CLAUDE TRICOIRE (1951-...), NOUVEL AN, POEME, POEMES, POESIES, UN MONDE NOUVEAU EN DEVENIR

Un monde nouveau en devenir

Un monde nouveau en devenir

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Je veux un monde meilleur,
Je veux qu’il change son cœur ,
Que les injures se changent en paroles de bénédictions,
Qu’il n’y ait ici que du bonheur,
Devant nos yeux,
Que des sourires et des gens heureux,
Et des mercis,
Pour couvrir la vie de chaleur, de tendresse dans nos cœurs,
Plus de larmes, plus de peur,
Que des rires,

Et alors il fera bon vivre dans ce monde nouveau

Alors seulement nous ne serons plus les mêmes,
Personne n’aura plus de peine,
Tout peut encore changer

Si les hommes de bonne volonté s’unissent

Pour chasser les fantômes

Des années passées des malheurs d’autrefois

Il est encore temps d’écrire un chapitre nouveau

Dans le livre de nos vies 

Il est encore temps d’aplanir les chemins

Pour que revienne l’espérance

D’un monde nouveau

L’avenir est plein de possibles

Il faut juste y croire

Dans les yeux je lui dirai

A ce monde qui vient de naître :
Je me battrai,
Je lui dirai simplement

Que rien n’est perdu encore

Sans autre arme que l’amour et l’espérance,
On peut se battre,
Jusqu’au fond de nos larmes,
Jusqu’au fond de nos malheurs

Et le monde deviendra un oasis de paix

Qui aura détruit les murs de la haine

Pour que tous les hommes soient frères

Je veux un nouveau monde,
Je veux que le cœur du monde,
Range les injures au fond de l’enfer

Que les pleurs se changent en chansons

Que les deuils se changent en danse

Et je veux croire que le monde ainsi recréé

Revêtira des habits de lumière

A chaque heure du jour de l’année

®Claude Tricoire

1er janvier 2022

CLAUDE TRICOIRE (1951-...), DANS LA NUIT.... DANS LE SILENCE..., MEDITATIONS, POEMES, POESIES

Dans la nuit… Dans le silence….

Dans la nuit…. Dans le silence…

Il y eut un soir …. Il y eut un matin…

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Au commencement

Dans la nuit dans le silence

La Parole a fait surgir du chaos

L’univers et tout ce qu’il renferme

L’herbe des champs et les animaux

L’homme surgit des mains de Dieu

A sa resssemblance

Il y eut un soir il y eut un matin

Et Dieu trouva que cela était bon

Quand les temps furent accomplis

Dans la nuit dans le silence

Le Verbe est venu au milieu des ténèbres

Habiter au cœur de sa création

Illuminer nos ténèbres

Et Dieu s’est fait homme

Il y eut un soir il y eut un matin

Et Dieu trouva que cela était bon

Au matin d’un jour nouveau

Dans la nuit dans le silence

Le nouvel Adam surgit du tombeau

L’Homme qui gisait à l’ombre de la mort

Soudain s’est réveillé

La Parole est parvenue jusqu’aux confins de la terre

Le Verbe de Dieu a vaincu la nuit

Il y eut un soir il y eut un matin

Et Dieu trouva que cela était bon

©Claude Tricoire

31 décembre 2021

ADORATION DES BERGERS, CLAUDE TRICOIRE (1951-...), ENFANCE DE JESUS, EVANGILE SELON SAINT LUC, JESUS CHRIST, LES BERGERS... PRMIERS CROYANTS... PREMIERS MISSIONNAIRES !, MEDITATIONS, MESSIE, NOËL

Les bergers… Premiers croyants… Premiers missionnaires !

 

Les bergers…. Premiers croyants… premiers missionnaires !

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L’Adoration des bergers. Georges de La Tour (1645)

Méditation 

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. » (Lc 10, 21 ; Mtt 11, 25)

 Dans la crèche la figure du berger est incontournable depuis des siècles puisqu’elle figure déjà dans l’épisode situé juste après la naissance de Jésus de Luc (2, 7-20). Il est familier de les voir debout ou à genoux près de la mangeoire où repose l’enfant Jésus. Cette image immortalisée par la tradition et dans l’art nous semble normale et presque banale. La force de l’habitude ! Mais n’ont-ils fait que venir voir ce que les anges leur avaient annoncé ? N’ont-ils pas faire autre chose ?

 Les bergers n’ont pas été choisi pour leurs richesses ou leur savoir.ils faisaient partie du petit peuple d’Israël ; leur métier ne les destinaient ni à devenir riche ou savant ; d’ailleurs peut-être qu’ils ont peu fréquenté les synagogues et encore moins les scribes. Ils étaient simplement bergers d’un troupeau, d’en prendre soin. Et pour se faire ils passaient souvent leur nuit à la belle étoile avec le firmament pour toit, la nature comme école de vie.

