BIBLE, EVANGILE, EVANGILE SELON SAINT MARC, EVANGILES, MARC (saint ; évangéliste), MARC (saint), NOUVEAU TESTAMENT

Evangile selon saint Marc

L’EVANGILE SELON SAINT MARC

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Paysage de Galilée

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Vue sur le Jourdain

L’évangile de Marc est traversé par cette question : qui est Jésus ?

L’évangile de Marc commence avec la vie publique de Jésus et le baptême que lui donne Jean le Baptiste, c’est-à-dire quand il est âgé de 30 ans et qu’il va prêcher durant 3 ans. Avant cette période, Jésus a vécu de manière discrète à Nazareth parmi le peuple juif.

L’évangile de Marc ne comporte donc pas la naissance et l’enfance du Christ, comme l’évangile de Jean. En revanche, les Évangiles de Luc et Matthieu évoquent la naissance et l’enfance de Jésus.

 Introduction qui se déroule au Jourdain (Mc 1,1-13)
Dès le début de l’évangile, Marc annonce aux lecteurs que Jésus est le Fils de Dieu, ce que Jean le Baptiste, son cousin, confirme.

Certains ont du mal à reconnaitre Jésus Fils de Dieu (Mc 1,14 – 8,27)

En commençant sa vie publique en Galilée, Jésus annonce le règne de Dieu.
Il s’affronte rapidement aux scribes (ceux qui lisent, traduisent et expliquent la Bible) et aux pharisiens (parti religieux attaché au respect de la Loi juive) et doit se retirer face à leur opposition.
Il annonce alors la Bonne Nouvelle en prêchant des paraboles (histoire imagée permettant de mieux comprendre le sens d’un message) et en faisant des miracles.
Tout cela suscite l’interrogation des hommes et des femmes de son temps : qui est-il ?

L’apôtre Pierre reconnaît en Jésus le Fils de Dieu (Mc 8,27-30)

Pierre reconnaît en Jésus la personne du Christ, c’est-à-dire celui qui va sauver le monde à la fin des temps.
Mais Jésus lui recommande de ne rien dire à personne.

 La découverte progressive de la vraie nature de Jésus Christ (Mc 8,31 – 10,52)
Dans cette partie de l’Evangile, les disciples commencent progressivement à reconnaître en Jésus le Messie, c’est-à-dire le Fils de Dieu.
Cependant, ils ont du mal à comprendre qu’il ne sera pas un chef fort et puissant, mais qu’il sera simple, humble et confronté à la souffrance comme tous les êtres humains.

Montée à Jérusalem et célébration de la Pâque (11,1 – 14,42)

Quittant la Galilée, Jésus monte ensuite à Jérusalem où il conclut son action par un discours sur la fin des temps (chapitre 13) puis par la célébration de la Pâque (rappel pour les Juifs de la sortie d’Egypte).

 La Passion et la Résurrection du Christ (14,43 – 16,8)
La Passion du Christ (de la condamnation à la crucifixion) s’achève par une seconde confession – celle du centurion romain – et par la découverte du tombeau vide.

L’évangile de Marc ne comporte pas de récit détaillé de la Résurrection (Mc 16,9-20 n’est pas de sa main et a été rajouté après coup). Mais il appelle ses lecteurs à tout quitter pour suivre le Christ sur les routes du monde.

Sens de l’évangile de Marc

La question centrale de l’évangile de Marc est : qui est Jésus de Nazareth ?

En rédigeant son Évangile – qui est le premier chronologiquement – Marc a moins le souci de reconstituer les faits et gestes de Jésus-Christ que de porter son message aux chrétiens qui sont soumis aux persécutions de Néron, l’empereur romain de l’époque (n’oublions pas que les Romains occupaient alors Israël).

Son message est le suivant :
« Ne vous étonnez pas de vos difficultés. Si vous doutez, c’est que vous n’avez pas compris le sens du message du Christ : sa divinité ne se révèle pas dans la gloire mais dans la Passion. Gardez confiance car le Christ a le pouvoir de ressusciter les morts ! ».

Les personnages principaux de l’évangile de Marc

L’évangéliste présente différents acteurs dans son texte.

 Au centre de l’Evangile se situe Jésus Christ :

Bien qu’il le présente dès l’introduction comme le Fils de Dieu, Marc le montre tout au long de son Évangile comme un homme qui connait tous nos sentiments : étonnement, colère, tristesse et pitié. Un jour il est proche de la foule et le lendemain il s’en éloigne pour prier. Il paraît à la fois proche et lointain. Il déroute car tout à la fois il tente d’expliquer son dessein mais pose parfois des gestes et des paroles mal comprises de son auditoire,par exemple lorsqu’il déjeune avec les publicains qui sont considérés à l’époque comme des « collaborateurs », ou quand il refuse de juger une femme adultère, etc….

Qui donc est-il ? C’est la question qui traverse tout cet Évangile jusqu’au moment de la Passion qui va révéler la vraie nature de Jésus.
La reconnaissance de sa nature est affirmée par le centurion romain qui au pied de la Croix déclare « Vraiment cet homme était Fils de Dieu » (Mc 15,39)

Marc invite ses lecteurs à ne pas rester les yeux levés vers le ciel à attendre le retour du Christ, mais à le suivre tous les jours dans leur vie quotidienne.

Quoi de plus missionnaire que cette invitation qui nous est lancée d’annoncer la bonne nouvelle du Christ : « le Royaume de Dieu est déjà parmi vous » !

L’évangile de Marc nous donne à contempler un Jésus très proche de chacun de nous.

