AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), ANNONCIATION, ANNONCIATION A MARIE, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EVANGILE SELON SAINT LUC, PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), PEINTURE, VIERGE MARIE

Annonciation : Eglise du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

L’Annonciation : 

Eglise du Saitnt-Esprit (Aix-en-Provence)

 

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EVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc ‘(1, 26-38)

 En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

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Cette oeuvre représentant l’Annonciation de l’Archange Gabriel à Marie est visible dan l’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence quand le retable de l’Assomption (dit retable du Parlement) est fermé durant certaine périoes de l’année : pendant la période de l’Avent et celle du Carême. On aimerait  connaître l’auteur des merveilleuses figues de l’Ange et de la Vierge de l’Annonciation, peintes en grisaille au revers des volets. Leur élégance et leur style d’une impétueuse virtuosité dénotent une main formée à la manière italienne.

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Retable du Parlement en l’église du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Le retable du Parlement.

Anonyme. Vers 1520-1525.

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Le triptyque représentant des scènes de la vie de la Vierge (Assomption : volet gauche, Adoration des Bergers et Adoration des Mages ; volet droit, Ascension et Pentecôte ; aux revers des volets les figures de l’Annonciation) que l’on peut voir dans le transept gauche de cette église, se trouvait sur l’autel de la chapelle du Parlement de Provence (dans l’ancien Palais Comtal, démoli en 1786, à l’emplacement du palais de Justice actuel). D’où son nom de retable du Parlement.

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Aux Apôtres qui entourent le tombeau vide de la Vierge Marie et dont les têtes sont visblement des portraits, le peintre aurait prêté les traits des 12 membres du Parlement : le Président – à cette date Gervais de Beaumont (?), président de 1509 à 1529 – et 11 conseillers, plus, en 1522, un douzième conseiller – alors Jean Maynier, baron d’Oppède – dont le visage serait le cinquième à droite, visiblement rajouté sur la ligne des collines. Sous les traits de saint Pierre, le premier Président, près de lui à gauche du panneau, les quatre conseillers clercs, à droite, les sept laics. Certains parmi les plus âgés pourraient être les premiers officiers de cette creation récente  (1501 par Louis XII)

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Sur l’auteur de ces panneaux on discute encore. il est probable que deux ou même plusieurs peintres ont collaboré à l’ouvrage et qu’une circonstance imprévue (la peste de 1522) est responsable de l’inachèvement du volet droit. Nous renvoyons cette fois encore le curieux, pour le détail, aux textes, cites dans la bibliographie, de Jean Boyer (1971) et de Marie-Christine Léonelli (1988). Pour cette oeuvre marquée d’influences italiennes et nordiques l’attribution au peintre d’origine piémontaise, Manuele Lomellini (dit Manuel Genovese, “le Génois”) proposée par Jean Boyer en 1971 reste une hypothèse de travail intéressante. Comme plusieurs de ses compagnons depuis la fin du XVè siècle, Manuel Lomellin descendra s’intaller à Aix. Il y travaillera de 1509 à sa mort en 1537. L’hypothèse de Jean Boyer est d’autant plus intéressante que l’on connait les liens du Piémontais avec le sculpteur Jean Guimarand (v. 1480-1557), liens de famille (Manuel Lomellin épouse Isabelle Guimarand mais aussi liens de travail. L’encadrement du triptyque redécouvert sous le cadre de XVIIè siècle porte la marquee de Jean Guimarand qui sculpta les portes de la cathédrale d’Aix (1508). Les motifs en frises de leurs revers sont particulièrement comparables. Notons aussi que Fauris de Saint-Vincens (fin du XVIIIè) signale que Manuel Genovese aurait peint pour les Cordeliers une Assomption toute semblable.

Quels qu’en soient les auteurs – certains panneaux pourraient être l’oeuvre du Genevois Henri Guigues actif dans la region d’Avignon entre 1525 et 1532 (M.C. Leonelli) – l’oeuvre est de grande qualité. On admirer la vagueur plastique des forms et l’éclat des couleurs. Sur le panneau central, le réalisme des portraits et la vérité du paysage contraste de façon heureuse avec le foisonnement et la fantaisie des angelots musiciens qui encadrent l’image idéalisée, en mandorle, de Marie. Contraste aussi entre la richesse iconographique, la recherché dans la mise en scène, les attitudes, les constumes des panneaux du volet gauche (Adoration des Bergers et des Mages, en particulier et le dépouillement du décor et des personages de l’Ascension et de la Pentecôte, très probablement d’une main différente. On aimerait en tout cas connaître l’auteur des merveilleuses figues de l’Ange et de la Vierge de l’Annonciuation, peintes en grisaille au revers des volets. Leur élegance et leur style d’une impétueuse virtuosité dénotent une main formée à la manière italienne.

https://www.francebleu.fr/emissions/la-provence-insolite/provence/la-provence-insolite-le-retable-du-parlement-de-provence-aix

Extrait de Jean Boyer, L’Eglise du Saint Esprit. Aix-en-Provence. – Edisud, 1989.

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JEAN GUIRAMANT

 

La vie de Jean Guiramant, documentée à Toulon dès 1501, s’interrompt à Aix-en-Provence en 1557, à l’âge probable de 80 ans. Vraisemblablement formé dans l’atelier de son père, également fustier ou lignifabre (charpentier, menuisier), Jean Guiramand apparît en 1508 sur le chantier de la cathédrale d’Aix, pour laquelle il réalise, conjointement avec les frères Bolhit, menuisiers, les vantaux du portail occidental. Ce travail, qui constitue aujourd’hui la première oeuvre monumentale française de la Renaissance à Aix, est pour lui une consécration. Il se fixe désormais dans la capitale provençale et répond à de nombreuses commandes de retables en bois. Cette formidable réussite est couronnée en 1517 par la commande royale des portails en pierre de Calissane de la Chambre des comptes du Palais d’Aix, détruit, et de la grotte de la Sainte-Baume, activité lapidaire qui correspond à une nouvelle orientation de l’atelier. Expert en maçonnerie et en charpenterie, dessinateur de plans de fortifications, possèdant même peut être quelques rudiments de mise en peinture, Jean Guiramand est à l’image de ses contemporains un artisan polyvalent. La filiation incontestable de son oeuvre avec les réalisations provençales de Francesco Laurana pose naturellement le problème de la formation du jeune sculpteur et interroge plus largement la question, complexe, de la diffusion de la Renaissance, dont les sources apparaissent multiples dans le carrefour provençal. Les modes de propagation de la nouvelle esthétique, ainsi que les circuits ou les voies qu’elle emprunte, figurent au coeur de cette problématique.

Jean Guimarand et la renaissance en Provence : un atelier de sculpteur dans la première moitié du XVIe siècle / Christine Gallissot-Ortuno ; sous la direction de Yves Esquieu

Mémoire ou thèse (version d’origine)

date de publication 2001

http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/n/2000/Pages/PH-2000-50-199_01.aspx

http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/n/2000/Pages/PH-2000-50-199_01.aspx

Une œuvre de Jean Guiramand retrouvée au Musée Granet d’Aix-en-Provence : le portail de la chapelle Saint-Yves de Notre Dame de Consolation (1518-1542)

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Portrais de Parlementaires représentés dans le retable du Parlement

Gervais de Beaumont

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Portrait de Gervais de Beaumont
par le graveur Jacques Cundier.

 Gervais Beaumont, seigneur de Montdésir, né vers 1429 en Auvergne, est le fils de Gilles, écuyer de la ville de Vendôme Il est marié en premières noces avec Anne d’Orgenel puis avec Claire de Glandevès. Il est pourvu le 24 septembre 1508 et reçu le 30 janvier 1509, Premier président au parlement de Provence.

Il est mort en sa campagne de Fonscolombe, dans la paroisse du Puy-Sainte-Réparade, le 30 janvier 1529, âgé de cent ans et est enseveli à Aix-en-Provence, dans la chapelle des Âmes du purgatoire de la paroisse Sainte-Madeleine.

Jean Maynier baron d’Oppède

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Jean Maynier d’Oppède,
gravure réalisée en 1724 par Cundier.

Jean Maynier, baron d’Oppède, né le 10 septembre 1495 à Aix-en-Provence, mort le 29 juillet 1558 au même endroit, est un magistrat français, premier président du Parlement d’Aix, qui a dirigé l’expédition de 1545 au cours de laquelle furent massacrés près de 3 000 vaudois du Luberon.

Biographie

Il est le fils d’Accurse Maynier (un magistrat originaire d’Avignon, à qui le pape a inféodé la baronnie d’Oppède après qu’il fut ambassadeur de France à Venise, en 1501, président du Parlement de Provence en 1507). Son fils devient conseiller au Parlement d’Aix en 1522, puis premier président le 20 décembre 1543 et lieutenant général de Provence le 26 février 1544..

En 1535, François Ier prend un édit contre les Vaudois, à partir d’une fausse accusation disant que les Vaudois allaient marcher sur Marseille [voir Livre des Martyrs de Jean Crespin 8e Edition, Livre III « Merindol et Cabriere »]. En 1545, le roi envoie de nouvelles lettres patentes exécutoires de l’édit de Mérindol pour purger la Provence de l’hérésie. Maynier fait appel au capitaine Paulin, met à ses services ses 2 000 hommes. Le comte de Grignan étant absent, il prend la tête de la troupe et envahit le territoire des Vaudois. Ces derniers s’étant retirés de Mérindol en laissant femmes, enfants, vieillards et malades derrière eux, Maynier les fait passer par les armes, puis le village est pillé et brûlé.

Par la suite, renforcée par une troupe envoyée par le vice-légat d’Avignon, l’armée s’empare de Cabrières, où se sont retranchés des Vaudois, après deux jours de siège; une trentaine sont mis à mort. Avant de se retirer vers Cavaillon, il fait mettre à part les femmes et les enfants disposés à se convertir, il fait massacrer tous les habitants entassés dans le château (pour les hommes) et l’église (pour les femmes), au mépris de la capitulation. Les rares survivants rejoignent Genève et les cantons suisses protestants.

En récompense de ses actes, le pape Paul III adresse un bref flatteur à Maynier, fait chevalier de l’Éperon et comte palatin. Toutefois, une plainte de Françoise de Bouliers, dame de Cental, est renvoyée par le roi devant les juges aux parties. Puis, l’affaire traînant pendant quatre ans, elle est renvoyée par lettres patentes du 17 mars 1551 devant la grande chambre du Parlement de Paris. Absous, Maynier est réintégré dans ses fonctions, ainsi que ses coaccusés, à l’exception de l’avocat-général Guérin, convaincu de faux et décapité en place de Grève

Il est l’auteur d’une traduction en vers de six Triomphes de Pétrarque, parue à Paris en 1538.

