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Jérôme Champion de Cicé, archevêque d’Aix-en-Provence

Monseigneur Jérôme Champion de Cicé

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C’est lui qui consacre l’Eglise du Saint-Esprit en 1806

Jérôme Marie Champion de Cicé (né le 3 septembre 1775 à Rennes, mort le 19 août 1810 à Aix-en-Provence, est un home d’Eglise, un home politique français du XVIIIè siècle

Nommé Garde-des-sceaux par Louis XVI, il est l’auteur du projet de déclaration des droits en 24 articles qui a servi de base à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

 

Biographie

Né à Rennes le 3 septembre 1735, Jérôme Champion de Cicé fait ses études au Collège du Plessis, où il a pour condisciples Boisgelin de Cucé, Loménie de Brienne, Morellet et Turgot. En 1763, il est docteur en théologie à la Sorbonne. Il est le petit-neveu de Louis-Armand Champion de Cicé, missionnaire au Canada, en Chine puis au Siam dont il est le vicaire apostolique et évêque in partibus infidelium de Sabule de 1701 à 1727.

Dès 1760, il est nommé abbé commenditaire de l’abbaye de Chantemerle, qui lui procure un revenu annuel de 2 000 à 2 500 livres.   Ordonné prêtre en 1761, il devient vicaire-général à Auxerre, où son frère aîné Jean-Baptiste-Marie Champion de Cicé  vient d’être nommé évêque.

De 1765 à 1770, il est agent général  du clergé de France et conseiller d’État. En 1770, il se lie d’amitié avec Turgot et publie avec César-Guillaume de La Luzerne, son collègue à l’agence (depuis évêque de Langres), les Rapports de l’agence, contenant les principales affaires du clergé, qui se sont passées depuis l’année 1765 jusqu’en l’année 1770, où il relate son expérience d’agent du clergé.

Il est nommé évêque de Rodez en 1770. En 1771, il lance une grande enquête à travers son diocèse, par l’intermédiaire d’un questionnaire imprimé envoyé à tous les curés. La majeure partie des questions concerne l’état de la population, ses moyens de subsistance, l’économie, la santé… une seule le domaine spirituel. Il publie en 1776 le Procès verbal de l’Assemblée générale du clergé de France tenue à Paris en 1770, un fort volume de 868 pages. En 1779 est créée au sein de la généralité de Montauban, l’administration provinciale de Haute-Guyenne, regroupant le Quercy et le Rouergue, et c’est Mgr Champion de Cicé qui en est nommé président. À ce titre, il supervisera notamment la modernisation du cadastre, dans le but d’une réévaluation des impôts.

Nommé ensuite archevêque de Bordeaux en 1781, il contribua en 1786 à créer l’Institut national des jeunes sourds (INJS) de Bordeaux.

Le 14 février 1789, il publie un Mandement prescrivant des prières pour le succès des États généraux, qui déplaît fortement à la noblesse.

Élu — comme son frère aîné Jean-Baptiste-Marie, évêque d’Auxerre — député du clergé aux États généraux de 1789, il fut chargé de présenter les travaux du Comité sur la Constitution dont le texte de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Il faut tout de même préciser qu’il ne souhaitait pas une Déclaration, car il considérait que la société française n’était pas, contrairement à celle des États-Unis, composée d’individus égaux, lors de la séance du 1er août 1789 (source : Archives nationales).

Au lendemain de la nuit du 4 août, Jérôme Champion de Cicé fut nommé Garde des sceaux par Louis XVI. Trois jours à peine après sa nomination, le 7 août, il se rendit à l’Assemblée nationale avec sept autres ministres, envoyés par le roi « qui ne veut faire qu’un avec sa nation » pour demander comment rétablir l’ordre. Necker parle alors de l’état des finances.

Par la suite, il ne s’adressera à l’Assemblée que comme garde des sceaux pour maintenir, dans la mesure du possible, la liaison entre le roi et les députés. Le 21 novembre 1790, après la proclamation de la Constitution civile du clergé, il démissionna de sa charge de garde des sceaux, et décida de reprendre ses fonctions de député. Ayant demandé un congé pour se reposer, il ne fut pas présent lors du débat sur le serment qu’il ne prononça pas.

