseigne les faits ; l’allégorie ce qu’il faut croire, c’est-à-dire l’interprétation christologique et pneumatique.

Nous pouvons exprimer tout cela d’une manière plus simple : l’Écriture a besoin de l’interprétation, et elle a besoin de la communauté où elle s’est formée et où elle est vécue. En elle seulement, elle a son unité et, en elle, se révèle le sens qui unifie le tout. Dit sous une autre forme : il existe des dimensions du sens de la Parole et des paroles qui se découvrent uniquement dans la communion vécue de cette Parole qui crée l’histoire. À travers la perception croissante de la pluralité de ses sens, la Parole n’est pas dévalorisée, mais elle apparaît, au contraire, dans toute sa grandeur et sa dignité. C’est pourquoi le « Catéchisme de l’Église catholique » peut affirmer avec raison que le christianisme n’est pas au sens classique seulement une religion du livre (cf. n. 108). Le christianisme perçoit dans les paroles la Parole, le Logos lui-même, qui déploie son mystère à travers cette multiplicité et la réalité d’une histoire humaine. Cette structure particulière de la Bible est un défi toujours nouveau posé à chaque génération. Selon sa nature, elle exclut tout ce qu’on appelle aujourd’hui « fondamentalisme ». La Parole de Dieu, en effet, n’est jamais simplement présente dans la seule littéralité du texte. Pour l’atteindre, il faut un dépassement et un processus de compréhension qui se laisse guider par le mouvement intérieur de l’ensemble des textes et, à partir de là, doit devenir également un processus vital. Ce n’est que dans l’unité dynamique de leur ensemble que les nombreux livres ne forment qu’un Livre. La Parole de Dieu et Son action dans le monde se révèlent seulement dans la parole et dans l’histoire humaines.

Le caractère crucial de ce thème est éclairé par les écrits de saint Paul. Il a exprimé de manière radicale ce que signifie le dépassement de la lettre et sa compréhension holistique, dans la phrase : « La lettre tue, mais l’Esprit donne la vie » (2 Co 3, 6). Et encore : « Là où est l’Esprit…, là est la liberté » (2 Co 3, 17). Toutefois, la grandeur et l’ampleur de cette perception de la Parole biblique ne peut se comprendre que si l’on écoute saint Paul jusqu’au bout, en apprenant que cet Esprit libérateur a un nom et que, de ce fait, la liberté a une mesure intérieure : « Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2 Co 3, 17). L’Esprit qui rend libre ne se laisse pas réduire à l’idée ou à la vision personnelle de celui qui interprète. L’Esprit est Christ, et le Christ est le Seigneur qui nous montre le chemin. Avec cette parole sur l’Esprit et sur la liberté, un vaste horizon s’ouvre, mais en même temps, une limite claire est mise à l’arbitraire et à la subjectivité, limite qui oblige fortement l’individu tout comme la communauté et noue un lien supérieur à celui de la lettre du texte : le lien de l’intelligence et de l’amour. Cette tension entre le lien et la liberté, qui va bien au-delà du problème littéraire de l’interprétation de l’Écriture, a déterminé aussi la pensée et l’œuvre du monachisme et a profondément modelé la culture occidentale. Cette tension se présente à nouveau à notre génération comme un défi face aux deux pôles que sont, d’un côté, l’arbitraire subjectif, et de l’autre, le fanatisme fondamentaliste. Si la culture européenne d’aujourd’hui comprenait désormais la liberté comme l’absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l’arbitraire. L’absence de liens et l’arbitraire ne sont pas la liberté, mais sa destruction.

