AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE - CHAPELLE, EGLISE CATHOLIQUE, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), PROVENCE

Ils ont participé à l’édification de l’Eglise du Saint-Esprit

ILS ONT PARTICIPÉ A ÉDIFIÉ  L’ÉGLISE DU SAINT-ESPRIT

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Girolamo Grimaldi-Cavalleroni

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Girolamo Grimaldi-Cavalleroni, dont le nom est généralement francisé en Jérôme Grimaldi-Cavalleroni (20 août 1595 à Gênes – 4 novembre 1685 à Aix-en-Provence), est un cardinal catholique et archevêque d’Aix-en-Provence de 1648 à sa mort.

Il est le fils de Giacomo Grimaldi, historien italien et archiviste du Vatican et de Girolama di Agostino de Mari. Archevêque in partibus de Séleucie d’Isaurie en 1641 et nonce apostolique en France, il est créé cardinal par le pape Urbain VIII le 13 juillet 1643 et devient abbé commendataire des abbayes Notre-Dame-et-Saint-Nicolas de Blanchelande (1646) et Saint-Florent de Saumur (1649) jusqu’à sa mort.

 

 Laurent Vallon

 Laurent II Vallon est un architecte exerçant en Provence et principalement à Aix-en-Provence, né à Aix-en-Provence le 10 mars 1652, et mort dans la même ville le 24 juillet 1724 (à 72 ans). Il est l’auteur de nombreux édifices publics ou privés d’Aix.

 Biographie

Laurent II est le fils de Laurent I Vallon, né à Mane vers 1610. Il arrive à Aix-en-Provence en 1627 et entre en apprentissage chez deux maîtres-maçons : Jacques et Jean Drusian1. Il s’est marié le 26 septembre 1633 avec Catherine Jaubert, fille de Jean Jaubert, maître maçon d’Aix, dont il a deux fils : Jean Vallon (1645-1723), tailleur de pierre et architecte, et Laurent II Vallon, architecte de la ville d’Aix et de la Province. Il a d’abord été associé à son beau-père Jean Jaubert, puis à son beau-frère, Jean Jaubert, avec qui il réalise quantité de monuments dans la ville d’Aix, comme l’église de la Madeleine.

Il meurt à Aix-en-Provence le 8 mai 1697.

 

  Jean Daret

Daret-autoportrait

Jean Daret (Bruxelles1614 – Aix-en-Provence1668) est un artiste français, originaire des Pays-Bas méridionaux. Il a peint des tableaux à sujets religieux ou mythologiques et gravé des eaux-fortes.

Biographie

Jean Daret, fils de Charles Daret et d’Anne Junon, est né à Bruxelles en 1614 où il commence son apprentissage chez le peintre Antoine van Opstal dont le fils Gérard van Opstal sera un sculpteur baroque. Dès 1633 Jean Daret se rend à Paris où son séjour dans cette capitale est confirmé par sa présence au mariage de son cousin Pierre Daret, peintre et graveur.

Vers 1634 il quitte Paris pour se rendre en Italie d’où il rapportera le goût de la Quadratura,  Il revient en France vers 1636 et s’installa à Aix en Provence. Il s’intègre très vite dans la société de sa ville d’adoption : en effet, seulement trois ans après son arrivée, il se marie le 3 décembre 1639 à la paroisse Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence avec Magdelaine Cabassol, issue d’une ancienne famille consulaire de la ville. Ils auront six enfants dont deux fils, Michel né en 1640 et Jean-Baptiste né en 1649, qui seront élèves de leur père et deviendront des peintres comme lui.

En 1648 il devient membre de l’Association de la Sainte Famille de l’Oratoire, ce qui lui permet de fréquenter certains membres influents de sa ville. Il travaille pour le clergé en réalisant les décorations de plusieurs couvents et églises à Aix-en-Provence et aux alentours. Il travaille également pour des particuliers, membres de la noblesse provençale, qui lui commandent des tableaux pour orner leurs chapelles privées ou leurs demeures particulières. Il réalise ainsi non seulement des scènes religieuses mais également des portraits, des scènes mythologiques ou de genre. Comme ses contemporains provençaux Nicolas Mignard et Reynaud Levieux, il ne se spécialise pas dans un seul genre. Jean Daret est alors un peintre de grand renom, surchargé de commandes de tableaux et de décors de plafonds.

Jean Daret est également un graveur qui a été souvent confondu avec son cousin Pierre Daret. Comme beaucoup d’artistes de son époque, il joint à ses talents de peintre et de graveur, une bonne formation d’architecte. Il est ainsi l’architecte de l’hôtel des Covet à Marignane, actuel hôtel de ville. C’est également lui qui réalisa les peintures marouflées commandées par le seigneur de Covet pour cet hôtel. Ces peintures ornent la salle d’apparat et dans la chambre seigneuriale un temps dite « de Mirabeau » à cause des liens de mariage entre le tribun et Émilie de Marignane. Mais son rôle d’architecte se limite à la fourniture des dessins qui sont ensuite confiés à un maître maçon ou à un architetecte professionnel : ainsi pout la fontaine de la porte Saint-Louis à Aix-en-Provence, Jean Daret la dessine, Pierre Pavillon la construit et jacques Fossé la sculpte.

En 1659, Jean Daret ayant des difficultés financières, décide de retourner à Paris où il aurait participé à la décoration du château de Vincennes, travaux aujourd’hui disparus. Le 15 septembre 1663 il est reçu à l’Académie royale de peinture et rentre l’année suivante à Aix-en-Provence. Il reprend des travaux pour les amateurs locaux en particulier pour Pierre Maurel de Pontevès qui lui commande de nombreuses décorations pour son château à Pontevès, toutes actuellement détruites. Enfin son dernier travail sera la décoration du plafond de la chapelle des pénitents blancs de l’Observance que lui confiera Henri de Forbin-Maynier, premier président du Parlement de Provence. Ce plafond de forme ovale représentait la Résurrection du Christ ; cette œuvre est également détruite.

Jean Daret meurt subitement à Aix-en-Provence le 2 octobre 1668. Il est enseveli le lendemain dans l’église Saint-Sauveur d’Aix à l’entrée de la nef du corpus domini et son cœur est placé dans l’église des augustins réformés de Saint-Pierre.

Œuvres de Jean Daret

 Décoration de bâtiments

Jean Daret travaille à la décoration de plusieurs hôtels particuliers ou de château d’Aix-en-Provence et de la région provençale. Il travaille souvent en collaboration avec Pierre Pavillon qui se consacre à l’architecture et lui à la peinture.

 Hôtel Maurel de Pontevès

Cet hôtel particulier, également appelé hôtel d’Espagnet, est situé au no 38 du cours Mirabeau où se trouve actuellement le siège du Tribunal de commerce. Il a été édifié à partir de 1648 par Pierre Maurel de Pontevès, surnommé le « Crésus provençal » qui avait acheté un terrain situé dans les anciens prés de l’archevêché en bordure desquels devait être tracé le Cours6. La façade de ce bâtiment dont l’architecte est Pierre Pavillon, se caractérise par la présence de deux colosses de pierre encadrant la porte d’entrée et soutenant un balcon. Cette disposition est inspirée des leçons émiliennes du palais Davia Bargellini de Bologne. Il se pourrait que Daret qui était retourné dans cette dernière ville vers 1660 et avait donc connu ce tout récent palais, ait suggéré à Pavillon de reprendre pour l’hôtel du cours le parti du portail à atlantes qui était si brillamment traité en Émilie. Pour la décoration des plafonds et des murs, Pierre Maurel fait appel à Jean Daret qui est à cette époque le peintre aixois le plus renommé. Par suite de remaniements ultérieurs, ces décorations ont disparu.

 Château de Pontevès

Pierre Maurel qui avait épousé en troisièmes noces Diane de Pontevès achète à son neveu par alliance François de Pontevès la terre et la viguerie de Barjols ( Var). Les décors de la galerie et ceux de la chapelle avec un concert d’anges ont été commencés par Jean Daret et terminés par ses deux fils. Ils ont totalement disparu, le château n’étant plus qu’une ruine.

 

Hôtel de Châteaurenard

L’hôtel de Châteaurenard est situé à Aix-en-Provence au no 19 de la rue Gaston-de-Saporta, ancienne rue de La Grande-Horloge. Cet hôtel est entièrement reconstruit en 1651 par Jean-François d’Aimar-d’Albi, baron de Châteaurenard, conseiller au parlement. C’est de la collaboration entre Pierre Pavillon et Jean Daret que se réalise ici le plus pur chef d’œuvre de peinture décorative du premier baroque aixois. Cet hôtel est sans doute le premier construit par Pavillon sur ses propres plans. Le décor en trompe l’œil de l’escalier qui fait la célébrité de l’ouvrage est typiquement italien et Daret y montre explicitement sa formation bolonaise. Le peintre dilate l’espace créé par l’architecte.

L’escalier est éclairé au sud par deux fenêtres donnant sur la cour intérieure. Les trois côtés de la pièce et le plafond sont entièrement recouverts par le trompe l’œil. Au départ de l’escalier le peintre a représenté dans une niche une statue en marbre blanc d’empereur romain. Un peu plus haut est représenté un laquais écartant une tenture rouge. Les contemporains virent dans ce portrait celui d’un des serviteurs du propriétaire.

Sur le deuxième mur est représentée une colonnade dorique ouvrant sur un jardin. La peinture du troisième mur présente une fenêtre à rideau rouge avec une statue du roi Salomon. Dans la voussure des grisailles représentent différents bustes et des figures allégoriques.

Louis XIV fut logé dans cet hôtel lorsqu’il vint en Provence pour réprimer les incidents qui se multipliaient à Marseille à l’instigation de Gaspard de Glandevès de Niozelles. La tradition veut que le roi ait été particulièrement frappé de la beauté et de la nouveauté de ce décor ; il aurait posté des gardes pour empêché les courtisans d’en abîmer la peinture à leur passage

Œuvres dans les églises

Aix-en-Provence

Cathédrale Saint-Sauveur : dans la chapelle du Sacré-Cœur se trouve le Christ en croix avec la Vierge, saint Pierre et saint Antoine, 305 × 240 cm, austère méditation peinte par Jean Daret en 1640 pour les Augustins Déchaussés. Dans la chapelle du Corpus Domini est accrochée une autre toile du même artiste représentant La Cène, 415 × 300 cm : cette œuvre est une des rares toiles exécutées pour la cathédrale encore présentes ; déposée en 1700 pour laisser place à un trompe-l’œil sur le même thème, elle a retrouvé sa place initiale au xixe siècle

Église de la Madeleine : Le bienheureux Salvador de Horta guérissant des malades, 240 × 190 cm, L’Institution do Rosaire, 340 × 220 cm, Sainte Thérèse recevant les insignes de son ordre, 380 × 220 cm

Église du Saint-Esprit : La Pentecôte, 270 × 220 cm La Vierge intercédant pour les trépassés, 225 × 160 cm

Aptcathédrale Sainte-Anne :

Besse-sur-Issole, église : L’Assomption, 360 × 266 cm.

Cavailloncathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran, chapelle Notre-Dame de pitié : Pieta (1658), toile ovale.

Lambescéglise Notre-Dame-de-l’Assomption : La Mort de saint Joseph, 300 × 250 cm. Ce tableau a été commandé en 1648 à l’artiste par la confrérie de saint Joseph de l’église de Lambesc. Daret s’est probablement inspiré d’une eau forte de Jean-Pierre Crozier pour la réalisation de son tableau dont certains éléments ont été par la suite repris par différents autres artistes de Provence : lit de saint Joseph représenté de biais au premier plan, bras écartés du saint, Christ désignant au ciel Dieu le père s’apprêtant à accueillir l’âme du défunt

Pertuiséglise Saint-Nicolas : Présentation de la Vierge au temple, 370 × 224 cm. Cette toile provient du couvent des Ursulines de Pertuis et représente la jeune Marie en train de s’agenouiller devant un religieux, entourée de ses parents sainte Anne et saint Joachim. En haut et à droite deux putti observent la scène. Le manteau de Marie est de couleur bleue, pigment qui coûtait cher à l’époque et était utilisé seulement pour les personnages importants

Pignans Collégiale Notre-Dame-de-la-Nativité : L’Assomption, 300 × 259 cm

Pontevès, église : Retable du maître-autel, 450 × 340 cm

Saint-Paul-de-VenceCollégiale de la Conversion-de-Saint-Paul, chapelle Saint-Mathieu : Saint Mathieu écrivant son Évangile sous la dictée d’un ange, 290 × 165 cm.

Salon-de-Provenceéglise Saint-Michel :

Simiane-Collo,gue, église paroissiale : L’Ange gardien, 240 × 148 cm

Œuvres de Jean Daret dans les églises

Le Christ en croix avec la Vierge, saint Pierre et saint Antoine, Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence

Pieta, Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran de Cavaillon

La Vierge intercédant pour les trépassés, Église du Saint-Esprit d’Aix-en-Provence

L’Ange gardien, église de Simiane-Collongue

Œuvres dans les musées

En France

Aix-en-Provencemusée Granet : Joueur de guitare, huile sur toile

Clermont-Ferrandmusée d’art Roger-Quilliot : Conversion de saint Paul, huile sur toile, 110,5 × 145,6 cm

Grassemusée d’art et d’histoire de Provence : Le Miracle de Soriano. huile sur toile. Le tableau représente une Vierge vêtue de rouge et de bleu présentant un linge sur lequel est peint l’image du dominicain de Soriano tenant dans sa main gauche une fleur de lys et dans la droite un livre à reliure rouge. À la droite de la Vierge se tient sainte Marie-Madeleine portant le traditionnel vase à parfum. Le voile est présenté à deux dominicains agenouillés. Ce tableau a été commandé à Jean Daret en 1668 par la veuve de Louis Vento dont les armoiries figurent en bas à gauche de la composition. Il était destiné à l’église des dominicains de Gap d’où il a été transféré à celle de Grasse aujourd’hui détruite.

Marseillemusée des beaux-arts :

Déploration sur le corps du Christ, huile sur toile, 140 × 155 cm : cette toile d’inscrit dans la tradition des scènes à la chandelle qui connaissent un succès certain dans les années 1630. Daret pourrait avoir été séduit par cette manière héritée du Caravage alors qu’il était en Italie.

Esculape ressuscitant Hippolyte, huile sur toile.

Portrait de magistrat, huile sur toile

Nîmesmusée des beaux-arts :

La Vierge, huile sur cuivre ;

Le Christ, huile sur cuivre.

