ANSELME DE CANTERBURY (saint ; 1033-1109), CAREME, PRIERE POUR LE TEMPS DU CARÊME, PRIERES

Prière pour le temps du Carême de saint Anselme de Canterbury

Prière pour le Carême

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Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur de te désirer ; en te désirant, de te chercher ; en te cherchant, de te trouver ; en te trouvant, de t’aimer ; et en t’aimant, de racheter mes fautes ; et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur la pénitence, à mon esprit le repentir, à mes yeux la source des larmes, et à mes mains la largesse de l’aumône.

Toi qui es mon Roi, éteins en moi les désirs de la chair, et allume le feu de ton amour. Toi qui es mon Rédempteur, chasse de moi l’esprit d’orgueil, et que ta bienveillance m’accorde l’esprit de ton humilité. Toi qui es mon Sauveur, écarte de moi la fureur de la colère, et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui es mon Créateur, déracine de mon âme la rancœur, pour y répandre la douceur d’esprit. Donne-moi, Père très bon, une foi solide, une espérance assurée et une charité sans faille.

Toi qui me conduis, écarte de moi la vanité de l’âme, l’inconstance de l’esprit, l’égarement du cœur, les flatteries de la bouche, la fierté du regard.

Ô Dieu de miséricorde, je te le demande par ton Fils bien-aimé, donne-moi de vivre la miséricorde, l’application à la piété, la compassion avec les affligés, et le partage avec les pauvres.

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 Saint Anselme de Cantorbéry (1033-1109)

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Biographie

Saint Anselme de Cantorbéry, connu comme le ‘Docteur magnifique’, est un moine bénédictin né à Aoste (Italie) en 1033 ou 1034 et mort à Cantorbéry le 21 avril 1109. Appelé également Anselme d’Aoste à cause de sa naissance valdôtaine, il est plus connu sous le nom d’Anselme du Bec, en raison de son appartenance en tant que moine bénédictin à l’abbaye du Bec en Normandie. Canonisé en 1494, saint Anselme est proclamé docteur de l’Église en 1720 par Clément XI.

À l’origine de ce que Kant nommera argument ontologique, saint Anselme est un des écrivains majeurs de l’Occident médiéval. Il est regardé par d’aucuns, essentiellement à travers son Monologion et son Proslogion, comme le fondateur de la théologie scolastique. Suivant son principe directeur de la Fides quaerens intellectum, il inaugure au sein de l’Église une recherche de conciliation entre foi en Dieu et raison humaine qu’exacerbera à la génération suivante Abélard et qui se résoudra dans le thomisme.

En tant que théologien, ll élabore le dogme de la circumincession, adopté en 1442 à la suite du concile de Florence, à partir duquel il jette les bases de la théorie de la satisfaction que précisera Thomas d’Aquin et que Calvin interprétera dans un sens propitiatoire pour fonder sa théologie de la grâce.

En tant qu’archevêque de Cantorbéry, il impose la réforme grégorienne, transfère les investitures à Rome et donne à l’Église d’Angleterre la direction que suivra Thomas Beckett.

Né à Aoste en 1033 dans les futurs États de Savoie (Aoste appartient dès 1024 au domaine constitué par la maison de Savoie) du Royaume d’Arles, en Empire, Anselme est le fils d’Ermenberge et de Gandulf, noble lombard. Ce père, parent du comte Humbert de Maurienne, aurait des attaches familiales avec la comtesse Mathilde de Toscane. Ses oncles maternels sont Lambert et Foucheraud, qui ont pu être chanoines du chapitre cathédral d’Aoste. Son neveu Anselme de San Saba est abbé de l’abbaye de Bury St Edmunds en 1121 puis évêque élu de Londres (1136-1138).

Clerc formé par les bénédictins de l’église d’Aoste, en rupture avec son père et ses maîtres dès l’âge de quinze ans, il décide à la mort de sa mère, vers 1056, de rejoindre l’enseignement d’un écolâtre suffisamment renommé. Il quitte Aoste en compagnie d’un condisciple pour la Bourgogne puis la France. De là, il gagne en 1059 Avranches, dont dépend la prestigieuse abbaye du Mont-Saint-Michel et où un autre lombard, Lanfranc, fut écolâtre. La mort de son père lui fait envisager un retour en Savoie et une vie de patricien.

En 1060, après une hésitation sur sa vocation, il suit le conseil qu’il a sollicité de Maurille, archevêque de Rouen. Il renonce à se faire ermite et choisit de devenir moine de la toute nouvelle abbaye du Bec, préférée à son aînée, l’abbaye de Cluny. L’abbaye du Bec possède en effet toutes les traductions des auteurs de l’Antiquité élaborées par Boèce. Tout en prenant en charge l’enseignement de la grammaire dispensé à ses condisciples, il achève son trivium en étudiant la dialectique et la rhétorique sous la direction du savant prieur Lanfranc, et au côté d’Yves de Chartres.

