APPARITIONS DE LA VIERGE MARIE, MARIOLOGIE, RENE LAURENTIN (1917-2019), VIERGE MARIE

-René Laurentin (1917-2017), spécialiste de la Vierge

 

René Laurentin

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L’abbé René Laurentin, né le 19 octobre 1917 à Tours (Indre-et-Loire) et mort le 10 septembre 2017dans le 7e arrondissement de Paris, est un prêtre, théologien et exégète français, spécialiste notamment des apparitions mariales.

Il a été longtemps chroniqueur religieux au Figaro. Il a écrit de nombreux livres sur les apparitions mariales dans le monde. Il a publié plus d’une centaine d’ouvrages.

Ancien expert au Concile Vatican II, membre de l’Académie théologique pontificale Pontificia Academia Mariana Internationalis de Rome, professeur à l’université catholique de l’Ouest, il est « visiting professor » dans plusieurs universités d’Amérique et d’Italie.

  

Biographie

Né le 19 octobre 1917 à Tours, René Laurentin est le fils de Maurice Laurentin, architecte et de Marie Jactel. C’est le frère de la journaliste Menie Grégoire.
Il entre au séminaire des Carmes à l’Institut catholique de Paris en 1934. Il y obtient ses grades de licencié en philosophie thomiste avec Jacques Maritain en même temps que sa licence en philosophie à la Sorbonne en 1938. Il est en contact avec Henri Bergson, comme le relatent ses Mémoires.

Au terme de sa première année de théologie (1937-1938), il fait son service militaire. Officier d’infanterie pendant la guerre, il est fait prisonnier en 1940 et passe 5 ans en captivité, dont une partie dans la forteresse de Königstein. Il enseigne l’hébreu à l’université de son oflag et s’initie à la mariologie sous la direction du Père Génévois, dominicain (o.p.).

Ordonné prêtre le 8 décembre 1946, il commence à préparer ses trois thèses (ès lettres et théologie) sur la Vierge Marie en parcourant les principaux pays d’Europe (1946-1947). Le 7 juin 1952, il soutient deux thèses de doctorat sur Le Sacerdoce de la Vierge Marie (Paris, Lethielleux, 1952). Le 9 février 1953, il soutient sa thèse de théologie, présidée par Mgr Blanchet : Cum singulari prorsus laude. La même année, il publie la première édition de son Court traité sur la Vierge Marie (cinq éditions successives). Il est nommé professeur à la faculté de théologie à l’Université catholique d’Angers en 1955.

Consulteur à la commission théologique préparatoire au Concile Vatican II (1960), puis expert au Concile (1962-1965).

Journaliste professionnel, il a écrit près de 2 000 articles dont la moitié au Figaro où il est chroniqueur religieux (1963).

En 1978, il a fondé Chrétiens Magazine avec Christian Ravaz.

C’est un mariologue (études de la Vierge Marie) et un spécialiste des apparitions. Il a abondamment publié sur le cas d’Yvonne-Aimée de Malestroit (Yvonne Beauvais), sur laquelle un décret du Saint-Office avait interdit de publier. Rome l’a autorisé en 1981 à rouvrir le dossier. Il poursuit méthodiquement sa réhabilitation.

 

Critiques

Le père Laurentin s’est attiré de nombreuses critiques, notamment pour son traitement des apparitions mariales de Medjugorje. On lui reproche non seulement de manquer de discernement dès lors qu’il est persuadé d’être en présence de manifestations de la Vierge ou autres mais également de ne pas hésiter à minimiser voire à passer sous silence ou carrément falsifier des faits qui seraient de nature à invalider la réalité de ces manifestations5. Alors que dans certains de ses ouvrages, il prenait position pour des apparitions ou des révélations, l’Église a pris par la suite des positions condamnant sans ambiguïté ces manifestations, comme ce fut notamment le cas de Vassula Ryden.

 

 

Études et diplômes

Études secondaires à l’institut Sainte-Marie de Cholet ;

Licencié en philosophie scolastique Institut catholique de Paris, 1938 ;

Docteur en théologie de l’Institut catholique de Paris, 9 février 1953, « cum singulari prorsus laude » ;

Docteur ès lettres (Sorbonne de Paris, 7 juin 1952, mention très honorable).

