ECRIVAIN FRANÇAIS, JOSEPH KESSEL (1898-1979), L'OEUVRE DE JOSEPH KESSEL DANS LA PLEIADE, LITTERATURE, LITTERATURE FRANÇAISE, LIVRE, LIVRES

L’oeuvre de Joseph Kessel dans la Pléiade

Joseph Kessel entre dans « La Pléiade » :

retour sur une aventure littéraire

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L’infatigable auteur des « Cavaliers », du « Lion », de « L’Armée des ombres » entre dans la prestigieuse collection de Gallimard. L’occasion d’éprouver à nouveau sa puissance évocatrice.

 

Joseph Kessel

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Joseph Kessel, en 1948.

 

Œuvres principales

L’Équipage (1923)

Belle de jour (1928)

Fortune carrée (1932)

Mermoz (1938)

L’Armée des ombres (1943)

Le Chant des partisans (1943)

Le Tour du malheur (1950)

Le Lion (1958)

Les Mains du miracle (1960)

Les Cavaliers (1967)

 

Joseph Kessel (dit parfois Jef), né le 31 janvier 1898 à Villa Clara (Entre Ríos, Argentine) et mort le 23 juillet 1979 à Avernes (Val-d’Oise), est un romancier français.

Engagé volontaire comme aviateur pendant la Première Guerre mondiale, il tire de cette expérience humaine son premier grand succès littéraire, L’Équipage, publié à 25 ans. Dès lors, son œuvre romanesque se nourrit de l’aventure humaine dans laquelle il s’immerge, à la recherche d’hommes exceptionnels. Après la guerre, il se consacre en parallèle au journalisme et à l’écriture romanesque. Il participe à la création de Gringoire, un hebdomadaire politique et littéraire qui devient l’un des plus importants de l’entre-deux-guerres, et signe des grands reportages à succès pour Paris-Soir que dirige alors Pierre Lazareff. Il publie notamment Belle de jour, qui fait scandale et reste entouré d’une réputation sulfureuse jusqu’à son adaptation cinématographique en 1967, et Fortune carrée, inspirée d’un périple en Mer Rouge où il fait la rencontre d’Henry de Monfreid.

Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, il est correspondant de guerre, puis rejoint la Résistance et rallie le général de Gaulle à Londres. Il y compose alors avec son neveu Maurice Druon les paroles du Chant des partisans qui devient l’hymne de la Résistance, et écrit L’Armée des ombres, en hommage à ces combattants de l’ombre, puis finit la guerre comme capitaine dans l’aviation. Après la Libération, il retourne aux voyages dont il tire de grands reportages et la matière de romans, dont celui qui est considéré comme son chef d’œuvre romanesque, Les Cavaliers, ou encore Le Lion, qui rencontre un immense succès.

Il se consacre aussi au devoir de mémoire et d’amitié en écrivant la biographie d’hommes au destin hors du commun comme le Dr Kersten, dans Les Mains du miracle, ou Jean Mermoz.

Il est élu à l’Académie française en 1962.

 

Biographie

Origines

Enfants_Kessel_1907-1908

Joseph debout au centre, assis, ses frères Lazare et George (Orenbourg, Russie, 1907/1908).

Joseph Kessel est le fils de Samuel Kessel, médecin juif d’origine lituanienne (à l’époque en Russie impériale) et de Raïssa Lesk, d’une famille juive établie à Orenbourg, en Russie, sur le fleuve Oural. Samuel Kessel, après avoir passé son doctorat à Montpellier, s’embarque avec son épouse pour l’Argentine où il a obtenu un poste pour trois ans. C’est dans ce pays que naît Joseph. La famille revient ensuite en Europe pour se rapprocher de la famille Lesk à Orenbourg où elle réside de 1905 à 1908. Cette année-là, elle vient s’installer en France, à Nice, rue Auber.

Joseph Kessel fait ainsi ses études secondaires à Nice au lycée Félix-Faure (aujourd’hui lycée Masséna), puis à Paris au lycée Louis-le-Grand.