Bibliographie

Ferdinand Hoefer (dir.), Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, Paris, Firmin Didot frères, 1862, tome 38, p. 712-714.

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ANTOINE EMERY (1810-1883), CHARLES-BIENVENU DE MIOLLIS (1759-1843), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, ESPRIT TOTIER (149?-1563?), FAMILLE PAZERY-THORAME, JOACHIM-JEAN-XAVIER D'ISOARD (1766-1839), JOSEPH-BAMTHAZAR DE CABANES DE VIENS (1646-1697), JOSEPH-FRANÇOIS CADENET DE CHARLEVAL (1710-1759), LOUIS-NICOLAS DE FELIX D'OLLIERES, COMTE DU MUY (1711-1775), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), PIERRE-FRANÇOIS DE RBOUL DE LAMBERT (1704-1791), SEXTUS-ALEXANDRE-FRANÇOIS DE MIOLLIS (1759-1828)

Personnalités célèbres de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Personnalités liés à l’histoire de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

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Esprit Rottier

Esprit Rottier (14..? – 1563 ?) est un dominicain né sur cette paroisse. Il fut un exellent linguite qui publia de son vivant de nombreux ouvrages.

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Mitre Gastinel

Mitre Gastinel(li) , né en Provence et mort vers novembre 1440, est un prélat français du xve siècle. On ne sait pas beaucoup de son épiscopat comme évêque de Sisteron.

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Jean-Baptiste de Vaccon

Jean-Baptiste-Antoine de Vaccon (né à Aix-en-Provence le 24 décembre 1689, mort à Apt le 11 décembre 1751), ecclésiastique, fut évêque d’Apt de 1723 à 1751.

Biographie

Jean-Baptiste-Antoine de Vaccon est le fils d’Antoine de Vaccon, conseiller à la Cour des Comptes et de Catherine de Foresta de Coulongue, il est de ce fait le neveu de son prédécesseur Joseph-Ignace de Foresta. Prêtre dans le diocèse d’Aix-en-Provence, il devient le vicaire général de son oncle qui résigne le siège épiscopal en sa faveur. Il est nommé évêque d’Apt en 1723 et consacré en octobre 1724 par l’évêque de Vence.

Il participe au « Concile d’Embrun » en 1727, soutient l’immunité ecclésiastique et fait effectuer une mission dans son diocèse par le père Brydaine en 1741. En 1738 il y établit les frères des écoles chrétiennes. Il supprime l’abbaye Sainte-Catherine, attribue ses bâtiments à l’Hôtel-Dieu et répartit ses biens entre les Ursulines et les Visitandines. Il meurt à Apt le 7 décembre 1751.

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Jean Balthazar de Cabanes de Viens

Jean-Balthazar de Cabanes de Viens (né vers 1646 à Aix-en-Provence, mort à Tournai le 9 mai 1697) est un ecclésiastique français qui fut vicaire général de l’évêque de Riez, évêque désigné de Grasse et finalement évêque de Vence de 1686 à sa mort en 1697.

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Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert (né à Aix-en-Provence le 9 février 1704 et mort à Saint-Paul-Trois-Châteaux le 13 mars 1791) est un ecclésiastique qui fut le dernier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux de 1743 à 1791.

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Louis Nicolas Victor de Félix d’Ollières

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Louis Nicolas Victor de Félix d’Ollières, comte du Muy, comte de Grignan, né à Aix-en-Provence le 23 septembre 1711 et mort à Versailles le 10 octobre 1775, est un militaire et homme d’État français.

Biographie

Issu d’une famille originaire de Provence, établie au château de la Reynarde près de Marseille, il est le second fils de Jean-Baptiste Félix, marquis du Muy, et le frère cadet de Joseph-Gabriel-Tancrède Félix, lieutenant général ; la mort du père, en 1759, donne lieu à un procès entre les deux frères ; Louis Nicolas Victor, alors chevalier de Malteest appelé le chevalier du Muy.

Pendant la guerre de Sept Ans, en Allemagne, il fait la connaissance de Marie Antoinette von Blanckart , chanoinesse de Neuss, qu’il épousera en 1774. Il commande l’armée française en Westphalie   mais subit une sévère défaite à la bataille de Warburg le 31 juillet 1760. Il est nommé membre de l’Ordre du Saint-Esprit en 1764.

Ancien menin du dauphin Louis et membre du parti dévot, il lui était resté si attaché qu’il demanda à être enterré à ses pieds en la cathédrale Saint-Étienne de Sens. Ce trait était bien fait pour plaire à Louis XVI ; aussi Maurepas le fait-il nommer secrétaire d’État à la Guerre le 5 juin 1774. Il est élevé à la dignité de maréchal de France le 24 mars 1775 mais meurt peu de temps après des suites d’une opération de la pierre.

Son oraison funèbre est prononcée dans l’église de l’Hôtel royal des Invalides, le 24 avril 1776, par Jean-Baptiste-Charles-Marie de Beauvais, évêque de Senez .

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Joachim-Jean-Xavier d’Isoard

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Joachim-Jean-Xavier d’Isoard, né le 23 octobre 1766 à Aix-en-Provence, et mort le 7 octobre 1839 à Paris, est un cardinal français de l’Église catholique romaine.

Biographie

D’Isoard étudie au séminaire d’Aix et se refuge pendant la Révolution française à Vérone. Il retourne à Aix-en-Provence après la chute de Robespierre. En 1803 il est nommé auditeur à la Rote romaine pour la France et y est élu doyen. Il est chargé d’affaires pour la France auprès du Saint-Siège, après le retour de Napoléon en 1815. Il est nommé baron par le roi Louis XVIII en 1823.

Le pape Léon XII le créé cardinal lors du consistoire du 25 juin 1827. Il est élu archevêque d’Auch en 1828. D’Isoard participe au conclave de 1829, lors duquel Pie VIII est élu pape et à celui de 1830-1831 qui voit l’élection de Grégoire XVI. Le roi Charles X le nomme duc en 1829 (il sera l’unique duc d’Isoard). Le roi Louis-Philippe le désigne en 1839 comme archevêque de Lyon, mais il meurt avant sa nomination.

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Bienvenu de Miollis

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François Melchior Charles Bienvenu de Miollis, né le 19 juin 1753 à Aix-en-Provence et mort le 27 juin 1843 à Digne, est un homme d’Église français, évêque de Digne de 1805 à 1838. Il est le frère du général Sextius Alexandre François de Miollis.

Biographie

D’une famille anoblie en 1770, il est le fils de Joseph-Laurent de Miollis, (17151792), lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée d’Aix, conseiller au Parlement de Provence et de Marie Thérèse Delphine Boyer de Fonscolombe. Plusieurs de ses frères se distinguent : Balthazar, est général, Bienvenugénéral de la Révolution, et Honoré-Gabriel, qui est docteur en droit en 1781, avocat, puis préfet du Finistère de 1805 à 1815, est créé baron de Miollis en 1830

Ordonné prêtre le 20 septembre 1777 à Carpentras, il s’occupe de l’enseignement du catéchisme en zone rurale. En 1791, il refuse de prêter le serment constitutionnel au nouveau statut de l’Église imposé pendant la Révolution et émigre à Rome, où il reste dix ans.

Rentré à Aix en 1801, il est nommé vicaire de Brignoles en 1804.

Il est nommé évêque de Digne en 1805 et le reste jusqu’à sa démission en 1838, du fait de son grand âge et de son état de santé. Il devient alors évêque émérite jusqu’à son décès.

Il assiste au concile de Paris de 1811, durant lequel il résiste avec une grande fermeté aux prétentions de Napoléon.

Il inspire le personnage de Mgr Myriel dans Les Misérables de Victor Hugo

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Sextius Alexandre François de Miollis

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Sextius Alexandre François, comte de Miollis, né le 18 septembre 1759 à Aix-en-Provence et mort dans la même ville le 18 juin 1828, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Né en 1759 à Aix-en-Provence, il entre en 1772 comme cadet dans le régiment de Soissonnais-Infanterie, fait comme sous-lieutenant les dernières campagnes de la guerre d’indépendance des États-Unis sous Rochambeau, est blessé au siège de Yorktown et revient capitaine.

Chef du 1er bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône, il donne en 1792 de nombreuses preuves de bravoure et est promu général de brigade le 25 février 1794. Employé en Italie en 1796 et 1797, il commande une brigade de la 4e division de l’armée d’Italie sous Sérurier. Il se fait remarquer au combat de Saint-Georges pendant le siège de Mantoue, et est nommé gouverneur de la ville le 4 février 17971 après la reddition de la garnison autrichienne.

En 1799 il participe à la campagne de Toscane. Lors de la seconde campagne d’Italie, le général Miollis combat à Vérone sous Moreau3. Il est fait général de division le 19 octobre 17994. Après les défaites de la fin de l’année 1799, l’armée d’Italie est réorganisée par son nouveau commandant-en-chef André Masséna. Le général Miollis commande une division de la droite française sous les ordre du général Soult, aux côtés des généraux Gazan et Marbot. Sa division est composée de la 5e demi-brigade d’infanterie légère et des 24e, 74e et 106e demi-brigade d’infanterie de ligne soit environ 4 200 hommes. Enfermée dans Gênes avec l’armée d’Italie, la division Miollis participe à plusieurs combats de la défense de la place. Lors de la capitulation de la place le 4 juin, le général Masséna confie à Miollis la charge de rester avec les malades et les blessés, dont la convention prévoit le rapatriement lorsque leur état le permettra7.

Après l’armistice conclu en janvier 1801 entre les Français et les Autrichiens, l’armée d’Italie se retourne contre l’armée du royaume de Naples. Miollis seconde Murat qui s’installe à Florence et contraint les Napolitains, avancés en Toscane, à retraiter.

Resté républicain, il est mis en disponibilité en 1802 après s’être opposé au Consulat à vie. Gouverneur de Belle-Île-en-Mer en 1803, puis de Mantoue à partir du 28 août 18051, il fait ériger dans cette ville un monument à Virgile, et profite d’un court séjour qu’il fait à Ferrare pour faire transférer avec pompe les cendres de  l’Arioste à l’Université de cette ville, où elles reçurent de grands hommages. Il fait restaurer les arènes de Vérone. Nommé en octobre 1805 commandant des troupes françaises en Italie, il occupe Venise en décembre, sous les ordres d’Eugène de Beauharnais. Le 29 août 1807, pour faire appliquer le blocus continental, le général Miollis fait saisir les denrées anglaises entreposées dans le port de Livourne.