 

Académies

Membre de l’Académie mariologique internationale des Franciscains – Rome (1955) ;

Membre de l’Académie mariologique salésienne (1988) – Théologique de Rome (1989) ;

Membre associé de l’Académie internationale Greci-Marino (Vercelli) ;

Membre de l’Académie des docteurs d’État.

 

Fonctions

Professeur à l’université catholique de l’Ouest ;

Visiting professor à l’Institut catholique de Paris, en plusieurs universités italiennes et américaines dont l’University of Dayton, Ohio et l’Institut pontifical catéchétique d’Arlington ;

Vice-président de la Société française d’études mariales (1962-1997).

 

Décorations et distinctions

L’abbé René Laurentin a reçu le Prix de la culture catholique7 le 25 octobre 1996 : « René Laurentin a exercé une profonde influence également dans la culture religieuse de l’Italie dont il parle la langue, et dans laquelle il est écouté et apprécié, tout comme d’ailleurs dans sa France natale. Il a mis son énergie de prêtre catholique au service d’un apostolat moderne, à la recherche d’une apologétique pour notre temps. Face aux attaques portées à la foi, tant par le rationalisme incrédule, que par un certain “spiritualisme” sentimental, ce chrétien s’est battu pour le caractère raisonnable du fait de croire ».

Il est également :

officier de la Légion d’honneur (2002) ;

Croix de guerre 1939-1945 (deux citations) ;

Prix de l’Académie française :

en 1954, Prix Ferrières pour sa thèse Marie, l’Église et le sacerdoce, sur examen de Paul Claudel,

en 1958, Prix Véga et Lods de Wegmann, pour Lourdes : documents authentiques,

en 1979, Prix Cardinal Grente, pour La vie de Bernadette (600 000 exemplaires),

en 1983, Prix Broquette-Gonin (littérature) pour Les Évangiles de l’Enfance) ;

Marian Award de l’University de Dayton pour son œuvre sur la Vierge (1964) ;

Prix Wlodzimierze Pietrzak (Varsovie) décerné pour l’ensemble de son œuvre (1974) ;

Prix œcuménique Sapienza (Italie) (1984) ;

Prix Magnificat pour son œuvre théologique décerné à Manille par Mme Cori Aquino (1987) ;

Plume d’or des amitiés Franco-Yougoslaves (1988) ;

Prix de culture catholique remis à Bassano di Grappa (Italie, Vénétie) (1996).

Le 30 avril 2009, Benoît XVI le promeut « monseigneur René Laurentin, prélat de sa Sainteté »

  

Œuvres du Père Laurentin

 

Le Père René Laurentin a écrit près de 160 livres.

Ouvrages de mariologie

Le titre de corédemptrice, étude historique Éditions Lethielleux (1951)

Iconographie du sacerdoce de la Vierge, Thèse secondaire de doctorat ès lettres – inédit (1952)

Marie, l’Église et le sacerdoce : I Étude historique – II Étude théologique – Éditions Lethielleux (1953)

Court traité sur la Vierge Marie – Éditions Lethielleux (1953) – Éditions François-Xavier de Guibert (2009)

Notre Dame et la messe – Éditions Desclée de Brouwer (1954)

Le mystère de la naissance virginale – Tirage privé (1955)

La question mariale – Éditions du Seuil (1963)

Marie, Mère du Seigneur – Éd. Desclée (1984)

Vie de Marie – Éditions François-Xavier de Guibert (1987)

Une année de grâce avec Marie – Éd. Fayard (1987)

Je vous salue Marie – Éd. Desclée de Brouwer (1988)

Le vœu de Louis XIII – Éditions François-Xavier de Guibert (1988)

Un avent avec Marie vers l’an 2000 – Éd. Fayard (1990)

Retour à Dieu avec Marie : de la sécularisation à la consécration – Éditions François-Xavier de Guibert (1991)

Comment la Vierge Marie leur a rendu la liberté – Éditions François-Xavier de Guibert (1991)