Son nom ayant été placé sur la liste des absents (18 juillet 1791), il émigra, d’abord à Bruxelles, puis en Hollande. De 1795 à 1802, il s’installe à Londres, où il retrouve des monarchistes comme Malouet ou comme  ou Lally-Tollendal, ainsi que des prélats libéraux comme Boisgelin et Fontanges.

Le 8 octobre 1801, il publie à Londres un document de 15 pages Lettre de Mgr l’archevêque de Bordeaux à ses diocésains, dans lequel il leur expose les motifs de sa démission, intervenue à la demande du pape.

Le 21 février 1802, il rentre en France, et est presque aussitôt (le 9 avril) nommé archevêque d’Aix-en-Provence, diocèse qui comprenait à la fois les Bouches-du-Rhône et le Var.

Jérôme Champion de Cicé fut sensible à la question des langues régionales, et publia dans les différents diocèses dont il eut la charge des Catéchismes en idiome local.

Le 15 janvier 1805, Jérôme Champion de Cicé est élevé à la dignité d’officier de l’ordre national de la Légion d’honneur. Trois ans plus tard, le 16 septembre 1808, il est fait comte d’Empire par Napoléon.

Il meurt de maladie à Aix-en-Provence au palais épiscopal le 19 août 1810.

 

 

 

 

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L’Orgue de l’église du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

L’orgue du Couvent des Carmes

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Il date du XVIIe siècle alors que la construction de l’église a débuté en 1706 : il a été commandé par les grands Carmes d’Aix pour leur chapelle (dont on peut admirer les restes dans le passage Agard). Réalisé par le facteur d’orgue marseillais Charles Royer, le buffet a lui été effectué par le menuisier aixois Adolphe Dumas suivant les plans du sculpteur Jean-Claude Rambot (atlantes du Pavillon de Vendôme, fontaine des quatre dauphins, etc.).

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La chapelle des Carmes fut détruite par la période révolutionnaire, et le Directoire du Département des Bouches du Rhône attribua l’orgue à l’église du Saint Esprit

buffet.

Orgue exceptionnel, autant du point de vue esthétique qu’auditif. Il est surtout extrêmement grand : on peut voir sur la façade 53 tuyaux, mais à l’intérieur du buffet d’orgue il y en a 1728, soit un total de 1 781 tuyaux mesurant entre quelques centimètres jusqu’à 5 mètres.

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Charles Royer, facteur d’orgues

 

Charles Royer, parfois dénommé Le Royer, est l’héritier d’une longue lignée de facteurs d’orgues d’origine flamande ayant marqué tout le xviie siècle.

Biographie

Originaire de Namur, il s’installe en Provence vers 1647, d’abord à Brignoles puis en 1662 à Marseille. Il vient ainsi chasser sur les terres de l’illustre famille Eustache, organiers de Marseille. Il apprend la facture à son fils Lazare qui travaillera avec lui mais ne réussira pas dans le métier (il sera l’auteur d’un projet pour la collégiale St Martin de Marseille en 1668qu’il ne sût mener à son terme). Charles Royer décède à Montpellier en 1681 ou au tout début de 1682 alors qu’il reconstruisait l’orgue de l’ancienne église Notre-Dame-des-Tables, chantier terminé à la demande de sa veuve par le révérend-père Castille, franciscain-capucin, organier de Bordeaux (voir lien externe) et constructeur de l’orgue de l’ancienne cathédrale d’Uzès.

Son œuvre

Il ne nous reste aujourd’hui que cinq témoins de son art (la plupart sous forme de buffet uniquement):

L’Isle-sur-la-Sorgue, collégiale Notre-Dame-des-Anges 1649,

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Cavaillon, cathédrale St Véran 1654,

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Grignan, collégiale St Sauveur 1662,

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Cuers, église Ste Catherine & St Pierre 1668,  dans un buffet en bois doré de Johann Hugonnet

Aix-en-Provence, église du St Esprit, déplacé à la Révolution depuis la chapelle des Grands Carmes 1676,

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L’Isle-sur-la-Sorgue,collégiale N.D.des Anges

Aix, église du Saint-Esprit

Cavaillon, ancienne cathédrale St Véran, orgue côté évangile

Grignan,collégiale St Sauveur

Cuers,collégiale Assomption de N.D.