Lanfranc nommé abbé de Saint-Étienne de Caen en 1063, Anselme devient à son tour prieur du Bec. Des élèves accourent de toute la Chrétienté, dont Anselme de Laon. En 1076, il synthétise son cycle d’enseignement par un traité de dialectique appliqué à la théologie, le Monologion de Divinitatis, démonstration d’élégance dans le maniement de la technique du raisonnement, à la fois délié et pertinent. Il le complète l’année suivante d’un « Supplément », le Proslogion seu Alloquium de Dei existentia, dans lequel il utilise les arguments non plus de l’exégèse, c’est-à-dire l’autorité des textes et de la Révélation, mais ceux de la logique pour traiter la question de l’existence de Dieu. En effet, l’influence scientifique d’Aristote sur Anselme ne fait aucun doute : il emprunte en particulier au philosophe grec le concept de nécessité qui devient une notion fondamentale de sa théologie rationnelle.

À la mort d’Herluin, le 26 août 1078, Anselme est élu pour le remplacer au poste d’abbé du Bec. Foulque, abbé de Saint-Pierre-sur-Dives, à qui il a demandé s’il doit obtempérer, l’engage à accepter la charge. La crosse lui est remise par Guillaume le Conquérant et il reçoit la bénédiction de Gilbert Fitz Osbern, évêque d’Évreux, le 22 février 1079.

L’année suivante, Anselme fonde un prieuré à Conflans-Sainte-Honorine, face à la France dont le territoire occupé jusqu’à Auteuil à la suite de la conquête du Mans, en 1060, connaît plusieurs révoltes. En 1082, il y préside à la translation des reliques d’Honorine de Graville. Il souscrit en 1080 et 1082 la confirmation de fondation de l’abbaye de Troarn par Guillaume le Conquérant.

C’est au cours de ces années 1080 qu’il rédige plusieurs de ses dialogues. Entre 1090 et 1092, durant la guerre de succession de Normandie qui suit la mort de Guillaume le Conquérant, il s’attache à combattre par écrit les théories nominalistes de Roscelin de Compiègne sur la Trinité.

En 1092, Hugues le Loup, vicomte d’Avranches possessioné de l’honneur de Cestre depuis la fin de la conquête, désireux de reconstruire l’abbaye de Saint Werburgh rasée deux ans plus tôt, invite l’abbé du Bec à le rejoindre dans sa capitale outre manche. Le comte s’est vu ravir par son cousin et compagnon d’armes Robert de Rhuddlan (en) le territoire du Gwynedd perdu par l’usurpateur Gruffydd ap Cynan. Reste posée la question de la réorganisation de l’Église galloise (en), et à travers elle, celle du contrôle de la population. Dans cet objectif, le modèle de la paroisse, organisée territorialement autour d’un curé, contrôlée hiérarchiquement par un évêque diocésain, organisation nouvelle dans les pays d’habitat dispersé que la réforme grégorienne propose de systématiser et que défend Anselme, s’offre comme un outil plus efficace que le système rémanent des abbés itinérants propres à l’Église celtique.

Après quatre mois de mission à Chester, Anselme est retenu de ce côté-ci de la Manche par le roi Guillaume le Roux, qui prépare une campagne contre le Gwent, le Brycheiniog et le Deheubarth.

Au tout début mars 1093, Guillaume le Roux tombe malade au manoir d’Alveston. Le 6, il reçoit Anselme au château de Gloucestre où le retiennent les soins prodigués par les moines de l’abbaye voisine (en). Il lui offre le siège de Cantorbéry, fief ecclésiastique vacant depuis la mort de Lanfranc. Le roi, dans le besoin de finances pour maintenir la paix future, attend une réforme dans le gouvernement, en particulier celui des abbayes, améliorant le revenu de l’état.

Anselme a lui aussi en tête une réforme mais tout autre, la réforme grégorienne, qui vise au contraire à libérer l’Église de l’État et de la « simonie ». Il rejette d’emblée la coutume carolingienne d’être investi par le souverain temporel et prétend ne recevoir son pallium qu’à Rome du pape Urbain II. Contesté par l’empereur, Urbain II n’est pas non plus reconnu par le roi d’Angleterre, qui se garde pour autant de reconnaître l’antipape Clément III.

Anselme est consacré archevêque de Cantorbéry le 3 décembre en des termes polémiques qui remettent en cause l’accord de Winchester, « primat de toute la Bretagne » selon ses partisans et Eadmer, « métropolite de Cantorbéry » selon ses détracteurs et Hugues le Chantre.

Le schisme confortant sa position, le roi convoque un concile à Rockingham pour le 25 février 1095. Guillaume de Saint-Calais y porte contre Anselme l’accusation d’avoir violé son voeu de fidélité au roi et de vouloir s’emparer d’une prérogative royale, celle de reconnaître un pape. Les barons siégeant à l’assemblée rejettent la proposition de déposer l’archevêque, moins par faveur pour celui-ci que par opposition au pouvoir central. De ce point de vue, Anselme a été associé à la défense des libertés parlementaires.

Des négociations secrètes sont conduites par le légat Guillaume d’Albano avec les représentants du roi, l’aumônier William Warelwast (en) et le Grand Chancelier Gérard. Elles aboutissent, durant la conspiration d’Aumale, à la remise du pallium à Anselme et son agrément par le roi le 10 juin 1095 au palais de Windsor, et non à Latran. En échange, le roi reconnaît Urbain II mais c’est au prix d’un accord concordataire soumettant les investitures à son veto.

Une fois en place, Anselme ne répond pas à l’appel du concile de Clermont et refuse d’envoyer des hommes du royaume d’Angleterre en Terre sainte, non qu’il désapprouve la croisade mais il la préconise, par exemple à son beau-frère et ses neveux, comme une recherche spirituelle. Le 8 juin 1096, il élève Gérard, qui n’est même pas clerc, à l’évêché de Hereford.