Magnificat : action de grâce de Marie – Éd. Desclée de Brouwer (1991) – Éditions François-Xavier de Guibert (2011)

Lire la bible avec Marie – Éditions François-Xavier de Guibert (1993)

Marie, clé du mystère chrétien – Éd. Fayard (1994)

Vie authentique de Marie – L’Œuvre Éditions (2008)

Présence de Marie histoire, spiritualité, fondements doctrinaux – Éd. Salvator (2011)

La Vierge des derniers temps – Éd. Salvator (2014)

Le Rosaire. Les Vingt Mystères revisités – Éd. du Gingko (2016)

 

Ouvrages sur les apparitions

Général

Multiplication des apparitions de la Vierge aujourd’hui. Est-ce elle ? – Éd. Fayard (1988, augmenté en 1996)

Dictionnaire des apparitions de la Vierge Marie, avec Patrick Sbalchiero – Éd. Fayard (2007).

Lourdes

Sens de Lourdes – Éd. Lethielleux (1955)

Lourdes : documents authentiques 7 volumes – Éd. Lethielleux (1957-1966) En collab. avec Dom B. Billet à partir du t. 2

Bernadette raconte les apparitions – Éd. Lethielleux (1958)

Lourdes, l’Église et la science – Éditions Albin Michel (1958)

Messages de Lourdes – Éditions Bonne Presse (1958)

Lourdes, histoire authentique des apparitions 6 vol. Éditions Lethielleux (1961-1964)

Lourdes, pèlerinage pour notre temps – Éd. du Chalet (1977)

Lourdes, récit authentique des apparitions, (2002)

Medjugorje

La Vierge apparaît-elle à Medjugorje ? – Éditions François-Xavier de Guibert (1984 et 1990, livre bilan augmenté)

Dernieres nouvelles de Medjugorje, série de 17 volumes – Éditions François-Xavier de Guibert (1984-1998)

Études médicales et scientifiques sur Medjugorje – Éditions François-Xavier de Guibert (1984 et 1998)

Medjugorje – Récit et chronologie des apparitions – Éditions François-Xavier de Guibert (1986)

Apparitions de la Vierge à Medjugorje, où est la vérité – Éd. du Berger (1987)

Message et pédagogie de Marie à Medjugorje. Corpus chronologique des messages – Éditions François-Xavier de Guibert (1990)

Autres

Pontmain, histoire authentique 3 vol. – Apostolat des éditions (1970)

Miracle à El Paso – Éd. Desclée de Brouwer (1981)

El Paso : le miracle continue – Éd. Desclée de Brouwer (1988)

Scottsdale: Messages du Christ et de Marie à une paroisse des États-Unis – Éditions François-Xavier de Guibert (1993)

Le secret de La Salette, avec M. Corteville – Éd. Fayard (2002)

Argentina

San Nicolas en Argentine : des apparitions assumées par l’Église – Éd. Éditions François-Xavier de Guibert (1990)

¿Se aparece la Virgen en Salta? – Éd. Bonum (2011)

Génesis de Salta – Éd. Bonum (2013)

Antecedentes de las apariciones de Salta – Éd. Mundo (2014)

Ouvrages d’exégèse et de théologie

Structure et théologie de Luc 2 tomes – Éditions Gabalda (1957)

Jésus et le Temple – Éditions Gabalda (1966)

Jésus-Christ présent – Éd. Desclée de Brouwer (1980)

Qu’est-ce-que l’Eucharistie ? – Éd. Desclée de Brouwer (1981)

Les Évangiles de l’enfance – Paris, Éditions Desclée, 630 p. (1982) –

Les Évangiles de Noël – Paris Éd. Desclée, 235 p. (1985,1999) – Ed Lethielleux (2010)

L’année sainte – Éditions François-Xavier de Guibert (1983)

Les routes de Dieu – Éditions François-Xavier de Guibert (1983)

Comment réconcilier l’exégèse et la foi – Éditions François-Xavier de Guibert (1984)

Comment prier – Éd. Desclée (1992)