 Et c’est pour eux que Dieu va déchirer les cieux, c’est à eux que Dieu va envoyer ses anges pour leur annoncer la nouvelle : « Voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur ! »

Que savaient les bergers de l’attente d’un Messie pour Israël ? Est-ce qu’eux-mêmes étaient dans cette attente ? On peut seulement supposer qu’ils avaient entendu parler de cette promesse d’un Messie que Dieu enverrait pour sauver son peuple ;  on peut également penser qu’ils partageaient comme tous les juifs cet espoir.

Et sans se poser de questions ils partent voir ce que les anges leur ont annoncé …. Mais comme ils sont de bons bergers ils emmènent avec eux le troupeau.  Ils trouveront Marie, Joseph et l’Enfant Jésus couché dans la mangeoire. Ils s’agenouillent devant l’enfant sans autre cérémonie. Peut-être que, comme le veut la tradition, ils aient offert quelques moutons ou brebis au Fils de Dieu. Ils n’ont pas eu besoin de discours pour croire : ils ont ce que Dieu leur avait annoncé et ils ont cru.

On aurait pu penser que les bergers s’en seraient retournés tranquillement à leur occupation de berger et veiller sur leur troupeau. Après avoir vu ils s’empressent d’aller raconter ce qu’ils ont vu à ceux qu’ils rencontrent sur leur chemin sans doute.

 Et puis les bergers s’en retournent à leurs occupations en chantant les louanges de Dieu qui a tenu la Promesse d’envoyer un Sauveur. Comme les anges ils peuvent entonner : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime »

 Ces premiers croyants, ces premiers missionnaires que sont-ils devenus ? Nul ne le sait ! Mais qu’importe au fond ! L’important est ailleurs  : ils ont vu, ils ont cru en la Parole de Dieu, ils en ont témoigné !

 

 Evangile selon saint Luc

[En ce temps-là Marie] mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.

L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.

Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »

Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

(Luc 2, 7-20)

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©Claude Tricoire

BETHLEEM, CLAUDE TRICOIRE (1951-...), CRECHE, MEDITATIONS, NATIVITE DE JESUS, NOEL, UNE NUIT A BETHLEEM.... PRESQUE COMME LES AUTRES !

Une nuit à Bethléem… presque comme les autres !

Une nuit à Bethléem … presque comme les autres

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Hier

Il est venu une nuit qui semblait comme toutes les autres nuits

Il est venu de nuit.

C’était une nuit calme ou presque puisqu’il y avait beaucoup de monde à Bethléem ce jour là à cause de l’ordre de l’empereur Auguste qui avait ordonné le recensement de tous les habitants dans leur ville d’origine.

A part cet évènement dans cette bourgade rien de bien extraordinaire ! Rien n’annonçait un fait qui marquerait l’histoire du monde. Mise à part les auberges assaillies par le flot des nouveaux arrivants il n’y avait sans doute peu de quoi faire de grandes emplettes et encore moins de grands magasins où faire des achats dispendieux ; non, rien qui aurait pu distraire le voyageur et encore moins de grandes manifestations qui auraient annoncé un quelconque fait extraordinaire.

Il est né tellement discrètement que personne ne se doutait de rien comme seuls savent le faire les pauvres.

Et pourtant Il est venu !

Il est né discrètement comme pour ne déranger personne.

Il est venu chez les siens sans faire de fracas comme pour laisser le monde le découvrir au temps voulu.

Dieu s’est fait homme une nuit semblable à toutes les nuits dans le silence ! Il repose dans une simple mangeoire que Marie et Joseph ont trouvé dans une étable.

Ce fut cette nuit-là que le monde a reçu la LUMIERE …. Une lumière que nul ténèbre ne pourra jamais éteindre !

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Aujourd’hui

Il vient encore une nuit !

Il vient encore….

Tout le mois de décembre, chaque année, dans chaque ville, dans chaque village, les lumières des rues, les lumières des magasins brillent de mille feux qui aveuglent, qui veulent donner l’illusion d’une fête pour tous, d’un bonheur qui se veut accessible à tous. Mais c’est un moment où chacun voudrait oublier les tristes réalités du monde au milieu du bruit et au milieu de la foule. .

Tout le mois de décembre les magasins rivalisent de mille astuces pour attirer le client, pour vendre du rêve et du bonheur. Les sapins sont à chaque coin de rue, à chaque devanture. Les crèches aussi se font plus grandes les unes que les autres, plus décorées aussi… Comme elle est loin l’étable de Bethléem !