Parismusée du Louvre, département des arts graphiques :

Étude d’un homme agenouillé soulevant un objet, sanguine, 42 × 25 cm;

Projet décoratif de cheminée surmontée d’un médaillon tenu par Adam et Eve, plume et mine de plomb, 34,5 × 22,4 cm

Rennesmusée des beaux-arts : Étude de moine bénédictin, pierre noire sur papier blanc, 23,8 × 19,8 cm

Une rue d’Aix-en-Provence porte son nom.

 

Michel-François Dandré-Bardon  

Dandré-Bardon-Roslin

Michel-François Dandré-Bardon, ou Michel-François d’André-Bardon, né le 22 mai 1700 à Aix-en-Provence et mort à Paris le 13 avril 1783, est un artiste-peintre, graveur et historien d’art français.

 

Biographie

 Jeunesse

Michel-François Dandré-Bardon, né à Aix-en-Provence, est issu de la noblesse de robe. Son père, Honoré d’André, est un ancien troisième consul d’Aix-en-Provence (1698/1699) et procureur du pays ; il aura de son mariage avec Marguerite de Bardon, fille unique du noble Louis Bardon, cinq enfants, trois filles et deux garçons :

 Michel-François fait des études de droit à Aix-en-Provence, puis va à Paris où il suit les cours de l’Académie royale de peinture. La peste qui sévit à Marseille et dans la région en 1720, l’oblige à rester à Paris plus longtemps que prévu. Il se forme auprès de Jean-Baptiste van Loo qui, ayant séjourné en 1712 à Aix-en-Provence, connaissait la famille d’André ; il avait peint le portrait d’Honoré d’André, père de Michel-François. En 1723 il s’installe comme élève dans l’atelier de Jean-François de Troy. Plus tard, en 1765, il écrira la vie de son maître Jean-Baptiste Van Loo.

 

Séjour à Rome

Il postule pour une place à l’Académie de France à Rome ; après un premier échec en 1724, il obtient en 1725 le deuxième prix, derrière Louis-Michel van Loo. Grâce à l’intervention de Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, duc d’Antin, il est nommé à l’Académie de France à Rome, à condition que ses parents prennent en charge les frais de voyage et de pension. Le 26 juin 1726 Nicolas Vleughels, directeur de l’Académie de France à Rome, reçoit Dandré-Bardon, qui exécute le tableau Auguste poursuivant les concussionnaires. Cette œuvre, peinte recto-verso sur la même toile, sera envoyée à Aix-en-Provence et accrochée de manière à être vue des deux côtés dans la salle du bureau d’audition de la Cour des Comptes, bien avant le retour du peintre. Au début de l’année 1731 Dandré-Bardon doit quitter Rome pour rentrer en France, mais il séjourne encore six mois à Venise.

 La célébrité

Aux mois de mars et octobre 1732 les parents de Michel-François meurent. Le testament le nomme légataire universel à la condition expresse qu’il porte le nom et les armes de sa mère née Bardon : Il écrira par la suite son nom sous la graphie « Dandré-Bardon ». Il réalise un tableau représentant Saint Marc évangéliste afin d’orner l’autel de saint Marc de l’ancienne èglise de la Madeleine à Aix-en-Provence, lieu de sépulture de ses parents. Cette église sera détruite à la Révolution et le tableau placée dans la nouvelle Église de la Madeleine. En 1734 il quitte Aix-en-Provence pour Paris afin de préparer son admission à l’Académie royale de peinture et de sculpture où il est reçu le 30 avril 1735 et où il siège aux côtés des plus grands peintres de son temps. Charles Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc, archevêque de Paris mais aussi ancien archevêque d’Aix-en-Provence, lui procure ses premières commandes pour des églises Le 6 juillet 1735 l’Académie royale de peinture procède à l’élection de plusieurs officiers : Dandré-Bardon est nommé adjoint à professeur. Malheureusement il n’obtiendra aucune commande pour la décoration des petits appartements que Louis XV s’est fait aménager à Versailles, ses seules commandes sont dues à l’amitié du cardinal de Vintimille, pour la décoration d’églises.

La maladie de son ami Jean-Louis d’Arnaud, qui gère son patrimoine familial, l’oblige à quitter Paris en 1741 pour s’installer à Aix-en-Provence. En 1742 il travaille à la décoration de l’Église Notre-Dame-de-l’Assomption de Lambesc, puis en 1743 il réalise pour son ami Jean-Baptiste Boyer de Fonscolombe quelques toiles, dont il reste les quatre âges de la vie : La NaissanceL’EnfanceLa jeunesse et La Vieillesse qui étaient dans une collection particulière  et ont été achetés par le Musée Granet. Pour la décoration de la salle principale de réunion de l’Université d’Aix-en-Provence, il réalise en 1744 une série de tableaux d’histoire, qui ont disparu. Il en est de même pour une série de toiles religieuses : La ThéologieJésus prêchant aux docteurs etc.

 Fondation de l’Académie de peinture de Marseille

Sa réputation s’étant répandue dans sa ville natale ainsi qu’à Marseille, il est nommé peintre des galères, et est élu le 25 novembre 1750 à l’Académie des Belles-Lettres de Marseille, qui deviendra l’Académie de Marseille. Il prononce son discours de réception sur le thème L’Union des Arts et des Lettres, dans lequel il propose la création d’une Académie de peinture et de sculpture. Avec d’autres artistes,  il soumet le projet de création d’une telle académie à l’approbation du gouverneur de Provence, le duc de Villars. Ce dernier approuve le 28 décembre 1752 une telle création et autorise la tenue des réunions de cette nouvelle assemblée dans les locaux de l’arsenal des galères. Le 19 mars 1756 la ville de Marseille accorde à l’Académie de Peinture une subvention annuelle de 3 000 livres, aide autorisée par le Conseil d’État le 15 juin 1756.

Par lettres patentes de Louis XV, en date du 18 février 1780, la compétence de l’académie de peinture et de sculpture de Marseille sera étendue à l’architecture ; elle prendra le nom d’Académie de peinture, sculpture et architecture civile et navale, et sera affiliée à l’Académie royale de peinture et sculpture de Paris. Bien que malade, Dandré-Bardon assistera en personne à la lecture de ses lettres patentes, au cours de la séance du 15 juin 1780 de l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris.

 Retour à Paris

En 1752 Dandré-Bardon est appelé à Paris, où il est nommé professeur à l’Académie royale. Il présente au Salon de 1753 sa dernière œuvre peinte connue La Mort de Socrate, qui se trouve dans une collection particulière. Le 15 février 1755 il reçoit le brevet de professeur d’histoire et de géographie à l’École royale des élèves protégés, afin de permettre aux élèves les plus doués de se présenter pour le prix de Rome.

Personnage cultivé, peintre brillant, il est également poète et musicien. Il est l’un des plus grands théoriciens du XVIIIè  siècle et écrit plusieurs ouvrages. Il meurt à Paris en 1783.

Alphonse Angelin

Biographie

Il obtient une médaille d’or au salon de 1840 pour sa toile L’Ecce Homo, mais il apparaît deux autres fois sur le livret : en 1842 pour les Prisonniers arabes de la Sikkak à Marseille et en 1847 pour Le Sacrement du mariage.

Angelin est un peintre exposé dans plusieurs édifices religieux, comme la cathédrale Saint-Sauveur ou l’église du Saint-Esprit, à Aix-en-Provence. Formé en même temps que Jean-François Millet par le maître Paul Delaroche, on remarque dans sa peinture d’histoire une nette influence de Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819), marquée par le souci de restituer une nature idéalisée.

Il fait partie du groupe des peintres aixois vivant à Paris, comme Vincent Latil ou Emmanuel Massé. C’est pourtant à Aix-en-Provence qu’il meurt, le 20 janvier 190, après être revenu dans sa ville natale vers 1860 et abandonné la peinture.

 

François Marot

François Marot est un peintre français, né vers 1666 et mort en 1719, un des héritiers immédiats des tout premiers rubénistes.

 Biographie

Fils d’un peintre peu connu prénommé Jean-Baptiste. Élève et, selon Pierre-Jean Mariette, neveu de Charles de La Fosse, il peint en mai 1697 L’apparition du Christ aux trois Marie. Il est considéré comme le meilleur disciple de La Fosse, imitant sa manière, à tel point que des tableaux attribués aujourd’hui à La Fosse devront un jour lui être rendus.

Il fut agréé à l’Académie royale le 25 avril 1699, et sa réception eut lieu le 24 mars 1702 sur présentation du tableau Les Fruits de la Paix de Ryswick.

Le 3 septembre 1703, il épousa  Marie- Louise Bidault, âgée de vingt et un ans, fille d’un marchand joaillier. Installés dans un premier temps, Quai de l’Horloge à l’enseigne du « Mouton », ils eurent dix enfants.

Il a été représenté par six tableaux au Salon de 1704 et fut nommé adjoint à professeur de l’Académie le 30 juin 1705. Il devint professeur le 28 septembre 1715.

Il mourut à Paris le 3 décembre 1719 en son domicile de la rue Guénégaud et fut inhumé à Saint-André-des-Arts

 

Gabriel-Antoine GOYRAND 

 

Antoine Goyrand est un artiste peintre, bourgeois d’Aix, émigré et mort ruiné ; né le 17 janvier 1754 à Aix, décédé en 1826, « était un habile peintre à qui l’on doit plusieurs tableaux d’église et quelques peintures de chevalet, ainsi que le dessin de l’estampe placée au frontispice de l’Essai sur l’hist. de Prov., par C.-F. Bouche : la Provence présentée à Louis XI par Palamède de Forbin », épouse le 5 juillet 1791 à Aix, Victoire Ravanas née le 1er mars 1762 à Aix, et décédée le 20 édcembre 1825, fille d’Etienne, marchand, et de Magdeleine Perron.

 

Philippe Sauvan (1697-1792)

 Philippe Sauvan est un peintre français, né à Arles le 3 novembre 1697 et mort à Avignon le 8 janvier 1792, actif en Provence et dans le Comtat Venaissin.

 Biographie

Philippe Sauvan est le fils du peintre doreur Honoré Sauvan et de Lucresse Bonnel. Il est d’abord l’élève de son père, puis entre en apprentissage par un contrat du 27 novembre 1714 pour une durée de deux ans dans l’atelier du peintre Pierre Parrocel à Avignon. Le maître et l’élève s’étant bien entendu, le contrat est reconduit d’un an. Il se rend ensuite à Rome où il reste à peine plus d’un an, puis retourne à Avignon où il se marie le 20 août 1718 avec Jeanne-Marie Benoist dans la chapelle du palais des Papes. Le couple aura onze enfants dont deux seront peintre : un fils, Pierre, et une fille, Gabrielle, dont deux œuvres sont conservées dans l’abbatiale de Saint-Gilles-du-Gard : Christ en croix et L’Éducation de la Vierge.

En 1719, il réalise une Annonciation pour la confrérie des fustiers d’Avignon ainsi qu’un Saint Ignace de Loyola pour le grand séminaire Saint-Charles. Après la période tragique de la peste de 1720, il devient le peintre le plus en vue de la cité avignonnaise.

Il réalise plusieurs portraits dont celui de Mgr Jacques II de Forbin-Janson, archevêque d’Arles ;  celui de Marie de Grille d’Estoublon, marquise de Roquemartine ; celui de Guillaume de Piquet, ancien consul d’Arles, nommé en 1723 premier marquis de Méjanes en raison de sa conduite héroïque pendant le peste de 1720. Il est le père de Jean-Baptiste Marie de Piquet, bibliophile très connu qui a laissé sa bibliothèque à la ville d’Aix-en-Provence sous réserve qu’elle soit ouverte au public. Elle prendra le nom de Bibliothèque Méjanes ; et celui d’Esprit Calvet, créateur du musée Calvet d’Avignon.

Le 5 décembre 1748, les consuls d’Avignon lui commandent un décor pour le plafond d’une salle de l’ancien hôtel de ville. Il réalise en 1749 trois panneaux à la détrempe, conservés au musée Calvet, représentant La SouverainetéLe Génie consulaire et Le Génie ailé du gouvernement. L’essentiel de sa production concerne des tableaux à sujets religieux conservés dans les églises d’Avignon et des alentours.

 

 Charles Royer

 Charles Royer, parfois dénommé Le Royer, est l’héritier d’une longue lignée de facteurs d’orgues d’origine flamande ayant marqué tout le XVIIè  siècle.

 Biographie

Originaire de Namur, il s’installe en Provence vers 1647, d’abord à Brignoles puis en 1662 à Marseille. Il vient ainsi chasser sur les terres de l’illustre famille Eustache, organiers de Marseille. Il apprend la facture à son fils Lazare qui travaillera avec lui mais ne réussira pas dans le métier. Charles Royer décède à Montpellier en 1681 ou au tout début de 1682 alors qu’il reconstruisait l’orgue de l’ancienne église Notre-Dame-des-Tables, chantier terminé à la demande de sa veuve par le révérend-père Castille, franciscain-capucin, organier de Bordeaux et constructeur de l’orgue de l’ancienne cathédrale d’Uzès.

 

Prosper-Antoine Moitessier

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Prosper-Antoine Moitessier (1805-1869) était un facteur d’oorgue installé à Montpeillier durant le XIXè siècle.


Né à Carcassonne en 1805 ou en 1807, d’un père luthier, il apprend, vers 1820, les premiers rudiments de son futur métier auprès d’un organiste vosgien. Il entre ensuite comme apprenti chez Nicolas Roy à Mirecourt. Puis il part se perfectionner chez le facteur d’ogues Lété ; pour la lutherie, auprès de Wuillaume, grand luthier. En 1826, il revient à Carcassonne où il répare quelques instruments modestes puis se rend, en 1830, à Montpellier.

Là, en 1834 il réalise un « huit pieds » pour la chapelle du couvent de la Visitation transféré en 1965 dans l’église Saint-Saturnin à Nissan-lez-Ensérune avec seulement une partie des jeux originels, les autres jeux ayant été répartis au collège d’Ardouane (près de Riols en Saint-Ponais) et à la chapelle du collège St Roch de Montpellier; et surtout, en 1836, on lui propose de relever l’orgue du temple protestant ce qui le fait connaître et lui permet de se voir confier la restauration de l’orgue de l’ancienne cathédrale Saint-Fulcran de Lodève.

 En 1837, face aux incertitudes de cette époque quant à la fixation d’un diapason universel pour les orgues, il adapte à l’orgue le mécanisme transpositeur que Roller inventa pour les pianos, suivant en cela l’exemple de son maître Lété au petit orgue d’accompagnement de Saint-Leu. Egalement en 1837, il présente à l’exposition de Montpellier un orgue de salon dont les soupapes pouvaient s’enlever à volonté et dont la soufflerie fournissait un vent toujours égal grâce à un levier compensateur agissant sur la table supérieure du réservoir; ce qui lui vaut une médaille d’or.