Dieu existe, en voici les preuves – Éd. Brechant (1993)

Le Démon, mythe ou réalité – Éd. Fayard (1996)

Vie authentique de Jésus-Christ – Éd. Fayard (1996)

L’Esprit Saint – 1. Cet Inconnu, découvrir son expérience et sa personne – Éd. Fayard, (1997)

L’Esprit Saint – 2. Source de vie : Les beaux textes – Éd. Fayard, (1998)

Au-delà de la mort du Père, Dieu Notre Père – Éd. Fayard (1998)

Traité de la Trinité – Éd. Fayard (1999)

La Trinité, mystère et lumière – Éd. Fayard (1999)

Traité sur la Trinité. Principe, modèle et terme de tout amour – Éd. Fayard (2001)

Nouveau Diatessaron – Les quatre évangiles en un seul – Éd. Fayard (2002)

Ouvrages sur l’Église et le Concile

L’enjeu du Concile, bilan des quatre sessions et bilan général 5 vol. – Éditions du Seuil (1963 à 1966)

Enjeu et bilan du Synode 4 vol. – Éditions du Seuil (1966 à 1970)

L’Église et les juifs à Vatican II – Éditions Catermann (1967)

Nouveaux ministères et fin du clergé devant le 3e Synode (1971)

Crise et promesses d’Église aux États-Unis – Apostolat des éditions (1971)

Réorientation de l’Église après le Synode – Éd. du Seuil (1972)

Renaissance des Églises locales : Israël (1973)

L’Église a-t-elle trahi ? Verse et controverse – Dialogues avec Jean Fourastié – Éditions Beauchesne (1974)

Pentecôtisme chez les catholiques – Éditions Beauchesne (1974)

L’Évangélisation après le quatrième Synode – Éd. du Seuil (1975)

20 ans après le Concile : un synode extraordinaire – Éditions François-Xavier de Guibert (1984)

Église qui vient : Au-delà des crises – Éd. Desclée (1989)

Regards sur la société

Flashes sur l’Amérique latine – Éditions du Seuil (1966)

Dieu est-il mort ? – Apostolat des éditions (1968)

Développement et Salut – Éditions du Seuil (1969)

Nouvelles dimensions de la charité – Apostolat des éditions (1970)

Nouvelles dimensions de l’espérance – Éditions du Cerf (1972)

Flashes sur l’Extrême-Orient – Éd. du Seuil (1972)

Israël – Éd. du Seuil (1973)

Chine et christianisme – Éd. Desclée de Brouwer (1977)

Les chrétiens détonateurs des libérations à l’Est -Éditions François-Xavier de Guibert (1991)

Aveugles et voyants, Au-delà des malentendus – Éd. Salvator (2010)

Science philosophie révélation, Trois voies convergentes – Éd. Salvator (2013)

 

Vies de saints et cas de mystiques

Bernadette Soubirous

Logia de Bernadette 3 vol. – Apostolat des éditions (1971)

Bernadette vous parle 2 tomes – Apostolat des éditions (1972)

Visage de Bernadette 2 volumes – Éd. Letheilleux (1978)

Vie de Bernadette – Éd. DDB : Livre de poche – Livre Cadeau – Livre pour jeunes (1978 et 1979),

Petite vie de Bernadette – Éd. Desclée de Brouwer (1987)

Thérèse de Lisieux

Thérèse de Lisieux : Mythe et réalité – Éditions Beauchesne (1972)

Thérèse de Lisieux : Verse et controverse – Dialogues avec J.F. Six – Éditions Beauchesne (1973)

Catherine Labouré

Catherine Labouré et la médaille miraculeuse. Documents authentiques – Éd. Letheilleux (1976)

Procès de Catherine Labouré. Documents authentiques – Éd. Letheilleux (1978)

Vie authentique de Catherine Labouré 2 volumes – Éd. DDB – Livre de poche racontée à tous (1980 et 1981)

Petite vie de Catherine Labouré – Éd. Desclée de Brouwer (1988)

Alphonse de Ratisbonne

Alphonse de Ratisbonne : vie authentique – 1. La jeunesse 2 volumes – Éditions François-Xavier de Guibert (1980)

