ADORATION DES BERGERS, CLAUDE TRICOIRE (1951-...), ENFANCE DE JESUS, EVANGILE SELON SAINT LUC, JESUS CHRIST, LES BERGERS... PRMIERS CROYANTS... PREMIERS MISSIONNAIRES !, MEDITATIONS, MESSIE, NOËL

Les bergers… Premiers croyants… Premiers missionnaires !

 

Les bergers…. Premiers croyants… premiers missionnaires !

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L’Adoration des bergers. Georges de La Tour (1645)

Méditation 

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. » (Lc 10, 21 ; Mtt 11, 25)

 Dans la crèche la figure du berger est incontournable depuis des siècles puisqu’elle figure déjà dans l’épisode situé juste après la naissance de Jésus de Luc (2, 7-20). Il est familier de les voir debout ou à genoux près de la mangeoire où repose l’enfant Jésus. Cette image immortalisée par la tradition et dans l’art nous semble normale et presque banale. La force de l’habitude ! Mais n’ont-ils fait que venir voir ce que les anges leur avaient annoncé ? N’ont-ils pas faire autre chose ?

 Les bergers n’ont pas été choisi pour leurs richesses ou leur savoir.ils faisaient partie du petit peuple d’Israël ; leur métier ne les destinaient ni à devenir riche ou savant ; d’ailleurs peut-être qu’ils ont peu fréquenté les synagogues et encore moins les scribes. Ils étaient simplement bergers d’un troupeau, d’en prendre soin. Et pour se faire ils passaient souvent leur nuit à la belle étoile avec le firmament pour toit, la nature comme école de vie.

 Et c’est pour eux que Dieu va déchirer les cieux, c’est à eux que Dieu va envoyer ses anges pour leur annoncer la nouvelle : « Voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur ! »

Que savaient les bergers de l’attente d’un Messie pour Israël ? Est-ce qu’eux-mêmes étaient dans cette attente ? On peut seulement supposer qu’ils avaient entendu parler de cette promesse d’un Messie que Dieu enverrait pour sauver son peuple ;  on peut également penser qu’ils partageaient comme tous les juifs cet espoir.

Et sans se poser de questions ils partent voir ce que les anges leur ont annoncé …. Mais comme ils sont de bons bergers ils emmènent avec eux le troupeau.  Ils trouveront Marie, Joseph et l’Enfant Jésus couché dans la mangeoire. Ils s’agenouillent devant l’enfant sans autre cérémonie. Peut-être que, comme le veut la tradition, ils aient offert quelques moutons ou brebis au Fils de Dieu. Ils n’ont pas eu besoin de discours pour croire : ils ont ce que Dieu leur avait annoncé et ils ont cru.

On aurait pu penser que les bergers s’en seraient retournés tranquillement à leur occupation de berger et veiller sur leur troupeau. Après avoir vu ils s’empressent d’aller raconter ce qu’ils ont vu à ceux qu’ils rencontrent sur leur chemin sans doute.

 Et puis les bergers s’en retournent à leurs occupations en chantant les louanges de Dieu qui a tenu la Promesse d’envoyer un Sauveur. Comme les anges ils peuvent entonner : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime »

 Ces premiers croyants, ces premiers missionnaires que sont-ils devenus ? Nul ne le sait ! Mais qu’importe au fond ! L’important est ailleurs  : ils ont vu, ils ont cru en la Parole de Dieu, ils en ont témoigné !

 

 Evangile selon saint Luc

[En ce temps-là Marie] mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.

L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.

Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »

Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

(Luc 2, 7-20)

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©Claude Tricoire