Lancé dès lors comme facteur d’orgues, il ouvre de vastes ateliers employant plus de vingt ouvriers et les chantiers s’enchaînent.

 Vers 1847, il invente, pour la transmission entre les claviers et les  sommiers, le premier système tubulaire ; il fonctionnait avec une dépression et non pas à air comprimé, comme les systèmes tabulaires développés par la suite. Il le met en pratique pour la première fois, à Notr-Dame de la Dalbade à Toulouse

A côté de son activité principale de facteur d’orgues, P.A. Moitessier continue néanmoins à pratiquer la lutherie. Ainsi on peut voir au musée de la lutherie et de l’archèterie françaises de Mirecourt un violon double, violon-alto, daté de 1838, confirmant son esprit inventif 

Le chanoine Antoine Eméry (1810-1863)

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Animateur de la première phalange félibréenne aixoise, prédicateur remarquable, il est cité par Frédéric Mistral dans ses Mémoires : “Au SaintEsprit, les dames se plaisaient à venir entendre les prônes provençaux de l’abbé Emery”. Antoine Emery, chanoine, curé de la paroisse du Saint-Esprit à Aix, fut le secrétaire du concours ouvert en 1872 et du jury présidé par le Capoulié Joseph Roumanille qui dut en 1873 choisir parmi la centaine de pièces envoyées, les vers qui orneraient le socle de la Croix de Provence érigée au sommet de Sainte-Victoire. Il fut également le maître d’œuvre de l’édition du livre de la Croix de Provence “Lou libre de la Crous de Prouvènço” qui réunit l’ensemble des inscriptions. Cet ouvrage de 160 pages publié en 1874 sur les presses de Remondet-Aubin sur le cours Mirabeau à Aix, fut composé par le félibre François Vidal. D’ailleurs le chanoine Emery lui dédicace, en provençal, un exemplaire : A Monsieur François Vidal, qui a travaillé avec tant d’affection et tant de goût pour imprimer notre galant livre

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Visite de l’église du Saint-Esprit : quelques informations utiles

Visite de l’église du Saint-Esprit et histoire de l’Eglise

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Note sur le Retable du Parlement (classé comme anonyme. Vers 1520-1525).

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Le triptyque représentant des scènes de la vie de la Vierge (Assomption : volet gauche, Adoration des Bergers et Adoration des Mages ; volet droit, Ascension et Pentecôte ; aux revers des volets les figures de l’Annonciation) que l’on peut voir dans le transept gauche de cette église, se trouvait sur l’autel de la chapelle du Parlement de Provence (dans l’ancien Palais Comtal, démoli en 1786, à l’emplacement du palais de Justice actuel). D’où son nom de retable du Parlement.

Aux Apôtres qui entourent le tombeau vide de la Vierge Marie et dont les têtes sont visiblement des portraits, le peintre aurait prêté les traits des 12 membres du Parlement : le Président – à cette date Gervais de Beaumont (?), président de 1509 à 1529 – et 11 conseillers, plus, en 1522, un douzième conseiller – alors Jean Maynier, baron d’Oppède – dont le visage serait le cinquième à droite, visiblement rajouté sur la ligne des collines. Sous les traits de saint Pierre, le premier Président, près de lui à gauche du panneau, les quatre conseillers clercs, à droite, les sept laics. Certains parmi les plus âgés pourraient être les premiers officiers de cette creation récente  (1501 par Louis XII)

 Sur l’auteur de ces panneaux on discute encore. il est probable que deux ou même plusieurs peintres ont collaboré à l’ouvrage et qu’une circonstance imprévue (la peste de 1522) est responsable de l’inachèvement du volet droit. Nous renvoyons cette fois encore le curieux, pour le détail, aux textes, cites dans la bibliographie, de Jean Boyer (1971) et de Marie-Christine Léonelli (1988). Pour cette oeuvre marquée d’influences italiennes et nordiques l’attribution au peintre d’origine piémontaise, Manuele Lomellini (dit Manuel Genovese, “le Génois”) proposée par Jean Boyer en 1971 reste une hypothèse de travail intéressante. Comme plusieurs de ses compagnons depuis la fin du XVè siècle, Manuel Lomellin descendra s’intaller à Aix. Il y travaillera de 1509 à sa mort en 1537. L’hypothèse de Jean Boyer est d’autant plus intéressante que l’on connait les liens du Piémontais avec le sculpteur Jean Guimarand (v. 1480-1557), liens de famille (Manuel Lomellin épouse Isabelle Guimarand mais aussi liens de travail. L’encadrement du triptyque redécouvert sous le cadre de XVIIè siècle porte la marque de Jean Guimarand qui sculpta les portes de la cathédrale d’Aix (1508). Les motifs en frises de leurs revers sont particulièrement comparables. Notons aussi que Fauris de Saint-Vincens (fin du XVIIIè) signale que Manuel Genovese aurait peint pour les Cordeliers une Assomption toute semblable.

Quels qu’en soient les auteurs – certains panneaux pourraient être l’œuvre  du Genevois Henri Guigues actif dans la region d’Avignon entre 1525 et 1532 (M.C. Leonelli) – l’œuvre  est de grande qualité. On admirer la vigueur plastique des formes et l’éclat des couleurs. Sur le panneau central, le réalisme des portraits et la vérité du paysage contraste de façon heureuse avec le foisonnement et la fantaisie des angelots musiciens qui encadrent l’image idéalisée, en mandorle, de Marie. Contraste aussi entre la richesse iconographique, la recherché dans la mise en scène, les attitudes, les costumes des panneaux du volet gauche (Adoration des Bergers et des Mages, en particulier et le dépouillement du décor et des personnages de l’Ascension et de la Pentecôte, très probablement d’une main différente. On aimerait en tout cas connaître l’auteur des merveilleuses figues de l’Ange et de la Vierge de l’Annonciation, peintes en grisaille au revers des volets. Leur élégance et leur style d’une impétueuse virtuosité dénotent une main formée à la manière italienne.

  

Lexique et plan d’une église

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LEXIQUE 

 

I–L’église est un édifice catholique en forme de croix latine orientée, c’est-à-dire disposée en direction de l’orient, symbole du jour qui se lève et de la Résurrection.

 La CROIX  dont l’église prend la forme est le symbole chrétien de la rédemption. La liturgie tout entière repose sur le mystère de la Croix et de la Résurrection.

 

Les différentes parties de l’édifice sont ainsi définies :

 1-   Le PARVIS : lieu de rencontre à l’extérieur  devant la façade de l’église ou de la chapelle devient NARTHEX lorsqu’il se situe à l’intérieur dans le prolongement de la nef.

 2-  La PORTE de l’église est l’ouverture aménagée dans la façade ou les murs latéraux  pour permettre l’accès au sanctuaire. Lorsqu’elle est grande, ébrasée et ornée, on parle de PORTAIL

 3-   La NEF : du latin navis, le vaisseau, par analogie de forme est la partie comprise entre le portail et le chœur dans le sens longitudinal où se rassemblent les fidèles. Le terme de vaisseau est aussi le symbole de la barque de l’Eglise gouvernée par Pierre et par ses successeurs.

 4-  Le TRANSEPT est une nef transversale qui coupe la nef principale en lui donnant la forme d’une croix.

 5-  Le CHŒUR  est la partie de l’église  qui précède le maître-autel. Elle était  ainsi appelée parce que dans l’usage liturgique le « chœur » (du grec choros qui signifie cercle de chanteurs) abritait  la « chorale » qui chante les louanges de Dieu. Aujourd’hui cette vocation ne concerne plus que le chœur des abbayes ou des cathédrales où les chanteurs occupent les stalles  édifiées à cet effet. La chorale actuelle se tient dans le transept ou dans une tribune au-dessus de la nef.

 6-  Le CHEVET mot dérivé de l’ancien français, chef, la tête, est la partie de l’église qui se trouve à la tête de la nef, derrière le chœur. Lorsque cette partie est arrondie en hémicycle on parle d’ABSIDE.

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II–Le service du culte ou liturgie est célébré en plusieurs endroits :

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7-  L’AUTEL  est le haut-lieu  (du lat.altus, élevé) où le culte est célébré. Point central de l’église où les chrétiens font mémoire de la Cène, dernier repas du Christ avec ses disciples où il institua l’Eucharistie.

 8- L’AMBON est le lieu de la proclamation de la Parole de Dieu. Situé sur le côté, un peu en avant de l’autel, c’est un emplacement surélevé qui a remplacé la chaire, où désormais se fait aussi l’homélie qui suit l’Evangile.

 9-  La CHAIRE, en bois ou en pierre, est la tribune élevée au milieu de la nef qui était le lieu de la prédication.

 10- Le TABERNACLE, du latin tabernaculum, tente, est une petite armoire verrouillée  où l’on conserve les hosties consacrées lors de l’eucharistie et destinées à être portées aux malades. Sa présence est signifiée aux fidèles par une lampe toujours allumée.

 La LAMPE est le symbole de la présence du Christ lumière du monde. Cette lumière est aussi présente sur l’autel où les bougies sont allumées lors de la célébration de la messe. Elle est particulièrement sensible dans l’art des vitraux qui la font pénétrer dans le sanctuaire.

 11-   Les FONTS BAPTISMAUX, du latin fons, source,  fontaine,  désignent la vasque  qui reçoit l’eau baptismale, signe de la vie nouvelle conférée au nouveau baptisé.

 Pour cette raison, les fonts sont placés auprès de l’entrée de l’église  pour qu’il puisse ainsi  être introduit dans la maison de Dieu. Parfois, depuis le Concile, ils se trouvent proches de l’autel où le baptême a lieu après que le futur baptisé ait été accueilli dans l’assemblée.

 12-   Le  BENITIER est la vasque située à la porte de  l’église, destiné à contenir l’eau bénite à l’usage des fidèles.

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Petite histoire de l’Assomption

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Le dogme de l’Assomption ne fut proclamé dans l’Eglise catholique qu’en 1950, par le pape Pie XII. Cette proclamation solennelle représente l’aboutissement d’un long processus, puisque la croyance en l’Assomption de la Vierge Marie est attestée depuis l’Antiquité chrétienne, plus spécifiquement en Orient. Très tôt, la conviction selon laquelle la Mère de Dieu n’avait pas connu la corruption de la mort, mais avait, au terme de sa vie terrestre, rejoint son Fils ressuscité dans la gloire de Dieu, fut largement répandue parmi les chrétiens.

 Cette croyance sera reprise par différents Pères de l’Eglise, qui vont en développer la portée et les implications, tant théologiques que spirituelles, à partir du IVe siècle. En 373, saint Ephrem le Syrien évoque le fait que le corps de Marie serait resté intact après son décès, c’est-à-dire non atteint par « l’impureté » de la mort. En Orient, saint Jean Damascène (676-749) se réfère à une tradition de l’Eglise de Jérusalem à propos de l’Assomption : lors du concile de Chalcédoine (451) Juvénal, évêque de Jérusalem, se serait vu demander le corps de Marie par le couple impérial, Marcien et Pulchérie. Juvénal aurait répondu que Marie était morte entourée de tous les apôtres, sauf Thomas, qui était en retard… A son arrivée, quelques jours plus tard, Thomas aurait demandé à voir la tombe de Marie, mais celle-ci se serait avérée vide. Les apôtres en auraient alors conclu que son corps fut emporté au Ciel.

 

Dans la liturgie

Si les théologiens en parlent à partir du IVe siècle, l’Assomption est célébrée dans la liturgie chrétienne au VIe siècle : en Orient, la fête de la Dormition est célébrée vers la mi-janvier. Ce n’est pas la plus ancienne fête consacrée à la Vierge Marie : dès le IIIe siècle, on trouve des traces d’une fête liturgique consacrée à la Mère de Dieu (Theotokos), dans les communautés arménienne et syriaque de Jérusalem. Plus tard, l’empereur romain d’Orient Maurice (582-602) fixera définitivement la fête de la Dormition au 15 août, pour commémorer l’inauguration d’une église dédiée à la Vierge montée au ciel, le « Sépulcre de Marie ».

La fête arrive à Rome grâce au pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople. Elle se diffuse alors en Occident : en 813, le Concile de Mayence l’impose à l’ensemble de l’Empire franc. Puis  la fête va prendre le nom d’Assomption, et l’Eglise d’Occident, pendant longtemps, n’éprouvera pas la nécessité d’ériger cette foi mariale en dogme. C’est dans le courant du XIXe  siècle, que la théologie de l’Immaculée conception et de l’Assomption va pour s’accélérer, pour aboutir aux dogmes que l’on connaît. Après 1950, et le concile Vatican II (1962-1965), la théologie mariale ne connaîtra par contre plus de développement majeur.

 

Le dogme

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« Nous prononçons, déclarons et définissons qu’il est un dogme révélé par Dieu que l’Immaculée Mère de Dieu toujours vierge Marie, ayant achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée à la gloire céleste en âme et en corps. » C’est en ces termes que, le 1er novembre 1950, Pie XII proclama solennellement le dogme de l’Assomption.

  

13 décembre 1545 :Concile de Trente et Contre-Réforme

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Le pape Paul III Farnèse convoque en 1542 un grand concile oecuménique à Trente, dans les Alpes (aujourd’hui en Italie).

Ce concile débute officiellement le 13 décembre 1545. Le pape lui donne pour objectif de revigorer l’Église catholique. Celle-ci va s’en trouver en effet profondément modifiée.

 

La revanche catholique

Après le départ d’une partie de ses ouailles à l’appel de Luther, Calvin, Zwingli et quelques autres, le Saint-Siège a compris la nécessité d’engager une grande réforme au sein de l’Église catholique. Il y est encouragé par le nouvel ordre des Jésuites, énergique et passionné.

Le mouvement va prendre le nom de Contre-Réforme, ou Réforme catholique, par réaction à la Réforme protestante.

Éclairé par de grands théologiens (le Savoyard saint François de Sales et les Italiens saints Charles Borromée et Philippe de Néri), le concile impose en premier lieu de strictes règles de conduite au clergé et en particulier aux évêques. Il améliore la formation des prêtres et promeut l’enseignement du catéchisme. Il confirme aussi la préséance du Saint-Siège à la tête de la hiérarchie catholique.

Le concile de Trente clarifie par ailleurs l’interprétation catholique des Saintes Écritures, en particulier le dogme de la justification ou de la grâce : à la différence des luthériens qui estiment que Dieu décide in fine de sauver ou non un homme et de lui accorder la vie éternelle, les prêtres conciliaires précisent que l’homme peut être porté aux bonnes actions salvatrices s’il dispose de la grâce et lui concèdent une certaine marge de liberté.