Le 2 février 1808 le général Miollis exécute à la tête de sa division l’ordre reçu le 21 janvier et s’empare de Rome et des États pontificaux. Devenu commandant de la division française à Rome, puis lieutenant du gouverneur-général, il exerce l’occupation avec le plus d’égard possible pour le pape Pie VII. Il rencontre régulièrement Lucien Bonaparte en exil à Rome, qu’il connait depuis longtemps. Le 16 septembre 1808, il est fait comte de l’Empire. Le 16 mai 1809 par décret impérial, Rome est annexée à l’Empire français.  Le général Miollis fait hisser le drapeau français sur le château Saint-Ange le 10 juin, tandis que le Pape excommunie Napoléon Ier. C’est sous son autoritéque le général Radet, commandant la gendarmerie impériale, procède à l’arrestation du Souverain Pontife dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809.

Le général Miollis conserve le gouvernement des États romains jusqu’en 1814. Lorsque Joachim Murat, roi de Naples, renverse l’alliance française et signe le 8 janvier 1814 une convention avec les Autrichiens, son armée marche sur Rome. La cité éternelle est atteinte le 19 janvier et Miollis ne peut que se retrancher avec sa garnison au château Saint-Ange. Après plusieurs semaines de siège, une convention est signée qui permet à la garnison française de regagner la France ; elle quitte Rome le 10 mars 1814.

Le général Miollis est fait chevalier de Saint-Louis le 10 août 1814. En janvier 1815, Louis XVIII lui confie les départements des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse sous les ordres du maréchal Masséna. Lorsque ce dernier apprend le 3 mars 1815 la nouvelle du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan, il envoie le général Miollis à la tête du 83e régiment d’infanterie de ligne et de six compagnies du 58e régiment d’infanterie de ligne pour barrer à Sisteron la marche de l’Empereur. Bien que partie dès le milieu de la nuit du 3 au 4 mars, le détachement arrive à Sisteron bien après le départ des bonapartistes. Miollis et ses troupes continue jusqu’à Gap, atteinte le 8 mars, dans l’espoir de couper la retraite de Napoléon qu’on pense arrêté devant Grenoble. Il y retrouve le général Mouton-Duvernet et s’y rallie à l’Empire.

Napoléon Ier l’appelle pendant les Cent-Jours au commandement de Metz, où il reste jusqu’au mois d’août 1815, époque où il est mis à la retraite.

Le général Miollis meurt à Aix-en-Provence le 18 juin 1828, âgé de 69 ans, en se frappant la tête sur le coin d’une table en tombant

Il repose au cimetière Saint-Pierre d’Aix-en-Provence.

 Famille

D’une famille anoblie en 1770, il est le fils de Joseph-Laurent de Miollis, (1715-1792), lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée d’Aix, conseiller au Parlement de Provence, et de Marie-Thérèse-Delphine Boyer de Fonscolombe. Plusieurs de ses frères se distinguent : Balthazar, est général, Bienvenu, évêque de Digne de 1805 à 1838 et Honoré-Gabriel, qui est docteur en droit en 1781, avocat, puis préfet du Finistère de 1805 à 1815, est créé baron de Miollis en 1830.

Sextius Miollis épouse en 1798, à Nice, Rosalie Boutté.

La famille de Miollis est une famille de la noblesse française subsistante.

Récompenses et hommages

Le nom du général Miollis est gravé sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Sud et une rue de Paris porte son nom.

Le 16 septembre 1808, le général Miollis est fait comte de l’Empire

Le général Miollis est fait commandeur de l’ordre de la Légion d’honneur le 15 mai 1804, puis grand-officier le 14 septembre 1808. Sa carrière se déroulant essentiellement en Italie, il reçoit aussi plusieurs décorations italiennes ; chevalier puis commandeur de l’ordre de la Couronne de fer en juin 1807, il est également reçu comme commandeur de l’ordre royal des Deux-Siciles le 25 novembre 1808. À la Restauration, il est fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis, le 13 août 1814.

Une place d’Aix en Provence, sa ville natale, porte son nom (Place Miollis). À Metz, une rue porte son nom. À Paris une rue porte son nom.

 Sources

« Sextius Alexandre François de Miollis », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 

« Miollis (Sextius-Alexandre-François, comte) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du xixe siècle, 1863-1890, 15 vol. 

Comtesse d’Estienne d’Orves, Mgr de Miollis et sa famille (1753-1843), Paris, mars 1907, ed. P. Lethielleux

Marie-Antoinette de Miollis, Un compagnon de La Fayette: le général de Miollis, 1960

Michel Lacour-Gayet, Joachim et Caroline Murat, Perrin, septembre 1996

Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Fayard, octobre 1999 

Jean Tulard, Napoléon, Fayard, 1999 

Jean Tulard, Murat, Fayard, 1999 

Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur, octobre 2000 

Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d’Empire, Tallandier, avril 2001

Antonello Pietromarchi, Lucien Bonaparte : le frère insoumis, Perrin, 2004 

Frédéric Hulot, Le Maréchal Masséna, Pygmalion, janvier 2005 

Emmanuel de Waresquiel, Cent Jours : la tentation de l’impossible mars-juillet 1815, Fayard, 2009 

Pierre Branda, Napoléon et ses hommes : La Maison de l’Empereur 1804-1815, Fayard, 2013 

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Jean-Balthazar de Cabanes de Viens

Jean-Balthazar de Cabanes de Viens (né vers 1646 à Aix-en-Provence, mort à Tournai le 9 mai 1697) est un ecclésiastique français qui fut vicaire général de l’évêque de Riez, évêque désigné de Grasse et finalement évêque de Vence de 1686 à sa mort.

Biographie

Jean-Balthazar de Cabannes est issu d’une « famille de robe » provençale. Il est le fils de Balthazar baron de Viens, président de la Cour des Comptes d’Aix-en-Provence, et de Madeleine de Valavoire, sœur de l’évêque de Riez Nicolas de Valavoire. Il devient le vicaire général de son oncle maternel et assiste à l’Assemblée du clergé gallican de 1682. Il décline la succession de son oncle mort le 28 avril comme évêque de Riez et sa désignation comme évêque de Grasse en 1685 lorsque François Verjus est destiné au siège de Glandèves. Il est finalement investi de l’évêché de Vence pour lequel il est désigné le 26 avril 1686. Il dirige le diocèse comme vicaire capitulaire avant d’être consacré le 29 novembre 1693 dans l’église du séminaire des Missions étrangères de Paris par Charles Le Goux de la Berchère l’archevêque d’Albi. Il meurt dès le 9 mai 1697.

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Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert (né à Aix-en-Provence le 9 février 1704 et mort à Saint-Paul-Trois-Châteaux le 13 mars 1791) est un ecclésiastique qui fut le dernier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux de 1743 à 1791.

Biographie

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert est issu d’une famille de robe originaire d’Aix-en-Provence où il nait dans l’hôtel familial, au cœur du quartier Mazarin. Il est le fils d’Honoré de Reboul, seigneur de Lambert et conseiller au Parlement d’Aix et de Catherine du Puget Barbantane. Il se destine à l’Église et devient vicaire général et official de l’archidiocèse d’Aix-en-Provence.

Il est nommé évêque et comte de Saint-Paul-Trois-Château en 1743. Confirmé le 16 décembre et consacré en février 1744 par François Renaud de Villeneuve, évêque de Viviers, il gouverne son diocèse avec « beaucoup de piété pendant près d’un demi-siècle » au cours duquel il s’engage en faveur des jésuites en 1761 et participe à l’Assemblée du clergé de 1765.

L’évêché de Saint-Paul-Trois-Châteaux est supprimé par la Constitution civile du clergé, adoptée par l’Assemblée nationale constituante le 12 juillet 1790 et sanctionnée par le roi le 24 août. L’évêque proteste et demeure à son poste mais il meurt dans son diocèse à l’âge de 87 ans le 13 mars 1791 et il est inhumé dans le tombeau des évêques de sa cathédrale

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Joseph-François de Cadenet de Charleval

 

Joseph-François de Cadenet de Charleval (6 mars 1710, Aix-en-Provence – 22 janvier 1759, Agde), est un prélat français, évêque d’Agde.

Biographie

Fils de François de Cadenet de Charleval, président au Parlement de Provence, et neveu de Gaspard de Gueidan, il est reçu conseiller-clerc au Parlement de Provence le 28 mai 1734 en la charge d’Augustin son oncle. Passé à la vie religieuse il est nommé vicaire général de Mgr de Brancas, archevêque d’Aix, et abbé commendataire de l’abbaye Saint-Michel de Pessan dans le diocèse d’Auch en 1738. Réputé pour son « orthodoxie et ses vertus  » il est promu évêque d’Agde le 30 septembre 1740 et consacré à Aix-en-Provence par l’archevêque. Dans son diocèse il fait « prêcher des Missions » et implante les Frères des écoles chrétiennes afin d’extirper le jansénisme Il meurt à Agde le 22 janvier 1759 .

Sources

Théophile Berengier, Notice sur Mgr Joseph-François de Cadenet de Charleval, évêque et comte d’Agde (1710-1759), 1884

Honoré FisquetLa France pontificale, 1864

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Joseph Pisani de La Gaude

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Charles-François-Joseph Pisani de La Gaude, né à Aix-en-Provence (France) le 4 mars 17431 et décédé à Namur (Belgique) le 23 février 1826 est le dix-septième évêque du diocèse de Namur de 1804 à sa mort.

Biographie

Début de carrière

Issu d’une famille toscane dont les ancêtres s’étaient installés en Provence au xve siècle, Pisani de La Gaude est d’abord avocat à la Cour des Comptes du Parlement d’Aix – y suivant les traces de son père – avant d’embrasser la carrière ecclésiastique, sous l’influence de son oncle, Mgr de Reboul Lambert, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux (un diocèse de la Drôme fusionné avec celui de Valence en 1801). Il est ordonné prêtre en 1773 et, pendant quelque temps, bien que prêtre, poursuit son travail à la Cour des Comptes. Quelques années plus tard, son oncle le choisit comme vicaire général de son diocèse.

Évêque pré-revolutionnaire

En 1783, Pisani est nommé évêque de Vence (en Provence) et reçoit l’ordination épiscopale le 8 février 1784. Il est chassé de son siège en 1791 par les révolutionnaires. Il passe alors une dizaine d’années en exil à Nice et en Italie : Nice (1791-1792), Rome (1792-1794), Venise (1794-1797), Pesaro (1797-1798), à nouveau Venise (1798-1801) et Rome (1801-1802). Dans la réorganisation des diocèses qui suit le Concordat de 1801, le diocèse de Vence est supprimé et Pisani doit donner sa démission. Il rentre en France en 1802, et, en 1803, il se trouve à Paris à la recherche d’un nouveau siège épiscopal.