Infirmier brancardier durant quelques mois en 1914, il obtient en 1915 sa licence de lettres et se trouve engagé, à dix-sept ans, au Journal des débats, dans le service de politique étrangère.

Dès 1920, il est envoyé à Londres par le Journal des débats pour son premier grand reportage. Mais comme il a alors un statut d’apatride, il se fait faire un faux passeport. Cela l’incite à demander l’année suivante la nationalité française en faisant intervenir Robert Dreyfus, conseiller haut placé au bureau du sceau, qu’il obtient en mars 1922.

Aviateur dans la Grande Guerre et premiers romans

Tenté un temps par le théâtre, reçu en 1916 au Conservatoire avec son jeune frère, Lazare (1899-1920) dit Lola — le père de Maurice Druon —, il fait quelques apparitions comme acteur sur la scène de l’Odéon. Mais à la fin de cette même année, Joseph Kessel choisit de prendre part aux combats, et s’enrôle comme engagé volontaire, d’abord dans l’artillerie, puis dans l’aviation. Il sert au sein de l’escadrille S.39, sous le commandement du Capitaine Thélis Vachon. Séduit par le charisme de cet homme à l’enthousiasme contagieux, il lui rend hommage à travers le personnage du capitaine Gabriel Thélis dans son premier grand succès, L’Équipage, publié en 1923. Il termine la guerre par une mission en Sibérie en passant par les États-Unis, puis Vladivostok.

Il se marie en 1921 avec Nadia-Alexandra Polizu-Michsunesti (d’origine roumaine et surnommée « Sandi »), qui décédera en 1928.

En 1926, il publie un roman intitulé Makhno et sa juive où il décrit le leader anarchiste ukrainien Nestor Makhno en tyran assoiffé de sang touché par la beauté d’une jeune juive. Sans trouver d’écho particulier, il provoque une vive réaction dans les milieux anarchistes et des réponses de Makhno lui même, en exil à Paris. La crédibilité du récit de Kessel, qu’il affirme basé sur le témoignage d’un officier blanc, est aujourd’hui considérée nulle.

De l’aventure littéraire à la littérature de l’aventure des hommes

Avec Georges Suarez et Horace de Carbuccia, il fonde en 1928, à Paris, un hebdomadaire politique et littéraire orienté à droite, Gringoire. Romain Gary, qui deviendra plus tard son ami, y publie deux nouvelles à ses débuts, L’Orage (le 15 février 1935) puis Une petite femme (le 24 mai 1935), sous son véritable nom, Roman Kacew. Joseph Kessel est également membre du jury du prix Gringoire, fondé par l’hebdomadaire, parmi d’autres écrivains de l’époque et sous la présidence de Marcel Prévost. Mais par la suite, Kessel, choqué par l’arrivée d’Hitler au pouvoir en Allemagne et par les persécutions antijuives qui s’ensuivent, quitte Gringoire quand le journal commence à adopter une ligne nettement antisémite. En 1936, il publie La Passante du Sans-Souci, un roman au ton antifasciste.

Il rencontre Catherine Gangardt (1903-1972) (d’origine lettone et surnommée « Katia ») avec qui il se marie en 1939 mais dont il divorcera ensuite.

Joseph Kessel appartient à la grande équipe réunie par Pierre Lazareff à Paris-Soir, et qui fait l’âge d’or des grands reporters. Il fait pour le journal de nombreux voyages dont il rapporte des reportages qui font monter le tirage du journal de plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, et dont il tire la matière de romans.

Il est correspondant de guerre pendant la guerre d’Espagne, puis durant la drôle de guerre.

Engagé pour la France dans la Seconde Guerre mondiale

Après la défaite, il rejoint la Résistance au sein du réseau Carte, avec son neveu et ami Maurice Druon. C’est avec ce dernier qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces aériennes françaises libres du général de Gaulle.

