CHRISTIANISME, DIMANCHE DE LA TRINITE, EVANGILE SELON SAINT JEAN, PERES DE L'EGLISE, TRINITE

La Trinité expliquée par les Pères de l’Eglise

Dimanche de la Sainte Trinité et les Pères de l’Eglise

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Jean 16, 12 – 15

12J’ai encore beaucoup de choses à vous dire; mais vous ne pouvez les porter à présent. 13Quand le Consolateur, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. 14Celui-ci me glorifiera, parce qu’il recevra de ce qui est à moi, et il vous l’annoncera. 15Tout ce que le Père a, est à moi. C’est pourquoi j’ai dit qu’il recevra ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. 

 

Théophylactus

Notre-Seigneur développe les paroles qu’il vient de leur dire: «Il vous est utile que je m’en aille», ou ajoutant: «J’ai encore beaucoup de choses à vous dire», mais vous ne pouvez pas les porter maintenant».

 

Saint Augustin

Tous les hérétiques se sont efforcés d’étayer sur ces paroles de l’Évangile leurs audacieuses inventions que la raison repousse avec horreur, comme si ces inventions étaient justement les vérités que les disciples ne pouvaient porter, et que l’Esprit saint leur eut enseigné ce que l’esprit immonde rougit d’enseigner et de prêcher en public. Mais on ne peut établir de comparaison entre les infamies qu’aucune pudeur humaine ne peut supporter, et les vérités salutaires que la faiblesse de l’esprit humain n’est pas capable de comprendre. Les unes ne se trouvent que dans les corps livrés à l’impureté, les autres sont au-dessus de toute nature corporelle et sensible. Mais qui de nous se croira capable de comprendre les vérités que les disciples ne pouvaient porter alors? Il ne faut donc point s’attendre à ce que je les explique. On me dira peut-être, il en est beaucoup maintenant qui pourraient comprendre ce que saint Pierre n’était pas alors même qu’il en est beaucoup qui sont aujourd’hui capables de recevoir la couronne du martyre, surtout depuis qu’ils ont reçu l’Esprit saint qui, alors n’avait pas encore été envoyé. J’accorde qu’il en soit beaucoup qui, depuis la venue du l’Esprit saint, puissent porter les vérités dont les disciples étaient incapables avant de l’avoir reçu. Est-ce une raison pour que nous sachions ce qu’il n’a pas voulu dire? Et puisqu’il a cru devoir les taire, qui de nous entreprendra de les dire? Savons-nous pour cela les vérités qu’il n’a pas cru devoir révéler? Il est également de la dernière absurdité de dire que les disciples étaient alors incapables de porter les hautes vérités que renferment leurs Epîtres écrites beaucoup plus tard, et dont on ne voit pas que le Seigneur leur ait parlé. Ces hommes qui appartiennent à des sectes perverses et corrompues, comme les Manichéens, les Sabelliens, les Ariens, ne peuvent supporter les vérités de la foi catholique qui se trouvent dans les saintes Écritures et condamnent leurs erreurs, de, même que nous ne pouvons supporter leurs mensonges sacrilèges. Qu’est-ce, en effet, que de ne pouvoir supporter quelque chose? C’est ne pouvoir l’envisager avec un esprit égal et tranquille. Mais quel est le fidèle, quel est même le catéchumène qui, avant d’avoir reçu avec le baptême le Saint-Esprit, ne lise pas ou n’entende pas d’un esprit égal, bien qu’il ne les comprenne pas, les vérités qui n’ont été écrites qu’après l’ascension du Sauveur? On me dira encore: Est-ce que les hommes verses dans la spiritualité n’ont pas dans leur doctrine des vérités qu’ils taisent aux hommes charnels, et qu’ils font connaître à ceux qui se conduisent selon l’esprit ?