 Les disciples

Les disciples sont tous ceux qui suivent Jésus de manière continue.
Ils reçoivent du Christ un enseignement particulier et sont disponibles pour sa parole. Cependant, ils n’en comprennent pas toute la portée.
Parmi les disciples, le Christ en a choisi 12 qui sont appelés à être tout particulièrement ses témoins : Simon Pierre et son frère André, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Thaddée, Simon le zélote, et Judas Iscarioth,celui qui le trahira. On les appelle les apôtres.
Pour autant, ils ne se montrent guère plus assurés dans leur foi. Dès que les difficultés réelles surgissent, ils abandonnent Jésus à son sort.
A l’exception de rares moments de discernement, comme par exemple lorsque Pierre reconnait en Jésus « le Christ » (Marc 8, 29), les apôtres ne comprennent guère plus que les disciples le sens du message.
Malgré leur bonne volonté, les apôtres sont conduits par leurs « ambitions humaines » et n’hésitent pas pour certains à revendiquer une place au Paradis aux côtés du Christ (Marc 9, 33-37). Le reniement de Pierre (Marc 14, 66-72) est l’aboutissement logique de la fragilité de ces hommes auxquels le Christ a confié la responsabilité d’annoncer son message.

Même après la Résurrection, ils auront du mal à croire.

 La foule juive

Au début, elle s’enthousiasme pour le message de Jésus.

Mais ses attentes ne sont pas nécessairement celles auxquelles le Christ lui propose de répondre.

Derrière l’annonce du Royaume de Dieu, elle ne voit que la restauration du Royaume d’Israël qui est alors occupé par les Romains.

Seuls quelques-uns vont parvenir, au prix d’une conversion intérieure, à s’ouvrir au message du Christ en entrant ainsi dans une relation personnelle avec lui : Jaïre ou encore Barthimée, l’aveugle de Jéricho.

 Les non juifs

Marc montre certains non juifs – les païens (à la traversée du lac de Génésaret ou lors de son voyage en Phénicie).

Ils se montrent ouverts et assoiffés d’authenticité.

Marc veut ainsi montrer que tous les hommes et les femmes, qu’ils soient juifs ou non juifs, sont appelés à être sauvés par l’Amour de Dieu.

 Les ennemis de Jésus

Sous différentes formes, ils représentent les puissants enfermés dans la richesse et le pouvoir.

Les HérodiensSadducéens, Pharisiens, scribes (voir lexique en bas de page) ou prêtres sont enfermés dans le système social, politique et religieux de l’époque. Ils se montrent ainsi incapables de recevoir le message de liberté et d’amour de Jésus et de reconnaitre en lui le Christ.

Ils s’opposent tout d’abord à lui puis décident ensuite de l’abattre. L’évangile montre la progression des oppositions qui s’achève par le complot et la Passion.

 Histoire de la rédaction de l’évangile de Marc

L’auteur et l’histoire de la rédaction du texte.

Qui est l’auteur de l’évangile de Marc ?

La tradition a identifié Marc comme étant Jean-Marc, originaire de Jérusalem (Actes 12,12), et cousin de Barnabé (Col 4,10).
Marc est un juif devenu chrétien, de la deuxième génération, connaissant le grec, ouvert à la mission universelle, écrivant pour des païens devenus chrétiens.

Tout d’abord compagnon de Paul et de Barnabé, il rejoint Pierre à Rome.

L’évangile selon saint Marc est écrit dans un grec pauvre, teinté de sémitismes.

 Histoire de la rédaction de l’évangile de Marc

De nombreux indices laissent à penser que l’évangile selon Saint Marc fut écrit à Rome entre 65 et 70.

Or, depuis 64, l’empereur romain Néron persécute les chrétiens.

Suite au grand incendie de Rome, Néron a calmé l’opinion publique en désignant ces derniers à la vengeance populaire. C’est à ce moment que Pierre et Paul furent martyrisés.
La jeune Église de Rome affronte là une épreuve redoutable. Comme les autres communautés chrétiennes, elle était née dans la joie et l’espérance levées par le message du Christ. Elle pensait probablement, comme les communautés primitives, que le triomphe définitif du Christ était proche et voilà que tout semble s’effondrer.

L’art et l’Evangile de Marc

Les peintures et sculptures représentant l’Evangile de Marc

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Le Baptême de Jésus (Mc 1, 9-11). Mosaïque du VIème siècle

Cette mosaïque se trouve dans le Baptistère (lieu où on baptisait les chrétiens) dit « des Ariens » qui se trouve à Ravenne en Italie.

Après l’édit de tolérance à l’égard des chrétiens avec la conversion de l’empereur Constantin au christianisme (313 après Jésus Christ), de nombreuses cathédrales vont être construites. A côté d’elles seront bâties des baptistères.

La scène se situe dans la coupole au-dessus de la piscine. Dans cette dernière étaient plongés ceux qui allaient être baptisés.

Si on observe la procession des apôtres on remarque que ces derniers tiennent dans leur main la couronne du martyre (symbole de la couronne d’épines). Cela suggère que par le baptême, celui qui va devenir chrétien accède à la vie éternelle.

 La Transfiguration et le démoniaque épilectique (Mc 9, 2-8 et Mc 9, 14-29)

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Dessin à l’encre brune de Rubens d’après le retable de la Transfiguration fait par Raphaël.

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Retable de Raphaël

Le dessin combine 2 actions :

  • En haut : la Transfiguration du Christ en compagnie de Moïse et d’Elie
    • En bas : les autres apôtres auxquels le père présente son enfant épileptique.

L’association des 2 épisodes permet d’évoquer les deux attitudes de la vie spirituelle : la contemplation et l’action.