En mai 1943, dans l’enceinte du pub The White Swan, à Coulsdon dans la banlieue sud de Londres, il compose avec son neveu Maurice Druon les paroles françaises du Chant des Partisans qui deviendra le chant de ralliement de la Résistance. La même année, Kessel publie L’Armée des ombres en hommage à ces combattants de l’ombre. Il finit la guerre capitaine d’aviation dans une escadrille qui, la nuit, survole la France pour maintenir les liaisons avec la Résistance et lui donner des consignes.

C’est à cette époque qu’il rencontre à Londres Michèle O’Brien, une Irlandaise avec qui il se marie en 1949. Elle sombra par la suite dans une dépendance à l’alcool qui incitera Kessel à s’intéresser aux Alcooliques anonymes et aux méthodes de traitement, et à publier Avec les Alcooliques Anonymes, en 1960.

Grand reporter et retour aux voyages

À la Libération, il reprend son activité de grand reporter. Il est l’un des journalistes qui assistent au procès du maréchal Pétain en juillet-août 1945, et assiste ensuite au procès de Nuremberg, pour le compte de France-Soir. Il voyage en Palestine et reçoit le premier visa du tout nouvel État d’Israël quand il se pose à Haïfa, le 15 mai 1948.

Il continue ses voyages, ces fois-ci, en Afrique, en Birmanie, en Afghanistan. C’est ce dernier pays qui lui inspire son chef-d’œuvre romanesque, Les Cavaliers (1967).

Entre-temps, il publie Les Amants du TageLa Vallée des RubisLe LionTous n’étaient pas des anges, et il fait revivre, sous le titre Témoin parmi les hommes, les heures marquantes de son existence de journaliste.

En 1950 paraît Le Tour du malheur, livre comportant quatre volumes. Cette fresque épique, que l’auteur mit vingt ans à mûrir (voir l’avant-propos), contient de nombreux éléments de sa vie personnelle et occupe une place à part au sein de son œuvre. En s’attachant à des personnages sans commune mesure dans leurs excès, elle dépeint les tourments d’une époque (la Grande Guerre puis l’entre-deux-guerres) et recèle une analyse profonde des relations humaines. On peut y lire sous les relations entre le personnage principal et son jeune frère, Georges, celles qui liaient Joseph Kessel et son petit frère Lazare, qui se suicida en 1920, à 21 ans.

Élection à l’Académie française

Consécration ultime pour ce fils d’immigrés russes juifs, l’Académie française lui ouvre ses portes. Joseph Kessel y est élu le 22 novembre 1962, au fauteuil du duc de La Force, par 14 voix contre 10 à Marcel Brion, au premier tour de scrutin. Il tient à faire orner son épée d’académicien d’une étoile de David.

« Pour remplacer le compagnon dont le nom magnifique a résonné glorieusement pendant un millénaire dans les annales de la France, dont les ancêtres grands soldats, grands seigneurs, grands dignitaires, amis des princes et des rois, ont fait partie de son histoire d’une manière éclatante, pour le remplacer, qui avez-vous désigné ? Un Russe de naissance, et juif de surcroît. Un juif d’Europe orientale… vous avez marqué, par le contraste singulier de cette succession, que les origines d’un être humain n’ont rien à faire avec le jugement que l’on doit porter sur lui. De la sorte, messieurs, vous avez donné un nouvel et puissant appui à la foi obstinée et si belle de tous ceux qui, partout, tiennent leurs regards fixés sur les lumières de la France. »

En juin 2020, il entre dans la prestigieuse bibliothèque de la Pléiade.

Mort

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15 boulevard Lannes (Paris).

Il meurt d’une rupture d’anévrisme le 23 juillet 1979, à l’âge de 81 ans, quelques mois avant son épouse Michèle (sa troisième épouse, née O’Brien, irlandaise), décédée à Collioure en décembre 1980.

Il a vécu au 15 boulevard Lannes (16e arrondissement de Paris), où un panneau Histoire de Paris lui rend hommage.