En considérant « l’école du service du Seigneur » – comme Benoît appelait le monachisme -, nous avons jusque là porté notre attention prioritairement sur son orientation vers la parole, vers l’« ora ». Et, de fait, c’est à partir de là que se détermine l’ensemble de la vie monastique. Mais notre réflexion resterait incomplète, si nous ne fixions pas aussi notre regard, au moins brièvement, sur la deuxième composante du monachisme, désignée par le terme « labora ». Dans le monde grec, le travail physique était considéré comme l’œuvre des esclaves. Le sage, l’homme vraiment libre, se consacrait uniquement aux choses de l’esprit ; il abandonnait le travail physique, considéré comme une réalité inférieure, à ces hommes qui n’étaient pas supposés atteindre cette existence supérieure, celle de l’esprit. La tradition juive était très différente : tous les grands rabbins exerçaient parallèlement un métier artisanal. Paul, comme rabbi puis comme héraut de l’Évangile aux Gentils, était un fabricant de tentes et il gagnait sa vie par le travail de ses mains. Il n’était pas une exception, mais il se situait dans la tradition commune du rabbinisme. Le monachisme chrétien a accueilli cette tradition : le travail manuel en est un élément constitutif. Dans sa Regula, saint Benoît ne parle pas au sens strict de l’école, même si l’enseignement et l’apprentissage – comme nous l’avons vu – étaient acquis dans les faits ; en revanche, il parle explicitement, dans un chapitre de sa Règle, du travail (cf. chap. 48). Augustin avait fait de même en consacrant au travail des moines un livre particulier. Les chrétiens, s’inscrivant dans la tradition pratiquée depuis longtemps par le judaïsme, devaient, en outre, se sentir interpelés par la parole de Jésus dans l’Évangile de Jean, où il défendait son action le jour du shabbat : « Mon Père (…) est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre » (5, 17). Le monde gréco-romain ne connaissait aucun Dieu Créateur. La divinité suprême selon leur vision ne pouvait pas, pour ainsi dire, se salir les mains par la création de la matière. « L’ordonnancement » du monde était le fait du démiurge, une divinité subordonnée. Le Dieu de la Bible est bien différent : Lui, l’Un, le Dieu vivant et vrai, est également le Créateur. Dieu travaille, il continue d’œuvrer dans et sur l’histoire des hommes. Et dans le Christ, il entre comme Personne dans l’enfantement laborieux de l’histoire. « Mon Père est toujours à l’œuvre et moi aussi je suis à l’œuvre ». Dieu Lui-même est le Créateur du monde, et la création n’est pas encore achevée. Dieu travaille, ergázetai ! C’est ainsi que le travail des hommes devait apparaître comme une expression particulière de leur ressemblance avec Dieu qui rend l’homme participant à l’œuvre créatrice de Dieu dans le monde. Sans cette culture du travail qui, avec la culture de la parole, constitue le monachisme, le développement de l’Europe, son ethos et sa conception du monde sont impensables. L’originalité de cet ethos devrait cependant faire comprendre que le travail et la détermination de l’histoire par l’homme sont une collaboration avec le Créateur, qui ont en Lui leur mesure. Là où cette mesure vient à manquer et là où l’homme s’élève lui-même au rang de créateur déiforme, la transformation du monde peut facilement aboutir à sa destruction.