La même année, il nomme Ernulf (en) prieur du chapitre cathédral de Cantorbéry et le charge de faire de la cathédrale le bâtiment le plus remarquable du royaume. Les travaux durent dix ans. Une seconde crypte est construite, remarquable par la technique employée, Notre-Dame des Soupirailles. La taille de la nef est doublée.

Deux ans de conflit durant, l’archevêque et le roi campent sur leurs positions, le premier refusant de renoncer à la primauté du vicaire de Rome, le second de convoquer un deuxième concile qui concilierait allégeance à l’un et à l’autre. Manquant de l’appui financier de l’archevêché au cours d’une troisième campagne dans les Marches galloises, Guillaume se décide en 1097 à saisir les revenus ecclésiastiques, ne laissant d’autre choix à Anselme que de s’exiler. L’archevêque se réfugie à Lyon auprès de son collègue en primatie, Hugues de Die. Les bénéfices du diocèse sont confisqués.

 

CAREME, EGLISE CATHOLIQUE, LETTRE DE SAINT CLEMENT DE ROME AUX CORINTHIENS, LIVRE D'ISAÎE, MERCREDI DES CENDES, Non classé

Mercredi des cendres : office des lectures

 Office des lectures pour le Mercredi des Cendres — 

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LECTURE : LE JEÛNE QUI PLAÎT À DIEU (IS 58, 1-12)

 

Ainsi parle le Seigneur Dieu : 01 Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés.
02 Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche :
03 « Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
04 Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix.
05 Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ?
06 Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?
07 N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?
08 Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.
09 Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
10 si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.
11 Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.
12 Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ».

 

 

LETTRE DE SAINT CLÉMENT DE ROME AUX CORINTHIENS

« Convertissez-vous »

Fixons nos regards sur le sang du Christ, et comprenons combien il a de valeur pour son Père, puisque, répandu pour notre salut, il a procuré au monde entier la grâce de la conversion.

Parcourons toutes les générations et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se retourner vers lui. Noé prêcha la conversion, et ceux qui l’écoutèrent furent sauvés. Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait. Ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu’étrangers à Dieu.

Les ministres de la grâce de Dieu, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, ont parlé de la conversion. Le Maître de l’univers lui-même en a parlé avec serment : Aussi vrai que je suis vivant, parole du Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion. Et il ajoute cette sentence pleine de bonté : Convertissez-vous, maison d’Israël, de votre iniquité. Dis aux fils de mon peuple : Vos péchés monteraient-ils de la terre jusqu’au ciel, seraient-ils plus rouges que l’écarlate et plus noirs qu’un vêtement de deuil, si vous vous retournez vers moi de tout votre cœur et me dites : ‘Père !’, je vous écouterai comme un peuple saint. ~

Voilà ce qu’il a fixé par sa volonté toute-puissante, parce qu’il veut faire participer tous ceux qu’il aime à la conversion.

C’est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté. Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté, prosternons-nous, tournons-nous vers sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui conduisent à la mort. ~

Ayons d’humbles sentiments, mes frères, rejetons tous les sentiments de jactance, d’orgueil, de folie et de colère, et agissons selon l’Écriture. En effet l’Esprit Saint a dit : Que le sage ne s’enorgueillisse pas de sa sagesse, ni le riche de sa richesse, mais que celui qui veut s’enorgueillir s’enorgueillisse, dans le Seigneur, de le chercher, et de pratiquer le droit et la justice. Souvenons-nous surtout des paroles du Seigneur Jésus, lorsqu’il nous enseignait la bienveillance et la patience. Car il parlait ainsi : Soyez miséricordieux, pour qu’on vous fasse miséricorde ; pardonnez, afin qu’on vous pardonne ; comme vous agissez, ainsi on agira avec vous ; comme vous donnez, ainsi on vous donnera ; comme vous jugez, c’est ainsi que vous serez jugés ; comme vous exercerez la bonté, ainsi sera-t-elle exercée envers vous ; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.

Attachons-nous fermement à ce précepte et à ces commandements, afin de nous conduire en obéissant à ces paroles sacrées, avec d’humbles sentiments. Car voici ce que dit la parole sainte : Vers qui tournerai-je mon regard, sinon vers l’homme doux, pacifique, qui tremble à mes paroles ? ~

Puisque nous avons part à des actions si nombreuses, grandes et éclatantes, qui nous ont été données en exemple, tournons de nouveau notre course vers le but qui nous a été proposé dès le commencement, vers la paix. Regardons attentivement le Père et créateur du monde entier, attachons-nous à ses bienfaits magnifiques et insurpassables, qu’il nous donne dans la paix.

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Message du Pape François pour le Carême 2019

  «La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu» (Rm 8,19)

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Message du Pape François pour le Carême 2019. 

Chers frères et sœurs,

 

Chaque année, Dieu, avec le secours de notre Mère l’Eglise, «accorde aux chrétiens de se préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié» (Préface de Carême 1) pour qu’ils puissent puiser aux mystères de la rédemption, la plénitude offerte par la vie nouvelle dans le Christ. Ainsi nous pourrons cheminer de Pâques en Pâques jusqu’à la plénitude du salut que nous avons déjà reçue grâce au mystère pascal du Christ: «Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance» (Rm 8,24). Ce mystère de salut, déjà à l’œuvre en nous en cette vie terrestre, se présente comme un processus dynamique qui embrasse également l’Histoire et la création tout entière. Saint Paul le dit : «La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu» (Rm8,19). C’est dans cette perspective que je souhaiterais offrir quelques points de réflexion pour accompagner notre chemin de conversion pendant le prochain carême.