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Il apporta à l’orgue provençal, alors dominé par le style sonore et l’architecture italiens, une inflexion plus nordique, décelable aujourd’hui surtout dans ses compositions bien que des jeux entiers subsistent à Aix et à Cuers, mais aussi dans le seul buffet d’Aix, le plus tardif.

 

 

Prosper-Antoine Moitessier

 

Prosper-Antoine Moitessier (1807-1867) est un facteur d’orgues français, installé à Montpellier durant le milieu du xixe siècle.

 

Biographie

Né à Carcassonne le 14 janvier 1807, d’un père luthier, il apprend, vers 1820, les premiers rudiments de son futur métier auprès d’un organier vosgien nommé Pilot. Il entre ensuite comme apprenti chez Nicolas Roy à Mirecourt. Puis il part se perfectionner à Paris chez un cousin, le facteur d’orgues Nicolas-Antoine Lété, ainsi que, pour la lutherie, auprès de Wuillaume, luthier de grand renom. En 1826 il revient à Carcassonne où il répare quelques instruments modestes, puis se rend, en 1830, à Montpellier où il épouse le 24 février 1830 Magdelaine Joséphine Anaïs Roger, fille d’un marchand d’instruments.

Là, en 1834 il réalise un « huit pieds » pour la chapelle du couvent de la Visitation transféré en 1965 dans l’église Saint-Saturnin à Nissan-lez-Ensérune avec seulement une partie des jeux originels, les autres jeux ayant été répartis au collège d’Ardouane (près de Riols   en Saint-Ponais) et à la chapelle du collège St Roch de Montpellier; et surtout, en 1836, on lui propose de relever l’orgue du temple protestant construit par Jean-Pierre Cavaillé; ce qui le fait connaître et lui permet de se voir confier la restauration de l’orgue de Jean-François L’Épine de l’ancienne cathédrale Saint-Fulcran de Lodève,

En 1837, face aux incertitudes de cette époque quant à la fixation d’un diapason universel pour les orgues, il adapte à l’orgue le mécanisme transpositeur que Roller inventa pour les pianos, suivant en cela l’exemple de son maître Lété au petit orgue d’accompagnement de Saint-Leu. Également en 1837, il présente à l’exposition de Montpellier un orgue de salon dont les soupapes pouvaient s’enlever à volonté et dont la soufflerie fournissait un vent toujours égal grâce à un levier compensateur agissant sur la table supérieure du réservoir; ce qui lui vaut une médaille d’or.

Vers 1847, il invente, pour la transmission entre les claviers et les sommiers, le premier système tubulaire; il fonctionnait avec une dépression pneumatique et non pas à air comprimé, comme les systèmes tubulaires développés par la suite. Il le met en pratique, pour la première fois, à Notre-Dame de la Dalbade à Toulouse.

Il fut le maître d’un autre grand nom de la facture d’orgue française et fondateur d’une illustre dynastie, dernière représentante de l’école toulousaine de facture d’orgues, Théodore Puget.

À côté de son activité principale de facteur d’orgues, Moitessier continue néanmoins à pratiquer la lutherie. Ainsi on peut voir au musée de la lutherie et de l’archèterie françaises de Mirecourt [archive] un violon double, violon-alto, daté de 1838, confirmant son esprit inventif.

Il décède le 26 août 1867 à Montpellier

 

Œuvre

Lancé dès lors comme facteur d’orgues, il ouvre de vastes ateliers employant plus de vingt ouvriers et les chantiers s’enchaînent :

1840 construction d’un « huit pieds » avec pédalier pour la chapelle Sainte-Marie à Montpellier ;

1841 construction d’un « grand huit pieds » de 33 jeux sur 4 claviers, dont un récit expressif, avec 16′ ouvert et bombarde à la Pédale, pour l’église de la Madeleine à Béziers, rénové & agrandi par Baptiste Puget aîné en 1886, instrument

1842 modification de l’orgue de l’église Saint-Vincent à Carcassonne; et construction d’un « grand huit pieds » de 3 claviers et Pédale à Saint-Rémy-de-Provence dans la collégiale Saint-Martin où subsiste le grand corps du buffet;