Nous sommes partis de l’observation que, dans l’effondrement de l’ordre ancien et des antiques certitudes, l’attitude de fond des moines était le quaerere Deum – se mettre à la recherche de Dieu. C’est là, pourrions-nous dire, l’attitude vraiment philosophique : regarder au-delà des réalités pénultièmes et se mettre à la recherche des réalités ultimes qui sont vraies. Celui qui devenait moine, s’engageait sur un chemin élevé et long, il était néanmoins déjà en possession de la direction : la Parole de la Bible dans laquelle il écoutait Dieu parler. Dès lors, il devait s’efforcer de Le comprendre pour pouvoir aller à Lui. Ainsi, le cheminement des moines, tout en restant impossible à évaluer dans sa progression, s’effectuait au cœur de la Parole reçue. La quête des moines comprend déjà en soi, dans une certaine mesure, sa résolution. Pour que cette recherche soit possible, il est nécessaire qu’il existe dans un premier temps un mouvement intérieur qui suscite non seulement la volonté de chercher, mais qui rende aussi crédible le fait que dans cette Parole se trouve un chemin de vie, un chemin de vie sur lequel Dieu va à la rencontre de l’homme pour lui permettre de venir à Sa rencontre. En d’autres termes, l’annonce de la Parole est nécessaire. Elle s’adresse à l’homme et forge en lui une conviction qui peut devenir vie. Afin que s’ouvre un chemin au cœur de la parole biblique en tant que Parole de Dieu, cette même Parole doit d’abord être annoncée ouvertement. L’expression classique de la nécessité pour la foi chrétienne de se rendre communicable aux autres se résume dans une phrase de la Première Lettre de Pierre, que la théologie médiévale regardait comme le fondement biblique du travail des théologiens : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte (logos) de l’espérance qui est en vous » (3, 15). (Le Logos, la raison de l’espérance doit devenir apologie, doit devenir réponse). De fait, les chrétiens de l’Église naissante ne considéraient pas leur annonce missionnaire comme une propagande qui devait servir à augmenter l’importance de leur groupe, mais comme une nécessité intrinsèque qui dérivait de la nature de leur foi. Le Dieu en qui ils croyaient était le Dieu de tous, le Dieu Un et Vrai qui s’était fait connaître au cours de l’histoire d’Israël et, finalement, à travers son Fils, apportant ainsi la réponse qui concernait tous les hommes et, qu’au plus profond d’eux-mêmes, tous attendent. L’universalité de Dieu et l’universalité de la raison ouverte à Lui constituaient pour eux la motivation et, à la fois, le devoir de l’annonce. Pour eux, la foi ne dépendait pas des habitudes culturelles, qui sont diverses selon les peuples, mais relevait du domaine de la vérité qui concerne, de manière égale, tous les hommes.

Le schéma fondamental de l’annonce chrétienne ad extra – aux hommes qui, par leurs questionnements, sont en recherche – se dessine dans le discours de saint Paul à l’Aréopage. N’oublions pas qu’à cette époque, l’Aréopage n’était pas une sorte d’académie où les esprits les plus savants se rencontraient pour discuter sur les sujets les plus élevés, mais un tribunal qui était compétent en matière de religion et qui devait s’opposer à l’intrusion de religions étrangères. C’est précisément ce dont on accuse Paul : « On dirait un prêcheur de divinités étrangères » (Ac 17, 18). Ce à quoi Paul réplique : « J’ai trouvé chez vous un autel portant cette inscription : « Au dieu inconnu ». Or, ce que vous vénérez sans le connaître, je viens vous l’annoncer » (cf. 17, 23). Paul n’annonce pas des dieux inconnus. Il annonce Celui que les hommes ignorent et pourtant connaissent : l’Inconnu-Connu. C’est Celui qu’ils cherchent, et dont, au fond, ils ont connaissance et qui est cependant l’Inconnu et l’Inconnaissable. Au plus profond, la pensée et le sentiment humains savent de quelque manière que Dieu doit exister et qu’à l’origine de toutes choses, il doit y avoir non pas l’irrationalité, mais la Raison créatrice, non pas le hasard aveugle, mais la liberté. Toutefois, bien que tous les hommes le sachent d’une certaine façon – comme Paul le souligne dans la Lettre aux Romains (1, 21) – cette connaissance demeure ambigüe : un Dieu seulement pensé et élaboré par l’esprit humain n’est pas le vrai Dieu. Si Lui ne se montre pas, quoi que nous fassions, nous ne parvenons pas pleinement jusqu’à Lui. La nouveauté de l’annonce chrétienne c’est la possibilité de dire maintenant à tous les peuples : Il s’est montré, Lui personnellement. Et à présent, le chemin qui mène à Lui est ouvert. La nouveauté de l’annonce chrétienne ne réside pas dans une pensée, mais dans un fait : Dieu s’est révélé. Ce n’est pas un fait nu mais un fait qui, lui-même, est Logos – présence de la Raison éternelle dans notre chair. Verbum caro factum est (Jn 1, 14) : il en est vraiment ainsi en réalité, à présent, le Logos est là, le Logos est présent au milieu de nous. C’est un fait rationnel. Cependant, l’humilité de la raison sera toujours nécessaire pour pouvoir l’accueillir. Il faut l’humilité de l’homme pour répondre à l’humilité de Dieu.