 

Saint Augustin

Il n’y a aucune nécessité de taire aux fidèles qui ne font que commencer les secrets de la doctrine chrétienne, pour les exposer en particulier aux âmes plus avancées. Les hommes spirituels ne doivent pas garder devant les chrétiens même charnels, un secret absolu sur les vérités spirituelles, parce qu’elles font partie de la foi catholique qui doit être annoncée à tous les hommes. Cependant, dans l’exposé qu’ils en font, ils doivent prendre garde qu’en voulant faire entrer ces vérités dans l’esprit de ceux qui n’en sont pas capables, ils leur inspirent le dégoût pour la parole de vérité plutôt que de leur en donner l’intelligence. (Même imité après le commencement ). Ne soupçonnons donc pas dans ces paroles du Seigneur, je ne sais quelles vérités secrètes qui pourraient être dites par celui qui enseigne, mais que ne pourrait supporter son disciple; mais comprenons que pour les choses mêmes qui, dans la doctrine chrétienne, font partie de l’enseignement commun des fidèles, si Jésus-Christ voulait nous les expliquer comme il les développe à ses anges, quels sont ceux qui pourraient supporter cette révélation, fussent-ils des plus avancés dans la spiritualité, ce que n’étaient pas encore les Apôtres? Certainement tout ce qu’on peut savoir de la créature est au-dessous du Créateur, et cependant qui garde le silence sur le Créateur? Dans quel endroit du monde n’est-il pas connu de tous les hommes? Et cependant alors que tous parlent de lui, quel est celui qui le comprend comme il doit être compris? Et quel est celui qui, pendant cette vie, peut connaître toute la vérité? Est-ce que l’Apôtre ne dit pas: «Nous ne connaissons maintenant qu’imparfaitement ?» (1Co 13 ) Disons donc que comme l’Esprit Saint nous conduit à cette plénitude de vérité dont parle le même Apôtre, en ajoutant: «Mais alors nous le verrons face à face»; ce n’est pas seulement ce qui doit se faire en cette vie; mais la révélation pleine et entière qui doit avoir lieu dans la vie future que Notre-Seigneur nous promet par ces paroles: «Lorsque l’Esprit de vérité sera venu, il vous enseignera toute vérité», ou: «Il vous fera parvenir à toute vérité». Ces paroles nous font comprendre que la plénitude de la vérité nous est réservée pour l’autre vie, et que dans celle-ci l’Esprit saint enseigne aux fidèles les choses spirituelles d’une manière proportionnée à leurs dispositions, tout en excitant dans leur cœur  un désir de plus en plus vif pour ces mêmes vérités.

 

Didyme

Ou bien Notre-Seigneur veut dire que ses disciples ne savaient pas encore tout ce qu’ils auraient à souffrir dans la suite pour son nom; il ne leur en faisait connaître qu’une partie, réservant pour plus tard la connaissance des épreuves plus grandes qu’ils ne pouvaient porter alors, avant que leur chef leur en eut donné l’exemple par l’enseig nement de sa croix. Ils étaient encore asservis aux figures, à l’ombre et aux images de la loi, et ils ne pouvaient regarder la vérité dont la loi n’était que l’ombre. Mais lorsque l’Esprit de vérité sera venu, il vous enseignera toute vérité; et par sa doctrine et par son enseignement, vous fera passer de la mort de la lettre à l’esprit de vie dans lequel seul se trouve la vérité de tontes les Écritures.

 

Saint Jean Chrysostome

Ces paroles: «Vous ne pouvez porter maintenant ces vérités», (mais vous le pourrez plus tard) et ces autres: «L’Esprit saint vous conduira à toute vérité», pouvaient donner aux Apôtres la pensée que l’Esprit saint était plus grand que lui, il se hâte donc d’ajouter: «Car il ne parlera pas de lui-même», etc.