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La Cène (Mc 14, 22-25). Matthieu le Nain, huile sur toile

Les trois frères le Nain furent considérés comme les maîtres du réalisme français du 18ème siècle.

La Cène est le dernier repas du Christ avec ses apôtres. C’est ce que les chrétiens orthodoxes ou catholiques commémorent chaque dimanche lors de l’Eucharistie et les protestants lors de la Cène.

La composition place le Christ sur le côté, bénissant le pain.
Au premier plan, la figure tourmentée qui détourne le regard pourrait être celle de Judas.
Il faut souligner également les deux enfants qui portent un verre et un plat, un peu comme des enfants de chœur.

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Le Golgotha (Mc 15, 33-41). Jean Léon Gerôme

Dans la plupart des peintures de l’art occidental, la crucifixion est le plus souvent représentée avec Jésus entourée des deux voleurs.
La perspective du tableau de Jean Léon Gerôme est très différente car elle se situe du point de vue des crucifiés, dont l’ombre des trois croix se dessine au premier plan.
L’action est achevée et les spectateurs quittent le lieu du drame avec les soldats romains qui ferment la file.
Au fond, on aperçoit Jérusalem et le Temple de Salomon.

Le cinema et l’Evangile de Marc

Les films faisant reference à l’Evangile de Marc :

Jésus de Montréal de Denys Arcand, 1969

L’Evangile selon saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini, 1964

Le Roi des rois de Nicolas Ray, 1961

La plus grande histoire jamais contée de Georges Stevens, 1965.

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Gospel de David Greene, 1973 : la source Q et l’Evangile de Thomas

Il est plus facile pour un chameau de Valeria Bruni-Tedeschi, 2003. (Mc 10, 25).

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Église d’Orsanmichele de Florence : statue de saint Marc par Donatello (1411).

CHJRISTIANISME, EVANGILE DE MARC, MARC (saint ; évangéliste), MARC (saint), NOUVEAU TESTAMENT

L’Evangile selon saint Marc

L’évangile de Marc

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L’évangile de Marc est traversé par cette question : qui est Jésus ?

L’évangile de Marc commence avec la vie publique de Jésus et le baptême que lui donne Jean le Baptiste, c’est-à-dire quand il est âgé de 30 ans et qu’il va prêcher durant 3 ans. Avant cette période, Jésus a vécu de manière discrète à Nazareth parmi le peuple juif.

L’évangile de Marc ne comporte donc pas la naissance et l’enfance du Christ, comme l’évangile de Jean. En revanche, les Évangiles de Luc et Matthieu évoquent la naissance et l’enfance de Jésus.

 Introduction qui se déroule au Jourdain (Mc 1,1-13)
Dès le début de l’évangile, Marc annonce aux lecteurs que Jésus est le Fils de Dieu, ce que Jean le Baptiste, son cousin, confirme.

Certains ont du mal à reconnaitre Jésus Fils de Dieu (Mc 1,14 – 8,27)
En commençant sa vie publique en Galilée, Jésus annonce le règne de Dieu.
Il s’affronte rapidement aux scribes (ceux qui lisent, traduisent et expliquent la Bible) et aux pharisiens (parti religieux attaché au respect de la Loi juive) et doit se retirer face à leur opposition.
Il annonce alors la Bonne Nouvelle en prêchant des paraboles (histoire imagée permettant de mieux comprendre le sens d’un message) et en faisant des miracles.
Tout cela suscite l’interrogation des hommes et des femmes de son temps : qui est-il ?

L’apôtre Pierre reconnaît en Jésus le Fils de Dieu (Mc 8,27-30)
Pierre reconnaît en Jésus la personne du Christ, c’est-à-dire celui qui va sauver le monde à la fin des temps.
Mais Jésus lui recommande de ne rien dire à personne.

 La découverte progressive de la vraie nature de Jésus Christ (Mc 8,31 – 10,52)
Dans cette partie de l’Evangile, les disciples commencent progressivement à reconnaître en Jésus le Messie, c’est-à-dire le Fils de Dieu.
Cependant, ils ont du mal à comprendre qu’il ne sera pas un chef fort et puissant, mais qu’il sera simple, humble et confronté à la souffrance comme tous les êtres humains.

Montée à Jérusalem et célébration de la Pâque (11,1 – 14,42)
Quittant la Galilée, Jésus monte ensuite à Jérusalem où il conclut son action par un discours sur la fin des temps (chapitre 13) puis par la célébration de la Pâque (rappel pour les Juifs de la sortie d’Egypte).

 La Passion et la Résurrection du Christ (14,43 – 16,8)
La Passion du Christ (de la condamnation à la crucifixion) s’achève par une seconde confession – celle du centurion romain – et par la découverte du tombeau vide.

L’évangile de Marc ne comporte pas de récit détaillé de la Résurrection (Mc 16,9-20 n’est pas de sa main et a été rajouté après coup). Mais il appelle ses lecteurs à tout quitter pour suivre le Christ sur les routes du monde.

 Sens de l’Evangile de Marc

La question centrale de l’Evangile de Marc est : qui est Jésus de Nazareth ?

En rédigeant son Évangile – qui est le premier chronologiquement – Marc a moins le souci de reconstituer les faits et gestes de Jésus-Christ que de porter son message aux chrétiens qui sont soumis aux persécutions de Néron, l’empereur romain de l’époque (n’oublions pas que les Romains occupaient alors Israël).

 Son message est le suivant :
« Ne vous étonnez pas de vos difficultés. Si vous doutez, c’est que vous n’avez pas compris le sens du message du Christ : sa divinité ne se révèle pas dans la gloire mais dans la Passion. Gardez confiance car le Christ a le pouvoir de ressusciter les morts ! ».