Sous de nombreux aspects, la situation actuelle est différente de celle que Paul a rencontrée à Athènes, mais, tout en étant différente, elle est aussi, en de nombreux points, très analogue. Nos villes ne sont plus remplies d’autels et d’images représentant de multiples divinités. Pour beaucoup, Dieu est vraiment devenu le grand Inconnu. Malgré tout, comme jadis où derrière les nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du Dieu inconnu, de même, aujourd’hui, l’actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui Le concerne. Quaerere Deum – chercher Dieu et se laisser trouver par Lui : cela n’est pas moins nécessaire aujourd’hui que par le passé. Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable.

Merci beaucoup.

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BENOÎT XVI (pape ; 1927-2022), BIOGRAPHIES, EGLISE CATHOLIQUE, HISTOIRE DE L'EGLISE, PAPAUTE

Benoît XVI (1927-2022)

Le Pape Benoit XVI en quelques dates

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Les grandes dates de Joseph Ratzinger, pape sous le nom de Benoît XVI (2005-2013), décédé samedi à l’âge de 95 ans au Vatican. 

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16 avril 1927: naissance à Marktl am Inn, petit bourg du sud de la Bavière (sud de l’Allemagne)

1941: enrôlé de force dans les Jeunesses Hitlériennes.

1951: ordonné prêtre, avant d’entamer une longue carrière de professeur de théologie et d’auteur de nombreuses publications.

De mars à juin 1977: nommé archevêque de Munich et Freising, ordonné évêque, et créé cardinal.

1981: nommé préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, en charge de veiller au dogme de l’Eglise catholique.

19 avril 2005: élu pape, il succède à Jean Paul II. Il prend le nom de Benoît XVI.

janvier 2006: publie sa première encyclique, « Dieu est amour », suivie par « Sauvés par l’espérance », en novembre 2007 et « La Charité dans la vérité », en juillet 2009.

septembre 2006: déclenche une polémique après un discours semblant lier islam et violence à l’université de Ratisbonne (Allemagne). Il présente ensuite ses regrets au monde musulman.

11 février 2013: annonce sa démission, qui prend effet le 28 février. Devient pape émérite. 

20 janvier 2022: accusé d’inaction lorsqu’il était archevêque de Munich, de 1977 à 1982, dans un rapport indépendant publié en Allemagne. Il demande « pardon » pour les violences sexuelles sur mineurs commises par des clercs, tout en assurant ne jamais avoir couvert de prêtres pédocriminels.

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ŒUVRES

Ouvrages avant son pontificat

Frères dans le Christ, Cerf, 1962 réédité en 2005  ;

Un seul Seigneur, une seule foi, Mame, 1971 ;

Je crois en l’Église, Mame, 1972 ;

Le Nouveau Peuple de Dieu, Aubier, 1971 ;

Foi chrétienne hier et aujourd’hui, Mame, 1976 ;

Catéchèse et transmission de la foi, Tempora, 1983 ;

Entretien sur la foi, entretien avec Vittorio Messori, Fayard, 1985 ;

Les Principes de la théologie catholique, Téqui, 1985 ;

Église, œcuménisme et politique, Fayard, 1987 ;

La Théologie de l’histoire de saint Bonaventure, Presses universitaires de France ;

Serviteurs de votre joie, Fayard, 1990 ;

Regarder le Christ, Fayard, 1992 ;

Appelés à la communion, Fayard, 1993 ;

La Mort et l’au-delà, Fayard, coll. « Communio », 1994 ;

Petite introduction au Catéchisme de l’Église catholique, avec Christophe Schönborn, Le Cerf, 1995 ;

Un tournant pour l’Europe ? Diagnostics et pronostics sur la situation de l’Église et du monde, Flammarion, 1997 ;