 

Saint Augustin

Ces paroles sont semblables à celles que le Sauveur dit de lui-même: «Je ne puis faire rien de moi-même, mais je juge suivant ce que j’entends», toutefois il parlait ainsi en tant qu’homme. – Or, comme l’Esprit saint n’est pas devenu créature par son union à un être créé, comment entendre en lui ces paroles de Notre-Seigneur? Nous devons les entendre dans ce sens que l’Esprit saint n’existe point par lui-même, car le Fils est né du Père, et l’Esprit saint procède du Père; or quelle différence entre procéder et naître, c’est ce qui demanderait de longues discussions et ce qu’il serait téméraire de définir. Entendre pour l’Esprit-Saint, c’est savoir, et savoir, c’est être. Puisque donc l’Esprit saint n’existe pas de lui-même, mais par celui de qui il procède, il reçoit la science et la propriété d’entendre de celui duquel il reçoit l’être. L’Esprit saint entend donc, toujours parce qu’il sait toujours; c’est donc de celui qui lui a donné l’être qu’il a entendu, qu’il entend et qu’il entendra.

 

Didyme

Notre-Seigneur dit donc: «Il ne parlera pas de lui-même», c’est-à-dire sans la volonté de mon Père et la mienne; parce qu’il tire son existence de mon Père et de moi, et c’est de mon Père et de moi qu’il a reçu d’être, et de parler. Pour moi, je dis la vérité, c’est-à-dire je lui inspire ce que je dis, car il est l’Esprit de vérité. Lorsqu’il s’agit de la Trinité, il ne faut point entendre ces expressions dire et parler dans leur signification ordinaire, mais dans le s ens qui seul peut convenir aux natures incorporelles, et surtout à la Trinité qui inspire sa volonté dans le cœur des fidèles et de ceux qui sont dignes d’entendre sa voix. Pour le Père parler, et pour le Fils entendre, est le signe d’une entière égalité de nature, et d’une parfaite unité de volonté. Quant à l’Esprit-Saint, qui est l’Esprit de vérité, l’Esprit de sagesse, lorsque le Fils parle, on ne peut dire qu’il entend ce qu’il ne sait pas, puisqu’il est lui-même ce qui sort du Fils, la vérité qui procède de la vérité, le consolateur qui émane du consolateur, le Dieu esprit de vérité qui procède de Dieu. Et afin que personne ne lui attribuât une volonté différente de celle du Père et du Fils, Notre-Seigneur ajoute: «Ce qu’il entendra, il le dira».

 

Saint Augustin

On ne peut conclure delà que l’Esprit saint soit inférieur au Père et au Fils, car ces paroles doivent s’entendre de lui en tant qu’il procède du Père.

 

Saint Augustin

Il ne faut pas s’étonner que le verbe «il entendra» soit au futur, le Saint-Esprit entend de toute éternité parce qu’il sait de toute éternité. Or quand il s’agit d’un être éternel sans commencement comme sans fin, quel que soit le temps qu’on emploie, il n’est pas contraire à la vérité. Quoique cette nature immuable ne soit pas susceptible de passé et de futur, mais seulement du présent, cependant on ne parle point contre la vérité en disant: «Il a été, il est, et il sera», il a été, car il n’a jamais cessé d’être; il sera, parce que son existence n’aura jamais de fin; il est, parce qu’il existe toujours.

 

Didyme

C’est encore par l’Esprit de vérité que la science certaine de l’avenir est accordée à de saints personnages, c’est sous l’inspiration de cet Esprit dont ils étaient remplis que les prophètes prédisaient, et voyaient comme présents des événements qui ne devaient arriver que bien longtemps après: «Et il vous annoncera les choses à venir».

 

Bède le Vénérable

Il est certain qu’un grand nombre de saints personnages remplis de la grâce de l’Esprit saint ont connu et annoncé les événements à venir. Mais comme il en est un grand nombre aussi en qui brille l’éclat des plus pures vertus, et à qui la science des choses à venir n’est point donnée, on peut entendre ces paroles: «Il vous annoncera les choses à venir» dans ce sens qu’il vous remettra en mémoire les joies de la céleste patrie. L’Esprit saint fait connaître encore aux apôtres les épreuves qu’ils devaient endurer pour le nom de Jésus-Christ, et les biens qui devaient être la récompense de ces mêmes épreuves.