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Sarcophage de Joseph Pisani de la Gaude, dans la cathédrale de Namur

Évêque à Namur

À la suite de la démission de l’évêque de Namur Claude de Bexon en septembre 1803, le siège de la ville mosane est vacant. Le diocèse passe par une crise, un schisme local a éloigné de l’Église les « Stévenistes » (disciples de l’ancien vicaire général Corneille Stevens). Le pape Pie VII cherche un ancien évêque, homme d’expérience pour reprendre en mains le diocèse de Namur. Pisani de la Gaude est son choix. Nommé le 3 février 1804 par le Premier Consul Bonaparte, confirmé par le Pape le 28 mai 1804, Pisani prend possession de son diocèse le 15 août de la même année.

Comme évêque, il est très actif dans la reconstruction et réorganisation de la vie pastorale du diocèse. De nouvelles paroisses sont créées. Pour l’éducation, il fait appel à des congrégations religieuses. Il invite entre autres Julie Billiart à s’installer à Namur et donne en 1809 son approbation canonique à la nouvelle congrégation des Sœurs de Notre-Dame. Avec ses soutiens et encouragements, la congrégation se développe rapidement à partir de son « quartier général » namurois.

Durant sa période namuroise il soutient financièrement la rénovation de la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Après la bataille de Waterloo et la chute de Napoléon, Pisani obtient la réconciliation de Corneille Stevens, même si le mouvement d’opposition des Stévénistes continue en se transformant en Petite Église apostolique. Il est fait également baron de l’Empire.

Charles-François-Joseph de Pisani de La Gaude meurt à Namur le 23 février 1826.

Bibliographie

Il n’existe à ce jour aucune monographie sur Mgr de Pisani de la Gaude. Néanmoins plusieurs livres et articles de revue en ont parlé. Citons : Nicolas-Joseph Aigret, Histoire de l’église et du chapitre de Saint-Aubain, Namur, 1881, p. 533-543 ; Dictionnaire biographique namurois, notice Pisani de la Gaude, Namur, 1999, p. 198-199.

N.-J. Aigret, Histoire de l’église et du chapitre de Saint-Aubain à Namur, Namur, Imprimerie de Veuve F.-J. Douxfils, 1881, 663 p.  

  1. Meynen, « Armoiries des Évêques de Namur aux périodes française et hollandaise (1780-1831) »sur http://www.historic.be/ 2006 (consulté le 12 octobre 2010).

 

Chanoine Antoine Emery

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181Animateur de la première phalange félibréenne aixoise, prédicateur remarquable, il est cité par Frédéric Mistral dans ses Mémoires : “Au SaintEsprit, les dames se plaisaient à venir entendre les prônes provençaux de l’abbé Emery”. Antoine Emery, chanoine, curé de la paroisse du Saint-Esprit à Aix, fut le secrétaire du concours ouvert en 1872 et du jury présidé par le Capoulié Joseph Roumanille qui dut en 1873 choisir parmi la centaine de pièces envoyées, les vers qui orneraient le socle de la Croix de Provence érigée au sommet de Sainte-Victoire. Il fut également le maître d’œuvre de l’édition du livre de la Croix de Provence “Lou libre de la Crous de Prouvènço” qui réunit l’ensemble des inscriptions. Cet ouvrage de 160 pages publié en 1874 sur les presses de Remondet-Aubin sur le cours Mirabeau à Aix, fut composé par le félibre François Vidal. D’ailleurs le chanoine Emery lui dédicace, en provençal, un exemplaire : A Monsieur François Vidal, qui a travaillé avec tant d’affection et tant de goût pour imprimer notre galant livre

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Des martyres de la Révolution dans la famille Pazery-Thorame

Pour la sanctification, le sort tragique que connaîtront quelques années plus tard ses deux frères Joseph (1751-1792) et Jules (1763-1792), ainsi que leur oncle l’abbé Pierre de Pazéry Thorame (1735-1792), tous trois chanoines et grands vicaires des évéchés d’Arles, de Lisieux et de Toulon, sera consacré par Pie XI le 17 octobre 1926, par leur béatification : prêtres réfractaires, ils furent en effet du nombre des ecclésiastiques emprisonnés au couvent des Carmes à Paris, et sauvagement massacrés le 2 septembre 1792. « Les trois prêtres Thorame (…) tous les trois estimables par leurs talents, tous les trois charmants par la douceur de leur caractère, tous les trois édifiants par leur zèle et leur piété » (Abbé Barruel, Histoire du clergé de France pendant la Révolution française, 1793, repris dans Roux-Alphéran, Les rues d’Aix, 1848).

  1. Pierre (François) de PAZERY THORAME dit l’abbé de Pazery Thorame maître ès arts de l’Université de Paris le 14 septembre 1752, chanoine, primicier et sacristain de la cathédrale d’Arles, vicaire général de l’archevêque d’Arles, siège à l’Assemblée des Etats généraux en 1787, arrêté avec ses neveux à Paris, rue du Pot-de-Fer, peu de jours après le 10 août 1792, et enfermé avec eux dans l’église des Carmes, massacré le 2 septembre en ce lieu, âgé de 57 ans ; né à Aix le 16 mars 1735, ondoyé le même jour et baptisé le 9 avril en l’église de la Madeleine (parrain Pierre Jean de Boyer, conseiller du roi en ses conseils, procureur général au parlement, marraine Marie Elisabeth de Valière). Béatifié le 17 octobre 1926.
  2. Joseph (Thomas) de PAZERY THORAME prêtre, docteur en Sorbonne, chanoine puis sous-doyen du chapitre de la cathédrale de Blois, grand vicaire de Lisieux, né à Aix le 18 avril 1751 baptisé en l’église du Saint-Esprit, mort le 2 septembre 1792 à Paris, martyr de la Révolution. Béatifié le 17 octobre 1926.
  3. Jules (Honoré Cyprien) de PAZERY THORAME dit Thorame le jeune, étudiant à Paris, reçu maître ès arts le 17 février 1784, licencié en théologie en 1788, ordonné prêtre la même année, docteur en Sorbonne, chanoine de la cathédrale de Toulon, grand vicaire de l’archevêque de Toulon, il administre le diocèse durant l’exil de ce dernier ; né à Aix le 16 septembre 1763, baptisé le lendemain en l’église de la Madeleine (parrain Pierre Joseph François de Pazery de Thorame son frère, marraine Ursule Honorade Anne de Lyon Saint-Ferréol), arrêté avec son frère et son oncle, le 11 août 1792, à Paris, conduit devant le comité civil de la section du Luxembourg, enfermé aux Carmes, mort martyr de la Révolution le 2 septembre. Béatifié le 17 octobre 1926.

http://genobco.free.fr/provence/Pazery.htm

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Sources principales : Wikipédia et l’ouvrage de Marius Constanin : Les paroisses du diocèse d’Aix, Aix, A. Makaire Impr. de l’Archevêché, 1890.

DES DIMANCHES MATINS EN L'EGLISE DU SAINT-ESPRIT, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), POEME, POEMES

Des dimanches matin…

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Des dimanches matin en l’Eglise du Saint-Esprit

EGLISE DU SAINT ESPRIT

En plein cœur de la ville

Il faut ouvrir délicatement les vieilles portes

Qui résistent

Comme voulant sauvegarder un secret

Comme voulant cachés des trésors

Aux yeux des curieux

Comme voulant retenir en ses murs

Tant de confidences murmurées

Et confiées aux longs des siècles

Les dimanches matin

Quand la ville sommeille encore

Quand une porte est enfin ouverte

La vieille église

Consent à délivrer ses secrets

Les murs abimés par le temps

Disent des siècles de prières

Des siècles de cérémonies religieuses

A la lueur des luminions

Se découvrent lentement

Les grands saints qui veillent

Sans jamais se lasser

Se dévoilent comme à regrets

Les immenses toiles

Qui revisitent la Bible

Dans le silence

Dans la demi-pénombre

Résonnent encore le chapelet

Des innombrables prières

Le pas lent ou rapide

De ceux qui sont venus

Déposer tous leurs fardeaux

Le pas cérémonieux des…

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A l’intérieur de l’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence

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A l’intérieur de l’Eglise du Saint Esprit

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l’édifice :

Tableau : La Pentecôte
Orgue de tribune : partie instrumentale de l’orgue
Orgue de tribune : buffet d’orgue
Orgue de tribune
Croix de procession et sa hampe
Ciboire
Tableau : Crucifixion
Tableau : Saint François
Encensoir
Tableau : Vision ou Mort de saint Jérôme
Calice
Paire de chandeliers
Ensemble de sept vases
Croix-reliquaire
Fonts baptismaux
Plat de quête
Tableau ex-voto

13002920-Aix-en-Provence-Interieur-de-lEglise-du-Saint-EspritIl est résolument moderne, les lignes sont épurées, les arcs sont en plein-cintres. Laurent Vallon joue énormément avec l’espace, créant de nombreuses illusions : les nefs latérales sont écrasées par la nef principale afin de donner une impression d’espace, et une corniche fait le tour de tout l’intérieur, constituant un liant unifiant les différents éléments de l’église en assurant une continuité.

Très riche, mais hétéroclite, la décoration de l’intérieur de l’église du Saint-Esprit s’est étoffée au cours des troubles révolutionnaires, ainsi qu’au…

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Tableau « La Pentecôte » de Jean Daret dans l’église du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

La Pentecôte

 

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Ce tableau de Jean Daret date de 1653

Aujourd’hui on ne peut admirer que la partie centrale : l’Annonciation et le Baptême du Christ ont disparu ainsi  que deux autres manifestations du Saint-Esprit qui l’encadraient. Seule subsiste la partie centrale. L’ensemble avait été commandé à Jean Daret par la confrérie du Saint-Esprit dont les noms sont inscrits sur le parapet au premier plan à gauche ainsi que la date d’achèvement du tableau : 1653.

Composition recueillie qui s’ouvre sur la figure lumineuse de Marie entourée des Apôtres ordonnés comme en une frise dont les horizontales équilibrent le jeu des verticales ascendantes qui accompagnent les regards levés vers l’apparition.

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Hommage à Jean Daret

 

 

 

 

 

 

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A l’intérieur de l’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence

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A l’intérieur de l’Eglise du Saint Esprit

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l’édifice :

Tableau : La Pentecôte
Orgue de tribune : partie instrumentale de l’orgue
Orgue de tribune : buffet d’orgue
Orgue de tribune
Croix de procession et sa hampe
Ciboire
Tableau : Crucifixion
Tableau : Saint François
Encensoir
Tableau : Vision ou Mort de saint Jérôme
Calice
Paire de chandeliers
Ensemble de sept vases
Croix-reliquaire
Fonts baptismaux
Plat de quête
Tableau ex-voto

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Il est résolument moderne, les lignes sont épurées, les arcs sont en plein-cintres. Laurent Vallon joue énormément avec l’espace, créant de nombreuses illusions : les nefs latérales sont écrasées par la nef principale afin de donner une impression d’espace, et une corniche fait le tour de tout l’intérieur, constituant un liant unifiant les différents éléments de l’église en assurant une continuité.