François Mauriac lui rend hommage dans son Bloc-notes : « Il est de ces êtres à qui tout excès aura été permis, et d’abord dans la témérité du soldat et du résistant, et qui aura gagné l’univers sans avoir perdu son âme. »

 

Prix Joseph-Kessel

Un prix littéraire qui porte son nom récompense chaque année un écrivain qui s’inscrit dans sa lignée, le prix Joseph-Kessel. Son jury est composé de Tahar Ben Jelloun, Michèle Kahn, Pierre Haski, Gilles Lapouge, Jean-Marie Drot, Michel Le Bris, Erik Orsenna, Patrick Rambaud, Jean-Christophe Rufin et Olivier Weber.

 

Œuvres

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Tombe de Joseph Kessel au cimetière du Montparnasse à Paris.

Romans

La Steppe rouge, Gallimard, 1922.

L’Équipage, Gallimard, 1923 (nouvelle édition en 1969).

Au camp des vaincus, ou la Critique du 11 mai, Gallimard, 1924 (avec Georges Suarez).

Rencontre au restaurant, À l’Enseigne de la Porte Étroite, 1925.

Les Rois aveugles, Les Éditions de France, 1925.

Mary de Cork, Gallimard, 1925.

Mémoires d’un commissaire du peuple, Champion, 1925.

Le Triplace, Marcelle Lessage, 1926.

Makhno et sa Juive, EOS, 1926.

Moisson d’octobre, La Cité des livres, 1926.

Les Captifs, Gallimard (Grand prix du roman de l’Académie française), 1926.

Le Thé du capitaine Sogoub, Au Sans Pareil, 1926.

Naki le kourouma, 1926.

Terre d’amour, Les Éditions de France, 1927.

Nuits de princes, Les Éditions de France, 1927.

La Rage au ventre, EOS, 1927.

La Coupe fêlée. Un drôle de Noël, éditions Lemarget, 1929.

De la rue de Rome au chemin de Paradis, Les Editions du Cadran, 1927.

La Femme de maison ou Mariette au désert, Simon Kra, 1928.

Littérature rouge, Société de conférences de la Principauté de Monaco, 1927.

Dames de Californie, Émile Hazan, 1928.

Belle de jour, Gallimard, 1928.

Les Nuits de Sibérie, Flammarion, 1928.

La Règle de l’homme, Gallimard, 1928.

Secrets parisiens, Éditions des Cahiers Libres, 1928.

Le Coup de grâce, Les Éditions de France, 1931.

De la rue de Rome au chemin de Paradis, Éditions du Cadran, 1931.

Fortune carrée, Les Éditions de France, 1932.

Bas-fonds, Éditions des Portiques, 1932.

Wagon-lit, Gallimard, 1932.

Nuits de Montmartre, Les Éditions de France, 1932.

Les Nuits cruelles, Les Éditions de France, 1932.

Marchés d’esclaves, Les Éditions de France, 1933.

Les Cœurs purs, Gallimard, 1927.

Les Enfants de la chance, Gallimard, 1934.

Stavisky, l’homme que j’ai connu, Gallimard, 1934.

Le Repos de l’équipage, Gallimard, 1935.

Une balle perdue, Les Éditions de France, 1935.

Hollywood, ville mirage, Gallimard, 1936.

La Passante du Sans-Souci, Gallimard, 1936.

La Rose de Java, Gallimard, 1937.

Comment est mort le maréchal Pétain, France Forever, Executive office, 1942.

L’Armée des ombres, Charlot, 1943.

Les Maudru, Julliard-Séquana, 1945.

Le Bataillon du ciel, Julliard, 1947.

Le Tour du malheur, Gallimard, 1950.

La Fontaine Médicis,

L’Affaire Bernan,

Les Lauriers roses,

L’Homme de plâtre.

La Rage au ventre, La nouvelle société d’édition, 1950.

La Nagaïka. Trois récits, Julliard, 1951.

Le Procès des enfants perdus, Julliard, 1951.

Au Grand Socco, Gallimard, 1952.