 

 

  1. La rédemption de la Création

 La célébration du Triduum pascal de la passion, mort et résurrection du Christ, sommet de l’année liturgique, nous appelle, chaque fois, à nous engager sur un chemin de préparation, conscients que notre conformation au Christ (cf. Rm 8,29) est un don inestimable de la miséricorde de Dieu.

Si l’homme vit comme fils de Dieu, s’il vit comme une personne sauvée qui se laisse guider par l’Esprit Saint (cf. Rm 8,14) et sait reconnaître et mettre en œuvre la loi de Dieu, en commençant par celle qui est inscrite en son cœur et dans la nature, alors il fait également du bien à la Création, en coopérant à sa rédemption. C’est pourquoi la création, nous dit Saint Paul, a comme un désir ardent que les fils de Dieu se manifestent, à savoir que ceux qui jouissent de la grâce du mystère pascal de Jésus vivent pleinement de ses fruits, lesquels sont destinés à atteindre leur pleine maturation dans la rédemption du corps humain. Quand la charité du Christ transfigure la vie des saints – esprit, âme et corps –, ceux-ci deviennent une louange à Dieu et, par la prière, la contemplation et l’art, ils intègrent aussi toutes les autres créatures, comme le confesse admirablement le «Cantique des créatures» de saint François d’Assise (cf. Enc. Laudato Sì, n. 87). En ce monde, cependant, l’harmonie produite par la rédemption, est encore et toujours menacée par la force négative du péché et de la mort.

  

  1. La force destructrice du péché

En effet, lorsque nous ne vivons pas en tant que fils de Dieu, nous mettons souvent en acte des comportements destructeurs envers le prochain et les autres créatures, mais également envers nous-mêmes, en considérant plus ou moins consciemment que nous pouvons les utiliser selon notre bon plaisir. L’intempérance prend alors le dessus et nous conduit à un style de vie qui viole les limites que notre condition humaine et la nature nous demandent de respecter. Nous suivons alors des désirs incontrôlés que le Livre de la Sagesse attribue aux impies, c’est-à-dire à ceux qui n’ont pas Dieu comme référence dans leur agir, et sont dépourvus d’espérance pour l’avenir (cf. 2,1-11). Si nous ne tendons pas continuellement vers la Pâque, vers l’horizon de la Résurrection, il devient clair que la logique du «tout et tout de suite», du «posséder toujours davantage» finit par s’imposer.

La cause de tous les maux, nous le savons, est le péché qui, depuis son apparition au milieu des hommes, a brisé la communion avec Dieu, avec les autres et avec la création à laquelle nous sommes liés avant tout à travers notre corps. La rupture de cette communion avec Dieu a également détérioré les rapports harmonieux entre les êtres humains et l’environnement où ils sont appelés à vivre, de sorte que le jardin s’est transformé en un désert (cf. Gn 3,17-18). Il s’agit là du péché qui pousse l’homme à se tenir pour le dieu de la création, à s’en considérer le chef absolu et à en user non pas pour la finalité voulue par le Créateur mais pour son propre intérêt, au détriment des créatures et des autres.

Quand on abandonne la loi de Dieu, la loi de l’amour, c’est la loi du plus fort sur le plus faible qui finit par s’imposer. Le péché qui habite dans le cœur de l’homme (cf. Mc 7, 20-23) – et se manifeste sous les traits de l’avidité, du désir véhément pour le bien-être excessif, du désintérêt pour le bien d’autrui, et même souvent pour le bien propre – conduit à l’exploitation de la création, des personnes et de l’environnement, sous la motion de cette cupidité insatiable qui considère tout désir comme un droit, et qui tôt ou tard, finira par détruire même celui qui se laisse dominer par elle.

  

  1. La force de guérison du repentir et du pardon

 C’est pourquoi la création a un urgent besoin que se révèlent les fils de Dieu, ceux qui sont devenus “une nouvelle création” : «Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né» (2 Co 5,17). En effet, grâce à leur manifestation, la création peut elle aussi «vivre» la Pâque: s’ouvrir aux cieux nouveaux et à la terre nouvelle (cf. Ap 21,1). Le chemin vers Pâques nous appelle justement à renouveler notre visage et notre cœur de chrétiens à travers le repentir, la conversion et le pardon afin de pouvoir vivre toute la richesse de la grâce du mystère pascal.

Cette “impatience”, cette attente de la création, s’achèvera lors de la manifestation des fils de Dieu, à savoir quand les chrétiens et tous les hommes entreront de façon décisive dans ce “labeur” qu’est la conversion. Toute la création est appelée, avec nous, à sortir «de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu» (Rm 8,21). Le carême est un signe sacramentel de cette conversion. Elle appelle les chrétiens à incarner de façon plus intense et concrète le mystère pascal dans leur vie personnelle, familiale et sociale en particulier en pratiquant le jeûne, la prière et l’aumône.