 Les  personnages principaux de l’Evangile de Marc.

L’évangéliste présente différents acteurs dans son texte.

Au centre de l’Evangile se situe Jésus-Christ :

Bien qu’il le présente dès l’introduction comme le Fils de Dieu, Marc le montre tout au long de son Évangile comme un homme qui connait tous nos sentiments : étonnement, colère, tristesse et pitié. Un jour il est proche de la foule et le lendemain il s’en éloigne pour prier. Il paraît à la fois proche et lointain. Il déroute car tout à la fois il tente d’expliquer son dessein mais pose parfois des gestes et des paroles mal comprises de son auditoire, par exemple lorsqu’il déjeune avec les publicains qui sont considérés à l’époque comme des « collaborateurs », ou quand il refuse de juger une femme adultère, etc….

Qui donc est-il ? C’est la question qui traverse tout cet Évangile jusqu’au moment de la Passion qui va révéler la vraie nature de Jésus.
La reconnaissance de sa nature est affirmée par le centurion romain qui au pied de la Croix déclare « Vraiment cet homme était Fils de Dieu » (Mc 15,39)

Marc invite ses lecteurs à ne pas rester les yeux levés vers le ciel à attendre le retour du Christ, mais à le suivre tous les jours dans leur vie quotidienne.

Quoi de plus missionnaire que cette invitation qui nous est lancée d’annoncer la bonne nouvelle du Christ : « le Royaume de Dieu est déjà parmi vous » !

L’évangile de Marc nous donne à contempler un Jésus très proche de chacun de nous.

 Les disciples

Les disciples sont tous ceux qui suivent Jésus de manière continue.
Ils reçoivent du Christ un enseignement particulier et sont disponibles pour sa parole. Cependant, ils n’en comprennent pas toute la portée.
Parmi les disciples, le Christ en a choisi 12 qui sont appelés à être tout particulièrement ses témoins : Simon Pierre et son frère André, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Thaddée, Simon le zélote, et Judas Iscarioth, celui qui le trahira. On les appelle les apôtres.
Pour autant, ils ne se montrent guère plus assurés dans leur foi. Dès que les difficultés réelles surgissent, ils abandonnent Jésus à son sort.
A l’exception de rares moments de discernement, comme par exemple lorsque Pierre reconnait en Jésus « le Christ » (Marc 8, 29), les apôtres ne comprennent guère plus que les disciples le sens du message.
Malgré leur bonne volonté, les apôtres sont conduits par leurs « ambitions humaines » et n’hésitent pas pour certains à revendiquer une place au Paradis aux côtés du Christ (Marc 9, 33-37). Le reniement de Pierre (Marc 14, 66-72) est l’aboutissement logique de la fragilité de ces hommes auxquels le Christ a confié la responsabilité d’annoncer son message.

Même après la Résurrection, ils auront du mal à croire.

 La foule juive

Au début, elle s’enthousiasme pour le message de Jésus.

Mais ses attentes ne sont pas nécessairement celles auxquelles le Christ lui propose de répondre.

Derrière l’annonce du Royaume de Dieu, elle ne voit que la restauration du Royaume d’Israël qui est alors occupé par les Romains.

Seuls quelques-uns vont parvenir, au prix d’une conversion intérieure, à s’ouvrir au message du Christ en entrant ainsi dans une relation personnelle avec lui : Jaïre ou encore Barthimée, l’aveugle de Jéricho.

 Les non juifs

Marc montre certains non juifs – les païens (à la traversée du lac de Génésareth ou lors de son voyage en Phénicie).

Ils se montrent ouverts et assoiffés d’authenticité.

Marc veut ainsi montrer que tous les hommes et les femmes, qu’ils soient juifs ou non juifs, sont appelés à être sauvés par l’Amour de Dieu.

 Les ennemis de Jésus

Sous différentes formes, ils représentent les puissants enfermés dans la richesse et le pouvoir.

Les HérodiensSadducéens, Pharisiens, scribes (voir lexique en bas de page) ou prêtres sont enfermés dans le système social, politique et religieux de l’époque. Ils se montrent ainsi incapables de recevoir le message de liberté et d’amour de Jésus et de reconnaitre en lui le Christ.

Ils s’opposent tout d’abord à lui puis décident ensuite de l’abattre. L’évangile montre la progression des oppositions qui s’achève par le complot et la Passion.

 

Histoire de la rédaction de l’Evangile de Marc.

L’auteur et l’histoire de la rédaction du texte

Qui est l’auteur de la rédaction du texte ?

La tradition a identifié Marc comme étant Jean-Marc, originaire de Jérusalem (Actes 12,12), et cousin de Barnabé (Col 4,10).
Marc est un juif devenu chrétien, de la deuxième génération, connaissant le grec, ouvert à la mission universelle, écrivant pour des païens devenus chrétiens.

Tout d’abord compagnon de Paul et de Barnabé, il rejoint Pierre à Rome.

L’évangile selon saint Marc est écrit dans un grec pauvre, teinté de sémitismes.

 Histoire de la rédaction de l’évangile de Marc

De nombreux indices laissent à penser que l’évangile selon Saint Marc fut écrit à Rome entre 65 et 70.

Or, depuis 64, l’empereur romain Néron persécute les chrétiens.

