ECRIVAIN AMERICAIN, FRANCIS SCOTT FITZGERALD (1896-1940), GATSBY LE MAGNIFIQUE, LITTERATURE AMERICAINE, LIVRE, LIVRES, LIVRES - RECENSION

Gatsby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald

Gatsby le magnifique. Suivi de Dear Scott/Dear Max

Francis Scott Fitzgerald

Paris, Le Livre de Poche, 1996. 282 pages.

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Résumé

Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre, le mal du siècle envahit les âmes, c’est l’époque de la Prohibition et des fortunes rapides. En 1922, Jay Gatz, désormais Gatsby, se retrouve fabuleusement riche. Personnage mystérieux installé à Long Island dans une somptueuse propriété, mille légendes courent sur son compte. Elles n’empêchent pas les gens chic, et moins chic, de venir en troupes boire ses cocktails et danser sur ses pelouses.
Gatsby le Magnifique joue la carte de l’éblouissement et des folles dépenses comme un appât pour ramener à lui Daisy, mariée à Tom Buchaman, un millionnaire qui, à la différence de Gatsby, n’a pas gagné sa fortune, mais en a hérité.
Le jour où l’espoir de reconquérir sa bien-aimée s’évanouit, la fête prend fin et Gatsby meurt, abandonné de tous, sauf de son voisin, Nick Carraway, le cousin de Daisy, qui nous révèle cette histoire.
Gatsby le Magnifique est un des romans emblématiques du XIXe siècle.

Analyse :

Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby.
Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu’il génère, est réputé pour les soirées qu’il donne dans sa somptueuse propriété. L’opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C’est pourquoi l’illusion ne peut être qu’éphémère.
Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées.
Ce roman visuel qui se décline dans des tons d’or, de cuivre et d’azur, s’impose également comme la chronique d’une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n’être magnifique que le temps d’un air de jazz.
Source : Sana Tang-Léopold Wauters

Jay Gatsby, nouveau riche, demeuré -secrètement triste -et romantique, reçoit dans sa luxueuse propriété une société fondée sur le dollar. Mais Gatsby a seulement gagné son argent, il n’a pas hérité d’une immense fortune, comme Tom Buchanan, et ce dernier, ainsi que tous ceux qui sont nés riches, le méprisent.

Au début des années 1920, dans une débauche de luxe, d’alcool et d’argent, un mystérieux personnage s’installe à Long Island dans un domaine incroyable d’extravagance. Qui est ce charmant et légendaire Gatsby, incarnation du pouvoir et de la réussite, dont les fêtes attirent toute la société locale? Les rumeurs les plus folles circulent. Un espion? Un gentleman anglais? Un héros de guerre? Un mythomane?
Une vérité plus profonde se cache derrière l’orgueil et la magnificence de Gatsby, celle d’un ancien adolescent pauvre et d’un amant trahi qui ressemble beaucoup à Fitzgerald lui-même.
Le vingtième siècle ne fait que commencer mais la fête semble déjà finie… Un livre qui est le miroir de la vie de l’auteur mais aussi de l’époque des années 1920.

Francis Scott Fitzgerald (1896-1940)

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Scott Fitzgerald, de son nom complet Francis Scott Key Fitzgerald est un écrivain américain.

Il entre dans la célèbre université de Princeton en 1913. Frustré de n’être ni athlétique, ni brillant, ni riche, il consacre son énergie à l’écriture de comédies musicales. Fitzgerald qui se rêve homme d’action vit avec déception de ne pouvoir rejoindre la guerre qui s’achève. Sa rencontre avec la belle et excentrique Zelda Sayre va faire basculer sa vie.

Grâce à ses efforts, il parvient finalement à vivre de sa plume et en 1920, c’est l’immense succès de L’Envers du Paradis. Avec Zelda, il va incarner l’époque « Jazz Age » (il écrit les nouvelles Les Enfants du jazz où figure L’Étrange Histoire de Benjamin Button). Ils s’installent à Paris comme leur ami Ernest Hemingway. Ces années sont des années de beuveries, de chaos, d’argent facile.

Fitzgerald écrit Les Heureux et les Damnés où il exprime ses angoisses. Avec sa femme, il s’installe ensuite au Cap d’Antibes et ils ont une fille, mais déjà, l’état de santé mentale de Zelda se détériore. C’est en France que Fitzgerald achève Gatsby le magnifique dont les adaptations cinématographiques vont lui permettre de mener encore une vie facile.

Lors de la Dépression de 1929, le couple se trouve sur la Côte d’Azur. Fitzgerald boit de plus en plus et Zelda finit par être internée en Suisse. Cette dernière écrit un roman Accordez-moi cette valse. De retour aux États-Unis, Fitzgerald écrit Tendre est la nuit qui ne trouve pas son public malgré sa qualité.

Ne vendant pas assez de livres, Firtzgerald se lance dans la lucrative mais détestée activité de scénariste pour Hollywood. En 1939, il commence Le Dernier Nabab mais boit plus que jamais. Il meurt d’un arrêt cardiaque laissant son roman inachevé.

Fitzgerald est un pilier de la littérature américaine à l’égal d’Hemingway dont il fut l’ami et en qui il voyait un modèle. Son œuvre est profondément marquée par sa liaison passionnée avec Zelda (de l’amour idéalisé de Gatsby à la déchéance du couple dans Tendre est la nuit).

Source : /livres.fluctuat.net