Jeûner, c’est-à-dire apprendre à changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures: de la tentation de tout “dévorer” pour assouvir notre cupidité, à la capacité de souffrir par amour, laquelle est capable de combler le vide de notre cœur. Prier afin de savoir renoncer à l’idolâtrie et à l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde. Pratiquer l’aumône pour se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas. Il s’agit ainsi de retrouver la joie du dessein de Dieu sur la création et sur notre cœur, celui de L’aimer, d’aimer nos frères et le monde entier, et de trouver dans cet amour le vrai bonheur.

Chers frères et sœurs, le «carême» du Fils de Dieu a consisté à entrer dans le désert de la création pour qu’il redevienne le jardin de la communion avec Dieu, celui qui existait avant le péché originel (cf. Mc 1,12-13; Is 51,3). Que notre Carême puisse reparcourir le même chemin pour porter aussi l’espérance du Christ à la création, afin qu’«elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, puisse connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu» (cf. Rm 8,21). Ne laissons pas passer en vain ce temps favorable! Demandons à Dieu de nous aider à mettre en œuvre un chemin de vraie conversion. Abandonnons l’égoïsme, le regard centré sur nous-mêmes et tournons-nous vers la Pâque de Jésus: faisons-nous proches de nos frères et sœurs en difficulté en partageant avec eux nos biens spirituels et matériels. Ainsi, en accueillant dans le concret de notre vie la victoire du Christ sur le péché et sur la mort, nous attirerons également sur la création sa force transformante.

  

Du Vatican, le 4 octobre 2018,

Fête de Saint François d’Assise.

FRANÇOIS

CAREME, CARNAVAL, EGLISE CATHOLIQUE, FETES, MARDI-GRAS

Le carnaval

Histoire du Carnaval

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Le Carnaval est une période de divertissement pendant laquelle l’ordre établi et la distribution des rôles sont renversés.

Depuis l’origine du Carnaval, les conventions et les règles sociales sont modifiées, bousculées et oubliées et c’est pourquoi cette fête continue de séduire encore aujourd’hui. Le roi devient un humble habitant, le mendiant est sacré roi du Carnaval, chacun se promène masqué ou grimé, et se cache derrière son masque pour faire ce qui lui est interdit en temps normal.

Le Carnaval précède le mercredi des cendres et le Carême. Le Carnaval se déroule en hiver (dans l’hémisphère nord) mais sa date est mobile puisqu’elle dépend de la date de Pâques. Le Carnaval commence le jour de l’Epiphanie, jour des Rois, et se termine le jour de Mardi-gras veille du mercredi des cendres.

Le point culminant est le jour du Mardi-gras. Selon les pays ou les régions, le Carnaval court durant toute cette période ou il est limité sur une période donnée dans cet intervalle.

 

L’origine du Carnaval ?

La tradition du Carnaval est presque aussi ancienne que l’homme lui-même. L’apparition du premier homme masqué remonte au paléolithique (moins 15 000 à moins 10 000 ans avant J.C.) Elle date de la découverte de « l’homme au masque » dans la grotte des Trois Frères en Ariège en France. En fait, on ne connaît pas la signification du masque à cette époque, mais on sait qu’il existait déjà.
Le Carnaval moderne (tel qu’on le connaît) trouve ses origines en Europe où il s’est développé avant de se répandre dans le monde entier. Les origines du Carnaval sont multiples comme toujours, les plus anciennes connues remontent à l’antiquité.

Comme de nombreuses fêtes, le Carnaval doit ses origines à l’antiquité et à l’Eglise catholique. Dans sa volonté de s’imposer comme seule religion, l’Eglise catholique a dans un premier temps luttée contre des pratiques qu’elle considère comme idolâtres, puis elle les a progressivement récupérées et intégrées aux pratiques et croyances catholiques.

 

L’antiquité avait-elle déjà son Carnaval ?

Dans l’antiquité, on trouve de nombreuses fêtes pendant lesquelles l’ordre établi est renversé que ce soit dans la culture babylonienne ou dans la culture grecque ou romaine. Ces fêtes se déroulaient principalement à la fin de l’hiver pour célébrer le retour du printemps, de la fécondité et le réveil de la nature.

 

 L’ancienne Babylone et les Sacrées saturnales :

Dès le IIème siècle avant JC, il existe une fête d’inversion des rôles et des pouvoirs dans l’ancienne Babylone s’appelant les Sacées. Les Sacées étaient des fêtes équivalentes aux Saturnales, les Sacées étaient données en l’honneur de la déesse Anaïtis. Durant 5 jours, les rôles étaient renversés entre les esclaves et leurs maîtres. Lors des Sacées un condamné à mort devenait roi pendant 5 jours avant d’être exécuté.

 

Les origines du Carnaval et la Grèce :

Les dionysies honoraient le dieu grec Dionysos, dieu de la fécondité , du vin et de la végétation. Ces fêtes se déroulaient à la fin de l’hiver pour célébrer le retour du printemps. Cette fête durait 5 jours et après un défilé à travers champs les cérémonies étaient consacrées au théâtre, aux mascarades et aux mimes du mariage sacré de Dionysos et de son épouse.

  Les origines du Carnaval et Rome :

Les Saturnales romaines étaient de grandes fêtes célébrées à Rome pendant le solstice d’hiver en l’honneur de Saturne dieu de l’agriculture et du temps. Comme dans les Sacées babyloniennes, les Saturnales inversaient les rôles entre les esclaves et les maîtres. Durant 1 à 8 jours (selon les époques) les esclaves devenaient les maîtres et tout était permis. Cette fête symbolisait l’égalité qui existait à l’origine entre les hommes. Un roi de pacotille était élu, puis vers le IVème siècle de bruyantes mascarades étaient organisées à travers toute la ville.