 

Saint Jean Chrysostome

C’est ainsi que Notre-Seigneur élève l’esprit et les pensées de ses disciples, car rien n’excite à un plus haut degré la curiosité et les désirs de la nature humaine, comme la connaissance do l’avenir. Il les délivre donc de cette sollicitude en leur révélant les épreuves qui les attendent, afin qu’ils n’y tombent point sans y être préparés. Il leur explique ensuite quelle est cette vérité dont il a dit: «L’Esprit saint vous enseignera toute vérité», en ajoutant: «Il me glorifiera», etc.

 

Saint Augustin

C’est-à-dire qu’en répandant la charité dans les meurs des fidèles, et en les rendant des hommes spirituels, l’Esprit saint leur a fait connaître que le Fils était égal au Père, lui qu’ils ne connaissaient auparavant que selon la chair, et que dans leurs pensées tout humaines, ils ne considéraient que comme un homme. Ou bien encore: «Il me glorifiera», parce que la charité remplissant les apôtres de confiance, et bannissant la crainte de leurs coeurs, ils ont annoncé Jésus-Christ aux hommes, et répandu la connaissance de son nom dans tout l’univers, car le Sauveur attribue ici à l’Esprit Saint ce que les apôtres devaient faire sous son inspiration.

 

Saint Jean Chrysostome

Et comme il leur avait dit précédemment: «Vous n’avez qu’un seul maître, qui est le Christ»; ( Mt 23) pour les disposer à recevoir les leçons de l’Esprit saint, il ajoute: «Il recevra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera». – Didyme. Il faut entendre ce mot recevoir dans un sens qui puisse convenir à la nature divine; car de même que le Fils en donnant, ne perd point ce qu’il donne, et n’éprouve aucun dommage de ce qu’il accorde aux autres; ainsi l’Esprit saint ne reçoit point ce qu’il n’avait pas auparavant, car s’il a reçu ce qu’il n’avait pas, en communiquant lui-même cette même grâce à un autre, il s’est appauvri de ce qu’il donnait. Comprenons donc que l’Esprit saint a reçu du Fils ce qui était propre à sa nature, qu’il n’y a point ici une personne qui donne et une personne qui reçoit, mais une seule et même nature, car le Fils lui-même reçoit du Père les propriétés qui font sa nature; en effet, le Fils n’est rien en dehors de ce qui lui est donné par son Père, de même qu’on ne peut concevoir la nature de l’Esprit saint en dehors de ce qui lui est donné par le Fils.

 

Saint Augustin

Il ne faut point toutefois penser, comme l’ont fait quelques hérétiques, que l’Esprit saint soit moindre que le Fils, parce que le Fils reçoit du Père, et que le Saint-Esprit reçoit du Fils en suivant certains degrés qui établiraient une différence entre leurs natures, aussi le Sauveur se hâte de résoudre cette difficulté et d’expliquer ces paroles en ajoutant: «Tout ce qu’a mon Père est à moi. – Didyme. C’est-à-dire, quoique l’Esprit de vérité procède du Père, cependant, comme tout ce qui est à mon Père est à moi, l’Esprit du Père est le mien, et il recevra de ce qui est à moi. Gardez-vous, en entendant ces paroles de soupçonner ici une chose ou une propriété quelconque qui serait possédée par le Père et par le fils; tout ce que le Père a dans sa nature, c’est-à-dire dans son éternité, dans son immutabilité, dans sa bonté, le Fils l’a également. Rejetons donc bien loin tous ces filets des raisonneurs et des sophistes qui viennent nous dire: «Donc le Père est le Fils»; s’il avait dit: Tout ce qu’a Dieu est à moi, leur impiété pourrait y trouver matière à ces inventions sacrilèges, mais comme il a dit: «Tout ce qu’a mon Père est à moi», en proclamant le nom de son Père, il déclare lui-même qu’il est Fils, et il se garde bien, lui qui est le Fils, d’usurper la paternité, bien que par la grâce de l’adoption, il soit lui-même le Père d’un grand nombre de saints.

