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Lettre apotolique Le merveilleux signe de la crèche (Pape François)

LETTRE APOSTOLIQUE

LE MERVEILLEUX  SIGNE DE LA CRÈCHE

DU SOUVERAIN PONTIFE FRANÇOIS
SUR LA SIGNIFICATION ET LA VALEUR DE LA CRÈCHE

 

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  1. Le merveilleux signe de la crèche, si chère au peuple chrétien, suscite toujours stupeur et émerveillement. Représenter l’événement de la naissance de Jésus, équivaut à annoncer le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu avec simplicité et joie. La crèche, en effet, est comme un Évangile vivant, qui découle des pages de la Sainte Écriture. En contemplant la scène de Noël, nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de Celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et, nous découvrons qu’Il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à Lui.

Par cette lettre je voudrais soutenir la belle tradition de nos familles qui, dans les jours qui précèdent Noël, préparent la crèche. Tout comme la coutume de l’installer sur les lieux de travail, dans les écoles, les hôpitaux, les prisons, sur les places publiques… C’est vraiment un exercice d’imagination créative, qui utilise les matériaux les plus variés pour créer de petits chefs-d’œuvre de beauté. On l’apprend dès notre enfance : quand papa et maman, ensemble avec les grands-parents, transmettent cette habitude joyeuse qui possède en soi une riche spiritualité populaire. Je souhaite que cette pratique ne se perde pas ; mais au contraire, j’espère que là où elle est tombée en désuétude, elle puisse être redécouverte et revitalisée.

 

  1. L’origine de la crèche se trouve surtout dans certains détails évangéliques de la naissance de Jésus à Bethléem. L’évangéliste Luc dit simplement que Marie « mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (2, 7). Jésus est couché dans une mangeoire, appelée en latin praesepium, d’où la crèche.

En entrant dans ce monde, le Fils de Dieu est déposé à l’endroit où les animaux vont manger. La paille devient le premier berceau pour Celui qui se révèle comme « le pain descendu du ciel » (Jn 6, 41). C’est une symbolique, que déjà saint Augustin, avec d’autres Pères, avait saisie lorsqu’il écrivait : « Allongé dans une mangeoire, il est devenu notre nourriture » (Serm. 189, 4). En réalité, la crèche contient plusieurs mystères de la vie de Jésus de telle sorte qu’elle nous les rend plus proches de notre vie quotidienne.

Mais venons-en à l’origine de la crèche telle que nous la comprenons. Retrouvons-nous en pensée à Greccio, dans la vallée de Rieti, où saint François s’arrêta, revenant probablement de Rome, le 29 novembre 1223, lorsqu’il avait reçu du Pape Honorius III la confirmation de sa Règle. Après son voyage en Terre Sainte, ces grottes lui rappelaient d’une manière particulière le paysage de Bethléem. Et il est possible que le Poverello ait été influencé à Rome, par les mosaïques de la Basilique de Sainte Marie Majeure, représentant la naissance de Jésus, juste à côté de l’endroit où étaient conservés, selon une tradition ancienne, les fragments de la mangeoire.

Les Sources franciscaines racontent en détail ce qui s’est passé à Greccio. Quinze jours avant Noël, François appela un homme du lieu, nommé Jean, et le supplia de l’aider à réaliser un vœu : « Je voudrais représenter l’Enfant né à Bethléem, et voir avec les yeux du corps, les souffrances dans lesquelles il s’est trouvé par manque du nécessaire pour un nouveau-né, lorsqu’il était couché dans un berceau sur la paille entre le bœuf et l’âne »[1]. Dès qu’il l’eut écouté, l’ami fidèle alla immédiatement préparer, à l’endroit indiqué, tout le nécessaire selon la volonté du Saint. Le 25 décembre, de nombreux frères de divers endroits vinrent à Greccio accompagnés d’hommes et de femmes provenant des fermes de la région, apportant fleurs et torches pour illuminer cette sainte nuit. Quand François arriva, il trouva la mangeoire avec la paille, le bœuf et l’âne. Les gens qui étaient accourus manifestèrent une joie indicible jamais éprouvée auparavant devant la scène de Noël. Puis le prêtre, sur la mangeoire, célébra solennellement l’Eucharistie, montrant le lien entre l’Incarnation du Fils de Dieu et l’Eucharistie. À cette occasion, à Greccio, il n’y a pas eu de santons : la crèche a été réalisée et vécue par les personnes présentes[2].

C’est ainsi qu’est née notre tradition : tous autour de la grotte et pleins de joie, sans aucune distance entre l’événement qui se déroule et ceux qui participent au mystère.