Les Amants du Tage, Éditions du Milieu du monde, 1954.

La Piste fauve, Gallimard, 1954.

La Vallée des rubis, Gallimard, 1955.

Témoin parmi les hommes, Del Duca, 1956 et Presses d’aujourd’hui, 1974 (illustrations de Richard de Prémare).

Le Temps de l’espérance,

Les Jours de l’aventure,

L’Heure des châtiments,

La Nouvelle Saison,

Le Jeu du Roi,

Les Instants de vérité.

La Petite Démente, Gallimard, 1958.

Le Lion, Gallimard, 1958.

Avec les Alcooliques Anonymes, Gallimard, 1960.

Les Mains du miracle, Folio , 1960.

Inde, péninsule des dieux, Hachette, 1960.

Tous n’étaient pas des anges, Plon, 1963.

Pour l’honneur, Plon, 1964.

Nuits de princes, Éditions Lidis, 1965 (illustrations de Gabriel Zendel).

Les Cavaliers, Gallimard, 1967.

Un mur à Jérusalem, Éditions Premières, 1968.

Les Fils de l’impossible, Plon, 1970.

Des hommes, Gallimard, 1972.

Le Petit Âne blanc, Gallimard, 1975.

Les Temps sauvages, Gallimard, 1975.

Jugements derniers, Christian de Bartillat, 1995.

Autres publications

En Syrie, 1927.

Nouveaux contes. Le tocsin de pâques – Le typhique – Un tour du diable – Le commissaire de la mort – La loi des montagnes., Éditions des Cahiers.

Vent de sable, Gallimard, 1929.

Mermoz, Gallimard, 1938, biographie du pilote d’avion Jean Mermoz.

Paroles du Chant des partisans, avec son neveu Maurice Druon en 1943.

Hong-Kong et Macao, Gallimard, 1957.

Avec les Alcooliques Anonymes, Gallimard, 1960.

Les Mains du miracle, Gallimard 1960, biographie de Felix Kersten.

Israël que j’aime, Sun, 1967.

Terre d’amour et de feu. Israël 1925-1961, Plon, 1965.

Il pleut des étoiles… Portraits de Stars de cinéma, Gallimard, 2003.

Ami entends-tu… (propos recueillis par Jean-Marie Baron), La Table ronde, 2006.

Première Guerre mondiale, recueil de textes inédits annotés par Pascal Génot, préface Olivier Weber, Éditions Amok, 2017.

Cinéma et télévision

Adaptation et scénario

1935 : L’Équipage d’Anatole Litvak ;

1937 : Nuits de princes de Wladimir Strijewsky ;

1947 : Le Bataillon du ciel d’Alexandre Esway ;

1955 : Fortune carrée de Bernard Borderie.

Adaptation

1928 : L’Équipage de Maurice Tourneur (film muet français) ;

1937 : The Woman I Love d’Anatole Litvak, film américain, réadaptation de son film L’Équipage de 1935 ;

1937 : Les Secrets de la mer Rouge de Richard Pottier ;

1951 : Sirocco, film américain de Curtis Bernhardt avec Humphrey Bogart d’après Le Coup de grâce ;

1955 : Les Amants du Tage d’Henri Verneuil ;

1962 : Le Lion (The Lion) de Jack Cardiff, film américain avec William Holden et Trevor Howard ;

1967 : Belle de jour de Luis Buñuel ;

1969 : L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville ;

1971 : The Horsemen, film américain de John Frankenheimer avec Omar Sharif et Jack Palance d’après Les Cavaliers ;

1978 : L’Équipage d’André Michel (téléfilm) avec Bernard Giraudeau ;

1982 : La Passante du Sans-Souci de Jacques Rouffio ;

1989 : Mary de Cork de Robin Davis (téléfilm) avec Bernard-Pierre Donnadieu ;

1994 : La Règle de l’homme de Jean-Daniel Verhaeghe avec Virginie Ledoyen et Bernard Fresson ;

