AVENT, CHANSON FRANÇAISE, CHANSONS, MESSIE, NATIVITE DE LA VIERGE MARIE, NOËL, SIMON PELLEGRIN (1663-1745), VENEZ, DIVIN MESSIE

Venez, divin Messie

VENEZ, DIVIN MESSIE

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Venez, divin Messie,
Sauver nos jours infortunés ;
Venez, source de vie,
Venez, venez, venez.

 

Ah ! descendez, hâtez vos pas,
Sauvez les hommes du trépas,
Secourez-nous, ne tardez pas.
Venez, divin Messie,
Sauver nos jours infortunés ;
Venez, source de vie,
Venez, venez, venez.

 

Ah ! désarmez votre courroux ;
Nous soupirons à vos genoux ;
Seigneur, nous n’espérons qu’en vous.
Pour nous livrer la guerre,
Tous les enfers sont déchaînés ;
Descendez sur la terre,
Venez, venez, venez.

 

Que nos soupirs soient entendus !
Les biens que nous avons perdus
Ne nous seront-ils point rendus ?
Voyez couler nos larmes.
Grand Dieu, si vous nous pardonnez,
Nous n’aurons plus d’alarmes ;
Venez, venez, venez.

 

Eclairez-nous, divin flambeau ;
Parmi les ombres du tombeau,
Faites briller un jour nouveau.
Au plus affreux supplice
Nous auriez-vous abandonnés ?
Venez, Sauveur propice,
Venez, venez, venez.

 

Si vous venez en ces bas-lieux,
Nous vous verrons victorieux
Fermer l’enfer, ouvrir les cieux.
Nous l’espérons sans cesse ;
Les cieux nous furent destinés ;
Tenez votre promesse,
Venez, venez, venez.

 

Ah ! Puissions-nous chanter un jour,
Dans votre bienheureuse cour,
Et votre gloire, et votre amour !
C’est là l’heureux partage
De ceux que vous prédestinez ;
Donnez-nous-en le gage,
Venez, venez, venez.

Simon PELLEGRIN (1663-1745)

CHANSON FRANÇAISE, CHANSONS, DITES, DITES, SI C'ETAIT VRAI, JACQUES BREL, JACQUES BREL (1929-1978)

Dites, dites, si c’était vrai de Jacques Brel

Dites, dites, si c’était vrai

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Dites, dites, si c’était vrai
S’il était né vraiment à
Bethléem, dans une étable
Dites, si c’était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment
Venus de loin, de fort loin
Pour lui porter l’or, la myrrhe
L’encensDites, si c’était vrai
Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit
Luc, Matthieu et les deux autres
Dites, si c’était vrai si c’était vrai le coup des
Noces de Cana et le coup de Lazare
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai ce qu’ils racontent
Les petits enfants, le soir avant d’aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent
Notre Père, quand ils disent
Notre Mère si c’était vrai tout cela
Je dirais oui oh, sûrement je dirais oui
Parce que c’est tellement beau tout cela
Quand on croit que c’est vrai
Jacques Brel (1929-1978)
CHANSONS, CHANTONS SOUS LA PLUIE, MICHELE BERNARD

Chantons sous la pluie

CHANTONS  SOUS LA PLUIE PAR MICHÈLE BERNARD

 

chantons01

Il pleurait au bord du trottoir 
Mains dans les poches, triste regard 
Les godasses qui traînent sur le bitume 
L’ cerveau barbouillé d’un méchant rhume 
Pas plus d’amis que de mouchoir 
Se laissait aller au désespoir 
C’est plus poli de faire ça chez soi 

 Mais de chez-soi, il n’en avait pas 

Ses larmes dans le caniveau 
Entraînaient papiers et mégots 
Il les regardait d’un air très doux 
S’en aller vers la bouche d’égout 
Les passants détournaient les yeux 
Un homme qui pleure, ça fait curieux 
La tête enfoncée dans leur journal 
Ils s’ disaient « Ce type-là n’est pas normal » 
Comme il n’ pouvait plus s’arrêter 
L’ caniveau s’ mit à déborder 

 Un flot de tristesse emplit la rue 
Comme une rivière saugrenue 
Les dauphins, les lions des fontaines 
Soudain émus par tant de peine 
Se mirent à couler tant et tant 
Que tous les jets d’eau en firent autant 

Irrésistible désespoir 
Emportant voitures et trottoirs 
En un instant, on vit disparaître 
Tout un régiment de majorettes 
Les femmes et les enfants d’abord 
Y a de la tristesse à tribord 
Des automobilistes périrent 
Pour ne pas abandonner leur navire 

Stupéfaits les gens aux fenêtres 
Regardaient la rue disparaître 
Mais n’osaient pas se jeter à l’eau 
Leur fallait une bouée, un maillot 
Pourtant, les plus désespérés 
Se décidèrent à plonger 
C’était joli du haut des balcons 

De les voir sauter de leur prison 

En sifflant « Chantons sous la pluie » 
S’en furent dans la ville engloutie 
En suivant l’homme si malheureux 

Qui déjà se sentait beaucoup mieux 
La la la la la 

C’était une chanson d’évasion 
Pour nettoyer son horizon 
Quand la ville est trop laide et trop grise 
Et trop cher le billet pour Venise 
Et qu’on pleure au bord du trottoir 
Mains dans les poches, triste regard 
Les godasses qui traînent sur le bitume 
L’ cerveau barbouillé d’un méchant rhume