Quel lien entre le Carnaval, Esther et la fête juive de Pourim ?

La fête juive de Pourim célèbre l’histoire d’Esther qui a sauvé les hébreux de Perse et de Médie en contrant les projets d’Haman qui voulait les exterminer.

Pourim est célébré chaque année durant le mois d’ Adar qui tombe en février ou mars (le calendrier juif étant un calendrier lunaire.  Pourim n’est pas une origine directe du Carnaval, mais procède du même type de marche. On retrouve notamment le déguisement, la joie, et surtout l’inversion des rôles et la possibilité de transgresser les règles : « Pendant Pourim tout est permis », même certaines transgressions d’une loi biblique  » (Deut. XXII. 5). En réalité certains rites de la fête de Pourim ont été instaurés au Moyen-âge peu après l’officialisation du Carnaval.

 

Le Carnaval au Moyen-âge :

Dans un premier temps, l’Eglise condamna les manifestations carnavalesques héritées des saturnales romaines, puis ne pouvant s’y opposer, elle les récupéra. Les traditions et pratiques héritées des romains ont donné la fête des fous, l’enfant-évêque et enfin le Carnaval.

La fête des fous qui est l’élection d’un roi de pacotille marque l’inversion des rôles et le reversement des pouvoirs. Cette fête perdure aujourd’hui dans l’Epiphanie. Le 28 décembre à l’occasion de l’office des Saints-Innocents un enfant-évêque célébrait l’inversion de l’ordre établi en défilant à la tête d’un cortège d’enfants et réclamait son dû aux portes des maisons.

Peu à peu les « fêtes à l’envers » sont soit interdites soit canalisées et limitées au Carnaval. Le Carnaval devient souvent une lutte entre les forces infernales et le bien. A la campagne, on fabrique souvent des mannequins de paille qui finissent brûlés à la fin de la fête.

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CAREME, JE VOUDRAIS CHAQUE SOIR DE CARÊME, POUR UN TEMPS DE CARÊME, PRIERES

Pour un temps de carême

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DES SOIRS DE CARÊME

 

Je voudrais

Que chaque soir de Carême

Il y ait un enfant de moins qui meurt de faim

Il y ait un enfant de moins qui pleure

 

Je voudrais

Que chaque soi de Carême

Il y ait un pauvre de moins qui meurt de faim

Il y ait un sans abri de moins dans les rues

 

Je voudrais

Que les soirs de Carême

Il y ait une arme qui se taise

Il y ait un monde qui dorme dans la paix

 

Je voudrais

Que les soirs de Carême

Il y ait un pardon donné pour chaque offense

Il y ait un pardon reçu joyeusement

 

Je voudrais

Que les soirs de Carême

Il y ait une âme de moins au Purgatoire

Il n’y ait pas d’âme s’en allant Enfer

 

Je voudrais

Qu’au matin de Pâques

Le monde ait le cœur en fête bondisse de joie

Le monde sache que le Mal est vaincu pour toujours

 

Je voudrais

Un matin de Pâques comme au premier jour de la création

Entendre la création toute entière danser sa Joie

 

Je voudrais

Un matin de Pâques habillé de lumière

Un matin de Pâques faire toute la joie de mon Dieu

 

 

©Claude-Marie T.

18 février 2018.

 

 

 

CAREME, PRIERES, SI JE N'AI PAS COMPRIS CE SOIR !

Si je n’ai pas compris ce soir !

 POUR UN POEME

SI JE N’AI PAS COMPRIS CE SOIR

 

 

Si je n’ai sas compris ce soir

Le souffle de Ta Parole

Je veux entrer dans  Ta Demeure

Ne m’abandonne pas

Ne me ferme pas Ta Porte

Il fait trop froid dehors

Il fait trop nuit dehors

 

Si je n’ai sas compris  ce soir

De quel Feu Tu nous consumes

Je veux entrer dans  Ton Foyer

Ne m’abandonne pas

Ne me ferme sas Ta Porte

Il fait trop froid dehors

Il fait trop nuit dehors

 

Si je n’’ai pas compris ce soir

De quel Amour Tu brûles

Je veux Te suivre

Ne m’abandonne pas

Ne me ferme pas Ton Coeur

Il fait trop froid dehors

Il fait trop nuit dehors

 

Si je n’ai pas compris ce soir

Que Tu es venu  nous sauver

Je veux le croire

Ne me ferme pas Ta Parole

Ne m’abandonne pas

Il fait trop froid dehors

Il fait trop nuit dehors

 

Si je n’ai pas compris  ce soir

Que Tu envoies Ton Esprit

Je veux Te dire « OUI ! »

Ne me ferme pas l’Espérance

Ne m’abandonne pas

Il fait trop froid dehors

Il fait trop nuit dehors

 

Si je n’ai pas compris ce soir

Je sais que Tu reviendras

Je sais que Tu feras Toute choisi nouvelle

Le froid du dehors sera Ton AMOUR

La nuit du dehors sera Ta Lumière

 

Si je n’ai pas compris ce soir

Je veux entrer chez Toi

Ne m’abandonne pas

Ne ferme pas Ta Porte

Parlons corps à corps

Parlons cœur  à cœur

Ne t’éloigne pas car le jour tombe

Et il fait si froid dehors

Et il fait si nuit dehors

Parlons encore corps à corps

Parlons Toujours cœur à cœur

Et tu feras de mes nuits des promesses de Pâques

Et tu feras de mes nuits des Promesses de Pentecôte

 

©Claude-Marie T.