Le premier biographe de saint François, Thomas de Celano, rappelle que s’ajouta, cette nuit-là, le don d’une vision merveilleuse à la scène touchante et simple : une des personnes présentes vit, couché dans la mangeoire, l’Enfant Jésus lui-même. De cette crèche de Noël 1223, « chacun s’en retourna chez lui plein d’une joie ineffable »[3].

 

  1. Saint François, par la simplicité de ce signe, a réalisé une grande œuvre d’évangélisation. Son enseignement a pénétré le cœur des chrétiens et reste jusqu’à nos jours une manière authentique de proposer de nouveau la beauté de notre foi avec simplicité. Par ailleurs, l’endroit même où la première crèche a été réalisée exprime et suscite ces sentiments. Greccio est donc devenu un refuge pour l’âme qui se cache sur le rocher pour se laisser envelopper dans le silence.

Pourquoi la crèche suscite-t-elle tant d’émerveillement et nous émeut-elle ? Tout d’abord parce qu’elle manifeste la tendresse de Dieu. Lui, le Créateur de l’univers, s’abaisse à notre petitesse. Le don de la vie, déjà mystérieux à chaque fois pour nous, fascine encore plus quand nous voyons que Celui qui est né de Marie est la source et le soutien de toute vie. En Jésus, le Père nous a donné un frère qui vient nous chercher quand nous sommes désorientés et que nous perdons notre direction ; un ami fidèle qui est toujours près de nous. Il nous a donné son Fils qui nous pardonne et nous relève du péché.

Faire une crèche dans nos maisons nous aide à revivre l’histoire vécue à Bethléem. Bien sûr, les Évangiles restent toujours la source qui nous permet de connaître et de méditer sur cet Événement, cependant la représentation de ce dernier par la crèche nous aide à imaginer les scènes, stimule notre affection et nous invite à nous sentir impliqués dans l’histoire du salut, contemporains de l’événement qui est vivant et actuel dans les contextes historiques et culturels les plus variés.

D’une manière particulière, depuis ses origines franciscaines, la crèche est une invitation à « sentir » et à « toucher » la pauvreté que le Fils de Dieu a choisie pour lui-même dans son incarnation. Elle est donc, implicitement, un appel à le suivre sur le chemin de l’humilité, de la pauvreté, du dépouillement, qui, de la mangeoire de Bethléem conduit à la croix. C’est un appel à le rencontrer et à le servir avec miséricorde dans les frères et sœurs les plus nécessiteux (cf. Mt 25, 31-46).

 

  1. J’aimerais maintenant passer en revue les différents signes de la crèche pour en saisir le sens qu’ils portent en eux. En premier lieu, représentons-nous le contexte du ciel étoilé dans l’obscurité et dans le silence de la nuit. Ce n’est pas seulement par fidélité au récit évangélique que nous faisons ainsi, mais aussi pour la signification qu’il possède. Pensons seulement aux nombreuses fois où la nuit obscurcit notre vie. Eh bien, même dans ces moments-là, Dieu ne nous laisse pas seuls, mais il se rend présent pour répondre aux questions décisives concernant le sens de notre existence : Qui suis-je ? D’où est-ce que je viens ? Pourquoi suis-je né à cette époque ? Pourquoi est-ce que j’aime ? Pourquoi est-ce que je souffre ? Pourquoi vais-je mourir ? Pour répondre à ces questions, Dieu s’est fait homme. Sa proximité apporte la lumière là où il y a les ténèbres et illumine ceux qui traversent l’obscurité profonde de la souffrance (cf. Lc1, 79).

Les paysages qui font partie de la crèche méritent, eux aussi, quelques mots, car ils représentent souvent les ruines d’anciennes maisons et de palais qui, dans certains cas, remplacent la grotte de Bethléem et deviennent la demeure de la Sainte Famille. Ces ruines semblent s’inspirer de la Légende dorée du dominicain Jacopo da Varazze (XIIIème siècle), où nous pouvons lire une croyance païenne selon laquelle le temple de la Paix à Rome se serait effondré quand une Vierge aurait donné naissance. Ces ruines sont avant tout le signe visible de l’humanité déchue, de tout ce qui va en ruine, de ce qui est corrompu et triste. Ce scénario montre que Jésus est la nouveauté au milieu de ce vieux monde, et qu’il est venu guérir et reconstruire pour ramener nos vies et le monde à leur splendeur originelle.

 

  1. Quelle émotion devrions-nous ressentir lorsque nous ajoutons dans la crèche des montagnes, des ruisseaux, des moutons et des bergers ! Nous nous souvenons ainsi, comme les prophètes l’avaient annoncé, que toute la création participe à la fête de la venue du Messie. Les anges et l’étoile de Bethléem sont le signe que nous sommes, nous aussi, appelés à nous mettre en route pour atteindre la grotte et adorer le Seigneur.

« Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître » (Lc 2, 15) : voilà ce que disent les bergers après l’annonce faite par les anges. C’est un très bel enseignement qui nous est donné dans la simplicité de sa description. Contrairement à tant de personnes occupées à faire mille choses, les bergers deviennent les premiers témoins de l’essentiel, c’est-à-dire du salut qui est donné. Ce sont les plus humbles et les plus pauvres qui savent accueillir l’événement de l’Incarnation. À Dieu qui vient à notre rencontre dans l’Enfant Jésus, les bergers répondent en se mettant en route vers Lui, pour une rencontre d’amour et d’étonnement reconnaissant. C’est précisément cette rencontre entre Dieu et ses enfants, grâce à Jésus, qui donne vie à notre religion, qui constitue sa beauté unique et qui transparaît de manière particulière à la crèche.

  1. Dans nos crèches, nous avons l’habitude de mettre de nombreuses santons symboliques. Tout d’abord, ceux des mendiants et des personnes qui ne connaissent pas d’autre abondance que celle du cœur. Eux aussi sont proches de l’Enfant Jésus à part entière, sans que personne ne puisse les expulser ou les éloigner du berceau improvisé, car ces pauvres qui l’entourent ne détonnent pas au décor. Les pauvres, en effet, sont les privilégiés de ce mystère et, souvent, les plus aptes à reconnaître la présence de Dieu parmi nous.

Les pauvres et les simples dans la crèche rappellent que Dieu se fait homme pour ceux qui ressentent le plus le besoin de son amour et demandent sa proximité. Jésus, « doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), est né pauvre, il a mené une vie simple pour nous apprendre à saisir l’essentiel et à en vivre. De la crèche, émerge clairement le message que nous ne pouvons pas nous laisser tromper par la richesse et par tant de propositions éphémères de bonheur. Le palais d’Hérode est en quelque sorte fermé et sourd à l’annonce de la joie. En naissant dans la crèche, Dieu lui-même commence la seule véritable révolution qui donne espoir et dignité aux non désirés, aux marginalisés : la révolution de l’amour, la révolution de la tendresse. De la crèche, Jésus a proclamé, avec une douce puissance, l’appel à partager avec les plus petits ce chemin vers un monde plus humain et plus fraternel, où personne n’est exclu ni marginalisé.

Souvent les enfants – mais aussi les adultes ! – adorent ajouter à la crèche d’autres figurines qui semblent n’avoir aucun rapport avec les récits évangéliques. Cette imagination entend exprimer que, dans ce monde nouveau inauguré par Jésus, il y a de la place pour tout ce qui est humain et pour toute créature. Du berger au forgeron, du boulanger au musicien, de la femme qui porte une cruche d’eau aux enfants qui jouent… : tout cela représente la sainteté au quotidien, la joie d’accomplir les choses de la vie courante d’une manière extraordinaire, lorsque Jésus partage sa vie divine avec nous.

 

  1. Peu à peu, la crèche nous conduit à la grotte, où nous trouvons les santons de Marie et de Joseph. Marie est une mère qui contemple son enfant et le montre à ceux qui viennent le voir. Ce santon nous fait penser au grand mystère qui a impliqué cette jeune fille quand Dieu a frappé à la porte de son cœur immaculé. À l’annonce de l’ange qui lui demandait de devenir la mère de Dieu, Marie répondit avec une obéissance pleine et entière. Ses paroles : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Lc1, 38), sont pour nous tous le témoignage de la façon de s’abandonner dans la foi à la volonté de Dieu. Avec ce « oui » Marie est devenue la mère du Fils de Dieu, sans perdre mais consacrant, grâce à lui, sa virginité. Nous voyons en elle la Mère de Dieu qui ne garde pas son Fils seulement pour elle-même, mais demande à chacun d’obéir à sa parole et de la mettre en pratique (cf. Jn2, 5).

À côté de Marie, dans une attitude de protection de l’Enfant et de sa mère, se trouve saint Joseph. Il est généralement représenté avec un bâton à la main, et parfois même tenant une lampe. Saint Joseph joue un rôle très important dans la vie de Jésus et de Marie. Il est le gardien qui ne se lasse jamais de protéger sa famille. Quand Dieu l’avertira de la menace d’Hérode, il n’hésitera pas à voyager pour émigrer en Égypte (cf. Mt 2, 13-15). Et ce n’est qu’une fois le danger passé, qu’il ramènera la famille à Nazareth, où il sera le premier éducateur de Jésus enfant et adolescent. Joseph portait dans son cœur le grand mystère qui enveloppait Jésus et Marie son épouse, et, en homme juste, il s’est toujours confié à la volonté de Dieu et l’a mise en pratique.