Alphonse de Ratisbonne : vie authentique – 2. L’apparition à Alphonse de Ratisbonne 2 volumes – Éditions François-Xavier de Guibert (1993)

Mère Yvonne-Aimée de Malestroit

Un amour extraordinaire : Yvonne-Aimée de Malestroit – Éditions François-Xavier de Guibert (1985)

Prédictions de Mère Yvonne-Aimée de Malestroit : cas unique de vérification scientifique – Éditions François-Xavier de Guibert (1987)

Écrits spirituels de Mère Yvonne-Aimée de Malestroit – Éditions François-Xavier de Guibert (1987)

Yvonne-Aimée : priorité aux pauvres en zone rouge et dans la Résistance – Éditions François-Xavier de Guibert (1988)

Stigmates de Mère Yvonne-Aimée – Éditions François-Xavier de Guibert (1988)

Formation spirituelle et discernement chez Mère Yvonne-Aimée de Malestroit – Éditions François-Xavier de Guibert (1990)

Bilocations de Mère Yvonne-Aimée – Éditions François-Xavier de Guibert (1990)

L’amour plus fort que la souffrance. Dossier médical d’Yvonne-Aimée, en collaboration avec le Docteur Patrick Mahéo – Éditions François-Xavier de Guibert (1993)

Biographie de sœur Yvonne-Aimée : 1. La sainte enfance – Éditions François-Xavier de Guibert (1998)

Biographie de sœur Yvonne-Aimée : 2. L’essor mystique – Éditions François-Xavier de Guibert (1999)

Biographie de sœur Yvonne-Aimée : 3. Premiers pas dans la vie religieuse et mort manquée – Éditions François-Xavier de Guibert (2000)

Biographie de sœur Yvonne-Aimée : 4. La grande épreuve et les gloires – Éditions François-Xavier de Guibert (2001)

Grignon de Montfort

Dieu est ma seule tendresse : Grignon de Montfort – Éditions François-Xavier de Guibert (1994) avec édition critique du secret (1996)

Petite vie de Grignon de Montfort – Éd. Desclée de Brouwer (1996)

Vassula Ryden

Quand Dieu fait signe. Réponse aux objections contre Vassula – Éditions François-Xavier de Guibert (1993)

Qui est Vassula ? – Éditions François-Xavier de Guibert (1995)

Autres

Petite vie de saint Pierre – Éd. Desclée de Brouwer (1992)

Petite vie de Jean-Baptiste – Éd. Desclée de Brouwer (1993)

Petite vie de Marie-Louis Trichet – Éd. Desclée de Brouwer (1993)

La passion de Madame R. Édition du journal d’une mystique – Éd. Plon (1993)

Marie Deluil-Martiny – Précurseur et martyre – Béatifiée par Jean-Paul II – Éd. Fayard (2003)

La vie de Marie d’après les révélations des mystiques : Que faut-il en penser ?, avec François-Michel Debroise – Presses de la Renaissance (2011)

Maria Valtorta

Dictionnaire des personnages de l’Évangile, selon Maria Valtorta, avec François-Michel Debroise et Jean-François Lavère – Éd. Salvator (2012)

Divers

Une centaine d’articles parus dans diverses revues théologiques : Nouvelle revue théologique – Revue des sources philosophiques et théologiques – Concilium – Vie spirituelle – Éphémérides mariologicae – Marianum etc.

Articles de dictionnaire dans : Catholicisme – dictionnaire des religions – Marienlexicon etc.

Plusieurs centaines d’articles dans Le Figaro et une douzaine dans Le Figaro Magazine – Ouest-France – Avvenire – Chrétiens Magazine

25 préfaces à divers ouvrages, dont le Tome 3 de Maria (1954) et le Dictionnaire de l’extraordinaire – Éd Fayard (2002)

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Source : Wikipédia

EGLISE CATHOLIQUE, FOI, HANS URS VON BLATHASAR, JOSEPH RATZINGER, LA FILLE DE SION : MARIE ET LA FOI MARIALE DE L'EGLISE, MARIE DANS L'EGLISE, MARIOLOGIE, Non classé, VIERGE MARIE

Marie dans l’Eglise

MARIE ET LA FOI MARIALE DE L’EGLISE

La fille de Sion : considérations sur la foi mariale de l’Eglise

Joseph Ratzinger

Paris, Parole et Silence, 2002. 111 pages.