 

Saint Hilaire

Notre-Soigneur n’a donc point laissé dans l’incertitude si le Saint-Esprit venait du Père ou du Fils; il a reçu du Fils d’être envoyé, et il procède du Père. Mais je demande si c’est une même chose pour l’Esprit saint de recevoir du Fils et de procéder du Père? On devra certainement reconnaître que c’est une seule et même chose de recevoir du Fils et de recevoir du Père; car lorsque Notre-Seigneur dit: «Tout ce qu’a mon Père est à moi», et qu’il dit eu même temps que l’Esprit saint recevra de ce qui est à lui, il enseigne par-la même qu’il doit recevoir également du Père. Il dit cependant qu’il recevra de ce qui est à lui, parce que tout ce qui est à son Père est à lui. Cette unité ne peut donc admettre de différence, peu importe de qui on reçoit, puisque ce qui est donné par le Père est considéré comme donné par le Fils.

 

CESAIRE D'ARLES (saint ; 470-542), DIOCESE D'AIX ET ARLES (France ; Bouches-du-Rhône), PERES DE L'EGLISE

Césaire d’Arles, Père de l’Eglise, futur docteur de l’Eglise ?

 Césaire d’Arles et les cinq continents, Venelles, 2017. Tome I

Éditeur : Aux sources de la Provence
ISBN : 978-2-9541568-1-1
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Un regain d’intérêt pour les œuvres de Césaire d’Arles apparaît sur les cinq continents. C’est ainsi que nous présentons dans ce Tome I, vingt-cinq communications venues de huit pays différents, témoins de cette curiosité renouvelée. Des universitaires du bout du monde, un Américain et un Russe, une Écossaise et un Congolais, un religieux et un philologue, un sociologue et un historien sans compter les archéologues de notre Provence, y ont collaboré, unis par leur recherche commune. Vingt-deux nouvelles d’origine géographiques aussi diverses attendent le Tome II.
 

Préface – Martine Vassal, présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône
Preface – Martine Vassal, President of the County Coucil
Préface – Christophe Dufour, archevêque d’Aix et d’Arles
Preface – Christophe Dufour, Archbishop of Aix and Arles
Remerciements / Thanks to the Contributors
Présentation des contributeurs / Introduction the Contributors
Chronologie de Saint Césaire d’Arles (470-542)
Chronology of Caesarius of Arles (470-542)

Césaire d’Arles, homme d’hier et d’aujourd’hui
Caesarius of Arles, a Man of the Past as well as of a Man of Today
• Saint Césaire dans son temps – Pr Marie-José Delage
• Présentation des oeuvres de Césaire d’Arles – Dom Cyrille Lambot †
• Après 60 ans d’une source inépuisable – Dom Germain Morin †
• Vache et veaux – Le pape François et saint Césaire d’Arles –Père Hervé Chiaverini
• Le culte de saint Césaire en Europe – M. C. Bruno Dumézil
• The veneration of Saint Caesarius in Europe – M. C. Bruno Dumézil
• Une vie à travers l’Histoire – Pr Luce Pietri
• Le pallium romain, un long cache-nez ou un signe de pouvoir ?– Pr Henri-Irénée Marrou †
• The two palliums: a long Scarf or Sign of Power? – Pr Henri-Irénée Marrou †