1843 construction d’un « huit pieds » avec 3 claviers à Saint-Affrique en Aveyron et d’un »grand huit pieds » avec 3 claviers à l’église décanale Saint Louis de Sète ;

1845 construction d’un « huit pieds » pour la paroisse Sainte-Anne à Montpellier (disparu) ;

1846 restauration de l’orgue de Notre-Dame-des-Tables à Montpellier dont il reste, entre autres, la magnifique Montre épousant harmonieusement les courbes du buffet de Dom Bédos, intégralement Monument historique depuis le6 février 1975 pour son buffet pour sa partie instrumentale ; et transformations & adjonctions sur l’orgue de la collégiale Sainte-Marthe à Tarascon, intégralement  Classé MH, par la liste de 1840 pour son buffet et le 27 juin 1977 pour sa partie instrumentale;

1847, dans la concathédrale de Forcalquier, reconstruction dans un nouveau buffet d’un « grand huit pieds » dont il subsiste bon nombre de jeux et le double buffet  Classé MH9; et, pour l’Église Notre-Dame de la Dalbade à Toulouse, réalisation entièrement neuve d’un « grand seize pieds » de 46 jeux, agrandi et perfectionné par Eugène Puget en 1888, instrument  Classé MH ;

1850 restauration de l’orgue Charles Royer de l’église du Saint-Esprit à Aix-en-Provence  Classé MH tant pour son buffet que pour sa partie instrumentale ;

1851 construction de l’orgue de l’église St Martin à Remoulins dans le Gard, quasiment intact depuis lors,  classé Monument historique.;

1853 construction à la Madeleine dans le quartier de l’Île à Martigues, tuyauterie originelle intacte, intégralement  Classé MH, depuis le 5 décembre 1908 pour son buffet et le 18 décembre 1997 pour sa partie instrumentale;

1856 reconstruction de l’orgue de Jean-Esprit Isnard de l’église de la Madeleine d’Aix-en-Provence, intégralement  Classé MH, depuis le 20 septembre 1910 pour son buffet et le 16 février 1984 pour sa partie instrumentale ;

1857 rénovation & agrandissement à l’église Notre-Dame-de-Nazareth de Valréas, intégralement  Classé MH, par la liste de 1862 pour son buffet et le 10 juillet 1962 pour sa partie instrumentale.

 

Galerie

Tarascon, Ste Marthe

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Montpellier, N.D. des Tables

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Valréas, N.D. de Nazareth

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Aix-en-Provence, St Esprit

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Toulouse,N.D. de la Dalbade

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Source

Orgues en Languedoc-Roussillon, tome 2, Gard – Lozère, ARAM-LR chez EDISUD, . L’article semble rédigé d’après la Biographie des principaux facteurs d’orguesde Joseph Guédon en 1902 (selon http://lapasserelle.com/bio_moitessier.htm [archive]), lui-même reprenant un passage du tome VI de la Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique de François-Joseph Fétis en 1878 chez Firmin Didot & cie à Paris.

 

 

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Le grand rétable du Parlement d’Aix : l’Assomption de Marie

Le grand retable du Parlement d’Aix

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Dans  l’église du Saint-Esprit demeure le grand rétable du Parlement d’Aix, peint entre 1521 et 1525 pour sa chapelle par un anonyme (qui pourrait être selon une étude de Jean Boyer Manuele Genovese dit Lomellini)  et peut-être Henri Guigues ; à l’Annonciation du revers des volets succède l’Assomption, sous laquelle les douze membres du Parlement font figure d’apôtres

 

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Le retable du parlement, église du Saint-Esprit à Aix. Le retable du Parlement (*), appelé aussi triptyque de l’Assomption (anonyme, vers 1520) représente des scènes de la vie de la Vierge. Sur le volet de gauche, Assomption et Pentecôte. Sur le volet de droite, l’Adoration des Bergers et l’Adoration des Mages. Au revers des volets, les figures de l’Annonciation. Au centre les 12 apôtres devant le tombeau vide de la Vierge qui domine la scène depuis le ciel, entourée par les anges.

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L’appellation de « Retable du Parlement » est justifiée d’abord parce que l’œuvre se trouvait préalablement dans la chapelle du Parlement de Provence dans l’ancien Palais Comtal détruit après la Révolution. Ensuite parce que l’historique du tableau nous apprend que les apôtres autour du tombeau vide de la Vierge sont en fait les portraits des 12 parlementaires et de leur président à la date du tableau soit vers 1520.