 

Le nouveau visage de l’Église

Outre ces points de doctrine, le concile de Trente rénove l’organisation du culte. À la place d’une Église médiévale épuisée, une nouvelle Église prend forme, avec ses zones d’ombre et de lumière. Elle va perdurer jusqu’à la fin du XXe siècle et au concile Vatican II.

– la confession :

Avec le concile de Trente, la confession, l’un des sacrements de l’Église catholique, ne se pratique plus de façon publique. Elle devient un exercice intime, sans contact visuel ou physique entre le confesseur et le pénitent. Elle devient aussi plus fréquente. On ne se confesse plus seulement une fois l’an mais tout au long de l’année.

Le théologien et archevêque de Milan saint Charles Borromée promeut l’usage du confessionnal, un meuble avec deux compartiments séparés par un rideau, l’un pour le confesseur, l’autre pour le pénitent.

L’Église médiévale privilégiait la dévotion, les pèlerinages et les processions. Désormais, on peut dire que l’Église issue du concile de Trente va privilégier la confession et la prédication, en réponse à l’offensive des protestants. Elle sera caractérisée par le confessionnal et par la chaire (une estrade d’où le prêtre, lors des offices, s’adresse aux fidèles).

– la formation des prêtres :

Le souci nouveau porté à la formation des prêtres change également le visage de l’Église. C’en est fini des curés et moines incultes, paillards et laxistes qui faisaient le régal des bateleurs de foire et des fabulistes au Moyen Âge.

Le concile instaure des séminaires, pour la formation des prêtres (le mot vient du latin seminare, semer ; il est synonyme de pépinière). En France, les premiers séminaires voient le jour en 1620. Ils font apparaître des ecclésiastiques en soutane, instruits, habiles à la rhétorique et rigides sur le plan des mœurs, plus respectueux que précédemment du vœu de chasteté.

Prenant le contrepied de la Réforme luthérienne, les pères conciliaires tiennent à ce que les clercs conservent en exclusivité le droit d’interpréter les Écritures saintes. Ils découragent la lecture de la Bible par les fidèles au contraire des théologiens protestants. Conséquence dommageable : l’alphabétisation va prendre du retard dans la plupart des pays catholiques. Dès 1559, l’Inquisition romaine publie la liste des ouvrages dont la lecture est déconseillée, voire interdite aux fidèles, car contraire aux bonnes mœurs et à la foi. C’est l’Index librorum prohibitorum, le début de la censure.

le mariage :

Avec le décret Tametsi sur le mariage, voté en 1563, le concile prend le contre-pied de la Réforme protestante. Il fait très officiellement du mariage l’un des sacrements de l’Église et réaffirme son indissolubilité. Au risque de déplaire aux bourgeois et à l’aristocratie, il réaffirme aussi le libre consentement des époux et condamne les mariages forcés : « Il est criminel de violer la liberté du mariage ». Toutefois, il impose l’accord parental pour les femmes de moins de vingt-cinq ans et les hommes de moins de trente.

Pour prévenir la bigamie et les « mariages clandestins », il réglemente la publication des bans, dix jours avant la cérémonie, et impose la présence au mariage de quatre témoins ainsi que du curé de la paroisse des promis (lequel curé est mieux à même de connaître leur situation familiale qu’un quelconque prêtre). Il exige aussi que tous les mariages soient enregistrés sur les registres paroissiaux, ancêtres de l’état-civil.

Ainsi le concile de Trente a-t-il mis en place le modèle familial qui s’est imposé dans l’Occident moderne, avec un couple solidaire à l’égard de ses enfants comme de ses ascendants. L’abandon de la femme et des enfants par des hommes volages est devenu un comportement asocial et répréhensible. 

– le rituel et la messe :

Quelques années après le concile, le pape Pie V (1566-1572) entreprend de codifier aussi le rituel de la messe. Jusque-là, curés et évêques officiaient comme bon leur semblait. Désormais, l’office religieux suit un rituel rigoureux, le même partout, qui plus est dans une seule et même langue, le latin, afin que soit manifeste l’universalié de l’Église. Les chants et la musique sont empruntés au registre grégorien, lequel est le mieux à même d’élever les âmes.

La rançon de ce formalisme, c’est une messe devenue spectacle, belle mais à laquelle les fidèles participent sans rien comprendre. Il faudra attendre le concile Vatican II pour que le rituel soit assoupli et les langues vernaculaires introduites en remplacement du latin.

Concile, art et architecture

À la suite du concile, très vite, l’Église catholique reprend confiance et s’affirme dans la promotion de l’art baroque. Dès le milieu du XVIe siècle, des artistes de premier rang, tels Michel-Ange et Rubens, mettent en scène la gloire de Dieu et l’amour de la vie dans la peinture comme dans l’architecture.

L’art baroque reste le plus beau témoignage de la Contre-Réforme catholique. Issu de la réforme tridentine, il ne craint pas les excès et s’oppose par sa munificence à l’austérité des réformés luthériens et calvinistes.

L’architecture religieuse subit l’influence de la réforme tridentine :
– les cathédrales gothiques étaient conçues pour les processions et l’on pouvait en faire le tour par les nefs latérales et en contournant le chœur par le déambulantoire,
– les églises baroques, quant à elles, accordent la primeur à la prédication avec une nef centrale très large, dominée par la chaire, et l’impossibilité de cheminer derrière le chœur.

 Contre-Réforme et reconquête catholique

Revigorée par le concile de Trente, la Contre-Réforme ne tarde pas à ramener à l’ancienne foi nombre de régions allemandes, surtout en Rhénanie et dans les Alpes. Elle est conduite par les Jésuites qui bénéficient de l’argent espagnol et de l’appui des successeurs de l’empereur Ferdinand 1er. La vigueur de cette reconquête attise les querelles entre catholiques et luthériens, notamment à propos des principautés ecclésiastiques.

Quand il se sépare le 4 décembre 1563, le concile de Trente a ravivé la foi catholique partout à l’exception notable de l’Europe du nord.

   

Saint Jérôme de Stridon

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Saint Jérôme de Stridon (vers 340 – 30 septembre 420) est surtout connu pour ses traductions en latin de la Bible à partir du grec et de l’hébreu (la Vulgate). Dans l’Eglise il est reconnu comme un des Pères de l’Eglise. Depuis Boniface VIII, en 1298, il Docteur de l’Eglise. 

 Père de l’Église latine, né vers 340 ou 331, à Stridon, à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie (actuelle Croatie), il meurt à Bethléem le 30 septembre 420.

Une tradition a fait de lui le patron des traducteurs.

 Jérôme de Stridon fait des études à Rome, se convertit à l’âge de 25 ans suite à un rêve mystérieux lors d’une maladie, et après un séjour en Gaule, part pour la Terre sainte en 373 où il vit en ermite à Chalcis de Syrie dans la « Thébaïde de yrie, au sud-est d’Antioche. Il est ordonné prêtre à Antioche (Asie Mineure).

  En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de  traduire la Bible en latin. À la mort du pape, il doit quitter Rome et retourne en  Terre  sainte en compagnie de Paula, noble romaine. Ils fondent un monastère à Bethléem où il meurt le 30 septembre 420. Pendant les dernières années de sa vie, Jérôme se consacre à l’écriture de l’Ancien Testament en latin à partir de sa propre traduction de l’hébreu et à rédiger ses commentaires sur la Bible

Il meurt en septembre 420 et ses restes sont d’abord entérrés à Jérusalem puis transférés à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, l’une des quatre grandes basiliques de Rome

Sa traduction constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction de la Bible officiellement reconnue par l’Église catholique par le Concile de Trente.

 

Iconographie

Prêtre romain, Jérôme de Stridon est traditionnellement représenté en cardinal. Même lorsqu’il est représenté comme un anachorète avec une croix, un crâne et une Bible pour toute ornementation de sa cellule, on utilise généralement le chapeau rouge ou un autre signe pour indiquer son rang.

L’iconographie de Jérôme de Stridon a fait souvent appel à sa légende : par exemple, sa pénitence au désert ou encore en l’épine de la patte d’un lion.

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 La mort de Saint Jérôme de Alphonse Angelin (1815-1907), peintre aixois.

 

 

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Une statue représentant Saint Jérôme, qui a été sculptée par Lambert Sigisbert Adam (sculpteur français, 17100-1759), dit Adam l’Ancien (Eglise Saint-Roch dans le 1er arrondissement de Paris.

 

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L’art baroque

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  1. L’art baroque

 

  1. Ses origines

L’art baroque est inventé et inspiré par la Contre–Réforme, née du Concile de Trente (1546/1563) en réaction à la Réforme protestante. Il répond à l’un des objectifs de ce concile : rétablir les « images » (tableaux, statues de saints…) et leur rôle dans l’exercice de la religion catholique car, ces « images » sont remises en cause par les Protestants qui estiment qu’il n’y a pas besoin de « décoration » pour être proche de Dieu. L’art baroque est donc lié au catholicisme reconquérant de la fin du 16e siècle et ce phénomène culturel perdure jusque dans les années 1760 en Europe.

 

  1. Ses caractéristiques et objectifs

Le baroque est un art de la mise en scène : il y a toujours une impression de mouvement, de vie, avec une pointe de dramatique grâce au jeu des lumières, des lignes courbes, des mises en scènes théâtrales, héritages de l’Antiquité et de La Renaissance.
Le Baroque est l’expression de la démesure, du grandiose car cet art s’exprime dans un tout : un édifice baroque avec des tableaux, des fresques murales géantes, des statues… le tout de style, là aussi, baroque. Cette expression de démesure est renforcée par l’utilisation de matériaux très coûteux et par la taille impressionnante de chaque chef d’œuvre baroque.
L’objectif est de provoquer l’émotion chez les croyants, de les éblouir et donc de les séduire en leur prouvant au travers de cet art que le catholicisme est une grande religion.

  1. L’art baroque en peinture

Introduction

 Ce courant est né en Italie en 1600 et va jusqu’en 1720. Il s’étend rapidement au reste de l’Europe. 

Il est lié au contexte religieux de l’époque. Le concile de Trente, qui a pour but de lutter contre la Réforme protestante, donne une mission à l’art. Son but est de fidéliser les croyants et de ramener les protestants de leur côté. C’est pour cela que la peinture montre la grandeur de Dieu et représente des scènes bibliques avec un caractère impressionnant.

 Le Baroque apparait plus en tant que peinture décorative qu’en tant que peinture de chevet. Les peintres de ce mouvement créent des fresques sur les plafonds et les voûtes des palais ou des églises. Celles-ci reprennent surtout les thèmes de la Contre-Réforme : les passages du Nouveau Testament et l’histoire des hommes importants de l’Eglise.

 Pour rendre leurs peintures plus persuasives, les artistes y intègrent des allégories, des emblèmes, des métaphores et des symboles. Pour cela ils puisent dans l’Iconographie de Cesare Ripa.

Les caractéristiques de l’art baroque

 – Les personnages sont en mouvement

– Expression des sentiments

– L’action est en train de se produire

 L’essentiel
L’art baroque est un mouvement apparu à la fin du 16e siècle, en Italie, et qui connaîtra son heure de gloire au 17e siècle, parfois même jusque dans les années 1760. Il est né de la Contre–Réforme et avait pour mission de convaincre les croyants que le catholicisme est la plus grande religion et, de leur enseigner les grands principes.
L’art baroque se retrouve en peinture, architecture et sculpture. Ce sont principalement des œuvres religieuses qui glorifient la puissance du catholicisme en utilisant toujours les mêmes principes : grandeur, abondance, mise en scène qui donne vie à l’œuvre. Ainsi le spectateur ne peut–il être qu’impressionné.

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Style Louis XVI

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Le style Louis XVI est un style d’ameublement et de décoration employé d’abord en France, de 1774, date du début du règne de Louis XVI à 1785 environ. Il s’inscrit dans un mouvement européen de retour au classicisme dans la seconde moitié du XVIIIè siècle.

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 Période

Le style Louis XVI commence aux environs de 1774, date du début du règne du roi. Ce style suit le Style Transition, qui se situe entre 1758 et 1775. Le Style Transition amorce le style Louis XVI en tranchant avec le style Louis XV. Le style Louis XVI se termine aux alentours de 1785, peu avant la Révolution française. Le style Directoire lui succèdera.

 Contexte

Le milieu du XVIIIè siècle est une époque charnière. On découvre à nouveau l’Antiquité avec la mise au jour des vestiges d’Herculanum (1738) et de Pompéi en 1748. Le style antique influença grandement le mobilier de style Louis XVI et en fut l’un des thèmes. L’influence de Madame du Barry, la favorite du roi Louis XV, est grande. Son goût pour le classicisme se fait sentir notamment par le style de son château de Louveciennes.

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Les architectes en vogue, comme Ange-Jacques Gabriel, Claude Nicolas Ledoux ou encore Étienne-Louis Boullée, adoptent le style néoclassique, voir néo-palladien. Ce style incorpore dans le mobilier des éléments gréco-romains (colonnes, fronton, proportions harmonieuses, portique).

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Visite de l’Eglise du Saint-Esprit Bible ouverte

Visiter  l’Eglise du Saint-Esprit à Bible ouverte

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L’Eglise du Saint-Esprit fait partie du patrimoine culturel et religieux de la ville d’Aix-en-Provence. Construite au XVIIIè siècle sur l’emplacement de l’Hôpital du Saint-Esprit (datant du XIIIè siècle) pour accueillir les pauvres du quartier elle devint une paroisse à part entière sous l’impulsion du cardinal  Jérôme Grimaldi, archevêque d’Aix (1648-1685) d’où son appellation officielle de Paroisse Saint-Jérôme mais toujours appelé « Eglise du Saint-Esprit ».

 Cette église qui a bénéficié de nombreux apports dus à la destruction du Palais comtal en 1787 et de certains couvents à la Révolution donne au visiteur qui veut prendre son temps un aperçu de l’art baroque encouragé par le Concile de Trente (1545-1563) pour lutter contre la réforme protestante et pour l’édification des fidèles.

 Pour le visiteur comme pour le fidèle l’ornementation de cette église peut être l’occasion de se remémorer les textes de la Bible et de les relire : l’art devenant à ce moment un lieu d’enseignement comme le vivaient ceux qui nous ont précédés dans ce lieu.

 « Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun. Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés.

(Ac 2, 41-47)

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Quelques dates

 

1670 : le Parlement de Provence à la demande des habitants du quartier ordonne la construction d’une succursale de la paroisse de l’église de la Madeleine.

 1706 : pose de la première pierre après la destruction de l’hôpital du Saint-Esprit et maisons avoisinantes.

 1716 : bénédiction de l’église qui reçoit le nom de Paroisse Saint-Jérôme en hommage à son fondateur. Mais les habitants continueront à l’appeler « Paroisse du Saint-Esprit »

 1726 : la construction de l’église est terminée.

