JOHN LE CARRE (1931-2020), JOHN LE CARRE, MAITRE DU ROMAN D'RSPIONNAGE, LITTERATURE, LITTERATURE BRITANNIQUE, LIVRES, ROMANS

John le Carré, maître du roman d’espionnage

John le Carré (1931-2020)

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Biographie

John le Carré, de son vrai nom David John Moore Cornwell, est un romancier britannique.

Il a étudié à l’université de Berne en Suisse de 1948 à 1949 et à l’université d’Oxford au Royaume-Uni, puis enseigna quelque temps au collège d’Eton avant de rejoindre le Foreign Office pendant cinq ans. Il a été recruté par le MI6 alors qu’il était en poste à Hambourg, il écrivit son premier roman « L’Appel du mort » (« Call for the Dead« ) en 1961, étant toujours en service actif. Sa carrière au sein du service de renseignement britannique prit fin après que sa couverture fut compromise par un agent double, Kim Philby, œuvrant pour le KGB.

Durant les années 1960, il a commencé à écrire des romans sous le pseudonyme de John Le Carré. Son troisième roman « L’espion qui venait du froid » (« The Spy who Came in from the Cold », 1963) est devenu un best-seller international et demeure l’une de ses œuvres les plus connues, adaptée au cinéma en 1965 avec Richard Burton dans le rôle principal. Il a obtenu le Prix Edgar Allan Poe – Meilleur roman 1965.

En vingt-trois livres, Le Carré est devenu le maître incontesté du roman d’espionnage british. Il est l’auteur de nombreux romans se déroulant dans le contexte de la Guerre froide. Le Carré a trouvé, après la fin de la Guerre froide, à élargir son inspiration vers des sujets plus contemporains. Dix de ses romans ont été adaptés au cinéma et deux autres en série TV : « Le Directeur de nuit » (« The Night Manager« , 2016) et « La petite fille au tambour » (« The Little Drummer Girl », 2018).

En 2017, John le Carré publie un nouveau polar, « L’Héritage des espions » (« A Legacy of Spies« ). Cet ouvrage est la suite de « L’Espion qui venait du froid ».

Son fils Nicholas Cornwell (1972) est un écrivain de science-fiction et de fantasy, connu sous le pseudonyme de Nick Harkaway.

Depuis « La Maison Russie » (« The Russia House« , 1989), ses ouvrages sont traduits en français « à quatre mains » par l’ancienne chanteuse de jazz Mimi Perrin (1926-2010), qui fonda le groupe vocal les Double-Six, et sa fille, Isabelle.

site officiel : https://www.johnlecarre.com/

Six romans à lire !

Le maître du roman d’espionnage a écrit 25 livres, dont beaucoup ont été adaptés sur grand écran. Ancien agent secret britannique, John le Carré écrivait en connaissance de cause, créant des personnages loin du glamour de James Bond. Voici six de ses romans les plus acclamés.

 « L’espion qui venait du froid » (1963)

Le troisième roman de John le Carré, écrit alors que le jeune David Cornwell (son vrai nom) travaillait encore pour les services secrets britannique, a rencontré instantanément le succès. Grand roman de la guerre froide, il raconte comment Alec Leamas, un agent britannique du MI6 approchant de la retraite, est incité à traverser le Mur séparant Berlin-Est de Berlin-Ouest, pour une dernière mission. Pour l’adaptation au cinéma du livre en 1965, Richard Burton endossa le rôle principal.

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La couverture du livre de John Le Carré « L’espion qui venait du froid » 

 

« La Taupe » (1974)

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Il s’agit d’une chasse aux taupes dans les couloirs du « Cirque« , comme John le Carré surnommait le service de renseignements extérieurs du Royaume-Uni (MI6). Ce roman fait partie d’une trilogie des années 1970: le héros timide du romancier, George Smiley, y déjoue les pièges de son rival soviétique, Karla. Le roman a été adapté à la télévision, avec Alec Guinness pour incarner Smiley, et au cinéma en 2011, avec une distribution de stars comprenant Gary Oldman, Colin Firth, John Hurt et Benedict Cumberbatch. Le dictionnaire Oxford a crédité John le Carré de la paternité du mot « taupe » parmi de nombreux autres termes d’espionnage.

« La petite fille au tambour » (1983)

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John le Carré surprend et captive en consacrant ce roman au conflit israélo-palestinien: un chef espion israélien manipule Charlie, une belle actrice anglaise radicale, et la persuade de se faire agent double pour attirer un terroriste palestinien. En 1984, film a donné lieu à un long métrage, mal accueilli, avec Diane Keaton dans le rôle titre. Le Sud-Coréen Park Chan-wook en a tiré une mini-série en 2018.

« Un pur espion » (1986)

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Retourné par un maître espion charismatique tchèque, Magnus Pym est un agent double britannique en fuite du MI6. L’action alterne présent et passé, servie par un choix de personnages extraordinaires, dont le père de Pym, inspiré du propre père escroc de John le Carré. « Écrire Un pur espion est probablement ce qu’un psy très sage m’aurait conseillé de faire », écrira plus tard l’auteur.

 

« Le Directeur de nuit » (1993)

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À la recherche d’un nouveau thème après la fin de la guerre froide (1945-1989), John le Carré imagine cette fois une mission secrète destinée à faire tomber un trafiquant d’armes britannique. Le roman a été adapté en mini-série télévisée en 2016, avec Tom Hiddleston dans le rôle de l’ancien soldat britannique Jonathan Pine, et Hugh Laurie pour incarner la cible : Richard Onslow Roper, « le pire homme au monde ».

« La constance du jardinier » (2011)

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Ce thriller captivant, situé au Kenya, dépeint en particulier les machinations des multinationales du secteur pharmaceutique. En 2005, dans une adaptation au cinéma, Ralph Fiennes a incarné le diplomate britannique enquêtant sur la mort de sa femme. Rachel Weisz a remporté un Oscar pour son rôle d’épouse militante au destin tragique.