Le Sel de la terre. Le christianisme et l’Église catholique au seuil du troisième millénaire entretiens avec Peter Seewald, Flammarion, 1997 ;

Ma vie : Souvenirs 1927-1977, Fayard, 1998;

Marie, première Église, avec Hans Urs von Balthasar, Mediaspaul, 1998 ;

L’Unique alliance de Dieu et le pluralisme des religions, Parole & Silence, 1999 ;

L’Esprit de la liturgie, Ad Solem, 2001 ;

Un chant nouveau pour le Seigneur, Desclée, 2002 ;

La Fille de Sion, Parole & Silence, 2002  ;

Faire route avec Dieu : l’Église comme communion, Parole & Silence, 2003 ;

Dieu nous est proche : l’Eucharistie au cœur de l’Église, Parole & Silence, 2003 ;

Église et théologie, Parole & Silence, 2003 ;

Chemins vers Jésus, Parole & Silence, 2004 ;

Au commencement Dieu créa le ciel et la terre, Fayard, 2005 ;

Foi, vérité, tolérance, Parole & Silence, 2005 

Valeurs pour un temps de crise : Relever les défis de l’avenir, avec Christian Muguet, Parole & Silence, 2005 ;

Voici quel est notre Dieu, entretiens avec Peter Seewald, Mame, 2001, Nelle. éd. Plon, 2005, 324 p..

Emeritierte Papst Benedikt XVI
La renonciation du théologien allemand en 2013 à la fonction de souverain pontife avait pris le monde entier par surprise.

Ouvrages pendant son pontificat

Encycliques et exhortations

Deus Caritas Est, Dieu est amour, encyclique  [2006 ;

Sacramentum Caritatis, le Sacrement de la Charité, exhortation apostolique [2007 ;

Spe Salvi, Sauvés dans l’espérance, encyclique, 2007 ;

Caritas in Veritate, l’Amour dans la Vérité, encyclique, 2009 ;

Verbum Domini, la parole du Seigneur, exhortation apostolique , 2010 ;

Africae munus, le rôle de l’Afrique, exhortation apostolique ], 2011 ;

Ecclesia in Medio Oriente, l’Église au Moyen-Orient, exhortation apostolique , 2012.

Livres

Jésus de Nazareth : du baptême dans le Jourdain à la Transfiguration, Paris, Flammarion, 2007  ;

Les Apôtres et les premiers disciples du Christ, Bayard Culture, 2007;

Crédo pour aujourd’hui, Presses Chatelet, 2007 ;

Touché par l’invisible : méditations pour chaque jour de l’année, Parole & Silence, 2008 ;

Les Pères de l’Église, Tempora, 2008  ;

Chercher Dieu : discours au monde de la culture, avec André Vingt-Trois, Lethielleux, 2008 ;

L’essence de la foi, introduction du Card. Georges Cottier o.p., Plon/Mame, Paris, 2008 ;

Lumière du monde : le pape, l’Église et les signes des temps, entretien avec Peter Seewald, Paris, Bayard, 2010  ;

Jésus de Nazareth : de l’entrée à Jérusalem à la Résurrection, Monaco-Paris, Le Rocher, 2011  ;

L’Esprit de la musique, Éditions Artège, Perpignan, 2011 ;

Jésus Christ expliqué par le pape, Parole et silence, 2011 ;

Une nouvelle culture pour un nouvel humanisme, Parole et silence, 2012 ;

5 minutes avec Dieu, Parole Et Silence, 2012 ;

Les Femmes, la sainteté et l’Église, Bayard Culture, 2012  ;

Pensées sur les femmes, Parole Et Silence, 2012  ;

Pensées sur l’environnement, Parole Et Silence, 2012  ;

Le Pouvoir des signes, Parole et Silence, 2012  ;

Jésus de Nazareth : l’Enfance de Jésus, Paris, Flammarion, 2012 ;

Mon testament spirituel, Bayard Culture, 2013  ;

Charité politique, Parole Et Silence, 2013 .

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