 Période révolutionnaire : fermée en 1795 et mise en vente par lots elle ne trouva aucun acquéreur et fut définitivement ouverte au culte en 1802.

 1806 : consécration de l’église par Mgr Jérôme Champion de Cicé, archevêque d’Aix de 1802 à 1810.

 2009 : la paroisse est affectée à la Communauté étudiante d’Aix-en-Provence et rattachée à la cathédrale Saint-Sauveur

Décoration intérieure

Le maître-autel

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 L’église du Saint-Esprit est la seule église ancienne de la ville qui a conservé son autel d’origine. Datant de 1787 il est de style Louis XVI.

Six colonnes entourent l’autel avec un entablement de quatre volutes.  Sous le baldaquin dans une gloire : la colombe signe du Saint-Esprit est entouré d’anges et de rayons. Cet autel fut épargné à la Révolution grâce à un don généreux d’une paroissienne.

 L’autel est le lieu où le prêtre célèbre le sacrifice de la messe ou Eucharistie en rappel de la Cène et du sacrifice du Christ sur la Croix. Le maître-autel est l’autel principal d’une église qui se trouve au centre du sanctuaire.

 Exode 20,24  Tu m’élèveras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes et tes sacrifices d’actions de grâces, tes brebis et tes bœufs. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai.
Exode 20,25  Si tu m’élèves un autel de pierre, tu ne le bâtiras point en pierres taillées ; car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais.

La chaire (1740)

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La chaire du prédicateur mêle deux périodes différentes. A l’origine elle était totalement en bois puis la cuve et la rampe de bois furent enlevées pour être remplacées par une cuve en marbre et un escalier en ferronnerie. Au centre de la chaire, sur la partie horizontale de l’abat-voix, est représentée une colombe, symbole du Saint Esprit, entourée de rayons et de nuages (symboles du baptême et de la prédication du Christ). On distingue encore aujourd’hui sa trace, entourée de deux palmiers, les arbres bibliques par excellence symbolisant l’arbre de Vie.

 Histoire

Dans les vieilles églises, la chaire est plutôt un pupitre disposé sur le côté droit du chœur pour la lecture de l’épître et sur le côté gauche pour celle de l’Évangile. À partir du XIIè siècle, un pupitre surélevé ou une estrade mobile sert à la prédication. L’estrade est en bois, fermée sur trois côtés et recouverte sur le devant d’un tapis.

Les besoins en prédication augmentant, dont celui de combattre l’hérésie, on construit bientôt des chaires à prêcher à même les églises. Il s’agit d’un balcon surélevé auquel on accède par un petit escalier. Pour éviter que le son du prédicateur se perde dans l’enceinte de l’église, un abat-voix est suspendu ou construit au-dessus de la chaire, favorisant ainsi une meilleure distribution de la voix. Pour la même raison, la chaire est placée dans la nef pour que le prédicateur soit plus près de l’assistance et se fasse ainsi mieux entendre.

La chaire est constituée de la cuve qui constitue la place du prédicateur, et parfois d’un dossier qui à l’arrière relie la cuve à la partie supérieure appelée abat-voix.

 «Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait »

(Mt 5, 1-2)

 

 Tableaux

 

Le retable du Parlement (1520-1525)

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Le triptyque de l’Assomption attribué à Manuele Genovese représente des scènes de la vie de la Vierge avec au centre son Assomption. Au revers des volets se trouve l’Annonciation. Les apôtres autour du tombeau vide sont  les portraits des 12 parlementaires du Parlement d’Aix et de leur président vers 1520. 

 « Mon âme exalte le Seigneur/ exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! / Il s’est penché sur son humble servant / désormais, tous les âges me diront bienheureuse » (Lc 1, 42-15).

 

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La Pentecôte (1653) de Jean Daret

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Partie centrale du retable de l’ancienne chapelle du Saint-Esprit. L’Annonciation et le Baptême du Christ qui l’encadraient ont disparu. L’ensemble représente Marie entourée des Apôtres qui ont les yeux levés vers l’apparition.

 «Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

(Ac 2, 1-4)

 

La Présentation au Temple. Fin XVIIè – début XVIIIè siècle. François Marot (1666-1719)

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Ce tableau qui est un don du roi Louis XVIII en 1821 (comte de Provence jusqu’en 1795 quand il prit le nom de Louis XVIII) illustre  la représentation de Marie enfant présentée au Temple par ses parents.

Les Evangiles ne font pas mention de cet épisode de la vie de la Vierge Marie. On le trouve dans le Protévangile de Jacques (chapitre 6) au IIè siècle. Selon ce texte Marie fut conduite au Temple quand elle était enfant jusqu’à l’âge de 12 ans quand elle fut accordée en fiançailles mariée à Joseph. L’institution de cette fête (21 novembre) date du règne de Justinien en 543

 “Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ; oublie ton peuple et la maison de ton père : /  le roi sera séduit par ta beauté. Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui. / (…) / A la place de tes pères se lèveront tes fils ; sur toute la terre tu feras d’eux des princes. / Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges : que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais !” (Ps 44)

 

La Vierge intercédant pour les âmes du Purgatoire (Jean Daret)

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 Représentation de la Vierge Marie qui intercède auprès du Christ tenant la Croix. Elle pourrait provenir de l’ancienne église de la Madeleine où se trouvait une peinture de Jean Daret portant le titre de Notre-Dame-du-Suffrage.

 Souvenez-vous / ô très misécordieuse Vierge Marie,/ qu’on n’a jamais entendu dire / qu’aucun de ceux qui ont eu recours / à votre protection,/ imploré votre assistance / ou réclamé vos suffrages, /ait été abandonné./ Animé de cette confiance, /ô Vierge des vierges, ô ma mère, / je viens vers vous, / et gémissant sous le poids / de mes péchés, / je me prosterne à vos pieds./
O Mère du Verbe incarné, / ne méprisez pas mes prières, / mais écoutez-les favorablement /et daignez les exaucer. /Amen. (Saint Bernard)

 

 

Jésus et les Docteurs (1712) et Le Repas chez Simon le Pharisien (début XVIIè) de Jean-Baptiste Daniel (v. 1656-1720)

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Ces deux toiles représentant deux épisodes du Nouveau Testament étaient à l’origine incluses dans deux ensembles de peintures pour deux chapelles aixoises. Leur mauvais état de conservation est dû en partie au fait que le peintre a privilégié les perspectives au détriment de la couleur.

 Le repas chez Symon le Pharisien : Luc 7, 36-50

Jésus parmi les docteurs à Jérusalem : Luc 2, 41-52

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Le repas chez Symon le pharisen par Philippe de Champaigne

 

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Jésus chez les docteurs de la Loi par Jean Auguste Dominique Ingres

 

 

Le Christ en Croix. 1731 de Michel-François Dandré-Bardon (1700-1783).

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 Provenant de la salle d’audience de la Cour des Comptes, détruite en 1787, c’est le dernier tableau d’une série de sept toiles faites pour le comte d’Albertas, premier président de la Cour des Comptes pour la décoration du bureau d’audition.

Il montre un Crucifié qui s’offre, meurt et ressuscite tout à la fois ; il rayonne d’une chaude lumière nacrée révélant chez le peintre sa connaissance de la peinture vénitienne.

 Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé” (Jn 19,37)

« Et moi, quand j‘aurai été élevé de la terrej‘attirerai tous les hommes à moi. » (Jn 12,32)

 

  La mort de saint Joseph.1783. Attribution à Antoine-Gabriel Goyand (1754-1826)

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 Cette toile se situe dans la chapelle de Saint-Joseph.

Restaurée dans les années 1990 après un acte de vandalisme (1977) elle est replacée dans cette la chapelle de Saint-Joseph .

  Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; /  quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jn 11, 25, 26)

 

La vision de saint Jérôme. Commande l’État en 1842. Alphonse Angelin (1814-ap. 1860)

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 Cette toile présente une vision fantastique de l’auteur de la Vulgate.

Le saint est étendu, les bras en croix. A sa droite : un lion couché, un livre fermé avec des feuillets par-dessus, un livre ouvert, une croix et un crâne. Au-dessus du saint, sur des nuages, un ange debout montre le ciel de l’index droit, tandis que deux autres soufflent dans des trompettes.

« Seigneur, mon Dieu, donne à mon cœur de Te désirer, en Te désirant, de Te chercher, en Te cherchant, de Te trouver, en Te trouvant, de T’aimer, et en T’aimant, de racheter mes fautes, et une fois rachetées, de ne plus les commettre.” (Saint Anselme de Canterbury)

 

 L’Adoration des Cœurs de Jésus et de Marie par les Anges. XVIIIè siècle. Philippe Sauvan (1697-1792).

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 Il s’agit d’une réplique d’un tableau du même peintre conservé dans la cathédrale Sainte-Trophime d’Arles. L’image symbolique des deux Cœurs réunis hors de leur contexte est familière du milieu du XVIIIè siècle. La dévotion au Sacré-Cœur fut instituée par le pape Clément XIII.1765. 

 

« Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction, – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

(Luc 2, 34-35)

 « Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

(Jean 19, 31-34)

 

Un tableau ex-voto (1860)

 De provenance anonyme et daté de 1860 cet ex-voto est une représentation de la Passion du Christ sur carton.

 Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse”. (Ps 30)

“Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque qui croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle” (Jn 3,15).

 

 

Les statues

 

Dans le chœur du Saint-Esprit subsistent quatre grandes figures (hautes de deux mètres) en bois enduit de stuc « façon pierre ». Elles illustrent les quatre paroisses de la ville : le Christ Sauveur, sainte Marie-Madeleine (en avant du chœur), saint Jérôme et saint Jean-Baptiste (en arrière). Conçues pour ce sanctuaire on peut les identifier grâce aux inscriptions latines des cartouches tenues par des anges et par les attributs de chaque personnage.

 Au pied des piliers de la croisée nef on remarque les prophètes Samuel et Isaïe. Ils sont de même facture mais sans inscription. Ils proviendraient de la chapelle des Pénitents Blancs selon Jean Boyer.

 

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Le prophète Samuel : il tient en sa main une épée flamboyante, signe du jugement de Dieu. Samuel avait ordonné à Saül, roi d’Israël, de vouer à l’interdit les Amalécites qu’il allait combattre. Or Saül  épargna Agag, roi d’Amalec. Samuel lui reprocha cette désobéissance  et exécuta lui-même le roi Agag (I Samuel, 15, 1-35).

 

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 Le prophète Isaïe : au bas de la statue se trouvent des livres ; ils évoquent la mission de prophète-écrivain. Il s’appuie dur un longue scie, allusion à sa mort : la tradition affirme que le prophète mourut martyr, son corps scié en deux.

Figure biblique, Isaïe aurait vécu à Jérusalem (VIIIè siècle av. J.-C.). Son époque est marquée par la montée en puissance de l’Assyrie face au royaume de Juda. Isaïe dénonce le relâchement des mœurs de ses concitoyens, ce qui attire la colère de Dieu.

Le roi Manassé, fils d’Ézéchias, fit persécuter des contemporains d’Ésaïe. Selon l’Ascension d’Isaïe (écrit apocryphe chrétien du IIè siècle), torturé sur ordre de Manassé, Ésaïe fut scié en deux, mais son âme fut ravie au ciel juste avant cette torture, de manière à ce qu’il ne souffre pas.

Isaïe exerça son ministère dans la seconde moitié du VIIIè siècle av. J.-C.  dans le royaume de Juda. Il vécut dans l’entourage royal et ses oracles ont une portée politique caractérisée. Parmi ceux-ci, les prophéties sur l’Emmanuel ont une très grande importance, en raison de leur sens messianique et leur influence sur la révélation chrétienne.

 

 L’Orgue de l’église du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

L’orgue du Couvent des Carmes

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 Il date du XVIIe siècle alors que la construction de l’église a débuté en 1706 : il a été commandé par les grands Carmes d’Aix pour leur chapelle (dont on peut voir les restes dans le passage Agard). Réalisé par le facteur d’orgue marseillais Charles Royer, le buffet a lui été effectué par le menuisier aixois Adolphe Dumas suivant les plans du sculpteur Jean-Claude Rambot (atlantes du Pavillon de Vendôme, fontaine des quatre dauphins, etc.).

 Sur le panneau inférieur du buffet on trouve un médaillon représentant Catherine de Sienne, tandis que le fronton est orné d’un écu portant un lion héraldique lequel est entouré d’une corde à trois nœuds comme ceux que portent les franciscains.

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La chapelle des Carmes fut détruite par la période révolutionnaire, et le Directoire du Département des Bouches du Rhône attribua l’orgue à l’église du Saint Esprit

 Orgue exceptionnel, autant du point de vue esthétique qu’auditif. Il est surtout extrêmement grand : on peut voir sur la façade 53 tuyaux, mais à l’intérieur du buffet d’orgue il y en a 1728, soit un total de 1 781 tuyaux mesurant entre quelques centimètres jusqu’à 5 mètres.

 « Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ; /  jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ; / au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur !  /  Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ; / que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie, /  à la face du Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture ! »

(Ps 97)

 

Les fonts baptismaux

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 Les fonts baptismaux en marbre blanc, classés par les Monuments historiques, datent du XVIIIè et du XIXè siècle. La cuve est datée du XVIIIè siècle et le pavement du XIXè siècle. Ils sont placés au fond de l’édifice.

 « Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. (…). Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

(Mt 28, 16-20).

  

La Croix de mission

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 La grande croix commémorative de la Mission prêchée en 1750 dans cette église par le Père Jacques Bridaine, célèbre prédicateur de missions, Cette croix, d’une hauteur de 4 mètres se trouvait à l’origine en dehors de la ville.

 « Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1, 14-15

 Mission paroissiale

 Une mission paroissiale est une retraite spirituelle « dans la vie courante » adaptée aux communautés paroissiales, surtout dans les paroisses de campagnes. Durant plusieurs jours, ou même  une semaine, elle consiste en une série d’exercices spirituels (processions, adoration du Saint-Sacrement, récitations du chapelet, confessions, messes, etc…) avec des prêches et conférences religieuses données par des prédicateurs venus de l’extérieur (Jésuites ou Rédemptoristes) et se terminant par une grande célébration eucharistique. Souvent une croix, ou large crucifix, était érigée en un lieu public comme mémorial de la mission. Ces missions sont tombées en désuétude en Europe occidentale dans les années 1960.