Très riche, mais hétéroclite, la décoration de l’intérieur de l’église du Saint-Esprit s’est étoffée au cours des troubles révolutionnaires, ainsi qu’au fil de son histoire paroissiale, faites de nombreux dons de riches commerçants.

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La chaire

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La chaire du prédicateur mêle deux périodes différentes. A l’origine elle était totalement en bois, réalisée par le sculpteur Esprit Routier dont on a retrouvé la quittance datée de 1740. 23 ans plus tard, la cuve et la rampe de bois furent enlevés pour être remplacées par une cuve en marbre et un escalier en ferronnerie, offerts par un riche paroissien, M. Bonnaud. On peut retrouver cette inscription au sommet de la rampe: « Bonnaud, tailleur, a fait ce don, 1763 ». Au centre de la chaire est représentée une colombe, symbole du Saint Esprit. Si elle est aujourd’hui disparue, on distingue encore sa trace, entourée de deux palmiers, les arbres bibliques par excellence symbolisant l’arbre de Vie.

L’orgue du Couvent des Carmes

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Il date du XVIIe siècle alors que la construction de l’église a débuté en 1706 : il a été commandé par les grands Carmes d’Aix pour leur chapelle (dont on peut admirer les restes dans le passage Agard). Réalisé par le facteur d’orgue marseillais Charles Royer, le buffet a lui été effectué par le menuisier aixois Adolphe Dumas suivant les plans du sculpteur Jean-Claude Rambot (atlantes du Pavillon de Vendôme, fontaine des quatre dauphins, etc.).

La chapelle des Carmes fut détruite par la période révolutionnaire, et le Directoire du Département des Bouches du Rhône attribua l’orgue à l’église du Saint Esprit.

Orgue exceptionnel, autant du point de vue esthétique qu’auditif. Il est surtout extrêmement grand : on peut voir sur la façade 53 tuyaux, mais à l’intérieur du buffet d’orgue il y en a 1728, soit un total de 1 781 tuyaux mesurant entre quelques centimètres jusqu’à 5 mètres.

Le Chœur

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Le chœur de l’église concentre l’essentiel de la décoration. Mais de 1716, date de son inauguration jusqu’à aujourd’hui, elle a passablement changé. En effet il a soixante-dix ans environ pour mettre en place le maître-autel défintif.

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Chaire à prêcher

La chaire du prédicateur mêle deux périodes différentes. A l’origine elle était totalement en bois, réalisée par le sculpteur Esprit Routier dont on a retrouvé la quittance datée de 1740. 23 ans plus tard, la cuve et la rampe de bois furent enlevés pour être remplacées par une cuve en marbre et un escalier en ferronnerie, offerts par un riche paroissien, M. Bonnaud. On peut retrouver cette inscription au sommet de la rampe: « Bonnaud, tailleur, a fait ce don, 1763 ». Au centre de la chaire est représentée une colombe, symbole du Saint Esprit. Si elle est aujourd’hui disparue, on distingue encore sa trace, entourée de deux palmiers, les arbres bibliques par excellence symbolisant l’arbre de Vie.

 

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Orgue de la chapelle des Grands Carmes

aujourd’hui en l’Eglise du Saint Esprit

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Le décor disparu

« Dans l’église du Saint-Esprit, qui est la troisième paroisse de cette ville, ont au maître-autel trois beaux tableaux des trois descentes du Saint-Esprit : sur Marie, lorsque Gabriel lui eut annoncé l’Incarnation du Verbe ; sur le Sauveur qui est le Verbe fait chair, dans le Jourdain, lors de son baptême ; et dans le Cénacle de Sion sur les Apôtres, et ceux qui étaient assemblés le jour de la Pentecôte. Ces tableaux sont de l’illustre Monsieur Daret » (in Curiosités les plus remarquables de la ville d’Aix par l’historien Joseph de Haitze décrivant ainsi le rétable peint en 1653).

Tableaux que l’on pourrait imginer :

  • Le Baptême du Christ peint par Gilles Garcin (après 1696) et qui se trouve dans l’Eglise Saint-Jean-de-Malte
  • La Dernière Cène dans la Chapelle du Corpus Domini à la Cathédrale Saint-Sauveur

Eglise Saint Jean de Malte

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Cathédrale Saint Sauveur

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Tableaux de l’Eglise du Saint Esprit

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Retable de l’Assomption de la Vierge Marie appelé Retable du Parlement.

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Cette oeuvre composé de cinq peintures composent un ensemble avec un panneau central et deux volets. Sa principale caractéristique est de représenter les visages des parlementaires du Parlement d’Aix créé en 1501 (d’où son nom). Cette oeuvre anonyme mais que certaines sources (dont Jean Boyer) attribue à Manuele Genovese (dit Lomellini) date des années 1520-1525.

 

Le retable de La Pentecôte de Jean Daret

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La Pentecôte de Jean Daret (seule la partie centrale a été conservée) provenant de l’ancienne chapelle des Carmes .

Ce tableau de Jean Daret date de 1653

Aujourd’hui on ne peut admirer que la partie centrale : l’Annonciation et le Baptême du Christ ont disparu ainsi  que deux autres manifestations du Saint-Esprit qui l’encadraient. Seule subsiste la partie centrale. L’ensemble avait été commandé à Jean Daret par la confrérie du Saint-Esprit dont les noms sont inscrits sur le parapet au premier plan à gauche ainsi que la date d’achèvement du tableau : 1653.

Composition recueillie qui s’ouvre sur la figure lumineuse de Marie entourée des Apôtres ordonnés comme en une frise dont les horizontales équilibrent le jeu des verticales ascendantes qui accompagnent les regards levés vers l’apparition.

 

Présentation de la Vierge au Temple par François Marot

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Présentation de la Vierge au Temple de François Marot

La présentation de la Vierge au Temple de François Marot (Paris 1667-1719) qui fut un disciple De La Fosse, admirateur de Rubens, contemporain de Jean Jouvenet.

Composition ample et légère à laquelle la grâce et la tendresse des figures confèrent un caractère de joie tendre et sereine. Cette toile proviendrait de Versailles. Louis XVIII en fit don à la ville d’Aix en 1831, sur le conseil du comte Auguste de Forbin, alors directeur général des Musées Royaux

 

Vierge intercédant pour les âmes du Purgatoire de Jean Daret

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Vierge intercédant pour les âmes du Purgatoire de Jean Daret 

La Vierge intercédant pour les Âmes du purgatoire auprès du Christ tenant la Croix rédemptrice où l’on reconnait la manière ferme et nette de Jean Daret pour modeler les volumes dans la lumière. Cette toile – dont le mauvais état occulte les qualités plastiques – pourrait provenir de l’église de  l’ancienne Madeleine (détruite en 1791 une peinture de Jean Daret portait le titre de Notre-Dame-du-Suffrage).

 

Tableaux de Jean-Baptiste Daniel

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Deux grandes toiles de Jean-Baptiste Daniel : Jésus et les Docteurs (1712) et le Repas chez Simon le Pharisien (début XVIIIè siècle) en très mauvais état.

Ce sont de grandes toiles brossées en manière de fresque (d’où leur mauvais état de conservation) par le peintre décorateur Jean-Baptiste Daniel au début du XVIIIè siècle. Elles faisaient parties à l’origine de deux ensembles de peintures narratives encadrées de stucs ou de boiseries sur les murs de deux chapelles aixoises. L’une, Le Repas chez Simon (ou la Madeleine au pied du Christ) s’insérait dans un cycle sur le thème de la Pénitence réalisé pour la Chapelle des Pénitents des Cames (rue Maréchal Joffre). L’autre Jésus et les Docteurs, dans une série de scènes de la vie de la Vierge Marie commandée par la Congrégation des Dames (dépendant des Jésuites), non loin de Pénitents des Carmes (rue du Petit-Saint-Esprit). Mais après la Révolution elles se sont retrouvées dans cette église.

 

Le Christ en Croix de Michel-François Dandré-Bardon

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Le Christ en Croix (1731) de Michel-François Dandré-Bardon (Aix 1700 – Paris 1789). Ce tableau de grandes dimensions décorait initialement la Cour des Comptes du Palais Comtal. En 1779 il est installé dans l’église des Grands Carmes puis au depôt des Andrettes. Il est finalement attribué à l’église du Saint Esprit le 18 Brumaire An XI (soit le 9 novembre 1802).

 

La mort de saint Joseph de Antoine-Gabriel Goyrand

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La Mort de Saint Joseph (1783). Toile de l’aixois Antoine-Gabriel Goyrand (1754-1826).

Cette toile de l’aixois Antoine-Gabriel Goyrand (1754-1826) fut vandalisée en 1977 et restaurée dans l’atelier des musées de Marseille. Après la restauration elle retrouva sa place dans la chapelle de Saint Joseph pour laquelle elle fut certainement peinte.

 

La vision de saint Jérôme par Alphonse Angelin

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La Vision de Saint Jérôme. Commande de l’Etat en 1842. Par Alphonse Angelin (Aix 1814 – après 1860). Cette oeuvre est aussi appelée Mort de Saint Jérôme.

Elle est l’œuvre d’Alphonse Angelin (Aix 1814 – ap. 1860) qui dut un élève de Paul Delaroche. Espace étrange, tension gestuelle exacerbée, vision fantastique du savant exégète de la Bible ou plutôt cauchemar de glace d’un romantisme refroidi. Les citations appliquées au Jugement dernier de Michel-Ange augmentent le malaise.

 

L’adoration des coeurs de Jésus et de Marie de Philippe Sauvan

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L’Adoration des Coeurs de Jésus et de Marie par les Anges. XVIIIè siècle par Philippe Sauvan (Arles, 1697 – Avignon, 1792).

De provenance inconnue, réplique de la main du peintre d’une gracieuse composition conservée dans la cathédrale d’Arles. L’image symbolique des deux Cœurs réunis hors de leur contexte corporel se répand au milieu du XVIIIè siècle. En 1765, l’institution de la fête du Sacré-Cœur  par le Pape Clément XIII, grâce à l’intervention de la reine Marie Leczinska, officialisera ce culte déjà ancien et fréquemment illustré.

 

Un tableau de mission

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Tableau de mission qui se trouve ajourd’hui dans les réserves à la tribune de l’orgue.