2003 : Le Lion de José Pinheiro (téléfilm) avec Alain Delon ;

Scénario ou dialogues

1934 : Cessez le feu de Jacques de Baroncelli ;

1936 : La Peur de Viktor Tourjansky ;

1936 : Les Bateliers de la Volga de Wladimir Strijewsky ;

1936 : Mayerling d’Anatole Litvak ;

1940 : L’Homme du Niger de Jacques de Baroncelli ;

1949 : Au grand balcon d’Henri Decoin ;

1950 : Le Grand Cirque de Georges Péclet ;

1953 : Un acte d’amour d’Anatole Litvak avec Kirk Douglas ;

1955 : L’Amant de lady Chatterley de Marc Allégret ;

1958 : La Passe du diable de Jacques Dupont et Pierre Schoendoerffer ;

1955 : Oasis d’Yves Allégret d’après le roman Le Commandant de John Knittel ;

1966 : La Nuit des généraux d’Anatole Litvak ;

1968 : Mayerling de Terence Young.

Texte

1968 : Un mur à Jérusalem de Frédéric Rossif et Albert Knobler, documentaire avec Richard Burton.

Le rôle de Joseph Kessel est interprété :

en 1994, dans Saint-Exupéry : La Dernière Mission, par Jean-François Poron.

 

Bibliographie

Denise Bourdet, « Joseph Kessel », Visages d’aujourd’hui, Paris, Plon, 1960.

Yves Courrière, Joseph Kessel : Sur la piste du lion, Paris, Plon, 1985, 960 p. 

Marc Alaux, Joseph Kessel, La vie jusqu’au bout, Transboréal, 2015.

André Asséo, Rêver Kessel, Monaco, Éditions du Rocher, 2004.

Olivier Weber, Dictionnaire amoureux de Joseph Kessel, Plon / Place des éditeurs, coll. « Dictionnaire amoureux », 23 mai 2019, 750 p. 

Georges Walter, Le Livre interdit : Le silence de Kessel, Le Cherche-midi, 2016.

Alexandre Boussageon, Joseph Kessel – Écrivain De L’aventure, Paulsen (Éditions), 2015

Olivier Weber, Kessel, le nomade éternel, Paris, Arthaud, 2006.

Olivier Weber, Lucien Bodard, un aventurier dans le siècle, Paris, Plon, 1997.

Jean-Marie Baron, Ami, entends-tu…, Paris, Gallimard, 2006.

Alain Tassel, Joseph Kessel, Paris, L’Harmattan, 1997.

Alexandre Boussageon, Joseph Kessel : écrivain de l’aventure, Paulsen, 2015.

Alexandre Eyriès, L’imaginaire de la guerre dans l’œuvre de Joseph Kessel, Éd. le Manuscrit, 2008.

Présence de Kessel, Alain Tassel (dir.), Association des publications de la Faculté des Lettres, série «Actes et Hommages» n°1, Nice, 1998.

Graham Daniels, L’Équipage de Joseph Kessel, Collection « Lire aujourd’hui », Classique Hachette, Paris, 1974.

Michel Lefebvre, Kessel et Moral deux reporters dans la guerre d’Espagne, Tallandier, Paris, 2006.

Alain Tassel, La création romanesque dans l’œuvre de Joseph Kessel, L’Harmattan, Paris, 1997.

Silvain Reiner, Mes saisons avec Joseph Kessel, Levallois-Perret, Manya, l993.

Dominique Missika, Un amour de Kessel, Seuil, 2020.

Journalisme et mondialisation, Les Ailleurs de l’Europe dans la presse et le reportage littéraires (XIXe-XXIe siècles), Marie-Astrid Charlier et Yvan Daniel (dir.), Presses Universitaires de Rennes, 2017.

Joseph Kessel, Romans et récits, tome I, Serge Linkès (dir.), Collection Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Parution mai 2020

Joseph Kessel, Romans et récits, tome II, Serge Linkès (dir.), Collection Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Parution mai 2020