Suite au grand incendie de Rome, Néron a calmé l’opinion publique en désignant ces derniers à la vengeance populaire. C’est à ce moment que Pierre et Paul furent martyrisés.
La jeune Église de Rome affronte là une épreuve redoutable. Comme les autres communautés chrétiennes, elle était née dans la joie et l’espérance levées par le message du Christ. Elle pensait probablement, comme les communautés primitives, que le triomphe définitif du Christ était proche et voilà que tout semble s’effondrer.

 

http://www.chretiensaujourdhui.com/livres-et-textes-et-personnages/evangile-de-marc/

 

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L’évangile selon Marc

 

Le plus court des quatre Evangiles est sans doute aussi le plus ancien. Il semble en effet que Matthieu et Luc ont largement utilisé Marc, puisque des morceaux entiers de cet Evangile se retrouvent dans les deux autres.

Marc est le seul à donner le titre d’Evangile à son livre (1:1).

Après une très courte introduction, qui situe le ministère de Jésus (1:15) par rapport à celui de Jean-Baptiste, Marc résume la prédication de Jésus.

Les récits et paroles de Jésus qui composent la plus grande partie de l’Evangile (jusqu’à la passion) ne suivent pas un plan aussi précis que chez Matthieu. On ne peut y discerner un ordre chronologique strict surtout dans le détail. Mais Marc ne cherche pas à faire œuvre d’historien ou de biographe. Il annonce une Bonne Nouvelle. Le kerygma (prédication) tient la plus grande place dans son livre (l’enseignement y est plus réduit).

 

On peut cependant distinguer deux grandes parties dans son récit du ministère de Jésus.

a ) de 1 :14 à 8:26 : Jésus se manifeste publiquement par ses paroles, ses miracles, ses attitudes. Partout, il suscite l’étonnement.  » Qui est celui-ci ? D’où lui vient cette autorité ?  » (1 :22, 1 :27, 2 :7, 4 :41, 6 :2-3, 6 :14-16, 6 :51, 7 :37…). Marc met l’accent sur les réactions de ceux que Jésus rencontre. Les uns reconnaissent que son autorité vient de Dieu et deviennent ses disciples ; les autres s’interrogent sans se prononcer (la foule) ; d’autres contestent (sa famille, ses concitoyens, mais surtout les scribes et les pharisiens). Quand il parle de lui-même, il emploie le titre énigmatique de  » fils de l’homme « . Quand un esprit impur le proclame  » fils de Dieu  » il lui impose le silence (3 :12). La question demeure :  » Qui est cet homme? « 

  1. b) le tournant de l’Evangile se situe à Césarée de Phi lippe. 8:27-33) Jésus lui-même pose la question à ses disciples :  » Qui dites-vous que je suis ? « . Pierre confesse sa foi :  » Tu es le Christ « . Mais aussitôt après Jésus commence à annoncer sa mort. Pierre ne comprend pas, résiste. Il va falloir que Jésus révèle à ses disciples quel genre de Messie il sera. Cette seconde partie de l’Evangile est une marche vers la croix. L’hostilité grandit. La prédication aux foules cède le pas aux discussions avec les adversaires et à l’enseignement aux disciples (centre principalement sur l’abaissement du Fils de l’homme et sa mort prochaine (8 :31, 9 :31, 10 :45, 12 :1 ). A Jérusalem, les événements s’accélèrent : les adversaires de Jésus ne lui pardonnent pas son entrée triomphale et son intervention dans le Temple.
  2. c) nous en arrivons donc à la Passion (ch. 14 et 15). Ce récit tient une place relativement importante dans Marc : Jésus est le Messie crucifié. Il fallait qu’il souffre pour le salut des hommes (10:45, 9:12).
  3. d) le récit de la résurrection dans Marc est court. le moment de la Résurrection n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est de l’attester et la proclamer.

Une ancienne tradition, rapportée par Papias, déclare que Marc a été l’interprète de Pierre et qu’il a noté dans son Evangile ce que Pierre racontait. Nous pouvons croire qu’il en a été ainsi. L’auteur du deuxième Evangile est donc ce Jean-Marc, dont parlent les Actes (12:12, etc…) et plusieurs épîtres (Philémon 24, 1 Pierre 5 :l 3, etc…). Il a vraisemblablement écrit son livre à Rome vers l’année 60.

 

 

EVANGILE, MARC (saint ; évangéliste), MARC (saint), NOUVEAU TESTAMENT

L’Evangile selon saint Marc

L’évangile de Marc

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L’évangile de Marc est traversé par cette question : qui est Jésus ?

 

L’évangile de Marc commence avec la vie publique de Jésus et le baptême que lui donne Jean le Baptiste, c’est-à-dire quand il est âgé de 30 ans et qu’il va prêcher durant 3 ans. Avant cette période, Jésus a vécu de manière discrète à Nazareth parmi le peuple juif.

L’évangile de Marc ne comporte donc pas la naissance et l’enfance du Christ, comme l’évangile de Jean. En revanche, les Évangiles de Luc et Matthieu évoquent la naissance et l’enfance de Jésus.

 

 

Introduction qui se déroule au Jourdain (Mc 1,1-13)
Dès le début de l’évangile, Marc annonce aux lecteurs que Jésus est le Fils de Dieu, ce que Jean le Baptiste, son cousin, confirme.

Certains ont du mal à reconnaitre Jésus Fils de Dieu (Mc 1,14 – 8,27)

En commençant sa vie publique en Galilée, Jésus annonce le règne de Dieu.
Il s’affronte rapidement aux scribes (ceux qui lisent, traduisent et expliquent la Bible) et aux pharisiens (parti religieux attaché au respect de la Loi juive) et doit se retirer face à leur opposition.
Il annonce alors la Bonne Nouvelle en prêchant des paraboles (histoire imagée permettant de mieux comprendre le sens d’un message) et en faisant des miracles.
Tout cela suscite l’interrogation des hommes et des femmes de son temps : qui est-il ?
L’apôtre Pierre reconnaît en Jésus le Fils de Dieu (Mc 8,27-30)
Pierre reconnaît en Jésus la personne du Christ, c’est-à-dire celui qui va sauver le monde à la fin des temps.
Mais Jésus lui recommande de ne rien dire à personne.