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Semaine de la sécurité des patients au CHU d'Aix.
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Annonciation : Eglise du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

L’Annonciation : 

Eglise du Saitnt-Esprit (Aix-en-Provence)

 

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EVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc ‘(1, 26-38)

 En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

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Cette oeuvre représentant l’Annonciation de l’Archange Gabriel à Marie est visible dan l’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence quand le retable de l’Assomption (dit retable du Parlement) est fermé durant certaine périoes de l’année : pendant la période de l’Avent et celle du Carême. On aimerait  connaître l’auteur des merveilleuses figues de l’Ange et de la Vierge de l’Annonciation, peintes en grisaille au revers des volets. Leur élégance et leur style d’une impétueuse virtuosité dénotent une main formée à la manière italienne.

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L’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence

Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence :

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Tout ce que vous voulez savoir et voir

Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence

 

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La façade de l’église du Saint-Esprit

 

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Statue de saint Roch dans sa niche (au dessus de la façade)

 

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Chapiteau sur un mur extérieur de l’église. 

 

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Les portes de l’église du Saint-Esprit 

 

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Intérieur de l’église après sa construction

 

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L’intérieur de l’église aujourd’hui

 

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Le maître-autel de l’église

 

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Grilles devant le maître-autel

 

Les tableaux

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Le retable du Parlement (1520-1525)

Assomption de la Vierge Marie

L’Assomption de la Vierge Marie (Panneau central du Retable du Parlement)

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Retable du Parlement : L’Annonciation au revers des panneaux

 

 

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La Présentation de la Vierge au Temple. François Marot (Paris, 1667-1719)

 

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Mort de Saint Joseph. 1783. Antoine-Gabriel Goyrand (1754-1826)

 

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Le Christ en Croix. 1731. Michel-François Dandré-Bardon (Aix, 1700 – Paris, 1783)

 

 

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Tableaux de Jean-Baptiste Daniel 

Jésus et les Docteurs. 1712

Le Repas chez Simon le pharisien. XVIIIè siècle

 

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L’Adoration des Coeurs de Jésus et de Marie par les Anges. XVIIIè siècle. Philippe Sauvan (Arles, 1697 – Avignon, 1792).

 

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La Vision de Saint-Jérôme. Commande de l’Etat en 1842. Alphonse Angelin (Aix, 1814 – ap. 1850).

 

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Vierge intercédant pour les Âmes du Purgatoire. Jean Daret

 

La chaire

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Ferroneries de la chaire à prêcher

L’Orgue des Grands Carmes

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Orgue du Saint-Esprit. 1669-1676. Charles Royer, facteur d’orgue et Aldolphe Dumas, menuisier aixois pour le buffet d’orgue.

Les lustres

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Lustres en cristal. XIXè siècle.

Les statues

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Statue du Christ Sauveur.

 

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Satue de saint Jean Baptiste.

 

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Statue de sainte Marie Madeleine

 

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Statue de saint Jérôme

 

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Statue du Sacré-Coeur de Jésus

 

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Chapelle et statue de Notre-Dame-de-Bon-Secours.

 

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Chapelle et statue de saint Joseph

Les vitraux

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Vitrail de la Pentecôte

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Saint Jérôme

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Saint Mitre, premier évêque du diocèse d’Aix

 

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Communion de la sainte Vierge

 

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Saint Antoine et saint Paul, ermites

 

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Croix de mission (1850)

 

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Bénitiers 

 

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Fonds baptismaux

 

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ANNONCIATION, ANNONCIATION A MARIE, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, IMMACULEE CONCEPTION, RETABLE DU PARLEMENT D'AIX, RETABLE DU PARLEMENT D'AIX DANS L'EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), SAINT-ESPRIT (paroisse ; Aix-en-Provence), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence), VIERGE MARIE

Annonciation : Eglise du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Retable du Parlement dans l’Eglise du Saint-Esprit 

L’Annonciation

 

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Au revers du retable du Parlement dans l’Eglise du Saint-Esprit(Aix-en-Provence).

 

 

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Le Retable du Parlement avec le panneau central repreésentant l’Assomption de la Vierge Marie.

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), RETABLE DU PARLEMENT D'AIX, RETABLE DU PARLEMENT D'AIX DANS L'EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE)

Retable du Parlement en l’église du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Le retable du Parlement.

Anonyme. Vers 1520-1525.

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Le triptyque représentant des scènes de la vie de la Vierge (Assomption : volet gauche, Adoration des Bergers et Adoration des Mages ; volet droit, Ascension et Pentecôte ; aux revers des volets les figures de l’Annonciation) que l’on peut voir dans le transept gauche de cette église, se trouvait sur l’autel de la chapelle du Parlement de Provence (dans l’ancien Palais Comtal, démoli en 1786, à l’emplacement du palais de Justice actuel). D’où son nom de retable du Parlement.

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Aux Apôtres qui entourent le tombeau vide de la Vierge Marie et dont les têtes sont visblement des portraits, le peintre aurait prêté les traits des 12 membres du Parlement : le Président – à cette date Gervais de Beaumont (?), président de 1509 à 1529 – et 11 conseillers, plus, en 1522, un douzième conseiller – alors Jean Maynier, baron d’Oppède – dont le visage serait le cinquième à droite, visiblement rajouté sur la ligne des collines. Sous les traits de saint Pierre, le premier Président, près de lui à gauche du panneau, les quatre conseillers clercs, à droite, les sept laics. Certains parmi les plus âgés pourraient être les premiers officiers de cette creation récente  (1501 par Louis XII)

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Sur l’auteur de ces panneaux on discute encore. il est probable que deux ou même plusieurs peintres ont collaboré à l’ouvrage et qu’une circonstance imprévue (la peste de 1522) est responsable de l’inachèvement du volet droit. Nous renvoyons cette fois encore le curieux, pour le détail, aux textes, cites dans la bibliographie, de Jean Boyer (1971) et de Marie-Christine Léonelli (1988). Pour cette oeuvre marquée d’influences italiennes et nordiques l’attribution au peintre d’origine piémontaise, Manuele Lomellini (dit Manuel Genovese, “le Génois”) proposée par Jean Boyer en 1971 reste une hypothèse de travail intéressante. Comme plusieurs de ses compagnons depuis la fin du XVè siècle, Manuel Lomellin descendra s’intaller à Aix. Il y travaillera de 1509 à sa mort en 1537. L’hypothèse de Jean Boyer est d’autant plus intéressante que l’on connait les liens du Piémontais avec le sculpteur Jean Guimarand (v. 1480-1557), liens de famille (Manuel Lomellin épouse Isabelle Guimarand mais aussi liens de travail. L’encadrement du triptyque redécouvert sous le cadre de XVIIè siècle porte la marquee de Jean Guimarand qui sculpta les portes de la cathédrale d’Aix (1508). Les motifs en frises de leurs revers sont particulièrement comparables. Notons aussi que Fauris de Saint-Vincens (fin du XVIIIè) signale que Manuel Genovese aurait peint pour les Cordeliers une Assomption toute semblable.

Quels qu’en soient les auteurs – certains panneaux pourraient être l’oeuvre du Genevois Henri Guigues actif dans la region d’Avignon entre 1525 et 1532 (M.C. Leonelli) – l’oeuvre est de grande qualité. On admirer la vagueur plastique des forms et l’éclat des couleurs. Sur le panneau central, le réalisme des portraits et la vérité du paysage contraste de façon heureuse avec le foisonnement et la fantaisie des angelots musiciens qui encadrent l’image idéalisée, en mandorle, de Marie. Contraste aussi entre la richesse iconographique, la recherché dans la mise en scène, les attitudes, les constumes des panneaux du volet gauche (Adoration des Bergers et des Mages, en particulier et le dépouillement du décor et des personages de l’Ascension et de la Pentecôte, très probablement d’une main différente. On aimerait en tout cas connaître l’auteur des merveilleuses figues de l’Ange et de la Vierge de l’Annonciuation, peintes en grisaille au revers des volets. Leur élegance et leur style d’une impétueuse virtuosité dénotent une main formée à la manière italienne.

https://www.francebleu.fr/emissions/la-provence-insolite/provence/la-provence-insolite-le-retable-du-parlement-de-provence-aix

Extrait de Jean Boyer, L’Eglise du Saint Esprit. Aix-en-Provence. – Edisud, 1989.

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JEAN GUIRAMANT

 

La vie de Jean Guiramant, documentée à Toulon dès 1501, s’interrompt à Aix-en-Provence en 1557, à l’âge probable de 80 ans. Vraisemblablement formé dans l’atelier de son père, également fustier ou lignifabre (charpentier, menuisier), Jean Guiramand apparît en 1508 sur le chantier de la cathédrale d’Aix, pour laquelle il réalise, conjointement avec les frères Bolhit, menuisiers, les vantaux du portail occidental. Ce travail, qui constitue aujourd’hui la première oeuvre monumentale française de la Renaissance à Aix, est pour lui une consécration. Il se fixe désormais dans la capitale provençale et répond à de nombreuses commandes de retables en bois. Cette formidable réussite est couronnée en 1517 par la commande royale des portails en pierre de Calissane de la Chambre des comptes du Palais d’Aix, détruit, et de la grotte de la Sainte-Baume, activité lapidaire qui correspond à une nouvelle orientation de l’atelier. Expert en maçonnerie et en charpenterie, dessinateur de plans de fortifications, possèdant même peut être quelques rudiments de mise en peinture, Jean Guiramand est à l’image de ses contemporains un artisan polyvalent. La filiation incontestable de son oeuvre avec les réalisations provençales de Francesco Laurana pose naturellement le problème de la formation du jeune sculpteur et interroge plus largement la question, complexe, de la diffusion de la Renaissance, dont les sources apparaissent multiples dans le carrefour provençal. Les modes de propagation de la nouvelle esthétique, ainsi que les circuits ou les voies qu’elle emprunte, figurent au coeur de cette problématique.

Jean Guimarand et la renaissance en Provence : un atelier de sculpteur dans la première moitié du XVIe siècle / Christine Gallissot-Ortuno ; sous la direction de Yves Esquieu

Mémoire ou thèse (version d’origine)

date de publication 2001

http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/n/2000/Pages/PH-2000-50-199_01.aspx

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Une œuvre de Jean Guiramand retrouvée au Musée Granet d’Aix-en-Provence : le portail de la chapelle Saint-Yves de Notre Dame de Consolation (1518-1542)

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Portrais de Parlementaires représentés dans le retable du Parlement

Gervais de Beaumont

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Portrait de Gervais de Beaumont
par le graveur Jacques Cundier.

 Gervais Beaumont, seigneur de Montdésir, né vers 1429 en Auvergne, est le fils de Gilles, écuyer de la ville de Vendôme Il est marié en premières noces avec Anne d’Orgenel puis avec Claire de Glandevès. Il est pourvu le 24 septembre 1508 et reçu le 30 janvier 1509, Premier président au parlement de Provence.

Il est mort en sa campagne de Fonscolombe, dans la paroisse du Puy-Sainte-Réparade, le 30 janvier 1529, âgé de cent ans et est enseveli à Aix-en-Provence, dans la chapelle des Âmes du purgatoire de la paroisse Sainte-Madeleine.

Jean Maynier baron d’Oppède

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Jean Maynier d’Oppède,
gravure réalisée en 1724 par Cundier.

Jean Maynier, baron d’Oppède, né le 10 septembre 1495 à Aix-en-Provence, mort le 29 juillet 1558 au même endroit, est un magistrat français, premier président du Parlement d’Aix, qui a dirigé l’expédition de 1545 au cours de laquelle furent massacrés près de 3 000 vaudois du Luberon.

Biographie

Il est le fils d’Accurse Maynier (un magistrat originaire d’Avignon, à qui le pape a inféodé la baronnie d’Oppède après qu’il fut ambassadeur de France à Venise, en 1501, président du Parlement de Provence en 1507). Son fils devient conseiller au Parlement d’Aix en 1522, puis premier président le 20 décembre 1543 et lieutenant général de Provence le 26 février 1544..

En 1535, François Ier prend un édit contre les Vaudois, à partir d’une fausse accusation disant que les Vaudois allaient marcher sur Marseille [voir Livre des Martyrs de Jean Crespin 8e Edition, Livre III « Merindol et Cabriere »]. En 1545, le roi envoie de nouvelles lettres patentes exécutoires de l’édit de Mérindol pour purger la Provence de l’hérésie. Maynier fait appel au capitaine Paulin, met à ses services ses 2 000 hommes. Le comte de Grignan étant absent, il prend la tête de la troupe et envahit le territoire des Vaudois. Ces derniers s’étant retirés de Mérindol en laissant femmes, enfants, vieillards et malades derrière eux, Maynier les fait passer par les armes, puis le village est pillé et brûlé.

Par la suite, renforcée par une troupe envoyée par le vice-légat d’Avignon, l’armée s’empare de Cabrières, où se sont retranchés des Vaudois, après deux jours de siège; une trentaine sont mis à mort. Avant de se retirer vers Cavaillon, il fait mettre à part les femmes et les enfants disposés à se convertir, il fait massacrer tous les habitants entassés dans le château (pour les hommes) et l’église (pour les femmes), au mépris de la capitulation. Les rares survivants rejoignent Genève et les cantons suisses protestants.

En récompense de ses actes, le pape Paul III adresse un bref flatteur à Maynier, fait chevalier de l’Éperon et comte palatin. Toutefois, une plainte de Françoise de Bouliers, dame de Cental, est renvoyée par le roi devant les juges aux parties. Puis, l’affaire traînant pendant quatre ans, elle est renvoyée par lettres patentes du 17 mars 1551 devant la grande chambre du Parlement de Paris. Absous, Maynier est réintégré dans ses fonctions, ainsi que ses coaccusés, à l’exception de l’avocat-général Guérin, convaincu de faux et décapité en place de Grève

Il est l’auteur d’une traduction en vers de six Triomphes de Pétrarque, parue à Paris en 1538.

Bibliographie

Ferdinand Hoefer (dir.), Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, Paris, Firmin Didot frères, 1862, tome 38, p. 712-714.

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ANTOINE EMERY (1810-1883), CHARLES-BIENVENU DE MIOLLIS (1759-1843), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, ESPRIT TOTIER (149?-1563?), FAMILLE PAZERY-THORAME, JOACHIM-JEAN-XAVIER D'ISOARD (1766-1839), JOSEPH-BAMTHAZAR DE CABANES DE VIENS (1646-1697), JOSEPH-FRANÇOIS CADENET DE CHARLEVAL (1710-1759), LOUIS-NICOLAS DE FELIX D'OLLIERES, COMTE DU MUY (1711-1775), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), PIERRE-FRANÇOIS DE RBOUL DE LAMBERT (1704-1791), SEXTUS-ALEXANDRE-FRANÇOIS DE MIOLLIS (1759-1828)

Personnalités célèbres de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Personnalités liés à l’histoire de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

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Esprit Rottier

Esprit Rottier (14..? – 1563 ?) est un dominicain né sur cette paroisse. Il fut un exellent linguite qui publia de son vivant de nombreux ouvrages.