Marie selon Benoît XVI

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 Marie, première Eglise

Cardinal Joseph Ratzinger, Hans Urs von Balthasar

Médiaspaul, Paris, Montréal, Médiaspaul, 1998. 183 pages

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Si le cardinal Ratzinger a consacré l’essentiel de ses travaux à l’Église, il considère Marie comme «la figure parfaite» de la communauté chrétienne

Si le cardinal Ratzinger a consacré l’essentiel de ses travaux à l’Église, il considère Marie comme «la figure parfaite» de la communauté chrétienne

«L’Église abandonne quelque chose qui lui était confié lorsqu’elle ne loue pas Marie», écrivait en 1988, dans la revue internationale Communio, le futur Benoît XVI. Réflexion qui montre bien que l’actuel pape n’a rien voulu perdre de la foi mariale de l’Église. Si l’essentiel de sa réflexion de théologien tourne autour du thème de l’Église, la figure de Marie n’en est pas absente, loin de là. Dans les textes qu’il lui a consacrés (1), le cardinal Joseph Ratzinger remet même Marie à sa juste place : à savoir au coeur même de la confession de foi dans le Dieu vivant ; une affirmation qu’il ressitue dans la droite ligne de Vatican II.

Lors du Concile, les débats avaient mis au jour le fossé qui s’était creusé entre ceux qui critiquaient une mariologie hypertrophiée (telle qu’elle s’était développée notamment au XIXe siècle) et ceux qui dénonçaient une «foi bibliciste et positiviste» (excluant toute référence à Marie). Après d’âpres discussions entre les deux extrêmes, les Pères conciliaires décidaient le 29 octobre 1963, à seulement vingt voix de majorité, d’intégrer dans le schéma sur l’Église ( Lumen gentium) le texte prévu à propos de la Vierge Marie ; au lieu d’en faire l’objet d’un texte en soi.

Pour certains, cela revenait à brader le culte marial et la suite parut parfois leur donner raison. De fait, s’ensuivit dans l’église une éclipse mariale de plus de vingt ans, la mariologie étant comme absorbée par l’ecclésiologie.

« Marie n’est pas une option de la foi chrétienne »

Aux yeux de l’actuel pape, c’était mal comprendre le Concile que de réduire ainsi la figure de Marie. Au contraire, explique-t-il, la décision de Vatican II replace Marie au coeur de la foi. Elle signifie que «la mariologie ne peut jamais être simplement mariologique, mais se tient dans la totalité de l’ensemble fondamental formé par le Christ et l’Église, qu’elle est l’expression la plus concrète de cet ensemble». Ainsi, Marie n’est plus un élément isolé, ce qui justement ouvrait la porte à toutes les dérives «mariolâtres». Elle donne tout son sens à la vocation chrétienne.

«En cela, la théologie mariale du cardinal Ratzinger est novatrice, affirme le P. André Cabes, curé de la paroisse d’Ossun (près de Lourdes) et spécialiste de mariologie. Marie n’est pas une option de la foi chrétienne, puisqu’elle se trouve en son centre.» C’est là une conception qui est dans la logique conciliaire, mais «qui est encore loin d’être entrée pleinement dans nos mentalités», estime le P. Cabes. Lequel regrette, par exemple, que dans les textes oecuméniques les dogmes mariaux soient explicités de manière isolée : «En voulant les justifier, on en fait des sortes d’à-côtés facultatifs», explique-t-il.

Le cardinal Ratzinger, lui, va plus loin : «Sans Marie , écrit-il, l’entrée de Dieu dans l’histoire n’aurait pu aboutir.» Parole extrêmement forte, qui fait de Marie beaucoup plus que celle par laquelle le Christ est venu au monde. Et à partir de laquelle il développe une théologie de l’accueil et du don : «Avec Marie , le Seigneur veut manifester que le rôle de la créature est essentiel dans l’accueil du don qu’il nous fait», analyse encore le P. Cabes.