 

  1. Le cœur de la crèche commence à battre quand, à Noël, nous y déposons le santon de l’Enfant Jésus. Dieu se présente ainsi, dans un enfant, pour être accueilli dans nos bras. Dans la faiblesse et la fragilité, se cache son pouvoir qui crée et transforme tout. Cela semble impossible, mais c’est pourtant ainsi : en Jésus, Dieu a été un enfant et c’est dans cette condition qu’il a voulu révéler la grandeur de son amour qui se manifeste dans un sourire et dans l’extension de ses mains tendues vers tous.

La naissance d’un enfant suscite joie et émerveillement, car elle nous place devant le grand mystère de la vie. En voyant briller les yeux des jeunes mariés devant leur enfant nouveau-né, nous comprenons les sentiments de Marie et de Joseph qui, regardant l’Enfant Jésus, ont perçu la présence de Dieu dans leur vie.

« La vie s’est manifestée » (1Jn 1, 2) : c’est ainsi que l’Apôtre Jean résume le mystère de l’Incarnation. La crèche nous fait voir, nous fait toucher cet événement unique et extraordinaire qui a changé le cours de l’histoire et à partir duquel la numérotation des années, avant et après la naissance du Christ, en est également ordonnée.

La manière d’agir de Dieu est presque une question de transmission, car il semble impossible qu’il renonce à sa gloire pour devenir un homme comme nous. Quelle surprise de voir Dieu adopter nos propres comportements : il dort, il tète le lait de sa mère, il pleure et joue comme tous les enfants ! Comme toujours, Dieu déconcerte, il est imprévisible et continuellement hors de nos plans. Ainsi la crèche, tout en nous montrant comment Dieu est entré dans le monde, nous pousse à réfléchir sur notre vie insérée dans celle de Dieu ; elle nous invite à devenir ses disciples si nous voulons atteindre le sens ultime de la vie.

 

  1. Lorsque s’approche la fête de l’Épiphanie, nous ajoutons dans la crèche les trois santons des Rois Mages. Observant l’étoile, ces sages et riches seigneurs de l’Orient, s’étaient mis en route vers Bethléem pour connaître Jésus et lui offrir comme présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ces dons ont aussi une signification allégorique : l’or veut honorer la royauté de Jésus ; l’encens sa divinité ; la myrrhe sa sainte humanité qui connaîtra la mort et la sépulture.

En regardant la scène de la crèche, nous sommes appelés à réfléchir sur la responsabilité de tout chrétien à être évangélisateur. Chacun de nous devient porteur de la Bonne Nouvelle pour ceux qu’il rencontre, témoignant, par des actions concrètes de miséricorde, de la joie d’avoir rencontré Jésus et son amour.

Les Mages nous enseignent qu’on peut partir de très loin pour rejoindre le Christ. Ce sont des hommes riches, des étrangers sages, assoiffés d’infinis, qui entreprennent un long et dangereux voyage qui les a conduits jusqu’à Bethléem (cf. Mt 2, 1-12). Une grande joie les envahit devant l’Enfant Roi. Ils ne se laissent pas scandaliser par la pauvreté de l’environnement ; ils n’hésitent pas à se mettre à genoux et à l’adorer. Devant lui, ils comprennent que, tout comme Dieu règle avec une souveraine sagesse le mouvement des astres, ainsi guide-t-il le cours de l’histoire, abaissant les puissants et élevant les humbles. Et certainement que, de retour dans leur pays, ils auront partagé cette rencontre surprenante avec le Messie, inaugurant le voyage de l’Évangile parmi les nations.

 

  1. Devant la crèche, notre esprit se rappelle volontiers notre enfance, quand nous attendions avec impatience le moment de pouvoir commencer à la mettre en place. Ces souvenirs nous poussent à prendre de plus en plus conscience du grand don qui nous a été fait par la transmission de la foi ; et en même temps, ils nous font sentir le devoir et la joie de faire participer nos enfants et nos petits-enfants à cette même expérience. La façon d’installer la mangeoire n’est pas importante, elle peut toujours être la même ou être différente chaque année ; ce qui compte c’est que cela soit signifiant pour notre vie. Partout, et sous différentes formes, la crèche parle de l’amour de Dieu, le Dieu qui s’est fait enfant pour nous dire combien il est proche de chaque être humain, quelle que soit sa condition.

Chers frères et sœurs, la crèche fait partie du processus doux et exigeant de la transmission de la foi. Dès l’enfance et ensuite à chaque âge de la vie, elle nous apprend à contempler Jésus, à ressentir l’amour de Dieu pour nous, à vivre et à croire que Dieu est avec nous et que nous sommes avec lui, tous fils et frères grâce à cet Enfant qui est Fils de Dieu et de la Vierge Marie ; et à éprouver en cela le bonheur. À l’école de saint François, ouvrons notre cœur à cette grâce simple et laissons surgir de l’émerveillement une humble prière : notre « merci » à Dieu qui a voulu tout partager avec nous afin de ne jamais nous laisser seuls.