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Mitre Gastinel

Mitre Gastinel(li) , né en Provence et mort vers novembre 1440, est un prélat français du xve siècle. On ne sait pas beaucoup de son épiscopat comme évêque de Sisteron.

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Jean-Baptiste de Vaccon

Jean-Baptiste-Antoine de Vaccon (né à Aix-en-Provence le 24 décembre 1689, mort à Apt le 11 décembre 1751), ecclésiastique, fut évêque d’Apt de 1723 à 1751.

Biographie

Jean-Baptiste-Antoine de Vaccon est le fils d’Antoine de Vaccon, conseiller à la Cour des Comptes et de Catherine de Foresta de Coulongue, il est de ce fait le neveu de son prédécesseur Joseph-Ignace de Foresta. Prêtre dans le diocèse d’Aix-en-Provence, il devient le vicaire général de son oncle qui résigne le siège épiscopal en sa faveur. Il est nommé évêque d’Apt en 1723 et consacré en octobre 1724 par l’évêque de Vence.

Il participe au « Concile d’Embrun » en 1727, soutient l’immunité ecclésiastique et fait effectuer une mission dans son diocèse par le père Brydaine en 1741. En 1738 il y établit les frères des écoles chrétiennes. Il supprime l’abbaye Sainte-Catherine, attribue ses bâtiments à l’Hôtel-Dieu et répartit ses biens entre les Ursulines et les Visitandines. Il meurt à Apt le 7 décembre 1751.

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Jean Balthazar de Cabanes de Viens

Jean-Balthazar de Cabanes de Viens (né vers 1646 à Aix-en-Provence, mort à Tournai le 9 mai 1697) est un ecclésiastique français qui fut vicaire général de l’évêque de Riez, évêque désigné de Grasse et finalement évêque de Vence de 1686 à sa mort en 1697.

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Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert (né à Aix-en-Provence le 9 février 1704 et mort à Saint-Paul-Trois-Châteaux le 13 mars 1791) est un ecclésiastique qui fut le dernier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux de 1743 à 1791.

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Louis Nicolas Victor de Félix d’Ollières

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Louis Nicolas Victor de Félix d’Ollières, comte du Muy, comte de Grignan, né à Aix-en-Provence le 23 septembre 1711 et mort à Versailles le 10 octobre 1775, est un militaire et homme d’État français.

Biographie

Issu d’une famille originaire de Provence, établie au château de la Reynarde près de Marseille, il est le second fils de Jean-Baptiste Félix, marquis du Muy, et le frère cadet de Joseph-Gabriel-Tancrède Félix, lieutenant général ; la mort du père, en 1759, donne lieu à un procès entre les deux frères ; Louis Nicolas Victor, alors chevalier de Malteest appelé le chevalier du Muy.

Pendant la guerre de Sept Ans, en Allemagne, il fait la connaissance de Marie Antoinette von Blanckart , chanoinesse de Neuss, qu’il épousera en 1774. Il commande l’armée française en Westphalie   mais subit une sévère défaite à la bataille de Warburg le 31 juillet 1760. Il est nommé membre de l’Ordre du Saint-Esprit en 1764.

Ancien menin du dauphin Louis et membre du parti dévot, il lui était resté si attaché qu’il demanda à être enterré à ses pieds en la cathédrale Saint-Étienne de Sens. Ce trait était bien fait pour plaire à Louis XVI ; aussi Maurepas le fait-il nommer secrétaire d’État à la Guerre le 5 juin 1774. Il est élevé à la dignité de maréchal de France le 24 mars 1775 mais meurt peu de temps après des suites d’une opération de la pierre.

Son oraison funèbre est prononcée dans l’église de l’Hôtel royal des Invalides, le 24 avril 1776, par Jean-Baptiste-Charles-Marie de Beauvais, évêque de Senez .

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Joachim-Jean-Xavier d’Isoard

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Joachim-Jean-Xavier d’Isoard, né le 23 octobre 1766 à Aix-en-Provence, et mort le 7 octobre 1839 à Paris, est un cardinal français de l’Église catholique romaine.

Biographie

D’Isoard étudie au séminaire d’Aix et se refuge pendant la Révolution française à Vérone. Il retourne à Aix-en-Provence après la chute de Robespierre. En 1803 il est nommé auditeur à la Rote romaine pour la France et y est élu doyen. Il est chargé d’affaires pour la France auprès du Saint-Siège, après le retour de Napoléon en 1815. Il est nommé baron par le roi Louis XVIII en 1823.

Le pape Léon XII le créé cardinal lors du consistoire du 25 juin 1827. Il est élu archevêque d’Auch en 1828. D’Isoard participe au conclave de 1829, lors duquel Pie VIII est élu pape et à celui de 1830-1831 qui voit l’élection de Grégoire XVI. Le roi Charles X le nomme duc en 1829 (il sera l’unique duc d’Isoard). Le roi Louis-Philippe le désigne en 1839 comme archevêque de Lyon, mais il meurt avant sa nomination.

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Bienvenu de Miollis

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François Melchior Charles Bienvenu de Miollis, né le 19 juin 1753 à Aix-en-Provence et mort le 27 juin 1843 à Digne, est un homme d’Église français, évêque de Digne de 1805 à 1838. Il est le frère du général Sextius Alexandre François de Miollis.

Biographie

D’une famille anoblie en 1770, il est le fils de Joseph-Laurent de Miollis, (17151792), lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée d’Aix, conseiller au Parlement de Provence et de Marie Thérèse Delphine Boyer de Fonscolombe. Plusieurs de ses frères se distinguent : Balthazar, est général, Bienvenugénéral de la Révolution, et Honoré-Gabriel, qui est docteur en droit en 1781, avocat, puis préfet du Finistère de 1805 à 1815, est créé baron de Miollis en 1830

Ordonné prêtre le 20 septembre 1777 à Carpentras, il s’occupe de l’enseignement du catéchisme en zone rurale. En 1791, il refuse de prêter le serment constitutionnel au nouveau statut de l’Église imposé pendant la Révolution et émigre à Rome, où il reste dix ans.

Rentré à Aix en 1801, il est nommé vicaire de Brignoles en 1804.

Il est nommé évêque de Digne en 1805 et le reste jusqu’à sa démission en 1838, du fait de son grand âge et de son état de santé. Il devient alors évêque émérite jusqu’à son décès.

Il assiste au concile de Paris de 1811, durant lequel il résiste avec une grande fermeté aux prétentions de Napoléon.

Il inspire le personnage de Mgr Myriel dans Les Misérables de Victor Hugo

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Sextius Alexandre François de Miollis

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Sextius Alexandre François, comte de Miollis, né le 18 septembre 1759 à Aix-en-Provence et mort dans la même ville le 18 juin 1828, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Né en 1759 à Aix-en-Provence, il entre en 1772 comme cadet dans le régiment de Soissonnais-Infanterie, fait comme sous-lieutenant les dernières campagnes de la guerre d’indépendance des États-Unis sous Rochambeau, est blessé au siège de Yorktown et revient capitaine.

Chef du 1er bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône, il donne en 1792 de nombreuses preuves de bravoure et est promu général de brigade le 25 février 1794. Employé en Italie en 1796 et 1797, il commande une brigade de la 4e division de l’armée d’Italie sous Sérurier. Il se fait remarquer au combat de Saint-Georges pendant le siège de Mantoue, et est nommé gouverneur de la ville le 4 février 17971 après la reddition de la garnison autrichienne.

En 1799 il participe à la campagne de Toscane. Lors de la seconde campagne d’Italie, le général Miollis combat à Vérone sous Moreau3. Il est fait général de division le 19 octobre 17994. Après les défaites de la fin de l’année 1799, l’armée d’Italie est réorganisée par son nouveau commandant-en-chef André Masséna. Le général Miollis commande une division de la droite française sous les ordre du général Soult, aux côtés des généraux Gazan et Marbot. Sa division est composée de la 5e demi-brigade d’infanterie légère et des 24e, 74e et 106e demi-brigade d’infanterie de ligne soit environ 4 200 hommes. Enfermée dans Gênes avec l’armée d’Italie, la division Miollis participe à plusieurs combats de la défense de la place. Lors de la capitulation de la place le 4 juin, le général Masséna confie à Miollis la charge de rester avec les malades et les blessés, dont la convention prévoit le rapatriement lorsque leur état le permettra7.

Après l’armistice conclu en janvier 1801 entre les Français et les Autrichiens, l’armée d’Italie se retourne contre l’armée du royaume de Naples. Miollis seconde Murat qui s’installe à Florence et contraint les Napolitains, avancés en Toscane, à retraiter.

Resté républicain, il est mis en disponibilité en 1802 après s’être opposé au Consulat à vie. Gouverneur de Belle-Île-en-Mer en 1803, puis de Mantoue à partir du 28 août 18051, il fait ériger dans cette ville un monument à Virgile, et profite d’un court séjour qu’il fait à Ferrare pour faire transférer avec pompe les cendres de  l’Arioste à l’Université de cette ville, où elles reçurent de grands hommages. Il fait restaurer les arènes de Vérone. Nommé en octobre 1805 commandant des troupes françaises en Italie, il occupe Venise en décembre, sous les ordres d’Eugène de Beauharnais. Le 29 août 1807, pour faire appliquer le blocus continental, le général Miollis fait saisir les denrées anglaises entreposées dans le port de Livourne.

Le 2 février 1808 le général Miollis exécute à la tête de sa division l’ordre reçu le 21 janvier et s’empare de Rome et des États pontificaux. Devenu commandant de la division française à Rome, puis lieutenant du gouverneur-général, il exerce l’occupation avec le plus d’égard possible pour le pape Pie VII. Il rencontre régulièrement Lucien Bonaparte en exil à Rome, qu’il connait depuis longtemps. Le 16 septembre 1808, il est fait comte de l’Empire. Le 16 mai 1809 par décret impérial, Rome est annexée à l’Empire français.  Le général Miollis fait hisser le drapeau français sur le château Saint-Ange le 10 juin, tandis que le Pape excommunie Napoléon Ier. C’est sous son autoritéque le général Radet, commandant la gendarmerie impériale, procède à l’arrestation du Souverain Pontife dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809.

Le général Miollis conserve le gouvernement des États romains jusqu’en 1814. Lorsque Joachim Murat, roi de Naples, renverse l’alliance française et signe le 8 janvier 1814 une convention avec les Autrichiens, son armée marche sur Rome. La cité éternelle est atteinte le 19 janvier et Miollis ne peut que se retrancher avec sa garnison au château Saint-Ange. Après plusieurs semaines de siège, une convention est signée qui permet à la garnison française de regagner la France ; elle quitte Rome le 10 mars 1814.

Le général Miollis est fait chevalier de Saint-Louis le 10 août 1814. En janvier 1815, Louis XVIII lui confie les départements des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse sous les ordres du maréchal Masséna. Lorsque ce dernier apprend le 3 mars 1815 la nouvelle du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan, il envoie le général Miollis à la tête du 83e régiment d’infanterie de ligne et de six compagnies du 58e régiment d’infanterie de ligne pour barrer à Sisteron la marche de l’Empereur. Bien que partie dès le milieu de la nuit du 3 au 4 mars, le détachement arrive à Sisteron bien après le départ des bonapartistes. Miollis et ses troupes continue jusqu’à Gap, atteinte le 8 mars, dans l’espoir de couper la retraite de Napoléon qu’on pense arrêté devant Grenoble. Il y retrouve le général Mouton-Duvernet et s’y rallie à l’Empire.

Napoléon Ier l’appelle pendant les Cent-Jours au commandement de Metz, où il reste jusqu’au mois d’août 1815, époque où il est mis à la retraite.

Le général Miollis meurt à Aix-en-Provence le 18 juin 1828, âgé de 69 ans, en se frappant la tête sur le coin d’une table en tombant

Il repose au cimetière Saint-Pierre d’Aix-en-Provence.

 Famille

D’une famille anoblie en 1770, il est le fils de Joseph-Laurent de Miollis, (1715-1792), lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée d’Aix, conseiller au Parlement de Provence, et de Marie-Thérèse-Delphine Boyer de Fonscolombe. Plusieurs de ses frères se distinguent : Balthazar, est général, Bienvenu, évêque de Digne de 1805 à 1838 et Honoré-Gabriel, qui est docteur en droit en 1781, avocat, puis préfet du Finistère de 1805 à 1815, est créé baron de Miollis en 1830.

Sextius Miollis épouse en 1798, à Nice, Rosalie Boutté.

La famille de Miollis est une famille de la noblesse française subsistante.

Récompenses et hommages

Le nom du général Miollis est gravé sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Sud et une rue de Paris porte son nom.

Le 16 septembre 1808, le général Miollis est fait comte de l’Empire

Le général Miollis est fait commandeur de l’ordre de la Légion d’honneur le 15 mai 1804, puis grand-officier le 14 septembre 1808. Sa carrière se déroulant essentiellement en Italie, il reçoit aussi plusieurs décorations italiennes ; chevalier puis commandeur de l’ordre de la Couronne de fer en juin 1807, il est également reçu comme commandeur de l’ordre royal des Deux-Siciles le 25 novembre 1808. À la Restauration, il est fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis, le 13 août 1814.

Une place d’Aix en Provence, sa ville natale, porte son nom (Place Miollis). À Metz, une rue porte son nom. À Paris une rue porte son nom.

 Sources

« Sextius Alexandre François de Miollis », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 

« Miollis (Sextius-Alexandre-François, comte) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du xixe siècle, 1863-1890, 15 vol. 

Comtesse d’Estienne d’Orves, Mgr de Miollis et sa famille (1753-1843), Paris, mars 1907, ed. P. Lethielleux

Marie-Antoinette de Miollis, Un compagnon de La Fayette: le général de Miollis, 1960

Michel Lacour-Gayet, Joachim et Caroline Murat, Perrin, septembre 1996

Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Fayard, octobre 1999 

Jean Tulard, Napoléon, Fayard, 1999 

Jean Tulard, Murat, Fayard, 1999 

Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur, octobre 2000 

Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d’Empire, Tallandier, avril 2001

Antonello Pietromarchi, Lucien Bonaparte : le frère insoumis, Perrin, 2004 

Frédéric Hulot, Le Maréchal Masséna, Pygmalion, janvier 2005 

Emmanuel de Waresquiel, Cent Jours : la tentation de l’impossible mars-juillet 1815, Fayard, 2009 

Pierre Branda, Napoléon et ses hommes : La Maison de l’Empereur 1804-1815, Fayard, 2013 

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Jean-Balthazar de Cabanes de Viens

Jean-Balthazar de Cabanes de Viens (né vers 1646 à Aix-en-Provence, mort à Tournai le 9 mai 1697) est un ecclésiastique français qui fut vicaire général de l’évêque de Riez, évêque désigné de Grasse et finalement évêque de Vence de 1686 à sa mort.