Vêtu de rouge au centre du tableau, celui qui fut président de 1509 à 1529, Gervais de Beaumont. A gauche du panneau, les 4 conseillers clercs A droite les sept laïcs Certains parmi les plus âgés pourraient être des membres nommés lors de la création de l’institution.

Mais le détail le plus insolite du retable est le huitième laïc, manifestement rajouté à la hâte et par un autre pinceau que celui du peintre d’origine (le troisième en partant de la droite). Blême et pratiquement caché par ses collègues, Jean Maynier, baron d’Oppède (1495-1558), aurait rejoint le Parlement en 1522 alors que pour d’obscures raisons le nombre de conseillers était passé de 11 à 12.

Le même baron d’Oppède dirigea en 1545 l’expédition contre les Vaudois du Luberon au cours de laquelle 3000 d’entre eux furent exécutés.

(*) Le Parlement de Provence (ou Parlement d’Aix) fut créé en 1501 par Louis XII à la suite du rattachement de la Provence au royaume de France en 1487.

Jean Boyer. La peinture et la gravure à Aix-en-Provence aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles (1530-1790). Préface de François-Georges Pariset. Paris et New York, Gazette des Beaux-Arts, 1971. In-4°, 188 pages, 146 illustrations. ( Extrait de La Gazette des Beaux-Arts, t. LXXVIII.)

Henri Guigues

“C’est l’abbé Requi qui cite pour la première fois, en 1904, la seule œuvre de Guigonis connue à ce jour et qui nous donne les rares renseignements recueillis sur cet artiste. Aucune autre œuvre, depuis cette date, n’a été retrouvée, aucun autre document nouveau ne nous permet de nous faire une idée plus claire de la vie de cet artiste « genevois » fixé en Avignon en ce début de XVIè siècle. Originaire du diocèse de Genève, sans qu’il soit certain qu’il fût de Genève même, Henri Guigonis s’est probablement fixé à Avignon vers la fin du premier quart du XVIè siècle, comme nous le prouvent quelques dates tardives signalées par des actes. Le 18 juin 1531, il fut témoin du testament de son collaborateur et ami Philippe Garcin. Il meurt vers la fin de 1532 ou au début de 1533. Sa veuve, née Catherine Vignon, se remarie avec Simon de Mailly le 25 septembre 1533. Ce sont les seules dates précises que nous puissions fixer. D’autres documents, fort heureusement, nous parlent de Guigonis ou plus exactement de ses œuvres. Quelques prix faits, quelques contrats nous donnent des points de repère et nous citent des ouvrages qui sont restés inconnus jusqu’à ce jour et que l’on retrouvera une fois peut-être dans quelque église d’Avignon ou de Provence”.

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LE RETABLE DE HENRI GUIGONIS par Pierre Bouffard

 

 

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Eglise du Saint-Esprit (Aix-en-Provence) : la façade

Eglise du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Façade

 

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Elle est sobre, comme souvent les églises paroissiales : budget modeste, espace limité, mais il existe aussi une volonté d’épuration de la part de l’architecte. Le style contre-réforme est rare pour une église aixoise : deux niveaux, ailerons débutés, fronton triangulaire, pilastres. Se rajoutent des légers renfoncements créant des lignes d’ombres et des jeux de lumière au long de la journée, la façade étant orientée plein Sud, donc façade tout le temps exposée à la lumière.

 

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Henri Riquetti, comte de Mirabeau

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Orateur génial et débauché impénitent

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Honoré Riquetti, comte de Mirabeau, corrompu et jouisseur, enlaidi par la petite vérole mais d’une laideur puissante, multiplie les frasques de jeunesse avant de chercher sa voie dans la Révolution et l’avènement d’une monarchie constitutionnelle.

Frasques de jeunesse

Le père du futur inspirateur de la Révolution est lui-même une personnalité hors du commun. Originaire du Vaucluse, Victor Riquetti, marquis de Mirabeau, s’est établi dans son château du Bignon, dans le Gâtinais, après avoir fait carrière dans les armes. Il devint célèbre avec la publication d’un ouvrage d’économie, L’Ami des hommes ou Traité de la population (1756), truffé de contresens mais plein d’idées généreuses et progressistes en rapport avec la pensée des physiocrates.