Donné à Greccio, au Sanctuaire de la crèche, le 1er décembre 2019, la septième année de mon Pontificat.

François

 

[1] Thomas de Celano, Vita Prima, n. 84: Sources franciscaines (FF), n. 468.

[2] Cf. ibid., n. 85: FF, n. 469.

[3] Ibid., n. 86: FF, n. 470.

Cette coutume très ancienne de célébrer Noël en installant une crèche – du latin cripia pour « mangeoire » – dans les maisons et les églises provient d’un passé lointain. C’est à saint François d’Assise que l’on doit l’invention de la première crèche vivante de l’histoire chrétienne.

Après son voyage à Bethléem, François a gardé une affection particulière pour Noël, car cette fête représente pour lui le mystère de l’humanité de Jésus venu au monde dans la pauvreté et le dénuement, loin d’un palais de roi. Pour lui, Noël est un « jour d’allégresse et de joie », un jour de compassion aussi, car les pauvres et les affamés doivent être nourris par les plus riches, et les animaux recevoir le double de leur ration.

En Décembre 1223, quelques jours avant Noël, François se retire dans un ermitage à Greccio, à une centaine de kilomètres de Rome, en Italie. En souvenir d’une veillée de Noël passée à Bethléem quelques années auparavant, il a l’idée de mettre en scène la naissance de Jésus.

Il y avait dans cette province un homme appelé Jean, de bonne renommée, de vie meilleure encore, et le bienheureux François l’aimait beaucoup parce que, malgré son haut lignage et ses importantes charges, il n’accordait aucune valeur à la noblesse du sang et désirait acquérir celle de l’âme. Une quinzaine de jours avant Noël, François le fit appeler comme il le faisait souvent. « Si tu veux bien, lui dit-il, célébrons à Greccio la prochaine fête du Seigneur ; pars dès maintenant et occupe-toi des préparatifs que je vais t’indiquer. Je veux évoquer en effet le souvenir de l’Enfant qui naquit à Bethléem et de tous les désagréments qu’il endura dès son enfance; je veux le voir, de mes yeux de chair, tel qu’il était, couché dans une mangeoire et dormant sur le foin, entre un bœuf et un âne. »

Le jour de joie arriva, le temps de l’allégresse commença. Les foules accoururent, et le renouvellement du mystère renouvela leurs motifs de joie. Le saint passa la veillée debout devant la crèche, brisé de compassion, rempli d’une indicible joie. Enfin l’on célébra la messe sur la mangeoire comme autel, et le prêtre qui célébra ressentit une piété jamais éprouvée jusqu’alors. François revêtit la dalmatique, car il était diacre, et chanta l’Evangile d’une voix sonore.

Il prêcha ensuite au peuple et trouva des mots doux comme le miel pour parler de la naissance du pauvre Roi et de la petite ville de Bethléem.

François d’Assise a créé ainsi la première crèche vivante alors que ces scènes étaient déjà jouées depuis plusieurs siècles par des acteurs dans les mystères de la Nativité dans les églises puis sur leurs parvis, tableaux animés à l’origine des crèches spectacles. François d’Assise, après avoir été impressionné par sa visite de la basilique de la Nativité de Bethléem, voulut reproduire la scène de la Nativité lorsque cette basilique n’était plus accessible aux pèlerins à la suite de l’échec de la cinquième croisade. Il utilisa pour ce faire une mangeoire remplie de foin, un âne et un bœuf réels dans une grotte (appelée « Chapelle de la Crèche ») de la région où les frères mineurs avaient établi l’ermitage de Greccio accroché au flanc de la montagne, avec la coopération du seigneur du village Jean Velita de Greccio. L’originalité de François d’Assise est d’avoir célébré une crèche vivante dans un cadre naturel plus évocateur en associant les villageois du Greccio qui ont pu expérimenter la « Nativité » et avoir l’impression d’incarner les personnages des écrits bibliques. Thomas de Celano, premier biographe de François, rapporte que François prêcha, durant la messe de Noël, et que l’un des assistants le vit se pencher vers la crèche et prendre un enfant dans ses bras. Et tous les habitants de la ville vinrent entourer les frères et assister à la Messe de Minuit. Ils étaient si nombreux, avec leurs cierges et leurs lanternes, que le bois était éclairé comme en plein jour. La Messe fut dite au-dessus de la mangeoire qui servait d’autel.