12 février 2018

CAREME, LE CARÊME PEUT FAIRE CHANTER L'ALPHABET, POEMES, PRIERES

Le Carême peut faire chanter l’alphabet

Le Carême peut faire chanter l’alphabet

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A comme Amour

B comme Béatitudes

C comme Croix

D comme Désert

E comme Eau

F comme Faim

G comme Gratitude

H comme Hérode

I comme Israël

J comme Jérusalem

K comme Kaph

L comme Louanges

M comme Messie

N comme Nicodème

O comme Osée

P comme Paradis

Q comme Qadish

R comme Résurrection

S comme Sauveur

T comme Tau

U comme Un

V comme Victoire

W comme Waouh

©Claude-Marie T.

10 février 2018

CAREME, PRIERES

CONVERTISSEZ-VOUS !

convertissez-vousCHANGER POUR VIVRE

 

Oui dans la vue je me suis

Bien battue

Et peut importe les moyens

Pour me faire une place

Pour réussir

Je m’étais forgée

Un cœur où les sentiments n’avaient pas leur place

Dans cette lutte

Pas de place pour l’amitié

C’est tellement dangereux

J’avais rendu mon visage

Dur comme pierre

J’avais un regard sombre et aigu

Pour regarder l’autre tomber

Et avec quel plaisir

Je pouvais prendre sa place !

Il faut dire

Que c’était tellement évident

C’était tellement normal

D’agir ainsi pour réussir

Serrer les dents, serrer les poings

Fermer mo cœur et rendre mon visage dur comme pierre

Fermer les yeux

Pour ne pas rencontrer le regard

Du petit qui souffrait en silence

Mais après tout

Pour vivre

S’il fallait s’attendrir

On n’aurait jamais le temps !

Et puis

Ils n’avaient qu’à faire comme moi

Et pourtant

Parfois il me fallait parfois aussi

Eviter un autre regard

Celui de l’autre qui voulait me donner un peu de

JOIE

Eviter de regarder

Celui de l’autre que je voyais

Les mains ouvertes

Pourquoi ce regard illuminé de joie

Pourquoi ces mains ouvertes

Quand j’avais ce visage sombre ?

 

Alors je me suis souvenue

Que QU’ELQU’UN

Un jour du temps

Etait venu justement

Pour semer dans notre cœur

La BONNE NOUVELLE

Qui apportait la VIE

Qui apportait l’AMOUR

Qui donnait la JOIE parfaite

Et avant de partir

Il avait bien dit :

« JE VOUS LAISSE MA PAIX

JE VOUS DONNE MA PAIX ! »

 

« Ne vous inquiétez pas pour demain

Votre PERE sait de quoi vous avez besoin

Ne valez vous pas autant que les moineaux

Qui ne sèment ni ne moissonnent !

Regardez les lys des champs

En vérité, en vérité, Je vous le dis

Même Salomon dans toute sa gloire

N’a jamais été aussi bien vêtu ! »

 

«Bienheureux les pauvres de cœur

Car le Royaume des cieux leur appartient

Bienheureux les affamés de justice

Car le Royaume des cieux leur appartient

Bienheureux ceux qui pleurent

Car ils seront consolés

Bienheureux les doux, les miséricordieux

Car ils seront appelés fils de Dieu

Bienheureux les affamés car ils seront rassasiés

Bienheureux êtes-vous ! »

 

« Aujourd’hui

Ne fermez pas votre cœur

Comme vos pères ont mis leur Dieu

A l’épreuve

Dans le désert

Aujourd’hui

ECOUTEZ LA VOIX DE VOTRE DIEU ! »

 

CONVERTISSEZ-VOUS

CROYEZ A LA BONNE NOUVELLE

CROYEZ QUE DIEU VOUS AIME

 

Claude-Marie T

Carême 2015

CAREME, JUBILE (ANNEE DU), MISERICORDE

BULLE DE L’ANNEE SAINTE (extrait)

  1.  miserorde-jouquesl’Eglise à l’égard du Peuple de Dieu, pour qu’il entre en profondeur dans la richesse de ce mystère aussi fondamental pour la foi. Ce seront des prêtres à qui j’aurai donné l’autorité pour pardonner aussi les péchés qui sont réservés au Siège Apostolique, afin de rendre explicite l’étendue de leur mandat. Ils seront surtout signe vivant de la façon dont le Père accueille ceux qui sont à la recherche de son pardon. Ils seront des missionnaires de la miséricorde car ils se feront auprès de tous l’instrument d’une rencontre riche en humanité, source de libération, lourde de responsabilité afin de dépasser les obstacles à la reprise de la vie nouvelle du Baptême. Dans leur mission, ils se laisseront guider par la parole de l’Apôtre: «Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde» (Rm 11, 32). De fait, tous, sans exclusion, sont invités à accueillir lappel à la miséricorde. Que les missionnaires vivent cet appel en fixant le regard sur Jésus, «Grand-Prêtre miséricordieux et digne de foi» (He 2, 17).