L’oeuvre de Césaire d’Arles et les cinq continents
The Work of Caesarius of Arles and the Five Continents
• Les Sermons au peuple – Pr Marie-José Delage
• Le Testament de Césaire d’Arles – Pr W. E. Klingshirn
• The Testament of Caesarius of Arles – Pr W. E. Klingshirn
• Apports au droit canonique – Mgr Dominique Le Tourneau
• Introduction au traité sur la Trinité – P. Dominique Bertrand, sj
• Attribuer le Quicumque à Césaire d’Arles – P. Dominique Bertrand, sj
• Symbole de foi appelé « Quicumque »
• The case for ascribing the Quicumque to Caesarius of Arles – P. Dominique Bertrand, sj
• « Quicumque »
• La préhistoire du purgatoire et les miséricordieux – Pr Raúl Villegas Marín
• Les ouailles et la société – Pr Igor S. Filippov
• Pratiques païennes en Arles – Pr Pierre Audin
• Un latin entre « classicisme » et innovations – Pr Marie-Dominique Joffre
• Les Sermons au Peuple : Réflexions et démarches – P. Harald Tripp
• Une source inépuisable ? – Pr Alberto Ferreiro
• An Endless Source ? – Pr Alberto Ferreiro
• Une culture populaire – Pr Lucy Grig
• A Popular Culture – Pr Lucy Grig
• Un monastère familial – Sr. Maria del Fiat Miola, SSVM
• The family monastery – Sr. Maria del Fiat Miola, SSVM
• Un innovateur de la vie monastique – P. Joseph Grzywaczewski

Césaire d’Arles dans les éditions Sources Chrétiennes
Caesarius of Arles in the éditions Sources Chrétiennes
• Les oeuvres de Césaire d’Arles dans la collection des Sources Chrétiennes – P. Dominique Bertrand, sj
• Vers les oeuvres complètes de Césaire d’Arles dans la collection des Sources
Chrétiennes – P. Dominique Bertrand, sj
Une archéologie témoin de son temps
An Archeological Witness of his time
• L’Enclos Saint-Césaire : une fouille en évolution– Marc Heijmans
Projet d’édition : Césaire d’Arles et les cinq continents
Editing Project : Caesarius of Arles and the Five Continents
• Présentation du Tome II (parution 2018)
• Introduction Volume II (Release 2018)
Annexes
Appendix
• Lexique
• Glossary
• L’association « Aux Sources de la Provence »
• The Association « Aux Sources de la Provence »
• Livres édités par l’association Aux Sources de la Provence
• Petite bibliographie

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 Césaire d’Arles et les Cinq Continents. Volume II, Venelles, 2019.Éditeur :

Aux sources de la Provence
Collection : Césaire d’Arles et les cinq continents
280 pages
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Présentation de l’ouvrage

Après avoir publié en septembre 2017 le premier tome de la collection « Césaire d’Arles et les Cinq Continents » l’Association Aux Sources de La Provence présente dans ce volume II 15 contributions, traduites en français et en anglais, d’auteurs de six nationalités qui sont soit des hommes de science, soit des historiens érudits. Cette collection a, en effet, pour but de nous éclairer sur une figure marquante de notre patrimoine intellectuel et spirituel, un homme plein de fougue, un prédicateur inlassable, le plus prolixe du monde latin après saint Augustin. Elle donne la parole aux meilleurs spécialistes qui font part de leurs savoirs sous forme synthétique dans de brefs chapitres.
De fait, Césaire d’Arles suscite un immense intérêt, davantage même hors de France que dans son pays. Il est l’objet de multiples publications et de recherches en une douzaine de langues. Dans ce tome II nous poursuivons la présentation de travaux concernant ses 238 sermons et les 5 conciles dont il a été un acteur majeur, lesquels seront traduits en français dans un avenir proche.

 Plan de cet ouvrage organisé en trois grandes parties :
1. Césaire d’Arles, homme d’hier et d’aujourd’hui
2. L’œuvre de Césaire d’Arles et les cinq continents
3. Césaire d’Arles : archéologie et histoire,
Auxquelles est adjointe la présentation du tome III – Hérésies et superstitions, projeté pour fin 2019.