La légende raconte que tout à coup, l’ami de saint François vit un petit enfant étendu dans la mangeoire. Il avait l’air endormi…Et François s’approcha, prit l’enfant tendrement dans ses bras. Puis le petit bébé s’éveilla, sourit à François, caressa ses joues et saisit sa barbe dans ses petites mains !

Et cet ami comprit que Jésus avait semblé endormi dans le cœur des humains et que c’est François qui l’avait réveillé par sa parole et par ses exemples.

François, qui assistait le prêtre à l’autel en qualité de diacre, parla si bien à la foule de la naissance de Jésus et de ce que veut dire Noël que tous furent remplis d’une grande joie.

L’année suivante, les habitants de Greccio avaient raconté avec tant d’admiration les merveilles de cette belle nuit de Noël que, un peu partout, on se mit à reconstituer, dans des grottes ou des étables, la scène touchante de la naissance de Jésus.

À Greccio se trouve encore un ermitage franciscain qui commémore cette première crèche vivante. Plus tard, on place parfois un véritable enfant dans la mangeoire. Petit à petit, selon la tradition franciscaine, la coutume se répand, sous l’influence de Claire d’Assise et des prédicateurs franciscains, surtout dans les oratoires franciscains en Provence et en Italie, sous forme de crèches vivantes mais aussi de crèches fabriquées avec de grandes figurines en bois ou en terre et qui pouvaient être exposées plus longtemps. Ces figurines ont alors comme finalité de matérialiser l’image du Christ et de ses parents auprès de populations analphabètes.

La plus ancienne crèche monumentale et non vivante connue date de 1252 au monastère franciscain de Füssen en Bavière. Il s’agit d’une crèche permanente qui contient des personnages de différentes tailles en bois. Dans la basilique Sainte-Marie-Majeure est conservée la première crèche permanente réalisée en pierre en 1288, à la suite de la commande du Pape Nicolas IV au sculpteur Arnolfo di Cambio d’une représentation de la Nativité. Ces reproductions permanentes de la Nativité se développent particulièrement en Toscane, en Ombrie et surtout en Campanie avec les crèches napolitaines réalisées par des sculpteurs germaniques et qui apparaissent dans les églises au xive siècle puis dans les familles aristocratiques de Naples les siècles suivants.

Aux xve et xvie siècles, les fidèles dans les églises peuvent bercer les « repos de Jésus » en tirant sur le ruban attaché à ces berceaux. Au xve siècle, dans le cadre des progrès de l’horlogerie, apparaissent les crèches mécaniques qui deviennent populaires au xviie siècle dans toute l’Europe, telle le vertep russe.

Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons (mise en scène occasionnelle et passagère de la Nativité non plus sur des peintures, fresques, mosaïques ou bas-reliefs mais avec des statues « indépendantes ») font leur apparition dans les églises et les couvents au xvie siècle, surtout en Italie, supplantant les formules précédentes. La première crèche miniature documentée historiquement date de 1562 à Prague. Ce sont surtout les Jésuites qui ont diffusé les crèches en modèle réduit (moins chères à confectionner et facilement transportables) dans les églises conventuelles de toute la chrétienté.

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Les sept dons de l’Esprit Saint : catéchèses du Pape François

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Catéchèses du Pape François

 

La piété

Ce don indique notre appurtenance à Dieu et notre lien profound avec lui, un lien qui donne sens à toute notre vie, et qui nous maintient solides, en communion avec lui, également dans les moments les plus difficiles et compliqués.

Il s’agit d’une relation vécue avecle Coeur : c’est notre amitié avec Dieu, qui nous a été donnée par Jésus, une amitié qui change notre vie et qui nous remplit d’enthousiasme, de joie. C’est pourquoi le don de la piété suscite tout d’abord en nous la gratitude et la louange. Tel est en effet le motif et le sens le plus authentique de notre culte et de notre adoration. La piété est synonyme d’un authentique esprit religieux, d’une proximité filial avec Dieu, de cette capacité de le prier avec amour et simplicité qui est proper aux personnes humbles de Coeur.

Il existe un lien très étroit entre le don de piété et la douceur. Le don de la piété que nous donne le Saint-Eprit nous rend doux, nous rend calmes, patients avec Dieu, au service des autres avec douceur.

Chers amis, dans la letter aux Romains, l’Apôtre Paul affirme : En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions “Abba !”, c’est-à-dire : Père ! (Rm 8, 14-15)

(Extrait de la catéchèse du 4 juin 2014).

 

La crainte

La crainte de Dieu ! Nous savons bien que Dieu est Père et qu’il nous aime et qu’il veut notre salut, et qu’il pardonne toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison d’avoir peur de lui ! La crainte de Dieu est le don de l’Esprit qui nous rappelled combine nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que notre bien reside dans l’abandon avec humilité, avec respect et confiance entre ses mains. Telle est la crainte de Dieu : l’abandon dans la bonté de notre Père qui nous aime tant.

