CAMPAGNE ELECTORALE, CLAUDE TRICOIRE (1951-...), ELECTIONS, LE TEMPS DES ELECTIONS, POEME, POEMES, POESIES

Le temps des élections

Le temps des élections

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Les voilà repartis nos candidats

Ils courent ….Ils courent

Les plateaux de télévision

Ils courent de ville en ville

De meeting en meeting

Ils sont partout

Et prêchent à temps et contre-temps

Et moi pendant ce temps-là

Je chante Paroles… Paroles

Les voilà repartis nos candidats

Ils menacent de leur courroux

Le riche, le pauvre, l’émigré

Celui qui croit au paradis ou qui ne croit pas

Ils s’imaginent une France bien à eux

Bien blanche ou bien colorée ….C’est selon….

Bien chrétienne ou pas…. C’est selon….

Et moi pendant ce temps-là

J’écoute siffler le train du temps

Les revoilà en piste nos candidats

Demain on rase gratis qu’ils disent

Le flot des promesses déborde

Demain nous serons tous heureux et riches

Ils dessinent un beau pays

Où coulent le lait et le miel

Demain nous seront les rois du monde… ou presque 

Et moi pendant ce temps là j’écoute

Dans le vent siffler le merle chanteur

©Claude Tricoire

6 février 2022

ECRIVAIN FRANÇAIS, HIVER, IL FAIT FROID, LITTERATURE FRANÇAISE, POEME, POEMES, POESIES, POETE FRANÇAIS, VICTOR HUGO

Il fait froid de Victor Hugo

Il fait froid

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L’hiver blanchit le dur chemin
Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée…
Ferme ta porte à l’aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton coeur ouvert !
Le coeur, c’est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel ;
Doute de l’homme plein d’envie ;
Doute du prêtre et de l’autel ;
Mais crois à l’amour, ô ma vie !

Crois à l’amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles !
A l’amour, tison du foyer !
A l’amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.
Dans ton âme, où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l’indulgence pour autrui,
Eponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s’éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d’inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu’ils t’ont vomi de haine.

La haine, c’est l’hiver du cœur .
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l’orage !

Garde ton amour éternel.
L’hiver, l’astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel ;
Ne retire rien de ton âme !

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Victor Hugo

CLAUDE TRICOIRE (1951-...), NOUVEL AN, POEME, POEMES, POESIES, UN MONDE NOUVEAU EN DEVENIR

Un monde nouveau en devenir

Un monde nouveau en devenir

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Je veux un monde meilleur,
Je veux qu’il change son cœur ,
Que les injures se changent en paroles de bénédictions,
Qu’il n’y ait ici que du bonheur,
Devant nos yeux,
Que des sourires et des gens heureux,
Et des mercis,
Pour couvrir la vie de chaleur, de tendresse dans nos cœurs,
Plus de larmes, plus de peur,
Que des rires,

Et alors il fera bon vivre dans ce monde nouveau

Alors seulement nous ne serons plus les mêmes,
Personne n’aura plus de peine,
Tout peut encore changer

Si les hommes de bonne volonté s’unissent

Pour chasser les fantômes

Des années passées des malheurs d’autrefois

Il est encore temps d’écrire un chapitre nouveau

Dans le livre de nos vies 

Il est encore temps d’aplanir les chemins

Pour que revienne l’espérance

D’un monde nouveau

L’avenir est plein de possibles

Il faut juste y croire

Dans les yeux je lui dirai

A ce monde qui vient de naître :
Je me battrai,
Je lui dirai simplement

Que rien n’est perdu encore

Sans autre arme que l’amour et l’espérance,
On peut se battre,
Jusqu’au fond de nos larmes,
Jusqu’au fond de nos malheurs

Et le monde deviendra un oasis de paix

Qui aura détruit les murs de la haine

Pour que tous les hommes soient frères

Je veux un nouveau monde,
Je veux que le cœur du monde,
Range les injures au fond de l’enfer

Que les pleurs se changent en chansons

Que les deuils se changent en danse

Et je veux croire que le monde ainsi recréé

Revêtira des habits de lumière

A chaque heure du jour de l’année

®Claude Tricoire

1er janvier 2022

CLAUDE TRICOIRE (1951-...), DANS LA NUIT.... DANS LE SILENCE..., MEDITATIONS, POEMES, POESIES

Dans la nuit… Dans le silence….

Dans la nuit…. Dans le silence…

Il y eut un soir …. Il y eut un matin…

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Au commencement

Dans la nuit dans le silence

La Parole a fait surgir du chaos

L’univers et tout ce qu’il renferme

L’herbe des champs et les animaux

L’homme surgit des mains de Dieu

A sa resssemblance

Il y eut un soir il y eut un matin

Et Dieu trouva que cela était bon

Quand les temps furent accomplis

Dans la nuit dans le silence

Le Verbe est venu au milieu des ténèbres

Habiter au cœur de sa création

Illuminer nos ténèbres

Et Dieu s’est fait homme

Il y eut un soir il y eut un matin

Et Dieu trouva que cela était bon

Au matin d’un jour nouveau

Dans la nuit dans le silence

Le nouvel Adam surgit du tombeau

L’Homme qui gisait à l’ombre de la mort

Soudain s’est réveillé

La Parole est parvenue jusqu’aux confins de la terre

Le Verbe de Dieu a vaincu la nuit

Il y eut un soir il y eut un matin

Et Dieu trouva que cela était bon

©Claude Tricoire

31 décembre 2021

EGLISE CATHOLIQUE, ENFANCE DE JESUS, EVANGILE SELON MATTHIEU, FÊTE DES SAINTS INNOCENTS, LES SAINTS INNOCENTS, LITTERATURE CHRETIENNE, LITTERATURE FRANÇAISE, MARTYRE DES SAINTS INNOCENTS, PAUL VERLAINE, PAUL VERLAINE (1844-1896), POEMES, POESIES, POETE FRANÇAIS

Les Saints Innocents de Paul Verlaine

Saints innocents

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Cruel Hérode, noir Péché,
De tes sept glaives tu poursuis
Les innocents, lesquels je suis
Dans mes cinq sens, — et, qu’empêché
Me voici pour, las ! me défendre !