 

Statues de l’Eglise su Saint Esprit

Les quatre statues (le Christ Sauveur, sainte Marie-Madeleine, saint Jérôme, saint Jean Jean Baptiste) représentent les quatre paroisses de la ville d’Aix-en-Provence.

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Le Christ Sauveur 

 

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Marie Madeleine

 

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Saint Jean Baptiste

 

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Saint Jérôme

 

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Notre-Dame du Bon Secours

 

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Statue d’Isaïe

 

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Statue du Prophète Samuel

 

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Notre-Dame de Lourdes

 

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Saint Jean Paul II

 

Autres décors que l’on peut admirer dans l’Eglise du Saint-Esprit

 

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Croix de mission (date de 1750), commémoration d’une mission prêchée par l’abbé Jacques Bardaine. Cette croix se trouvait à l’origine à l’extérieur de la ville.

 

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Bénitier

A l’origine à côté des entrées latérales se trouvaient des bénétiers en marbre rouge ayant la forme d’une coquille. Ils furent réalisés en 1727 pour la somme de quarante livres par Thomas Veyrier, sculpteur de Trets, résidant à Marseille.

 

 

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Fonds Bâtismaux

 

Les lustres de l’église

 

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Les lustres

Aujourd’hui beaucoup d’églises ont perdu leurs lustres : ils ont été déposés ou vendus pour être remplacés par des projecteurs. L’église du Saint-Esprit a conservé ses sept lustres en cristal du XIXè siècle : deux dans le chœur et trois au-dessus de l’allée centrale. Ils sont allumés régulièrement pour les offices donnant ainsi un air de fête à l’Eglise.

 

Les ferronneries

IMG_20190728_172154 (2)Ferronneries : grille du maître autel

 

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Tribune : ferronerrie 

 

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Lutrin dans le choeur 

 

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Les autels 

 

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Le maître-autel

 

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Chapelle de Notre-Dame du Bon-Secours

 

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Autel de la chapelle de Saint Joseph

 

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Autel qui se trouve au dessous du tableau de la Pentecôte

 

IMG_20190811_161452 (2)Autel au dessous du Retable du Parlement

 

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Autel qui se situe sous la Croix de mission

 

Les vitraux

Les vitraux ont été commandés par l’abbé Emery dans la deuxième moité du XIXè siècle

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Vitrail de la Pentecôte dans le choeur

 

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Communion de la Vierge Marie

 

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Saint Antoine, ermite, rendant visite à l’ermite Saint Paul de Thèbes

 

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Vitrail représentant saint Jérôme

 

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Vitrail saint Maximin premier évêque d’Aix-en-Provence

 

 

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Vitrail dans l’église permettant à la lumière d’y pénétrer

 

Quelques vues de l’intérieur de l’église du Saint Esprit 

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L’Eglise du Saint-Esprit vue de l’extérieur

Eglise du Saint-Esprit : Extérieur

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Vue sur la façade de l’église du Saint-Esprit

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Saint Roch : Au dessus du presbytère

 

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Au dessus des portes de l’église

 

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Détail d’un chapiteau

 

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Les grandes portes de l’entrée de l’église

 

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La porte de l’entrée de « l’accueil »

 

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Détail qui orne la porte de l’entrée de l’église

 

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Ornementation de l’une des portes de l’glise

 

 

Porte d’entrée et plaque en l’honneur de l’abbé Emery, curé de la paroisse du Saint-Esprit

 

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Rue Espariat ; hier et aujourd’hui (Bibliothèque Méjanes)

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Un paroissien inatendu au Saint-Esprit

 

Mirabeau-la Bourrasque se marie à Saint-Esprit…

ça promet !

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Le mariage de la Bourrasque

Mais l’église voit surtout se dérouler un grand moment, en ce jour de 23 juin 1772 : le mariage de Mirabeau ! Le comte de Mirabeau Gabriel-Honoré de Riquetti, 23 ans, se marie avec la demoiselle Marie-Marguerite-Emilie de Covet de Marignane, 19 ans !

La jeune fille est une riche héritière, courtisée par tout ce qui se fait de plus noble dans le pays. Mais elle a dit oui à celui qu’on surnomme monsieur de la Bourrasque, Mirabeau ! Incompréhensible… Emilie, si jolie, lui si moche ! Un visage à faire peur, ravagé par la petite vérole, une gueule effrayante qu’il décrit lui-même comme une « hure »… En plus, le monsieur a des mauvaises manières et il n’a pas un sou en poche.

Mais qu’est-ce qui a traversé la tête de leur fille pour aller s’amouracher d’un homme pareil, ont dû penser, effrayés, les parents d’Emilie en découvrant le carrosse de Mirabeau arrêté devant chez eux toute une nuit ? Là, ça suffit : on crie au scandale, il faut marier les deux jeunes gens. Chose faite en 1772 ! Mais les parents d’Emilie coupent les ponts et ne leur versent plus un kopeck.

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Tant pis ! Notre Bourrasque multiplie les dettes chez tous les commerçants d’Aix… Ce qui lui vaudra un emprisonnement au château d’If plus un divorce, en 1783. 6 ans plus tard, Mirabeau se fait élire aux Etats-Généraux…

 

https://fr.anecdotrip.com/anecdote/mirabeau-la-bourrasque-se-marie-a-saint-esprit-ca-promet-par-vinaigrette

 

 

Biographie de Mirabeau

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Ecrivain, journaliste et homme politiquerévolutionnaire
1749-1791    

Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, plus connu sous de nom de Mirabeau, est né dans le château de Bignon-Mirabeau dans le Loiret. Souffrant de malformations physiques (un pied tordu, deux grandes dents et une énorme tête) et défiguré à l’âge de trois ans par la petite vérole, il compense sa laideur impressionnante par une remarquable intelligence et vivacité d’esprit.
Mirabeau étudie le droit à l’université d’Aix-en-Provence. Il mène une vie de débauche et a des relations très difficiles avec son père. Pour le soustraire à ses dettes ce dernier le fait enfermer plusieurs fois au fort de Vincennes. Après un exil au château de Joux (Jura), il s’enfuit en Hollande avec Sophie de Ruffey, épouse du marquis de Monnier. Condamné à mort par contumace, il est extradé en France et emprisonné pendant trois ans dans le fort de Vincennes où il écrit « Lettres à Sophie » et rencontre le marquis de Sade qui y est enfermé à cette époque.

Libéré en 1780, Mirabeau essaie de vivre en écrivant et publiant des textes politiques et notamment un Essai sur les lettres de cachet et les prisons d’État (1782). En 1786, Talleyrand lui obtient une mission secrète à Berlin, où il reste pendant six mois pour le compte du Contrôleur général des finances, Charles Alexandre de Calonne.

A la veille de la Révolution, rejeté par la noblesse, Mirabeau est nommé au Tiers-état d’Aix-en-Provence en 1789 puis à l’Assemblée nationale dont il devient l’un des plus illustres orateurs grâce à son éloquence hors du commun.

Il est l’auteur de la célèbre phrase prononcée pendant les États généraux, lors de la séance royale du 23 juin 1789 :
« Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple, et qu’on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes. »

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Mirabeau participe à la rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Avec Condorcet, La Fayette et l’Abbé Sieyès, il fait partie de la Société des amis des Noirs qui défend l’abolition de la traite des Noirs et la fin progressive de l’esclavage. Voulant réconcilier le roi et l’Assemblée nationale, il se montre favorable à une monarchie constitutionnelle forte pour laquelle il défend sans succès le véto absolu, tout en continuant à défendre le peuple. Il contribue à la nationalisation des biens du clergé.

Mirabeau meurt brusquement, usé par le travail et les excès, le 2 avril 1791 à l’âge de 42 ans. Sa mort est perçue comme un deuil national et son corps est amené en grande pompe au Panthéon. En 1792, on découvre par sa correspondance qu’il s’était rallié secrètement au roi Louis XVI qu’il informait et conseillait en échange d’argent pour payer ses dettes. Il est accusé de trahison et sorti du Panthéon en 1794.

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Grande rue Saint Esprit

Les Rues d’Aix – Grande rue St Esprit

Les Rues d’Aix
ou recherches historiques sur l’ancienne capitale de Provence
par Roux-Alpheran en 2 tomes 1848 et 1851

PARTIE SUPÉRIEURE

DE LA

GRANDE-RUE-SAINT-ESPRIT

A portion de la rue actuelle de ce nom , qui s’étend depuis la place Saint-Honoré jusqu’à l’ouverture de la rue de Nazareth, n’en faisait pas partie anciennement et se trouvait comprise dans ce qu’on appelait la rue des Salins qui se prolongeait jusqu’à l’extrémité orientale de celle des Gantiers. 1 Sur la ligne septentrionale de cette portion, est situé le bel hôtel d’Eguilles auquel sont attachés une foule de souvenirs. Cet hôtel fut bâti vers 1675, sur les dessins du célèbre architecte Pierre Puget, surnommé le Michel-Ange français, par les soins de Magdelaine de Forbin d’Oppède, veuve de Vincent de Boyer, seigneur d’Eguilles, conseiller au parlement, le même qui avait été l’héritier du poète Malherbe. 2 Jean-Baptiste de Boyer d’Eguilles, conseiller au parlement, né à Aix le 21 décembre 1645, mort le 4 octobre 1709, fut un amateur très distingué des beaux-arts et possédait l’un des plus riches cabinets qui aient jamais existé dans cette ville. On y voyait un grand nombre de tableaux originaux de Raphaël, d’André del Sarto, du Titien, de Michel-Ange Caravage, de Paul Véronèse, du Corrège, du Carrache, du Tintoret, du Guide, de Poussin, de Bourdon, de Lesueur, de Puget, de Rubens, de Van-Dyck, etc. Il avait gravé lui-même plusieurs de ces tableaux qu’on trouve dans la première édition de ses estampes, publiée en 1709, par Coelmans 3 et par Barras 4, et qui ne se trouvent plus dans la seconde édition donnée par Mariette, à Paris, 1744, in-f°. 5
Jean-Baptiste de Boyer, marquis d’Argens, 6 célèbre petit-fils du précédent, né dans cet hôtel le 27 juin 1703, et non le 24 juin 1704, comme il est dit dans toutes les biographies, 7 est si connu par le nombre et la nature de ses ouvrages, qu’il serait superflu d’en parler longuement ici. Nous nous bornerons donc à dire que le grand Frédéric roi de Prusse, dont le marquis philosophe fut longtemps le chambellan et l’ami, lui fit élever dans l’église des minimes d’Aix, à sa mort arrivée en 1771, un mausolée en marbre qui se trouve aujourd’hui au musée de la ville, et dont on petit lire la description dans Millin. 8
Alexandre-Jean-Baptiste de Boyer, seigneur d’Eguilles, président au parlement, frère puîné du marquis d’Argens, né dans le même hôtel le 29 mars 1708, mort le 8 octobre 1785, fut un des plus grands magistrats de son temps. En 1745 le roi Louis XV le députa auprès du Prétendant d’Angleterre, le prince Charles-Edouard Stuart, auquel il conduisit un secours en hommes et en argent lors de sa descente en Ecosse.
En 1762 commencèrent les poursuites que le parlement d’Aix dirigea, comme les autres parlements de France, contre la société de Jésus et qui se terminèrent par son fameux arrêt du 28 janvier 1763, portant suppression des jésuites dans toute l’étendue de son ressort, condamnation de leur morale, etc. Le président d’Eguilles et plusieurs de ses collègues dévoués à la société, tentèrent d’incroyables efforts pour empêcher sa ruine, prévenir l’arrêt ou le faire révoquer. Le président rendit publics des mémoires qu’il avait présentés au roi contre le parlement qu’il accusait de prévarication dans cette affaire; ensuite de quoi il fut mis en mercuriale par sa compagnie qui, par arrêt du 17 mai de la même année 1763, condamna le président de Boyer d’Eguilles à être et demeurer banni du royaume à perpétuité ; l’abbé de Barrigue-Montvalon, conseiller-clerc, à être banni de la province et du ressort de la cour pendant le temps et terme de vingt années ; les conseillers de Coriolis, Laugier de Beaurecueil, Deydier-Curiol de Mirabeau, d’Arbaud de Jouques père, de Barrigue-Montvalon père, et de Barrigue-Montvalon fils, à être rayés de la liste des officiers de la cour comme incapables d’exercer aucun office de magistrature ; enfin, les conseillers Méri de la Canorgue et de Cadenet de Charleval, à être et demeurer interdits de toutes fonctions de leurs charges pendant le temps et terme de quinze années.
Cet arrêt, auquel concoururent trente-trois membres du parlement, les autres s’étant abstenus soit comme parents des prévenus, soit comme ayant témoigné dans la procédure, excita des haines dans Aix qui ne disparurent entièrement qu’à la révolution, lorsque des dangers communs réunirent les hautes classes de la société menacées également par les partisans des nouvelles opinions. 9