Les gens se pressent, se précipitent pour faire leurs achats et déambulent dans les rues les bras chargés de lourds cadeaux. Ils ont dépensé une fortune sans doute pour acheter un semblant de bonheur ! Et dans la nuit de Noël ils mangeront le foie gras et la dinde !

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Comme il est loin le dénuement de l’humble étable de Bethléem !

Comme il est loin le temps où il y a deux mille ans Marie et Joseph sont arrivés repus de fatigue, avec leur maigre bagage et personne pour leur offrir un logis ou un lit pour se reposer du voyage et faire naître un petit enfant !

Comme il loin le temps où il y a deux mille ans dans le silence de la nuit Dieu se faisait homme, homme parmi les hommes pour libérer l’humanité de ses chaines.

Comme elle est loin la nuit de Bethléem éclairée seulement par les étoiles ! Comme elle est loin la nuit de Bethléem où le silence ne fut rompu que par le chant des anges !

Lui seul est le vrai cadeau que personne ne peut acheter parce qu’Il se donne.

Lui seul est la vraie lumière venu en ce monde pour éclairer le monde et dissiper les ténèbres de nos vies !

AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu.

C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.

 (Jn 1, 1-5.9-11)

©Claude Tricoire

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Basilique de La Nativité

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CLAUDE TRICOIRE (1951-...), MIGRANTS, POEME, POEMES, POESIES, TOUT AU FOND.... DE LA GRANDE BLEUE

Tout au fond …. de La Grande Bleue

Tout au fond de … La Grande Bleue

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Cimetière des rêves brisés

De l’exilé

Cimetière des espoirs brisés

Du migrant

Grand linceul

De la misère humaine

Loin de l’indifférence

Loin de toute compassion

Et c’est la nuit

Dans le grand silence

Que l’on peut entendre

Le chant douloureux

Des vagues qui bercent doucement

Le dernier sommeil

De ceux qui reposent

Au fond de cette mer si bleue

©Claude Tricoire

26 juillet 2021

CLAUDE TRICOIRE (1951-...), ESPERANCE, L'ESPERANCE.... TOUJOURS !, POEME, POEMES

L’Espérance…. toujours !

L’espérance … toujours !

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Si le soleil s’obscurcit

Si les étoiles s’éteignent la nuit

Si la lune disparait

Si les montagnes s’affaissent

Si les eaux recouvrent la terre

Au cœur de ses abimes

L’’Espérance

Jamais ne disparaîtra

Si paix ne trouve plus de demeure ici-bas

Si la haine embrase les cœurs

Si les massacres les guerres

Rougissent la terre du sang des innocents

Si la terre devient le cimetière de l’humanité

Au cœur de ses enfers

L’Espérance

Jamais ne disparaîtra

L’Espérance

Ne peut disparaître

Elle est promesse de vie

Elle est promesse d’Eternité

©Claude Tricoire

3 juin 7 mai 2021

CLAUDE TRICOIRE (1951-...), PARTIR !..., POEME, POEMES

Partir !…

Partir !….

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Fermer une porte derrière soi

Jeter les clés d’une maison

Derrière son épaule

Prendre comme viatique

Le souvenir des jours heureux

Chausser les semelles de vent

Et puis partir !

Partir

Loin des chimères de la ville

Le cœur en bandoulière

Les mains dans les poches

Les pieds bien sur terre

La tête dans les étoiles

Vivre d’autres aventures

Partir

S’éblouir  le cœur de la beauté du monde

Ecouter le silence de la terre

S’enivrer du chant du vent des oiseaux

Se draper tout au long du chemin

Dans les rayons du soleil de la lune

Avec les étoiles pour parures

Et puis un soir

S’endormir

A l’ombre des palmiers en fleurs

©Claude Tricoire

19 mai 2021

CLAUDE TRICOIRE (1951-...), POEME, POEMES

La complainte du livre

La complainte du livre

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Je suis le livre qui se souvient