Je demande à mes frères évêques d’inviter et d’accueillir ces Missionnaires, pour qu’ils soient avant tout des prédicateurs convaincants de la miséricorde. Que soient organisées dans les diocèses des «missions vers le peuple», de sorte que ces Missionnaires soient les hérauts de la joie du pardon. Quils célèbrent le sacrement de la Réconciliation pour le peuple, pour que le temps de grâce de lAnnée Jubilaire permette à de nombreux fils éloignés de retrouver le chemin de la maison paternelle. Que les pasteurs, spécialement pendant le temps fort du Carême, soient invités à appeler les fidèles à s’approcher «vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir la grâce de son secours» (He 4, 16).

 

CAREME, MERCREDI DES CENDES

LE MERCREDI DES CENDRES

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Mercredi des Cendres

Pour les catholiques, le mercredi des Cendres, lendemain du Mardi gras, est un jour de pénitence qui marque le début du Carême. C’est une fête mobile. Chez les Églises d’Orient, c’est le Lundi Pur qui marque l’entrée en Carême deux jours avant le mercredi des Cendres, soit 48 jours avant la fête de Pâques.

 

Présentation générale

Le terme pénitence peut se résumer en trois actions : la prière, l’aumône et le jeûne. Le but essentiel est de se préparer à la fête de Pâques, résurrection du Christ. C’est une manière concrète pour le chrétien de s’unir à Jésus Christ, qui lui-même a jeûné quarante jours dans le désert pour se préparer à sa mission, celle de sa mort et de sa résurrection. C’est aussi l’occasion de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu, c’est pourquoi le jeûne ne prend pas toujours la forme de « privation de nourriture », mais peut être plus large. Aussi, se priver de nourriture permet de mieux prendre conscience de ce que tant d’êtres humains sur Terre vivent au quotidien, et rester dans une attitude d’accueil : que le prochain en difficulté ne nous soit pas étranger (cf. Deus caritas est, 15). En effet, l’apôtre saint Jean dit dans sa Première Lettre « Si quelqu’un possède des richesses de ce monde et, voyant son frère dans la nécessité, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? » (1Jn 3,17). Dans les premières communautés chrétiennes, ce qui était mis de côté par ceux qui jeûnaient était redistribué aux pauvres.

 

Dans l’église catholique, les fidèles se rendent à l’église pour assister à une célébration, où le prêtre après la proclamation de l’Évangile et de l’homélie leur trace une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant ce verset de l’Évangile selon saint Marc (Mc 1,15): « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile. » ou bien ce verset de la Genèse (Gn 3,19): « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » (en latin, Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris)[1]. Cette cérémonie fut instituée par Grégoire Ier aux alentours de l’an 591. L’imposition de cendres au front du pénitent est une évocation symbolique de la mort. Ces cendres sont obtenues en brûlant les rameaux bénis l’année précédente le Dimanche des Rameaux. Les cendres sont elles-mêmes bénites solennellement pendant la célébration.

Les fidèles qui suivent le rite catholique-romain sont tenus à l’abstinence et au jeûne le Mercredi des Cendres (canons 1249 à 1251 du Code de Droit Canonique) sauf cas particuliers (jeunes enfants, personnes malades, personnes âgées, personnes ayant un métier difficile.

 

Date et origine du mercredi des Cendres

La date est variable, chaque année les cendres ont lieu 46 jours avant Pâques.

 

Origine des Cendres

Le mercredi des Cendres est le jour qui marque l’entrée en Carême. Ce jour est l’occasion d’une messe où le prêtre trace une croix avec de la cendre sur le front des fidèles en prononçant un verset de la genèse « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière1. »

La cendre dont on se sert pour tracer la croix est la cendre issue de la combustion des rameaux bénis l’année précédente. L’utilisation de ces cendres est une évocation symbolique de la mort, et le versé récité doit inciter le croyant à l’humilité et à la piété.

Le carême commence donc par un rappel solennel de la condition humaine et s’achève avec les Pâques par une célébration de la vie, celle de la résurrection du Christ.

 

Traditions de pénitence

Entre le 11e et le 14e siècle, les pratiques actuelles ont été établies et le jour des Cendres tel qu’on le connait s’est répandu dans l’Église d’occident. Auparavant, le mercredi des Cendres était drapé d’un autre rôle, il était un jour de pénitence.2

Vers 300, le jour des Cendres est adopté localement par certaines Églises qui l’intègrent au rite d’excommucation temporaire ou de renvoi des pécheurs publics, une pénitence imposée aux personnes coupables de péchés capitaux. Dès le 4e siècle, ce jour marque à Rome le début de la pénitence canonique accomplie publiquement, jusqu’à l’absolution du jeudi saint

Au 7e siècle, un rite public de pénitence est pratiqué durant lequel les pénitents se présentent aux prêtres, confessent leurs fautes et, lorsque celles-ci sont graves et publiques, reçoivent du pénitencier un « cilice rugueux couvert de cendre » (tunique ou une ceinture portée sur la chair par mortification4) et doivent se retirer dans un monastère.

Génèse 3 : 19. Il est important de noter que le mot « `Aphar » en hébreux est habituellement traduit par cendres ou poussières, ce qui explique les différences de traductions entre les éditions de la bible. La T.O.B. ayant retenue le terme de glaise.

 Voir Guide des traditions et coutumes catholiques, pages 138 à 140.

Voir Liber sacramentorum tome III, pages 49 à 60