L’usage contesté du terme de « médiatrice » au sujet de Marie

Dieu, en Marie, s’est appuyé sur l’humilité active de sa créature. Marie se trouve ainsi au carrefour du biologique et du théologique, du fait et du sens, de la christologie et de l’ecclésiologie. D’où un long développement du futur pape sur le corps. Lorsque l’homme oublie ce principe d’unité, lorsque la théologie ne se sert du biologique que comme moyen d’expression symbolique, sans lui accorder plus d’importance, il se fourvoie, selon l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le discours sur le seul biologique «est l’antithèse de ce que la foi pense, elle qui veut parler de la spiritualité du biologique et de la corporéité du spirituel et du divin ».

Cette théologie ne fait pas l’unanimité : «Pour certains, accorder trop d’importance à la Vierge Marie dans l’oeuvre du Salut, c’est enlever quelque chose à Dieu», poursuit le P. Cabes. Certes Dieu est le seul qui donne mais, selon lui, «Marie accueille, car elle va jusqu’au bout du oui».

En ce sens, l’utilisation par le cardinal Ratzinger du terme de «médiation», à propos de Marie, est parfois critiquée. De fait, mal interprété, il risque de faire de Marie une intermédiaire entre l’humanité et Dieu : ce à quoi, justement, l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi s’est lui-même toujours opposé. En particulier, il n’a jamais voulu donner raison au courant théologique – pourtant influent – qui vise à introduire un nouveau dogme marial, en faisant de Marie la «corédemptrice» du Salut.

«Dans sa pensée, commente le P. Cabes, il entend simplement par cette médiation signifier combien la personne participe elle-même au Salut qui lui est donné. Nous n’avons pas tout accueilli, et c’est pourquoi nous avons besoin de Marie.»

En ce sens, le cardinal Ratzinger remet la christologie au coeur des dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption. L’un et l’autre sont indispensables à la foi chrétienne : si nous enlevons le premier, dit-il en substance, nous supprimons les prémices, le fait que Marie accueille «parfaitement» le don de Dieu. Et nier l’Assomption, c’est nier que la Résurrection soit possible : en Marie, le Salut a abouti.

La mariologie, « théologie de l’histoire » et « appel à l’action »

«Marie nous montre que le Seigneur n’est pas un météore inexpliqué», ajoute joliment le P. Cabes, à propos du livre du cardinal Ratzinger. La Vierge assume le don de Dieu non seulement à l’incarnation, mais jusqu’au pied de la croix (lire ci-dessous). En cela, avec son ami théologien Hans Urs von Balthasar, Joseph Ratzinger fait de Marie la figure de l’Église. «Marie, écrit le futur Benoît XVI, est et demeure présente et active dans l’histoire actuelle ; elle est une personne qui agit ici et aujourd’hui. Elle ne se tient pas au-dessus de nous, elle nous précède, la mariologie devient une théologie de l’histoire et un appel à l’action.»

Encore fallait-il, pour ancrer totalement la mariologie dans la foi chrétienne, en étudier les fondements bibliques. L’enjeu est de taille : certains ont en effet voulu réduire la mariologie à l’intrusion d’un modèle non biblique, façonné au cours de l’histoire, et admis par l’Église au titre d’une quelconque «piété populaire». À travers une magnifique méditation sur la figure de la femme dans l’Ancien Testament (La Fille de Sion), l’image de Marie apparaît, sous la plume du cardinal Ratzinger, entièrement «tissée des fils de l’Ancien Testament». Une théologie de la femme s’en dégage, qui n’est pas sans évoquer l’encyclique de Jean-Paul II Redemptoris mater.