Les principaux auteurs et un résume des articles auxquelles ils ont apporté leur contribution

L’article de Dom Germain Morin o.b.s (1937-1942), nous décrit les travaux qu’il a conduits pendant plus de 60 ans à travers toute l’Europe. C’est lui qui est à l’origine de la renaissance de Césaire d’Arles et il demeure une source de premier plan pour qui veut découvrir la personnalité et l’œuvre de ce saint éminent. Marie-José Delage, Professeur émérite, nous fait bénéficier de sa connaissance de l’ensemble de l’œuvre en nous présentant les entretiens historiques de Césaire avec le Roi Théodoric à Ravenne et avec le Pape Symmaque à Rome (512-513). Claude Sintès directeur du Musée d’Arles antique, nous fait vivre l’extraordinaire exposition qui a réuni au Vatican plus de 330.000 visiteurs en trois mois du printemps 2017 et il nous fait partager ses émotions sur ce retour de Césaire d’Arles à Rome.
Le Professeur William E Klingshirn de l’Université Catholique d’Amérique, à Washington, nous explique comment depuis plus de 60 ans, Césaire d’Arles a fait l’objet de nombreux travaux malgré les difficultés de traduction de ses écrits, à partir du latin, aussi bien pour l’anglais que pour le français. Une brève présentation de l’influence de Césaire d’Arles sur le culte liturgique à son époque, par le Professeur Hervé Chiavérini, clôture cette première partie.

Pour aborder ensuite l’œuvre de Césaire, le résumé du Petit traité sur la Grâce présenté par le Père Dominique Bertrand sj, patrologue bien connu, est une excellente introduction. Ce traité a trouvé aujourd’hui une place particulière dans les textes du Pape François. Le père Michel Dujarier a bien voulu nous proposer un accès à la question complémentaire : Comment Césaire d’Arles a t-il compris et vécu la fraternité ? et son écoute fine et sensible témoigne d’une profonde analyse intérieure.
La grande connaissance qu’a Don Francesco Tedeschi de Césaire d’Arles lui permet de nous offrir une approche subtile de l’utilisation des sept règles de Tyconius, ce qui est aussi le cas de la communication suivante du Professeur Luce Pietri sur les conciles de Césaire d’Arles, dont on sait que l’examen est de la plus haute importance pour prendre la mesure de son œuvre.
Le rôle capital de St Augustin dans la vie et l’œuvre de Césaire d’Arles nous est présenté par le Professeur Raúl Villegas Marín, tandis que le professeur Harald Tripp nous fait part de la place du mystère de la Trinité dans les sermons de Césaire d’Arles et du rôle que cette question théologique a joué dans le débat avec les Ariens.
Ce chapitre s’achève par une communication historique et scientifique sur les paludismes en Provence d’après les sermons de Césaire d’Arles, travail du Professeur Eric Faure spécialiste d’épidémiologie de l’Université de Provence.

La troisième partie consacrée comme nous en avons coutume à l’archéologie dans ses liens avec l’histoire nous dévoile les découvertes archéologiques récentes sur Césaire et « l’île sainte» de Lérins, Yann Codou nous introduisant de la sorte à l’histoire de cette île qui a joué un rôle majeur dans l’œuvre de Césaire d’Arles.

Enfin ce tome II s’achève sur la présentation du projet d’édition du tome III (parution espérée fin 2019) qui rassemblera des communications sur Les hérésies et les superstitions d’après les sermons de Césaire d’Arles ainsi que le Bréviaire contre les Hérétiques. En annexe sont mentionnés des travaux en cours, les thèses, mémoires et maîtrises, des articles publiés durant l’année.

 

http://compitum.fr/publications/12154–cesaire-darles-et-les-cinq-continents-volume-ii