 

La découverte progressive de la vraie nature de Jésus Christ (Mc 8,31 – 10,52)
Dans cette partie de l’Evangile, les disciples commencent progressivement à reconnaître en Jésus le Messie, c’est-à-dire le Fils de Dieu.
Cependant, ils ont du mal à comprendre qu’il ne sera pas un chef fort et puissant, mais qu’il sera simple, humble et confronté à la souffrance comme tous les êtres humains.

Montée à Jérusalem et célébration de la Pâque (11,1 – 14,42)
Quittant la Galilée, Jésus monte ensuite à Jérusalem où il conclut son action par un discours sur la fin des temps (chapitre 13) puis par la célébration de la Pâque (rappel pour les Juifs de la sortie d’Egypte).

 

La Passion et la Résurrection du Christ (14,43 – 16,8)
La Passion du Christ (de la condamnation à la crucifixion) s’achève par une seconde confession – celle du centurion romain – et par la découverte du tombeau vide.

L’évangile de Marc ne comporte pas de récit détaillé de la Résurrection (Mc 16,9-20 n’est pas de sa main et a été rajouté après coup). Mais il appelle ses lecteurs à tout quitter pour suivre le Christ sur les routes du monde.

 

 

Le sens le l’Evangile de Marc

La question centrale de cet Evangile : Qui est Jésus de Nazareth ?

En rédigeant son Évangile – qui est le premier chronologiquement – Marc a moins le souci de reconstituer les faits et gestes de Jésus-Christ que de porter son message aux chrétiens qui sont soumis aux persécutions de Néron, l’empereur romain de l’époque (n’oublions pas que les Romains occupaient alors Israël).

Son message est le suivant :
« Ne vous étonnez pas de vos difficultés. Si vous doutez, c’est que vous n’avez pas compris le sens du message du Christ : sa divinité ne se révèle pas dans la gloire mais dans la Passion. Gardez confiance car le Christ a le pouvoir de ressusciter les morts ! ».

 

Les personnages principaux de l’Evangile de Marc : les différents acteurs

 

 Au centre de l’Evangile se situe Jésus Christ :

Bien qu’il le présente dès l’introduction comme le Fils de Dieu, Marc le montre tout au long de son Évangile comme un homme qui connait tous nos sentiments : étonnement, colère, tristesse et pitié. Un jour il est proche de la foule et le lendemain il s’en éloigne pour prier. Il paraît à la fois proche et lointain. Il déroute car tout à la fois il tente d’expliquer son dessein mais pose parfois des gestes et des paroles mal comprises de son auditoire,par exemple lorsqu’il déjeune avec les publicains qui sont considérés à l’époque comme des « collaborateurs », ou quand il refuse de juger une femme adultère, etc….

Qui donc est-il ? C’est la question qui traverse tout cet Évangile jusqu’au moment de la Passion qui va révéler la vraie nature de Jésus. La reconnaissance de sa nature est affirmée par le centurion romain qui au pied de la Croix déclare « Vraiment cet homme était Fils de Dieu » (Mc 15,39)

Marc invite ses lecteurs à ne pas rester les yeux levés vers le ciel à attendre le retour du Christ, mais à le suivre tous les jours dans leur vie quotidienne.

Quoi de plus missionnaire que cette invitation qui nous est lancée d’annoncer la bonne nouvelle du Christ : « le Royaume de Dieu est déjà parmi vous » !

L’évangile de Marc nous donne à contempler un Jésus très proche de chacun de nous.

 

Les disciples

Les disciples sont tous ceux qui suivent Jésus de manière continue.
Ils reçoivent du Christ un enseignement particulier et sont disponibles pour sa parole. Cependant, ils n’en comprennent pas toute la portée.
Parmi les disciples, le Christ en a choisi 12 qui sont appelés à être tout particulièrement ses témoins : Simon Pierre et son frère André, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Thaddée, Simon le zélote, et Judas Iscarioth,celui qui le trahira. On les appelle les apôtres.
Pour autant, ils ne se montrent guère plus assurés dans leur foi. Dès que les difficultés réelles surgissent, ils abandonnent Jésus à son sort.
A l’exception de rares moments de discernement, comme par exemple lorsque Pierre reconnait en Jésus « le Christ » (Marc 8, 29), les apôtres ne comprennent guère plus que les disciples le sens du message.
Malgré leur bonne volonté, les apôtres sont conduits par leurs « ambitions humaines » et n’hésitent pas pour certains à revendiquer une place au Paradis aux côtés du Christ (Marc 9, 33-37). Le reniement de Pierre (Marc 14, 66-72) est l’aboutissement logique de la fragilité de ces hommes auxquels le Christ a confié la responsabilité d’annoncer son message.

Même après la Résurrection, ils auront du mal à croire.

 

La foule juive

Au début, elle s’enthousiasme pour le message de Jésus.

Mais ses attentes ne sont pas nécessairement celles auxquelles le Christ lui propose de répondre.

Derrière l’annonce du Royaume de Dieu, elle ne voit que la restauration du Royaume d’Israël qui est alors occupé par les Romains.