Le président d’Eguilles laissa en mourant des mémoires très curieux contenant l’histoire de sa vie et qui sont demeurés manuscrits, sauf la partie relative à l’expédition du prince Edouard. 10 M. de Monclar les appelait, assez plaisamment. le roman de M. d’Éguilles, voulant faire allusion à ceux que le marquis d’Argens, son frère, avait publiés en si grand nombre.
Un autre de leurs frères, Luc de Boyer d’Argens, chevalier de Malte, né à Aix en 1710, a fait imprimer, à la Haye, chez Paupie, en 1739, des Réflexions politiques sur l’état et les devoirs des chevaliers de Malte, en un petit volume in-16.
L’hôtel d’Albertas qui touche immédiatement le précédent, est infiniment plus vaste et le surpassait en magnificence. Les vieillards se souviennent encore du grand état de maison que ses maîtres y tenaient avant la révolution, à l’égal de ceux du gouverneur ou du commandant en chef de la province, du premier président du Parlement qui unissait à ses fonctions celles d’intendant de Provence, de l’archevêque président-né des états et premier procureur-né du pays, et d’autres nobles seigneurs que leur haute position et leur grande fortune plaçaient à la tête de la province et de la cité. Ces hautes positions et ces grandes fortunes qui élevaient jadis la ville d’Aix au rang des premières villes de France, ont disparu avons-nous dit plus haut. Puissent du moins nos faibles écrits en perpétuer pendant quelque temps le souvenir !
Henri-Reynaud d’Albertas, seigneur de Bouc et de Dauphin, etc., succéda en 1707, aux quatre Seguiran, marquis de Bouc, ses aïeux maternels qui, durant un siècle, avaient occupé, de père en fils, la charge de premier président de la Cour des comptes, aides et finances de Provence. C’est lui qui, sur la fin de ses jours, entreprit la construction du superbe hôtel dont nous parlons. Jean-Baptiste d’Albertas, son fils et son successeur, en acheva la bâtisse et fit construire au-devant, en 1745 et 46 la jolie place en forme de fer à cheval qui porte son nom, ornée de maisons d’une élégante symétrie, au nombre desquelles se trouve celle de l’honorable chef actuel de la cité. 11 Jean-Baptiste d’Albertas, après avoir résigné sa charge à son fils 12 en 1775, jouissait en paix des douceurs de la vie et d’une considération justement méritée, lorsque la révolution éclata, il fut l’un des premiers gentilshommes possédant fiefs qui, aux états-généraux de Provence tenus à Aix au commencement de 1789, fit volontairement le sacrifice des privilèges pécuniaires dont jouissaient ses terres nobles et il signala par de nombreux actes de bienfaisance son désir de maintenir la paix publique. Le 14 juillet 1790, jour mémorable de la fédération qu’on célébrait dans toute la France, il partageait l’allégresse générale dans son parc de Gémenos, se mêlant familièrement à ses anciens vassaux, lorsqu’un monstre s’approcha de lui et le perça d’un coup de couteau qui l’étendit mort sur la place. Les repas, les jeux et les danses furent interrompus à l’instant et le lâche auteur de cet exécrable assassinat, Anicet Martel, fut arrêté et conduit à Aix où il ne tarda pas à expier son crime sur l’échafaud. Par arrêt du Parlement, le dernier que cette cour prononça eu matière criminelle, Anicet Martel fut roué vif, le 2 août suivant malgré quelques tentatives qui furent faites sur le lieu et au moment de l’exécution pour le soustraire au supplice. 13
Nous avons tous vu en 1814 les fêtes brillantes, les superbes illuminations qui eurent lieu à l’hôtel d’Albertas, à l’occasion du retour des Bourbons. La vertueuse fille du duc de Penthièvre, alors duchesse douairière d’Orléans, y logea pendant quelques jours au mois de juillet et S. A. R. MONSIEUR, comte d’Artois qui a été depuis l’infortuné Charles X, y passa une partie de la journée du 29 septembre et la nuit suivante, puis une seconde fois, à son retour de Marseille et de Toulon, charmant tous les cœurs par sa douce affabilité, son urbanité chevaleresque et toutes les grâces répandues sur sa personne. Combien la ville d’Aix était heureuse alors de le posséder dans ses murs ! Quel enthousiasme, disons mieux, quel délire l’accompagnait partout où il se montrait! Et qu’on était loin de prévoir les nouveaux malheurs qui devaient accabler ce prince et son auguste famille !
Sur l’emplacement de cet hôtel existait à la fin du XVIe siècle la maison qu’habitait Jean Agar, de Cavaillon, conseiller au Parlement d’Aix, l’un des plus ardents ligueurs de Provence. Il commanda plusieurs fois les troupes levées par sa compagnie contre le service d’Henri III et d’Henri IV, notamment en 1589 au siége de Grasse après la mort du baron de Vins. S’étant brouillé à cette époque avec la fameuse comtesse de Sault dont nous parlerons ailleurs 14 et qui méditait déjà d’appeler le duc de Savoie en Provence, il fit cacher dans le palais, de concert avec trois de ses collègues, pendant la nuit du 14 au 15 mars 1590, trois cents hommes de troupe, espérant forcer le Parlement à se déclarer contre la comtesse et faire prévaloir le comte de Carces sur le duc.
Mais les consuls et le conseiller Honoré Sommat du Castellar, chef de la faction opposée, s’étant montrés ayant à leur suite deux pièces de canon et environ neuf cents hommes qui criaient dans les rues : Vive la Messe et son Altesse ! ceux qui gardaient le palais prirent la fuite ; Agar et ses collègues les conseillers Pierre Puget, seigneur de Tourtour, Melchior Desideri et Arnoux de Bannis, seigneur de Châteauneuf, coururent se cacher derrière une vieille tapisserie où il furent bientôt découverts. 15 On les traîna honteusement en prison d’où ils furent transférés le 7 mai suivant au château de Meyreuil. Le duc de Savoie les en fit sortir au mois de novembre 1591 après s’être brouillé à son tour avec la comtesse de Sault, et ils rentrèrent dans la compagnie. Agar mourut le 4 septembre 1595, huit mois après que la ville d’Aix eût reconnu Henri IV, et il fut enseveli le lendemain dans l’église des Augustins, accompagné de toute la cour, des consuls et des plus notables habitants de la ville qui tous honoraient son mérite personnel, malgré les égarements dans lesquels l’esprit de parti l’avait entraîné.
Sur le sol de la place d’Albertas existait la maison de la famille de Paule, qui nous était venue de Marseille où elle tenait un rang honorable. Louis de Punie, reçu procureur général au parlement d’Aix en 1611, puis conseiller en la même cour en 1614, était soupçonné d’être favorable à l’établissement des Elus que les états de la province repoussaient comme contraire aux privilèges du pays. C’en fut assez pour que ses ennemis ameutassent la populace contre lui en 1650, lorsque le cardinal de Richelieu, premier ministre, voulut faire cet établissement. La maison de Paule fut saccagée et pillée le 27 octobre, comme celles du prévôt Dumas, de l’auditeur Chaix et du greffier Menc, ainsi que nous le dirons plus longuement ailleurs. 16 Quant à de Paule, il en fut dédommagé deux ans plus tard par le don que lui fit le roi de la charge de président, qui venait d’être confisquée sur Laurent de Coriolis. 17
La maison qui fait le coin opposé à l’hôtel d’Albertas et dont nous avons vu abattre une partie, il y a peu d’années, pour l’élargissement de la rue de l’Official, a appartenu, pendant près de trois cents ans, à l’une des plus anciennes familles consulaires, aujourd’hui éteinte, et celle qui avait peut-être le mieux mérité l’affection et la reconnaissance du pays. Nous voulons parler de la famille Gaufridi dont le nom est cependant presque oublié dans Aix, au point qu’on l’y appelle Gaufrédi lorsqu’on parle d’un charmant pavillon qui lui avait également appartenu pendant plus de deux siècles, et qui est situé à l’extrémité du Faubourg, sur la route d’Avignon, dans le voisinage de l’ancien couvent des chartreux et de celui des dames du Sacré-cœur. 18 Sans entrer dans la généalogie de cette famille, qui avait fourni un très grand nombre de consuls et d’assesseurs d’Aix depuis 1572, et des magistrats distingués tant au parlement qu’à la cour des comptes, nous allons mentionner ceux d’entre eux qui se firent le plus remarquer par leur amour pour la patrie, leurs lumières et leur talent. Alexis Gaufridi était assesseur lorsque fut mis à exécution le célèbre édit de la réformation de la justice en Provence, donné par François 1er, au mois de septembre 1535, et en vertu duquel il fut mis en possession, avec les trois consuls ses collègues, par le président Feu, commissaire à ce député par le roi, en présence des Etats-généraux assemblés dans le réfectoire des PP.prêcheurs, le 4 décembre de la même année 1535, de la charge de procureurs-nés des gens des trois états du pays et comté de Provence. L’empereur Charles-Quint entra dans cette province au mois d’août de l’année suivante 1536. Gaufridi et ses collègues s’en étaient déjà absentés pour ne pas être contraints de paraître devant lui et de subir la loi de cet ennemi de leur légitime souverain, comme on le verra ailleurs ; 19 et depuis il fut deux fois premier consul, en 1543-44 et en 1551-52, 20 donnant toujours des preuves de son zèle et de sa capacité. Il mourut en 1584, faisant profession de la religion reformée. 21
Jacques Gaufridi, son petit-fils, né à Aix en 1597, fut deux fois assesseur d’Aix, ensuite président de la chambre des requêtes établie près le parlement en 1641, enfin premier président du parlement semestre. Il fut le principal conseil du comte d’Alais, gouverneur de Provence, et partagea la haine populaire que l’établissement du Semestre excita contre ce prince c’est pour cette raison que sa maison, qui est celle dont nous parlons, fut saccagée, ses meubles et ses livres pillés ou brûlés le 20 janvier 1649, 22 et il fut obligé lui-même de s’absenter de la province pendant un grand nombre d’années pour échapper à la rage de ses ennemis. Revenu à Aix longtemps après, il vécut dans la retraite et mourut en 1684, dans son pavillon voisin des chartreux, dont nous avons parlé ci-dessus et à l’occasion duquel nous donnerons ci-après une biographie plus ample de cet illustre magistrat.
Jean-François de Gaufridi, baron de Trets, fils du précédent, naquit à Aix le 13 juillet 1622 et fut reçu conseiller au parlement en 1660. Il composa une Histoire de Provence, qu’après sa mort, arrivée le 2 novembre 1689, Anne de Grasse-Mouans, sa veuve, et l’abbé de Gaufridi, leur fils, donnèrent au public, en deux volumes in-f°.23 Cette histoire est exacte pour les faits, particulièrement ceux du XVIe siècle, et renferme des recherches curieuses; mais l’auteur ne cite jamais les sources où il a puisé, et ce défaut nuit beaucoup à la confiance qu’on peut avoir en lui.
Jacques-Joseph de Gaufridi, fils de l’historien, né encore dans la maison dont nous parlons le 1er janvier 1674, fut reçu, en 1701 avocat-général au parlement, et se signala par son érudition et son éloquence jusqu’à sa mort arrivée en 1741. C’est lui qui vendit l’ancienne demeure de sa famille.

