CAREME, CLAUDE LA COLOMBIERE (1641-1682), EGLISE CATHOLIQUE, MERCREDI DES CENDES, MERCREDI DES CENDRES, L'ENTREE EN CARÊME

Mercredi des Cendres (17 février 2021)

Un programme pour le carême, mercredi des cendres 17 février 2021  

Vivre le bon plaisir de Dieu :

« Toutes les passions ballottent mon cœur  et il ne se passe guère de jours que les unes après les autres elles n ‘ y excitent tous leurs mouvements les plus déréglés. Tantôt ce sont des objets réels qui les émeuvent, et tantôt des objets imaginaires Il est vrai que, par la miséricorde de Dieu, je souffre tout cela sans y beaucoup contribuer et sans y consentir ; à tout moment j’attrape ces folles passions qui agitent ce pauvre cœur. Cet amour-propre fuit de coin en coin, et il a toujours quelque retrait. J’ai grand’pitié de moi-même J’ai grand’pitié de moi-même, mais je ne m’en mets point en colère. Je ne m’impatiente point : qu’y ferais-je ? Je demande à Dieu qu’il me fasse connaître ce que je dois faire pour son service et pour me purifier, mais je suis résolu d’attendre avec douceur qu’il lui plaise faire cette merveille, car je suis bien convaincu que cela n’appartient qu’à lui seul. Quis potest facere mundum de immundo conceptum semine nisi tu qui solus es ? » (Job 14,4 :

 (Qui peut rendre pur celui qui est né d’un sang impur ? N’est-ce pas vous qui le pouvez).

 

Retraitte (sic) spirituelle du R.P. Claude La Colombiere de la Compagnie de Jesus, Lyon, Chez Anisson, Posuet et Rigaud, MDCLXXXIV, p. 258 (saint Claude de la Colombière, s.j. 1641-1682)

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Mercredi des Cendres, l’entrée en Carême

Mercredi des Cendres, entrée en Carême

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Le mercredi des Cendres marque l’entrée en Carême. Les cendres sont en principe les cendres des rameaux de l’année précédente qui ont été brûlés.

« Demandons au seigneur de bénir ces cendres dont nos fronts vont être marqués en signe de pénitence ». Au cours de la célébration, après l’écoute de la Parole, le prêtre invite les fidèles à la prière et bénit les cendres faites, en principe, des rameaux bénis au dimanche des Rameaux de l’année précédente.

Un temps de conversion

Puis chacun reçoit sur la tête un peu de cendres tandis que le célébrant lui dit : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile » (Marc 1, 15) ou « souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » (Genèse 3, 19).

Même si les cendres sont imposées sur le front ou la tête qui est le siège de l’intelligence et de la pensée, c’est aussi le cœur qui est visé. Les paroles que le célébrant prononce, invitent le croyant à se rappeler sa fragilité, à s’interroger sur sa destinée, à se convertir, c’est-à-dire à remettre sa vie en conformité avec l’Evangile. C’est tout l’enjeu du Carême.

C’est ce que nous rappelle la première lecture du mercredi des Cendres (Joël 2, 13) : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. ».

Pour sa part saint Paul, invite le croyant, « au nom du Christ, […], à se laisser réconcilier avec Dieu, à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu ».

Un temps de pénitence

Le psaume 50 exprime la démarche pénitentielle qui va marquer tout le Carême.

Tout d’abord, il révèle l’attitude de Dieu : « ton amour », « ta grande miséricorde »… puis l’attitude de l’homme : « je connais mon péché », « ma faute », « mon offense ».

On peut noter ensuite les demandes exprimées par la prière du pécheur : « efface mon péché », « lave-moi », « purifie-moi », « crée en moi », « renouvelle et raffermis », « ne me chasse pas », « ne reprends pas », « rends-moi », « ouvre mes lèvres ».

Enfin, le pardon et la miséricorde de Dieu ouvrent un avenir : « ma bouche publiera ta louange ». Il s’agit bien de « vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité » (extrait d’une prière avant le rite de l’imposition des Cendres.

 

Pourquoi les cendres ?

Se couvrir de cendres ou s’asseoir sur la cendre en signe de pénitence est une pratique souvent rapportée dans l’Ancien Testament. A la suite de la prédication de Jonas, le roi de Ninive « s’assoit sur la cendre » (Jonas 3, 6). En 2 Samuel 13, 19, Tamar « prend de la cendre et s’en couvre la tête ». Le rite peut être un rite de pénitence mais aussi un rite de souffrance devant ce que l’on a vécu.

 

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