Trois lignes se distinguent : la figure d’Ève, les matriarches (Esther, Anne ou Judith) et la fille de Sion (Israël). Concernant les matriarches, l’auteur y relève le «remarquable transfert des valeurs» lorsque la femme stérile fait face à la femme féconde. La première sera finalement la vraiment bénie, car «seule la promesse qui surplombe la vie rend la vie entièrement vie». La femme, écrit-il, touche le mystère de Dieu. «L’Ancien Testament contient une théologie de la femme profondément ancrée en lui et indispensable à sa compréhension globale», conclut-il.

Exclure la femme de l’ensemble de la théologie signifie nier la Création et l’Élection, et abolir la Révélation. «Nier ou rejeter le féminin dans la foi, disons concrètement le caractère marial, conduit finalement à la négation de la Création.»

On découvre alors comment le théologien bavarois en vient, sinon à approuver, du moins à comprendre les lectures féministes de la Bible : «D’Ève à Marie, regrette-t-il, la perspective féminine n’a pu trouver aucune signification théologique. On peut assurément comprendre alors les courants extrémistes du féminisme contemporain comme étant l’expression de l’irritation causée par une telle lecture unilatérale.»

Pour Benoît XVI, c’est en cela que la redécouverte de Marie est actuelle. Dans le monde contemporain de l’esprit, seul prévaut encore le principe masculin, déplore-t-il. Un esprit masculin qu’il décrit en ces termes : «Le faire, l’oeuvre, l’activité qui peut elle-même projeter et produire le monde, qui ne veut pas attendre quelque chose dont elle serait ensuite dépendante, mais qui fait tout dépendre de son propre pouvoir.»

 «Seule la compassion peut guérir»

«La parole « Heureux le corps qui t’a porté » devient vraie au moment seulement où l’autre béatitude trouve son accomplissement : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique » (Lc 11, 27). Ainsi Marie est-elle préparée à vivre le mystère de la Croix qui ne s’achèvera pas simplement au Golgotha. Son fils demeure le signe de la contradiction ; quant à elle, elle est maintenue dans la douleur de cette contradiction jusqu’à la fin : c’est la douleur de sa maternité messianique. Cette image de la mère souffrante, toute compatissante avec son fils reposant sur son sein, est devenue particulièrement chère à la piété chrétienne. Dans cette mère compatissante, les hommes éprouvés de tous les temps ont trouvé le reflet de toute compassion divine, qui offre la seule consolation véritable. Car toute souffrance, toute douleur plonge par nature dans une solitude, entraîne la disparition de tout amour, la destruction du bonheur causée par ce qui est inacceptable. Seule la compassion peut guérir de la douleur.»

Extrait de Marie, Première Église, du Cardinal Joseph Ratzinger.

Source : La Croix du 12 août 2005.

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Marie, miroir pour l’Eglise
par Raniero Cantalamessa
Saint-Augustin, St-Maurice 2002, 320 p.

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Marie est comparée à un miroir. «Comblée de grâce», toute sa personne reflète la grâce divine par son acquiescement, son désir de servir, son courage au pied de la croix. Le chrétien est invité à se regarder devant cette belle figure pour chercher à lui ressembler davantage, pour, en ce miroir, corriger ce qui doit être transformé. Marie est peu citée dans l’Evangile. Cependant l’auteur fait remarquer que Marie est présente aux trois moments constitutifs du mystère chrétien : à l’Incarnation, dans le Mystère pascal, à la Pentecôte lors de la venue de l’Esprit sur les apôtres rassemblés autour d’elle. Nous sommes invités à lire la vie de Marie à la lumière de la Parole de Dieu plutôt qu’à partir des exposés dogmatiques ; ceux-ci ne facilitent pas les rapprochements œcuméniques avec les réformés. Cette lecture ne cherche pas à entretenir une dévotion à tendance idolâtrique envers Marie, mais propose un itinéraire spirituel, à la suite du Christ, dans le sillage de sa Mère. L’auteur permet de réactualiser nos connaissances sur quelques thèmes fondamentaux comme celui de la grâce, de la foi, de la maternité spirituelle… Il le fait en théologien averti (n’est-il pas prédicateur à la Maison pontificale !) mais soulignons-le, dans un langage très accessible, qui laisse sourdre un amour communicatif pour la Mère de son Seigneur.

Source : Revue Choisir, mai 2003