Nous avons tant besoin de ce don. La crainte  de Dieu nous fait prendre conscience que tout vient de la grace et que notre veritable force reside uniquement dans le fait de suivre le Seigneur Jésu et de laisser le Père déverser sur nous sa miséricorde. Ouvrir son Coeur, afin que la bonté et la miséricorde de Dieu pénètrent en nous. C’est ce que fait l’Esprit-Saint avec le don de la crainte de Dieu : il ouvre les coeurs. Un Coeur ouvert afin que le pardon, la miséricorde, la bonté, les caresses du Père viennent à nous, car nous sommes ses fils infiniment aimés.

Lorsque nous sommes envahis par la crainte de Dieu, alors nous sommes portés à suive le Seigneur avec humilité, docilité et obeisance. Mais cela, non pas à travers une attitude résignée et passive, ou même de lamentation, mais avec l’émerveillement et la joie d’un fils qui se reconnaît servi et aimé par le Père.

Extrait de la catéchèse du 11 juin 2014.

 

La science

Lorque l’on parle de science, la pensée se tourney immédiatement vers la capacité de l’homme à connaître toujours mieux la réalité qui l’netoure et à découvrir les lois qui régissent la nature et l’univers. La science qui vient de l’Esprit-Saint, toutefois, ne se limité pas à la connaisance humaine : c’est un don special qui nous conduit à saisir, à travers la creation, la grandeur et l’amour de Dieu et sa relation profonde avec chaque creature.

Lorque nos yeux son illuminés par l’Esprit, ils s’ouvrent à la contemplation de Dieu, dans la beauté de la nature et dans la grandeur de l’univers, et nous conduisent à découvrir que toute chose nous parle de lui et de son amour. Tout cela suscite en nous un très grand émerveillement et un profound sentiment de gratitude.

Le don de science nous place en profonde harmonie avec le créateur et nous fait participer à la limpidité de son regard et de son jugement. Et c’est dans cette perspective que nous réussissons à saisir dans l’homme et la femme le sommet de la creation, comme accomplissement d’un sessein d’amour qui est imprimé en chacun de nous et qui nous fait nous redonnaître comme frères et soeurs.

Tout cela est un motif de sérénité et de paix et fait du chrétien un témoi joyeux de Dieu, sur les pas de nombreux saints qui ont su louer et chanter son amour à travers la contemplation de la creation.

Extrait de la catéchèse du 21 mai 2014.

 

La force

Avec le don de la force, le Saint-Esprit libère le terrain de notre Coeur, il le libère de sa torpeur, des incertitudes et de toutes les craintes qui peuvent le freiner, de manière que la parole du Seigneur soit mise en pratique, de façon authentique et joyeuse. C’est un vrai secours, ce don de la force, il nous rend plus forts, il nous libère aussi de nombreuses entraves.

Il y a des moments difficiles et des situations extremes où nous le don de la force se manifeste de manière extraordinaire, exemplaire. C’est le cas de ceux qui doivent affronter des experiences particulièrement dures et douloureuses,  qui bouleversent leur vie et celles de leurs proches. L’Eglise resplendit du témoignage de très nombreux frères et soeurs qui n’ont pas hésité à donner leur vie, pour rester fidèles au Seigneur et à son Evangile. Auourd’hui aussi, dans bien des parties du monde,il ne manqué pas de chrétiens qui continuent à célébrer leur foi et d’en témoigner […] même lorqu’ils savent que cela peut coûter un prix plus élevé. Mais pensons à ces homes, à ces femmes qui mènent une vie difficile, luttent pour faire vivre keur famille, éduquer leurs enfants : ils ont vrla parce que l’Esprit de force les aide.

Ce don doit constituer la note de fond de notre être chrétien, dans l’ordinaire de notre vie quotidienne. Rappelons-nous ceci : “Je peux tout en celui qui donne la force” (cf. Ph 4, 13).

Extrait de la catéchèse du 14 mai 2014.

 

Le conseil

Au moment où nous l’accueillons et le recevons dans notre Coeur, l’Esprit Saint commence aussitôt à nous render sensible à sa voix et à orienter nos pensées, nos sentiments et nos intentions selon le Coeur de Dieu.  En même temps,il nous pousse à tourner toujours plus notre regard intérieur vers Jésus, modèle de notre manière d’agir, pour être en relation avec Dieu le Père et avec nos frères. Le conseil est donc le don oar lequel l’Esprit Saint rend notre conscience capable de faire un choix concret en communion avec Dieu, selon la logique de Jésus et de son Evangile. De cette manière, l’Esprit nous fait grandir intérieurement, nous fait grandir positivement, nous fait grandir dans la communauté et nous aide à ne pas être à la merci de nos egoisms et de nos façons de voir lex choses. La condition essentielle pour conserver ce son est la prière.