Surnommé l’« Ami des hommes », il méritait toutefois très peu ce surnom par son comportement odieux à l’égard de sa femme et de son fils Honoré, le futur révolutionnaire. 

Celui-ci, pas moins débauché et libertin que son père, multiplie les frasques. Il s’échappe de l’armée ce qui lui vaut une première incarcération à l’île de Ré. Il va se battre en Corse puis épouse une riche héritière dont il ne tarde pas à se séparer. Son père le fait interner à Manosque, puis au château d’If, au large de Marseille, enfin au fort de Joux, près de Pontarlier. Le régime de semi-liberté et la fréquentation des salons l’amènent à séduire une jeune femme mariée. Il s’enfuit avec elle à l’étranger.

Condamné par contumace à la peine de mort pour rapt et adultère, il doit finalement rentrer. Son amante, qu’il appelle Sophie, est expédiée au couvent. Lui entre au fort de Vincennes le 7 juin 1777. Là, pendant ses 42 mois de détention, il écrit de fameuses Lettres à Sophie ainsi qu’un Essai sur les lettres de cachet et les prisons d’État. Il a l’occasion aussi d’en venir aux mains avec un autre libertin graphomane, incarcéré comme lui, le marquis de Sade. 

À sa sortie, ruiné et qui plus est abandonné par Sophie, il doit vivre de sa plume en publiant des libelles. Voyageant à l’étranger, il a l’occasion de rencontrer le roi de Prusse Frédéric II le Grand.

Un orateur aussi laid que séduisant

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Rebelle permanent, Mirabeau se fait élire député du tiers état de la sénéchaussée d’Aix en 1789, quand le roi convoque les états généraux. Sa fougue et sa détermination lors de la célèbre séance du Jeu de Paume asseoient définitivement sa réputation d’orateur et de révolutionnaire. Après la célèbre apostrophe : « Nous sommes ici par la volonté du peuple… », il fait voter le principe de l’inviolabilité des députés.

Mirabeau suit un dessein précis : introduire en France une forme de démocratie conforme aux principes de Montesquieu tout en respectant, comme en Angleterre, les prérogatives de la monarchie.

C’est pourquoi, tout en contribuant à des réformes hardies comme la saisie des biens du clergé (2 novembre 1789), il ne tarde pas à mettre sa popularité et son intelligence politique au service du roi… en se gardant bien de le faire savoir au peuple et à ses collègues députés qui lui font confiance.

Ainsi écrit-il à Louis XVI le 10 mai 1790 : « Je promets au roi loyauté, zèle, activité, énergie et un courage dont peut-être on est loin d’avoir une idée ». Mais son revirement est au moins autant motivé par de sordides motifs financiers que par des convictions politiques et il se fait grassement rémunérer par le roi pour éponger ses dettes considérables.

Il transmet au roi des notes secrètes où il lui suggère de se servir de la Révolution pour restaurer son pouvoir. Pour cela, il suggère de forger à l’Assemblée un parti favorable à la monarchie, de corrompre certains opposants, voire de réclamer l’élection d’une nouvelle Assemblée. En cas d’échec, il laisse entrevoir la possibilité d’un coup de force. Le roi, dans ce cas, quitterait Paris pour prendre la tête de troupes favorables à sa cause et rentrer dans la capitale afin de mettre un terme à la Révolution.

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Mais Louis XVI et la reine Marie-Antoinette, qui le qualifie de « monstre », hésitent à lui faire pleinement confiance. Il est vrai qu’il est troublé par sa réputation sulfureuse et son double jeu qui l’amène à attaquer les nobles à l’Assemblée, dont il devient président en mars 1791.

Hélas, Mirabeau meurt prématurément le 2 avril 1791 après avoir prononcé, dit-on, ces mots prophétiques : « J’emporte dans mon coeur le deuil de la monarchie, dont les débris vont devenir la proie de factieux ».