Douloureusement des jours anciens

Où j’étais quelqu’un d’important

Où l’on prenait soin de ma personne

Je me souviens et je pleure

Ce temps disparu depuis longtemps

Je suis le livre

Je me souviens de ce temps

Où je sentais bon

L’encre de l’imprimerie à peine sèche

Où je répandais la bonne odeur

Du cuir qui protégeait

Les écrits de tant d écrivains

Les belles enluminures qui ornaient mes pages

Mais aujourd’hui à peine ouvert

Que je tombe déjà en lambeaux

Je suis le livre

Je me souviens de ce temps

Des belles étagères où je reposais

Etagères qui sentaient bon la cire

Dans les bibliothèques qui me mettaient à l’honneur

Où se promenaient les amoureux

De mes riches reliures

Du monde infini remplissant leurs esprits

Des rêves immenses offerts sans retour

Mais aujourd’hui

Je suis sur des étagères sans odeur

Mes couvertures sont sans ornement

Je suis le livre

Je me souviens de ce temps

Où l’on me prenait dans les mains

Avec maintes précautions

Et l’on me reposait avec regret sur mon étagère

Il arrivait aussi qu’un malandrin sans le sou

Me mis dans sa sacoche

Et avec lui tout en respirant l’odeur du cuir

Je me promenais dans la ville

Humant l’air du temps

Le temps de faire plus ample connaissance

Avant de lui livrer gracieusement mes secrets

Mais aujourd’hui

Souvent je suis dans des rayons métalliques

Une marchandise comme une autre

Sans odeur et sans beauté

Je suis emballé déballé

Dans du vulgaire carton sans âme

Et personne ne prête attention

A la douleur qui m’étreint le cœur

Je suis le livre

Qui se souvient avec douleur

De ce temps qui a peut-être disparu

Alors je crie vers le ciel

Qu’un miracle se produise

Alors je jette mes cris vers le ciel

De trouver encore quelque amoureux

Qui se souvienne enfin

De ma beauté perdue

Et me redonne ma gloire d’antan

Je suis le livre

Plein de douleur et d’espoir

J’ai survécu à temps de jours de malheur

Les enfers des bibliothèques

Les incendies les destructions au long des siècles

Les autodafés quand on me jugeait dangereux

S’en souviennent les jours et les nuits

Je suis la mémoire des mondes disparus

Je suis la mémoire du monde présent

Je suis votre mémoire

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©Claude Tricoire

3 mai 2021.

CLAUDE TRICOIRE (1951-...), L'ADIEU DU DERNIER BIBLIOTHECAIRE, POEME, POEMES

L’adieu du dernier bibliothécaire

L’Adieu du dernier bibliothécaire

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Il est venu comme tous les matins

Il a ouvert la porte de la bibliothèque

Il a allumé toutes les lampes des rayons

Il a posé sa sacoche  sur son bureau

Comme tous les matins

Et puis en silence

Ce jour-là

Il a parcouru les rayons

Prenant précieusement dans ses mains

Chaque volume pour en humer l’odeur

Contemplant chaque tranche de ces ouvrages

Et fermant les yeux

Il revisitait cet immense savoir accumulé

Il revisitait les rêves des écrivains célèbres ou non

Il voyageait en rêve dans cette forêt immense

Dans les contrées lointaines qu’il n’avait parcourues

Que dans les murs de la bibliothèque

Et toujours en silence

Quand il eut fit ses adieux à ses livres

Il s’assit à son bureau

Ouvrit sa sacoche et en sortit un classeur

Il y découvrit les noms de ceux qu’il avait reçu

Des étudiants aux professeurs

Et aussi des lecteurs assidus ou occasionnels

Il se rappela chaque visage et chaque demande         aussi

Le soir venu

Il éteignit toutes les lumières

Rangea soigneusement ses affaires

Il laissa sur le bureau

Sa sacoche

Ultime témoin de son passage

Ultime relique de sa vie

Il ferma la porte de la bibliothèque

Et rendit les clés sans un mot

Et depuis ce jour-là

Nul ne le revit plus

Der-Bibliothekar

© Claude Tricoire

19 avril 2021

CLAUDE TRICOIRE (1951-...), DU PSAUME 1, PRIERE, PRIERES, PSAUME 1, PSAUMES

Paraphrase du Psaume 1

PSAUME 1

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Heureux celui qui ne prend pas conseil auprès des malfaisants, qui ne marche pas sur le chemin de ceux qui prennent plaisir à faire le mal, qui ne s’abouche pas avec ceux qui calomnient leurs frères

Heureux celui qui met sa foi dans les commandements  du Seigneur et les médite dans son cœur de jour comme de nuit

Il est comme un arbre planté près d’une source d’eu vive qui donne son fruit quand vient le temps de la moisson ; son  feuillage demeure toujours vert et ses actions répandent la bonne odeur du bien.

Mais tel n’est pas le sort de celui qui se plait à semer le malheur, il est comme le grain de poussière balayée par le souffle du vent ;

Et au dernier jour se lèvera-t-il pour le jugement ? Pourra-t-il se mêler à la foule des justes lui qui se complaisait dans le mal ?

Le Seigneur connaît le chemin que suit l’homme au cœur ajusté ; le chemin du méchant conduit à la perdition : car pourrait-il obtenir  miséricorde lui qui a refusé de faire miséricorde ?

© Claude Tricoire

14 mars 2021