Seuls quelques-uns vont parvenir, au prix d’une conversion intérieure, à s’ouvrir au message du Christ en entrant ainsi dans une relation personnelle avec lui : Jaïre ou encore Barthimée, l’aveugle de Jéricho.

 

Les non juifs

Marc montre certains non juifs – les païens (à la traversée du lac de Génésaret ou lors de son voyage en Phénicie).

Ils se montrent ouverts et assoiffés d’authenticité.

Marc veut ainsi montrer que tous les hommes et les femmes, qu’ils soient juifs ou non juifs, sont appelés à être sauvés par l’Amour de Dieu.

 

Les ennemis de Jésus

Sous différentes formes, ils représentent les puissants enfermés dans la richesse et le pouvoir.

Hérodiens, Sadducéens, Pharisiens, scribes ou prêtres sont enfermés dans le système social, politique et religieux de l’époque. Ils se montrent ainsi incapables de recevoir le message de liberté et d’amour de Jésus et de reconnaitre en lui le Christ.

Ils s’opposent tout d’abord à lui puis décident ensuite de l’abattre. L’évangile montre la progression des oppositions qui s’achève par le complot et la Passion.

 

 Histoire de la rédaction de l’Evangile de Marc. L’auteur et la rédaction du texte.

Qui est l’auteur de l’évangile de Marc ?

La tradition a identifié Marc comme étant Jean-Marc, originaire de Jérusalem (Actes 12,12), et cousin de Barnabé (Col 4,10).
Marc est un juif devenu chrétien, de la deuxième génération, connaissant le grec, ouvert à la mission universelle, écrivant pour des païens devenus chrétiens.

Tout d’abord compagnon de Paul et de Barnabé, il rejoint Pierre à Rome.

L’évangile selon saint Marc est écrit dans un grec pauvre, teinté de sémitismes.

 

Histoire de la rédaction de l’évangile de Marc

De nombreux indices laissent à penser que l’évangile selon Saint Marc fut écrit à Rome entre 65 et 70.

Or, depuis 64, l’empereur romain Néron persécute les chrétiens.

Suite au grand incendie de Rome, Néron a calmé l’opinion publique en désignant ces derniers à la vengeance populaire. C’est à ce moment que Pierre et Paul furent martyrisés.
La jeune Église de Rome affronte là une épreuve redoutable. Comme les autres communautés chrétiennes, elle était née dans la joie et l’espérance levées par le message du Christ. Elle pensait probablement, comme les communautés primitives, que le triomphe définitif du Christ était proche et voilà que tout semble s’effondrer.

 

 

http://www.chretiensaujourdhui.com/livres-et-textes-et-personnages/evangile-de-marc/

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Les reliques de saint Marc

L’aventure des reliques de saint Marc

 

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Les reliques de l’apôtre fêté le 25 avril, venu évangéliser l’Égypte en 43 après Jésus Christ, auraient voyagé à Venise, à la barbe des musulmans… et des coptes.

Selon la tradition copte, saint Marc l’évangéliste a fondé en 43 une communauté chrétienne vivace en Égypte, où il serait mort martyr. Mais les Vénitiens affirment qu’ils lui doivent, eux aussi, leur foi chrétienne. Quelle que soit la réalité des prétentions vénitiennes, ce sont les coptes qui conservèrent en Égypte les reliques du saint, jusqu’à une expédition rocambolesque, menée en 827.

 

Le lion de saint Marc arrive en contrebande

Outre la dévotion populaire pour le saint, la possession des reliques de saint Marc représentait pour la ville de Venise un prestige considérable : Rome avait Pierre, elle aussi aurait  « son apôtre ». Et ce prestige s’accompagnait de revenus financiers, générés par les pèlerins. Les mosaïques couvertes d’or de la basilique Saint-Marc de Venise racontent comment les reliques auraient rejoint Venise, avant que saint Marc, symbolisé par le lion auréolé, ailé, et posant la patte sur un livre, ne devienne l’emblème de la ville.

 

Un saint dans la soupe aux choux

En novembre 827, le Doge de Venise, Justiniano Partecipazio, demanda à Andrea il Torcellese de subtiliser les reliques. Celui-ci mit donc le cap sur l’Égypte, à bord d’un navire armé pour l’occasion, le « San-Nicola », contrevenant aux ordres de l’Empire byzantin qui interdisait tout commerce avec les musulmans. Il prenait aussi le risque d’être pris par les musulmans qui administraient l’Égypte. Parvenus à la chapelle du port de Bucoles, près d’Alexandrie, il parvient à dérober les reliques. Il les glisse ensuite dans un récipient contenant du chou et du porc, et elles échappent ainsi au contrôle des douaniers musulmans, qui ne peuvent pas se souiller au contact d’un animal « impur ». Le retour de l’équipage d’Andrea il Torcellese est triomphal, et toujours selon la tradition, il fait don de sa récompense, 100 livres d’argent, pour financer la construction de l’oratoire de l’église San Marco à Torcello.

 

Un litige millénaire entre coptes et italiens

Mais, si toute l’opération a été menée aux dépens des Byzantins et des musulmans, les principaux perdants, dans cette affaire, sont les coptes, qui n’ont pas été consultés ! Ce vol de reliques a durablement empoisonné les relations entre chrétiens coptes et chrétiens italiens. Les papes coptes, au cours des siècles, ont entrepris des démarches auprès du Vatican pour que le fondateur de leur Église leur soit restitué. En fin de compte, c’est en 1968, sous les pontificats de Cyrille VI (1959-1971) et du pape Paul VI (1963-1978) qu’une partie des reliques fut restituée aux coptes. Le président Nasser, qui entretenait de bonnes relations avec Cyrille VI, fit du retour de ces reliques un événement national, fêté dans la presse, symbole de l’unité des citoyens. Pourtant, les reliques remises n’étaient pas les restes du saint, mais des reliques de contact, que le Vatican avait en sa possession. Les ossements de Marc, en supposant que la tradition dise vrai, demeurent donc dans la basilique Saint-Marc de Venise. Les Vénitiens ne sont pas prêts à laisser le saint protecteur de la ville quitter le repos de la Sérénissime !