1 C’est encore une des bévues commises en 1811 et dont nous avons parlé plus haut. pag. 8, note 1Retour

2 Voyez nos Recherches biographiques sur Malherbe et sur sa famille, Aix, Nicot et Aubin, 1840, in-8° de 64 pag., avec fac-similé de quatre signatures différentes de Malherbe. Ces recherches se trouvent aussi dans le tome IV des Mémoires de l’Académie des sciencesagriculture, arts et belles-lettres d’Aix. Elles furent suivies d’un appendice, à Aix, chez les mêmes, 1841, trois p. in-8°. Retour

3 Jacques Coelmans, né à Anvers, de Guillaume Coelmans et de Marguerite de la Garde, se fixa à Aix vers la fin du XVIIe siècle, et s’y fit connaître par un nombre infini de gravures, notamment de portraits que les curieux conservent encore. Il s’était marié à Aix en 1699 et y mourut le 11 février 1732, âgé de 66 ans. Retour

4 Sébastien Barras, peintre et graveur, était né en 1653, ce qui résulte de son acte de mariage avec Catherine Orcel, du 25avril 1691, paroisse Ste Magdelaine, où il se dit âgé de 38 ans et fils de Bris Barras et de Françoise Jaubert. Ses gravures sont aussi rares qu’estimées et par cela même très recherchées. Ses peintures ne sont pas moins précieuses. La principale est un plafond magnifique dans la grande salle du rez-de-chaussée de l’hôtel d’Eguilles, hôtel appartenant aujourd’hui à M. Augier, négociant, et où l’on ne voit plus que ce plafond peint par Barras et une superbe statue colossale représentant un Faune qu’on attribue à P.Puget, et qui est plus probablement de Christophe Veyrier, son élève. Tout le reste du beau cabinet de messieurs d’Eguilles a disparu. Retour

5 Voyez son article dans la Biographie universelle de Michaud, t. V, p. 246, où il y a bien des erreurs quant aux dates. Retour

6 La terre d’Argens, près Castellane, fut érigée en marquisat en 4722, en faveur de Pierre-Jean de Boyer, seigneur d’Eguilles, procureur-général au parlement, qui en fit prendre le nom et le titre à son fils aîné alors âgé de 19 ans. Retour

7 Nous avons commis la même erreur dans nos Recherches biographiques sur Malherbe, pag. 58, et nous la rectifions ici, après avoir vérifié les registres des baptêmes de la paroisse Sainte Magdelaine. Retour

Voyage dans les départements du midi, tom. II, p. 249 et suiv. Retour

9 Le roi adoucit, quelques années après, la rigueur de cet arrêt qui n’avait été rendu que par contumace contre le président, et il lui fut permis de se retirer dans sa terre d’Éguilles où il mourut. On raconte qu’il s’y faisait raser par un barbier qui était en même temps le chirurgien du lieu. Un jour ayant été assez fortement indisposé, il fit appeler le docteur Pontier, habile médecin et chirurgien d’Aix, en qui il avait confiance, ce qui humilia singulièrement le barbier. Celui-ci lui en fit ses plaintes, prétendant qu’il en aurait su autant que le docteur, et citant pour exemple l’opération de la pierre qu’il avait pratiquée depuis peu sur un habitant d’Eguilles. – Tu as raison d’en tirer vanité, dit le président ; n’est-il pas vrai que le malade mourut dans tes bras, sous l’opération ? – Belle question répondit le barbier; le malade mourut dans mes bras, je l’avoue ; mais n’est-il pas vrai aussi que je finis par lui extraire la pierre ? (Noun aguéri la peiro !). Le malheureux avait terminé l’opération sur le cadavre du patient ! Retour

10 On la trouve dans les Archives littéraires de l’Europe, etc., par une société de gens de lettres, t. 1er, p. 78 à 101, Paris, 1804, in-8°. Retour

11 M. Antoine-François Aude, notaire royal, maire d’Aix, officier de l’ordre royal de la Légion D’honneur. Retour

12 M. le marquis d’Albertas (Jean-Baptiste Suzanne), qui fut depuis préfet des Bouches-du-Rhône et pair de France sous la Restauration, mort en 1829.Retour

13 Anicet Martel et l’exécuteur étaient à peine arrivés sur l’échafaud, lorsque des pierres, lancées par des malintentionnés répandus dans la foule des spectateurs qui encombraient la place et la toiture des maisons voisines, annoncèrent le dessein formé d’exciter du désordre et d’enlever l’assassin. Mais quelques coups de fusils chargés à poudre et tirés en l’air par les soldats de l’escorte, suffirent pour dissiper les attroupements. Cependant l’exécuteur s’était évadé et Martel se voyant libre, s’était élancé de l’échafaud, espérant se sauver à l’aide du tumulte. Un capitaine au régiment de Lyonnais, M. Payan de la Tour, qui commandait l’escorte, le retint en le collant à terre avec la pointe de son épée qu’il lui appuya sur la poitrine. Le bourreau ayant été retrouvé dans un confessionnal de l’église des capucins, hors la ville (aujourd’hui celle de l’hôpital Saint-Jacques), où il était allé se cacher, fut ramené sur les lieux et il consomma l’exécution. A. Martel, à peine âgé de vingt ou vingt-un ans, était un très petit homme, bossu, ayant la tête grosse et le visage effilé. Retour

14 Voyez ci-après, rue du Pont-MoreauRetour

15 C’est ce qu’on nomma dans le temps la journée du palaisRetour

16 Voyez ci-après rue du Grand-Séminaire, Petite rue saint jean, place de la Plate forme et rue Villeverte. Retour

17 Le dernier rejeton de la famille de Paule, vendit cette maison à M. d’Albertas qui la fit abattre pour y construire la place actuelle. Nous avons ouï dire à notre aïeul maternel, dont la maison visait sur cette place, que M. de Paule, voulant forcer pour ainsi dire la vente de la sienne, en avait fait barbouiller la façade en gris très foncé et presque noir, en sorte que l’hôtel d’Albertas était dans l’obscurité pendant la plus grande partie du jour, la rue des Salins, comme on l’appelait encore alors, étant fort étroite à cette époque, principalement dans cette partie. Retour

18 Le dernier Gaufridi, fils de l’avocat-général, fit héritier de ses biens son neveu d’Estienne du Bourguet, conseiller au parlement, à la charge de porter le nom et les armes de Gaufridi. Croirait-on que le fils de celui-ci étant mort en 1851, on a placé sur sa tombe, au cimetière d’Aix, une inscription sépulcrale dans laquelle il est nommé d’Estienne-Gouffrédy ? Cette erreur a sans doute été commise à l’insu de la famille à laquelle nous la signalons pour l’honneur d’un nom aussi recommandable à tant de titres, et qu’on ne devrait pas défigurer, ce nous semble. Retour

19 Voyez rue Sainte-CroixRetour

20 Nous observerons une fois pour toutes, que jusqu’en 1669, les consuls et assesseur d’Aix et avant eux les syndics de la ville, entraient en exercice le 1er novembre et restaient en charge jusqu’au 31 octobre de l’année suivante, ce que nous expliquons par abréviation on disant 1543-44, 1551-52, et ainsi chaque fois que l’occasion s’en présentera. Faute d’avoir fait cette observation, quelques auteurs ont placé sous tel ou tel consulat des faits qui appartenaient au consulat précédent ou au suivant, et nous en citerons plusieurs exemples remarquables. Retour

21 Voyez son testament du 1er juin 1584, Nicolas Borrilli, notaire, par lequel il exprime la volonté d’être enterré suivant les usages de cette religion.Retour

22 Voyez ci-après rue et procession de Saint SébastienRetour

23 A Aix, chez David, 1694. Voyez le Journal des savants du 19 Janvier 1699 ;
– la Bibliothèque historique de la France, par P. Lelong, tom. III, n° 38110 ;
-et la Biographie universelle de Michaud, tom. XVI, pag. 575, au mot GaufridiRetour

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