AUTOMNE, CHANSON FRANÇAISE, COLCHIQUES DANS LES PRES

Automne (Colchiques dans les prés)

Automne (Colchiques dans les prés)

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Colchiques dans les prés
Fleurissent, fleurissent
Colchiques dans les prés
C’est la fin de l’été
La feuille d’automne
Emportée par le vent
En rondes monotones
Tombant, tourbillonnant

Châtaignes dans les bois
Se fendent, se fendent
Châtaignes dans les bois
Se fendent sous nos pas
La feuille d’automne
Emportée par le vent
En rondes monotones
Tombant, tourbillonnant

Nuage dans le ciel
S’étire, s’étire
Nuage dans le ciel
S’étire comme une aile
La feuille d’automne
Emportée par le vent
En rondes monotones
Tombant, tourbillonnant

Et ce chant dans mon cœur
Murmure, murmure
Et ce…

 

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Création de la chanson

 Colchiques dans les prés (dont le titre initial est Automne) est une chanson populaire française du XXè siècle. Les deux auteurs —Jacqueline Debatte   pour les paroles et son amie Francine Cockenpot   pour la mélodie —, toutes deux chefs-scouts, créent cette ritournelle vers 1942/1943 à destination des jeunes des camps de scoutisme.

 

Postérité

La chanson devient un classique de 1945 aux années 1980 grâce à sa reprise par des artistes comme Jacques Douai, Francis Cabrel (reprise en 1977 sur son premier album Les Murs de poussière   sous le titre Automne), Dorothéée (reprise en 1982 sous le titre Colchiques dans le cadre de Discopuce   de l’émission Récré A2, et enregistrée sur le deuxième 45 tours et le troisième album de la collection Le Jardin des chansons) et Nana Mouskouri entre autres.

Le groupe de rock progressif Sandrose   interprète cette chanson en version anglaise en 1971.

Elle a aussi été reprise en version jazz-funk par le groupe Cortes en 1975 sur l’album Troupeau Bleu ; en version jazz par Georges Arvanitas en 1969 sur l’album Georges Arvanitas Trio in concert, puis par jean-Michel Pilc-Trio en 2002 sur l’album Welcome Home. Eddy Louiss en a fait en 1996 une version dans son album Flomela.

La chanson est reprise de façon humoristique dans une publicité de 1989 pour un papier toilette de la marque Le Trèfle (Kimberley Clark) sur une idée de l’agence CLM/BBDO ; la chanson y devient une obsession envahissante pour une cliente ayant respiré le parfum du papier toilette.

La version créée par Alain Mion et Cortex a été samplée depuis par des rappers américains dont Madlib Vincent Malone a détourné la chanson sous le titre Coliques dans les prés où il propose une utilisation spéciale des « feuilles d’automne qui, emportées par le vent, tombent en tourbillonnant… »

En 2000, l’écrivain Serge Quadruppani emprunte son titre à la chanson pour nommer son livre.

En 2013, Anna Bendahan enregistre cette chanson dans une version pop moderne.

 

ARTISTES FRANÇAIS, CHANSON FRANÇAISE, CHARLES AZNAVOUR (1924-2018), Non classé

Charles Aznavour (1924 – 2018) — Blog Histoire Géo

Le chanteur Charles Aznavour est mort cette nuit après une carrière de soixante – douze ans et de multiples textes, dont celui-ci très beau et très connu : Ou encore celui-là : Né à Paris en 1924, Charles Aznavour, de son vrai nom Shahnourh Varenagh Aznavourian, était aussi l’héritier d’un génocide, celui des Arméniens de […]

via Charles Aznavour (1924 – 2018) — Blog Histoire Géo

 

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CHANSON FRANÇAISE, CHANSONS, DITES, DITES, SI C'ETAIT VRAI, JACQUES BREL, JACQUES BREL (1929-1978)

Dites, dites, si c’était vrai de Jacques Brel

Dites, dites, si c’était vrai

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Dites, dites, si c’était vrai
S’il était né vraiment à
Bethléem, dans une étable
Dites, si c’était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment
Venus de loin, de fort loin
Pour lui porter l’or, la myrrhe
L’encensDites, si c’était vrai
Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit
Luc, Matthieu et les deux autres
Dites, si c’était vrai si c’était vrai le coup des
Noces de Cana et le coup de Lazare
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai ce qu’ils racontent
Les petits enfants, le soir avant d’aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent
Notre Père, quand ils disent
Notre Mère si c’était vrai tout cela
Je dirais oui oh, sûrement je dirais oui
Parce que c’est tellement beau tout cela
Quand on croit que c’est vrai
Jacques Brel (1929-1978)
CHANSON FRANÇAISE, JACQUES BREL, LA FANETTE

La Fanette de Jacques Brel

La Fanette

 

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Nous étions deux amis et Fanette m’aimait
La plage était déserte et dormait sous juillet
Si elles s’en souviennent les vagues vous diront
Combien pour la Fanette j’ai chanté de chansons
Faut dire
Faut dire qu’elle était belle
Comme une perle d’eau
Faut dire qu’elle était belle
Et je ne suis pas beau
Faut dire
Faut dire qu’elle était brune
Tant la dune était blonde
Et tenant l’autre et l’une
Moi je tenais le monde
Faut dire
Faut dire que j’étais fou
De croire à tout cela
Je le croyais à nous
Je la croyais à moi
Faut dire
Qu’on ne nous apprend pas
A se méfier de tout

Nous étions deux amis et Fanette m’aimait
La plage était déserte et mentait sous juillet
Si elles s’en souviennent les vagues vous diront
Comment pour la Fanette s’arrêta la chanson

Faut dire
Faut dire qu’en sortant
D’une vague mourante
Je les vis s’en allant
Comme amant et amante
Faut dire
Faut dire qu’ils ont ri
Quand ils m’ont vu pleurer
Faut dire qu’ils ont chanté
Quand je les ai maudits
Faut dire
Que c’est bien ce jour-là
Qu’ils ont nagé si loin
Qu’ils ont nagé si bien
Qu’on ne les revit pas
Faut dire
Qu’on ne nous apprend pas
Mais parlons d’autre chose

Nous étions deux amis et Fanette l’aimait
La place est déserte et pleure sous juillet
Et le soir quelquefois
Quand les vagues s’arrêtent
J’entends comme une voix
J’entends… c’est la Fanette

Jacques Brel

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