Biographie

Jean-Balthazar de Cabannes est issu d’une « famille de robe » provençale. Il est le fils de Balthazar baron de Viens, président de la Cour des Comptes d’Aix-en-Provence, et de Madeleine de Valavoire, sœur de l’évêque de Riez Nicolas de Valavoire. Il devient le vicaire général de son oncle maternel et assiste à l’Assemblée du clergé gallican de 1682. Il décline la succession de son oncle mort le 28 avril comme évêque de Riez et sa désignation comme évêque de Grasse en 1685 lorsque François Verjus est destiné au siège de Glandèves. Il est finalement investi de l’évêché de Vence pour lequel il est désigné le 26 avril 1686. Il dirige le diocèse comme vicaire capitulaire avant d’être consacré le 29 novembre 1693 dans l’église du séminaire des Missions étrangères de Paris par Charles Le Goux de la Berchère l’archevêque d’Albi. Il meurt dès le 9 mai 1697.

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Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert (né à Aix-en-Provence le 9 février 1704 et mort à Saint-Paul-Trois-Châteaux le 13 mars 1791) est un ecclésiastique qui fut le dernier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux de 1743 à 1791.

Biographie

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert est issu d’une famille de robe originaire d’Aix-en-Provence où il nait dans l’hôtel familial, au cœur du quartier Mazarin. Il est le fils d’Honoré de Reboul, seigneur de Lambert et conseiller au Parlement d’Aix et de Catherine du Puget Barbantane. Il se destine à l’Église et devient vicaire général et official de l’archidiocèse d’Aix-en-Provence.

Il est nommé évêque et comte de Saint-Paul-Trois-Château en 1743. Confirmé le 16 décembre et consacré en février 1744 par François Renaud de Villeneuve, évêque de Viviers, il gouverne son diocèse avec « beaucoup de piété pendant près d’un demi-siècle » au cours duquel il s’engage en faveur des jésuites en 1761 et participe à l’Assemblée du clergé de 1765.

L’évêché de Saint-Paul-Trois-Châteaux est supprimé par la Constitution civile du clergé, adoptée par l’Assemblée nationale constituante le 12 juillet 1790 et sanctionnée par le roi le 24 août. L’évêque proteste et demeure à son poste mais il meurt dans son diocèse à l’âge de 87 ans le 13 mars 1791 et il est inhumé dans le tombeau des évêques de sa cathédrale

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Joseph-François de Cadenet de Charleval

Joseph-François de Cadenet de Charleval (6 mars 1710, Aix-en-Provence – 22 janvier 1759, Agde), est un prélat français, évêque d’Agde.

Biographie

Fils de François de Cadenet de Charleval, président au Parlement de Provence, et neveu de Gaspard de Gueidan, il est reçu conseiller-clerc au Parlement de Provence le 28 mai 1734 en la charge d’Augustin son oncle. Passé à la vie religieuse il est nommé vicaire général de Mgr de Brancas, archevêque d’Aix, et abbé commendataire de l’abbaye Saint-Michel de Pessan dans le diocèse d’Auch en 1738. Réputé pour son « orthodoxie et ses vertus  » il est promu évêque d’Agde le 30 septembre 1740 et consacré à Aix-en-Provence par l’archevêque. Dans son diocèse il fait « prêcher des Missions » et implante les Frères des écoles chrétiennes afin d’extirper le jansénisme Il meurt à Agde le 22 janvier 1759 .

Sources

Théophile Berengier, Notice sur Mgr Joseph-François de Cadenet de Charleval, évêque et comte d’Agde (1710-1759), 1884

Honoré FisquetLa France pontificale, 1864

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Joseph Pisani de La Gaude

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Charles-François-Joseph Pisani de La Gaude, né à Aix-en-Provence (France) le 4 mars 17431 et décédé à Namur (Belgique) le 23 février 1826 est le dix-septième évêque du diocèse de Namur de 1804 à sa mort.

Biographie

Début de carrière

Issu d’une famille toscane dont les ancêtres s’étaient installés en Provence au xve siècle, Pisani de La Gaude est d’abord avocat à la Cour des Comptes du Parlement d’Aix – y suivant les traces de son père – avant d’embrasser la carrière ecclésiastique, sous l’influence de son oncle, Mgr de Reboul Lambert, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux (un diocèse de la Drôme fusionné avec celui de Valence en 1801). Il est ordonné prêtre en 1773 et, pendant quelque temps, bien que prêtre, poursuit son travail à la Cour des Comptes. Quelques années plus tard, son oncle le choisit comme vicaire général de son diocèse.

Évêque pré-revolutionnaire

En 1783, Pisani est nommé évêque de Vence (en Provence) et reçoit l’ordination épiscopale le 8 février 1784. Il est chassé de son siège en 1791 par les révolutionnaires. Il passe alors une dizaine d’années en exil à Nice et en Italie : Nice (1791-1792), Rome (1792-1794), Venise (1794-1797), Pesaro (1797-1798), à nouveau Venise (1798-1801) et Rome (1801-1802). Dans la réorganisation des diocèses qui suit le Concordat de 1801, le diocèse de Vence est supprimé et Pisani doit donner sa démission. Il rentre en France en 1802, et, en 1803, il se trouve à Paris à la recherche d’un nouveau siège épiscopal.

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Sarcophage de Joseph Pisani de la Gaude, dans la cathédrale de Namur

Évêque à Namur

À la suite de la démission de l’évêque de Namur Claude de Bexon en septembre 1803, le siège de la ville mosane est vacant. Le diocèse passe par une crise, un schisme local a éloigné de l’Église les « Stévenistes » (disciples de l’ancien vicaire général Corneille Stevens). Le pape Pie VII cherche un ancien évêque, homme d’expérience pour reprendre en mains le diocèse de Namur. Pisani de la Gaude est son choix. Nommé le 3 février 1804 par le Premier Consul Bonaparte, confirmé par le Pape le 28 mai 1804, Pisani prend possession de son diocèse le 15 août de la même année.

Comme évêque, il est très actif dans la reconstruction et réorganisation de la vie pastorale du diocèse. De nouvelles paroisses sont créées. Pour l’éducation, il fait appel à des congrégations religieuses. Il invite entre autres Julie Billiart à s’installer à Namur et donne en 1809 son approbation canonique à la nouvelle congrégation des Sœurs de Notre-Dame. Avec ses soutiens et encouragements, la congrégation se développe rapidement à partir de son « quartier général » namurois.

Durant sa période namuroise il soutient financièrement la rénovation de la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Après la bataille de Waterloo et la chute de Napoléon, Pisani obtient la réconciliation de Corneille Stevens, même si le mouvement d’opposition des Stévénistes continue en se transformant en Petite Église apostolique. Il est fait également baron de l’Empire.

Charles-François-Joseph de Pisani de La Gaude meurt à Namur le 23 février 1826.

Bibliographie

Il n’existe à ce jour aucune monographie sur Mgr de Pisani de la Gaude. Néanmoins plusieurs livres et articles de revue en ont parlé. Citons : Nicolas-Joseph Aigret, Histoire de l’église et du chapitre de Saint-Aubain, Namur, 1881, p. 533-543 ; Dictionnaire biographique namurois, notice Pisani de la Gaude, Namur, 1999, p. 198-199.

N.-J. Aigret, Histoire de l’église et du chapitre de Saint-Aubain à Namur, Namur, Imprimerie de Veuve F.-J. Douxfils, 1881, 663 p.  

  1. Meynen, « Armoiries des Évêques de Namur aux périodes française et hollandaise (1780-1831) »sur http://www.historic.be/ 2006 (consulté le 12 octobre 2010).

Chanoine Antoine Emery

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Le chanoine Antoine Eméry (1810-1863)

Animateur de la première phalange félibréenne aixoise, prédicateur remarquable, il est cité par Frédéric Mistral dans ses Mémoires : “Au SaintEsprit, les dames se plaisaient à venir entendre les prônes provençaux de l’abbé Emery”. Antoine Emery, chanoine, curé de la paroisse du Saint-Esprit à Aix, fut le secrétaire du concours ouvert en 1872 et du jury présidé par le Capoulié Joseph Roumanille qui dut en 1873 choisir parmi la centaine de pièces envoyées, les vers qui orneraient le socle de la Croix de Provence érigée au sommet de Sainte-Victoire. Il fut également le maître d’œuvre de l’édition du livre de la Croix de Provence “Lou libre de la Crous de Prouvènço” qui réunit l’ensemble des inscriptions. Cet ouvrage de 160 pages publié en 1874 sur les presses de Remondet-Aubin sur le cours Mirabeau à Aix, fut composé par le félibre François Vidal. D’ailleurs le chanoine Emery lui dédicace, en provençal, un exemplaire : A Monsieur François Vidal, qui a travaillé avec tant d’affection et tant de goût pour imprimer notre galant livre

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Des martyres de la Révolution dans la famille Pazery-Thorame

Pour la sanctification, le sort tragique que connaîtront quelques années plus tard ses deux frères Joseph (1751-1792) et Jules (1763-1792), ainsi que leur oncle l’abbé Pierre de Pazéry Thorame (1735-1792), tous trois chanoines et grands vicaires des évéchés d’Arles, de Lisieux et de Toulon, sera consacré par Pie XI le 17 octobre 1926, par leur béatification : prêtres réfractaires, ils furent en effet du nombre des ecclésiastiques emprisonnés au couvent des Carmes à Paris, et sauvagement massacrés le 2 septembre 1792. « Les trois prêtres Thorame (…) tous les trois estimables par leurs talents, tous les trois charmants par la douceur de leur caractère, tous les trois édifiants par leur zèle et leur piété » (Abbé Barruel, Histoire du clergé de France pendant la Révolution française, 1793, repris dans Roux-Alphéran, Les rues d’Aix, 1848).

  1. Pierre (François) de PAZERY THORAME dit l’abbé de Pazery Thorame maître ès arts de l’Université de Paris le 14 septembre 1752, chanoine, primicier et sacristain de la cathédrale d’Arles, vicaire général de l’archevêque d’Arles, siège à l’Assemblée des Etats généraux en 1787, arrêté avec ses neveux à Paris, rue du Pot-de-Fer, peu de jours après le 10 août 1792, et enfermé avec eux dans l’église des Carmes, massacré le 2 septembre en ce lieu, âgé de 57 ans ; né à Aix le 16 mars 1735, ondoyé le même jour et baptisé le 9 avril en l’église de la Madeleine (parrain Pierre Jean de Boyer, conseiller du roi en ses conseils, procureur général au parlement, marraine Marie Elisabeth de Valière). Béatifié le 17 octobre 1926.
  2. Joseph (Thomas) de PAZERY THORAME prêtre, docteur en Sorbonne, chanoine puis sous-doyen du chapitre de la cathédrale de Blois, grand vicaire de Lisieux, né à Aix le 18 avril 1751 baptisé en l’église du Saint-Esprit, mort le 2 septembre 1792 à Paris, martyr de la Révolution. Béatifié le 17 octobre 1926.
  3. Jules (Honoré Cyprien) de PAZERY THORAME dit Thorame le jeune, étudiant à Paris, reçu maître ès arts le 17 février 1784, licencié en théologie en 1788, ordonné prêtre la même année, docteur en Sorbonne, chanoine de la cathédrale de Toulon, grand vicaire de l’archevêque de Toulon, il administre le diocèse durant l’exil de ce dernier ; né à Aix le 16 septembre 1763, baptisé le lendemain en l’église de la Madeleine (parrain Pierre Joseph François de Pazery de Thorame son frère, marraine Ursule Honorade Anne de Lyon Saint-Ferréol), arrêté avec son frère et son oncle, le 11 août 1792, à Paris, conduit devant le comité civil de la section du Luxembourg, enfermé aux Carmes, mort martyr de la Révolution le 2 septembre. Béatifié le 17 octobre 1926.

http://genobco.free.fr/provence/Pazery.htm

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Sources principales : Wikipédia et l’ouvrage de Marius Constanin : Les paroisses du diocèse d’Aix, Aix, A. Makaire Impr. de l’Archevêché, 1890.

DES DIMANCHES MATINS EN L'EGLISE DU SAINT-ESPRIT, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), POEME, POEMES

Des dimanches matin…

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Des dimanches matin en l’Eglise du Saint-Esprit

EGLISE DU SAINT ESPRIT

En plein cœur de la ville

Il faut ouvrir délicatement les vieilles portes

Qui résistent

Comme voulant sauvegarder un secret

Comme voulant cachés des trésors

Aux yeux des curieux

Comme voulant retenir en ses murs

Tant de confidences murmurées

Et confiées aux longs des siècles

Les dimanches matin

Quand la ville sommeille encore

Quand une porte est enfin ouverte

La vieille église

Consent à délivrer ses secrets

Les murs abimés par le temps

Disent des siècles de prières

Des siècles de cérémonies religieuses

A la lueur des luminions

Se découvrent lentement

Les grands saints qui veillent

Sans jamais se lasser

Se dévoilent comme à regrets

Les immenses toiles

Qui revisitent la Bible

Dans le silence

Dans la demi-pénombre

Résonnent encore le chapelet

Des innombrables prières

Le pas lent ou rapide

De ceux qui sont venus

Déposer tous leurs fardeaux

Le pas cérémonieux des…

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AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), SAINT-ESPRIT (paroisse ; Aix-en-Provence), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence)

A l’intérieur de l’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence

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A l’intérieur de l’Eglise du Saint Esprit

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l’édifice :

Tableau : La Pentecôte
Orgue de tribune : partie instrumentale de l’orgue
Orgue de tribune : buffet d’orgue
Orgue de tribune
Croix de procession et sa hampe
Ciboire
Tableau : Crucifixion
Tableau : Saint François
Encensoir
Tableau : Vision ou Mort de saint Jérôme
Calice
Paire de chandeliers
Ensemble de sept vases
Croix-reliquaire
Fonts baptismaux
Plat de quête
Tableau ex-voto

13002920-Aix-en-Provence-Interieur-de-lEglise-du-Saint-EspritIl est résolument moderne, les lignes sont épurées, les arcs sont en plein-cintres. Laurent Vallon joue énormément avec l’espace, créant de nombreuses illusions : les nefs latérales sont écrasées par la nef principale afin de donner une impression d’espace, et une corniche fait le tour de tout l’intérieur, constituant un liant unifiant les différents éléments de l’église en assurant une continuité.

Très riche, mais hétéroclite, la décoration de l’intérieur de l’église du Saint-Esprit s’est étoffée au cours des troubles révolutionnaires, ainsi qu’au…

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