S’illusionnant sur son honnêteté, l’Assemblée lui fait l’honneur d’être inhumé en l’église Sainte Geneviève, transformée pour l’occasion en Panthéon des gloires nationales. Il en sera exclu l’année suivante, après la chute de la monarchie, quand l’ouverture d’une « armoire de fer » découverte lors du sac du palais des Tuileries, le 10 août 1792, aura révélé sa correspondance avec le roi et les preuves de sa duplicité.

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Chanoine Antoine Emery (1810-1883)

 

Le chanoine Antoine Emery,

curé de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

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Chanoine Emery Né en 1810, mort en 1883.

181Animateur de la première phalange félibréenne aixoise, prédicateur remarquable, il est cité par Frédéric Mistral dans ses Mémoires : “Au SaintEsprit, les dames se plaisaient à venir entendre les prônes provençaux de l’abbé Emery”. Antoine Emery, chanoine, curé de la paroisse du Saint-Esprit à Aix, fut le secrétaire du concours ouvert en 1872 et du jury présidé par le Capoulié Joseph Roumanille qui dut en 1873 choisir parmi la centaine de pièces envoyées, les vers qui orneraient le socle de la Croix de Provence érigée au sommet de Sainte-Victoire. Il fut également le maître d’œuvre de l’édition du livre de la Croix de Provence “Lou libre de la Crous de Prouvènço” qui réunit l’ensemble des inscriptions. Cet ouvrage de 160 pages publié en 1874 sur les presses de Remondet-Aubin sur le cours Mirabeau à Aix, fut composé par le félibre François Vidal. D’ailleurs le chanoine Emery lui dédicace, en provençal, un exemplaire : A Monsieur François Vidal, qui a travaillé avec tant d’affection et tant de goût pour imprimer notre galant livre

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Laurent Vallon, architecte aixois

 

Laurent Vallon (1652-1724)

 

Laurent II Vallon est un architecte exerçant en Provence et principalement à Aix-en-Provence, né à Aix-en-Provence le 10 mars 1652, et mort dans la même ville le 24 juillet 1724 (à 72 ans). Il est l’auteur de nombreux édifices publics ou privés d’Aix.

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Biographie

 

Laurent I Vallon

Laurent II est le fils de Laurent I Vallon, né à Mane vers 1610. Il arrive à Aix-en-Provence en 1627 et entre en apprentissage chez deux maîtres-maçons : Jacques et Jean Drusian1. Il s’est marié le 26 septembre 1633 avec Catherine Jaubert, fille de Jean Jaubert, maître maçon d’Aix, dont il a deux fils : Jean Vallon, tailleur de pierre et architecte, et Laurent II Vallon, architecte de la ville d’Aix et de la Province. Il a d’abord été associé à son beau-père Jean Jaubert, puis à son beau-frère, Jean Jaubert, avec qui il réalise quantité de monuments dans la ville d’Aix, comme l’église de la Madeleine.

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Il meurt à Aix-en-Provence le 8 mai 1697.

 

Jean Vallon

Jean Vallon est le fils aîné de Laurent I Vallon. Il est né à Aix-en-Provence le 19 novembre 1645. Il s’est marié le 16 décembre 1664 avec Marguerite Laurent dont il a eu un fils, Laurent (1666-1742) qui a été tailleur de pierre.

Il a travaillé avec son père et avec son frère cadet.

Il est mort à Aix-en-Provence le 7 décembre 1723 (à 78 ans).

 

Laurent II Vallon

Il a travaillé avec son père dès 1670 et avec son frère aîné.

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Louis André (1852-1938)

Louis André (peintre-verrier)

 

Louis André était un peintre-verrier, né en 1852 et mort à Aix-en-Provence le 3 juillet 1938.

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Biographie

Il est initié à l’art par l’abbé de Bonde. Pendant la guerre de 1870, il est combattant volontaire.

Il a créé ensuite un atelier de production de vitraux à Aix-en-Provence, rue Jacques de la Roque. Ses œuvres se retrouvent dans des églises d’Aix-en-Provence et autour:

église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence, rose au-dessus de l’orgue (1896),

église de la Madeleine d’Aix-en-Provence,

église du Saint-Esprit d’Aix-en-Provence,

église Notre-Dame de la Seds,

église d’Arles, Tarascon, Salon-de-Provence, Saint-Rémy-de-Provence, …

dans le Gard, à l’église Saint-Laurent de Lanuéjols, en 1892.