 

https://fr.aleteia.org/2017/04/25/quand-les-reliques-de-saint-marc-voyageaient-dans-de-la-viande-de-porc/

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Saint Marc

À l’occasion de la Saint-Marc ce 25 avril, la rédaction d’Aleteia s’est intéressée à cet homme dont l’Évangile est le plus court et le plus ancien. « Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Dès le premier verset, Marc donne des éléments sur celui dont son Évangile n’aura de cesse de s’interroger : qui est…

via Saint Marc, le premier à avoir raconté la vie de Jésus — Aleteia : un regard chrétien sur l’actualité, la spiritualité et le lifestyle

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Saint Marc, l’Evangile de Marc

Saint Marc et l’Evangile de Marc

 

Guide de lecture de l’évangile selon saint Marc

 Le plan n’est pas évident à découvrir. Déjà en 125 Papias, évêque de Hiéropolis en Phrygie disait « Marc, qui fut l’interprète de Pierre, écrivit avec exactitude, mais sans ordre…. » Voici le plan que propose Jacques Hervieux à partir de son ouvrage L’Evangile de Marc, col. Commentaires Bayard 1991

Deux directions semblent avoir été prises par saint Marc pour écrire son texte. Tout d’abord la « révélation progressive » du mystère de la personnalité et de la mission de Jésus et ensuite l’intérêt soutenu de Marc à « la formation des disciples » de Jésus.

La révélation progressive du mystère de Jésus permet de distinguer deux grandes parties dans l’évangile.

1ère partie : 1, 1 à 8, 30. Jésus dévoile l’originalité de son identité: il est le « Messie »

2e partie : 8, 31 à 16, 20. Le Messie, une fois reconnu, fait découvrir à ses disciples l’envergure insoupçonnable de sa personnalité et de son œuvre: il est le « Fils de Dieu » qui par sa Passion et sa Résurrection arrache les hommes au pouvoir du Mal et de la Mort.

Les principaux bénéficiaires de cette révélation de Jésus, Messie et Fils de Dieu, sauveur du monde, sont ses « disciples ». Le mot désigne ceux qui suivent un maitre, adhèrent à sa personne et à sa doctrine. Ce nom de disciple revient 46 fois dans le texte : c’est un thème très cher à Marc. Le texte met en évidence 6 moments où les disciples accueillent la Bonne Nouvelle et son invités à l’annoncer au monde entier.

Première moment : 1, 14 à 3,12. De l’appel des premiers disciples à l’institution des Douze.

Deuxième moment : 3, 13 à 6,6. De l’institution des Douze à leur envoi en mission.

Troisième moment : 6, 7 à 8, 26. De la mission des Douze à la profession de foi de Pierre.

Quatrième moment : 8, 27 à 10, 52. De la profession de foi de Pierre à l’annonce de la Passion

Cinquième moment : 11, 1 à 13, 37. A Jérusalem, l’affrontement entre Jésus et les autorités religieuses.

Sixième moment : 14, 1 à 16, 8. La Passion et la Résurrection de Jésus.

Les deux derniers moments présentent une formation accélérée des disciples dans la précipitation des événements.

Ces six moments sont précédés d’un prologue : 1, 1-13: présentation de la personne de Jésus et d’un épilogue 16, 9-20 qui résume le message du Ressuscité.

 

 Qui est l’évangéliste saint Marc ?

L’évangéliste saint Marc est sans doute un compagnon des apôtres Pierre et Paul. Relativement « discret » on ne sait que peu de chose sur son histoire.

Le texte de l’évangile selon saint Marc ne dit rien rien de son auteur. Ni apôtre, ni homme célèbre on ne sait rien de saint Marc. La tradition la plus ancienne, remontant à Irénée de Lyon mort en 202, affirme que Marc l’évangéliste était un disciple et un interprète de l’Apôtre Pierre.

Les Actes des Apôtres parlent d’un certain « Jean », surnommé « Marc » qui était en relation avec Pierre à Jérusalem (Ac 12, 12). Mais plus loin dans le livre des Actes on apprend que ce « Jean »-« Marc » devient un disciple de Paul. Il l’accompagne dans ses missions auprès des gentils -les païens- (Ac 13, 5 ; 15, 37). Saint Paul parle de lui dans sa lettre aux Colossiens (Col 4, 10), le disant proche de lui à Rome; de-même saint Pierre dans sa première lettre (1 P 5, 13) le reconnait comme étant son ami, présent avec lui dans la Capitale de l’Empire.

C’est certain, Marc était proche des deux colonnes de l’Eglise, pourtant il demeure un personnage secondaire. Bien longtemps l’évangile selon Saint Marc est resté dans l’ombre des trois autres : Mathieu, Luc et Jean. Plus court avec seulement 16 chapitres et donc plus concis, ce texte ne s’encombre pas de détails ou d’envolées spirituelles ou théologiques. Il a été ecrit pour être appris par cœur et récité lors des assemblées liturgiques.

Les exégètes sont d’accord aujourd’hui pour reconnaitre l’évangile selon saint Marc comme étant le plus ancien des quatre textes de l’Évangile de Jésus-Christ.

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Croire – Sébastien Antoni – décembre 2012