Dans l’intimité avec Dieu et dans l’écoute de sa Parole, nous mettons peu à peu de côté notre logique personnelle, le plus souvent dictée par nos fermetures, nos préjugés et nos ambitions, et nous apprenons au contraire à demander au Seigneur : “Quel est ton désir ? Quel est ta volonté ? Qu’est-ce qui te plait ?”

Chers amis, le Psaume 15 nous invite à prier avec ces mots : Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon Coeur m’avertit (v. 7). Que l’Esprit puisse toujours mettre cette certitude en nos coeurs.

Extraits de la catéchèse du 7 mai 2014.

 

L’intelligence

Il ne s’agit pas, ici, de l’intelligence humaine, de la capacité  intellectuelle dont nous pouvons plus ou moins être pourvus. Il s’agit au contraire d’une grâce que seul l’Esprit Saint peut donner et qui suscite chez le chrétien la capacité d’aller au delà de l’aspect extérieur de la réalité et de scruter les profondeurs de la pensée de Dieu et de son dessein de salut.

Comme le suggère le mot lui-même, l’intelligence permet de intus legere, c’est-à-dire de “lire à l’intérieur”, ce don nous fait comprendre les choses comme Dieu les comprend, avec l’intelligence de Dieu. Parce que l’on peut comprendre une situation avec l’intelligence humaine, avec prudence, et c’est bien. Mais comprendre une situation en profondeur, comme Dieu la comprend est l’effet de ce don.

Quand l’Esprit Saint habite notre Coeur et illumine notre esprit, il nous fait grandir jour après jour dans la comprehension de ce que le Seigneur a dit et fait. Jésus lui-même a dit à ses disciples : “Je vous enverrai  l’Esprit Saint et il vous fera comprendre tout ce que je vous ai enseigné” (Jn 14, 26). On peut lire l’Evangile et comprendre quelque chose, mais si nous lisons l’Evangile avec ce don de l’Esprit Saint, nous pouvons comprendre la profondeur de paroles de Dieu. Et c’est un grand don, un grand don que nous devons demander et demander ensemble : “Sais-nous, Seigneur, le don de l’intelligence”.

Extrait de la catéchèse du 30 avril 2014.

 

La sagesse

La sagesse est précisément ceci : la grâce de pouvoir voir toute chose avec les yeux de Dieu. C’est simplment cela : voir le monde, voir les situations, les conjonctures, les problems, tout, avec les yeux de Dieu. Voilà la sagesse. Parfois, nous voyons les choses selon ce qui nous plait ou selon l’état de notre Coeur, avec amour ou haine, acec encie… Non, cela n’est pas l’oeil de Dieu. La sagesse est ce que l’Esprit Saint accomplit en nous afin que nous voyons toutes choses avec les yeux de Dieu. Tel est le don de la sagesse.

Et cela découle,  bien évidemment, de l’intimité avec Dieu, du rapport intime que nous entretenons avec Dieu, de cette relation des enfants avec leur Père. Et l’Esprit Saint, quand nous avons cette relation, nous fait le don de la sagesse.  Lorque nous sommes en communion avec le Seigneur, c’est comme si l’Esprit transfigurait notre Coeur et lui faisait percevoir toute la chaleur et son amour de predilection.

L’Esprit Saint rend alors le chrétien”sage”. Pas au sens où il aurait réponse à tout, où il saurait tout, mais au sens où il “connaît” Dieu. Il sait comment Dieu agit, il reconnaît quand une chose vient ou ne vient pas de Dieu.

C’est dans ce sens que le Coeur de l’homme sage possède le gout et la saveur de Dieu. Cela est la sagesse qie nous offer l’Esprit Saint, et nous pouvons tous l’avoir. Seulement, nous devons la lui demander.

Extrait de la catéchèse du 9 avril 2014.

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FRANÇOIS (pape ; 1936-....), MEDITATIONS, PAPE FRANÇOIS, Pape François, PRIERES

Les Béatitudes du Pape François

Les Béatitudes du Pape François

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 Être pauvre de cœur, 
c’est cela la sainteté.
Réagir avec douceur, 
c’est cela la sainteté.
Savoir pleurer avec les autres, 
c’est cela la sainteté.
Rechercher la justice avec faim et soif, 
c’est cela la sainteté.
Regarder et agir avec miséricorde
c’est cela la sainteté.
Garder le cœur pur de tout ce qui souille l’amour, 
c’est cela la sainteté.
Semer la paix autour de nous, 
c’est cela la sainteté.
Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile 
même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté.

 

Pape François,
Gaudete et exultate (2018), 63 à 95, passim.