Après la promulgation de la loi de séparation des Églises et de l’État, en 1905, Louis André ne reçoit plus de commande et doit fermer son atelier. Il est alors devenu professeur de dessin au collège catholique et à l’école des beaux-arts d’Aix-en-Provence. Il a cessé de donner son enseignement à 82 ans.

 

 

 

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Le cardinal Jérôme Grimaldi

Le cardinal Girolamo Grimaldi-Cavalleroni

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Girolamo Grimaldi-Cavalleroni, dont le nom est généralement francisé en Jérôme Grimaldi-Cavalleroni (20 août 1595 à Gênes– 4 novembre 1685 à Aix-en-Provence), est un cardinal catholique, d’abord archevêque in partibus de Séleucie d’Isaurie en 1641puis archevêque d’Aix-en-Provence de 1648 à sa mort, en 1685. Il est le fils de Giacomo Grimaldi, historien italien et archiviste du Vatican et de Girolama di Agostino de’ Mari. Il est créé cardinal par le pape Urbain VIII en 1643. Il est aussi abbé commendataire de Saint-Florent de Saumur de 1649 à sa mort.

C’est à lui que nous devons la Paroisse du Saint-Esprit (dont le nom est resté depuis toujours) même si officiellement elle se nomme « Paroisse Saint-Jérôme » pour honorer son fondateur.

Armoiries

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Blasonnement :

Fuselé d’argent et de gueules (qui est de Grimaldi), au chef de gueules chargé d’une aigle couronnée d’or ; sur le fuselé : un écusson d’azur chargé d’un Saint-Paul d’or tenant de sa main dextre une épée fichée en terre et de sa main senestre, repliée sur sa poitrine, un livre fermé.

 

 

 

EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, TABLEAUX

Tableaux de J.-B. Daniel au Saint-Esprit

TABLEAUX AU SAINT- ESPRIT

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Il existe parfois des tableaux qui excitent la curiosité justement parce qu’il est difficile d’en percer le mystère. C’est le cas dans l’église du Saint-Esprit où vu leur mauvais état de conservation il est quasi impossible d’en deviner le sujet. Il s’agit de deux fresques qui représentent l’une le repas de Jésus chez Simon le pharisien et l’autre Jésus au milieu des docteurs de la Loi.

 

Jésus et les Docteurs de la Loi (1712)

Le repas chez Simon le pharisien (début XVIIIè par J.-B. Daniel)

Ce sont de grandes toiles brossées en manière de fresque fresque (d’où leur mauvais état de conservation) par le peintre décorateur Jean-Baptiste Daniel au début du XVIIIè siècle. Elles faisaient parties à l’origine de deux ensembles de peintures narratives encadrées de stucs ou de boiseries sur les murs de deux chapelles aixoises. L’une, Le Repas chez Simon (ou la Madeleine au pied du Christ) s’insérait dans un cycle sur le thème de la Pénitence réalisé pour la Chapelle des Pénitents des Cames (rue Maréchal Joffre). L’autre Jésus et les Docteurs, dans une série de scènes de la vie de la Vierge Marie commandée par la Congrégation des Dames (dépendant des Jésuites), non loin de Pénitents des Carmes (rue du Petit-Saint-Esprit). Mais après la Révolution elles se sont retrouvées dans cette église où l’on peut les voir (faute de pouvoir les admirer !).

« La mise en scène tumultueuse, un brin désordonnée de ce deux épisodes du Nouveau Testament est typique de leur auteur. Jean-Baptiste se souvient ici des grandes compositions vénitiennes de la fin duXVIè siècle, de Tintoret et de Véronèse surtout. Il joue avec un dynamisme qui le caractérise de fonds d’architecture comme d’un décor de théâtre où se déploie le geste des personnages, expressif jusqu’à la violence, selon un mode propre au tempérament profondément baroque, sans préjugé aucun, de ce Marseillais, comme Pierre Puget ».

http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/Pdf/PH-1976-26-104_05.pdf

 

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Source : L’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence par Jacques Balesta. Editions Edisud, 1989.

Les tableaux de Véronèse pour illustrer cet article sont là pour donner une idée de ce l’on aurait peut-être pu voir si ces deux fresques étaient en meilleur état de conservation.