L’argile dont Dieu les forma,
Leur faiblesse à ces tristes sens
Par quoi je suis les innocents
Que l’on immole dans Rama,
Trahissent leur âge trop tendre.

Nulle fuite. Mais mon Sauveur,
Assumant mon sort et ma mort,
Vit en Égypte dont il sort
À temps pour l’insigne faveur
Qu’il me fait de donner sa vie

Et sa pensée à mon bonheur
Éternel, et, par l’action
Sûre de l’absolution
De son prêtre à lui, le Seigneur,
Ressuscite ma chair ravie.

Paul Verlaine (1844-1896)

Recueil : Liturgies intimes (1892).

J'AI REVE D'UN NOËL, MEDITATIONS, NATIVITE DE JESUS, NOËL, POEME, POEMES, PRIERE, PRIERES, YVES PRINGENT (1934-2014)

J’ai rêvé d’un Noël par Yves Pringent

J’ai rêvé d’un Noël !

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J’ai rêvé d’un Noël, qui serait différent
Dans ce monde troublé, de ce siècle présent
J’ai rêvé d’un Noël, aux décors de l’espoir
Qui bannirait ainsi, les ombres les plus noires.

Dessinez-moi Noël ! Aux multiples couleurs !
Où l’histoire de Jésus, sera mise à l’honneur
Décrivez son amour, sans oublier sa paix
Soulignez sa grâce, qu’il donne désormais.

Effacez de Noël, ce qui masque Jésus !
Que chacun comprenne, qu’il porte le salut
Ôtez ce qui n’est pas, conforme aux Écrits
Gardez tout simplement, ce que la Bible dit.

Mettez au silence ! Tous ces bruits discordants !
Qui montent de la terre, aux accents effrayants
Faites taire la rumeur, que Dieu serait lointain
Alors qu’il vient ce jour, vous prendre par la main.

Écoutez ce qu’il dit, car il s’adresse à vous
Message de Noël, ô ! Mon Dieu qu’il est doux !
Chantez et proclamez, l’enfant nouveau né
Qui a marqué l’histoire de notre humanité.

 

 Lecture : Matthieu 2 v 2 :

Où est le Roi des juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.

 Demandez à un enfant d’aujourd’hui de représenter Noël par un dessin, et vous comprendrez, le sens que notre société a donné à cette fête. Il vous dessinera un sapin, tout décoré, avec plein de cadeaux à son pied ; puis des bougies, de la lumière, des couleurs. Quelques uns peut-être ayant une certaine connaissance de l’histoire biblique crayonneront une crèche avec des personnages : Les bergers, les mages et l’enfant Jésus. Tout cela lui parlera de Noël. Maintenant demandez à la grande majorité de personnes de dessiner et de commenter Noël, et vous serez stupéfaits de constater qu’il y a un décalage important entre ce qu’ils attendent de cette fête par rapport à sa réalité spirituelle ; car n’oublions jamais qu’il est question de la naissance du Fils de Dieu né d’une femme et venu sur cette terre pour sauver l’humanité condamnée à cause du péché.

Mais si nous mettons la naissance de Jésus au centre de cette fête, nous obtenons un tableau différent, où la joie ne sera pas exclue, bien au contraire car Noël est le sujet d’une grande joie ! Elle sera différente, alimentée par l’espérance que nous procure cette naissance exceptionnelle. J’ai connu des « Noël » où Jésus était absent, comme masqué ou à peine mentionné ; d’autres éléments festifs étaient au premier plan ; mais aujourd’hui pour moi, Noël prend une dimension extraordinaire où la reconnaissance n’est pas liée à une fête ponctuelle une fois l’année, mais chaque jour elle est le sujet de ma joie, de connaître celui qui est venu sur la terre pour me sauver et m’accorder sa paix.

Je vous souhaite ce Noël là ! Il se prolonge dans le cœur de tous ceux qui acceptent Jésus-Christ le Sauveur du monde.

Pour moi Noël n’est plus un rêve, mais une réalité vivante chaque jour.

Yves Pringent

Yves Pringent (1934-2014)

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Yves Prigent était neuropsychiatre, spécialiste de la dépression, du suicide et de la violence. Il a exercé à l’Hôpital de Pont-l’Abbé et en cabinet libéral. Il a également été expert judiciaire, conseiller scientifique de l’Union nationale pour la prévention du suicide (UNPS), et a aussi eu une activité de formateur et de conférencier.

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AUTOMNE, EMILE VERHAEREN (1855-1916), LE VENT, LE VENT, EMILE VERHAEREN, LITTERATURE, LITTERATURE FRANCOPHONE, POEMES, POESIES

Le vent, Emile Verhaeren

Le vent

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Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre ;
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs ;
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent ;
Aux citernes des fermes.
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort, dans leurs mélancolies.

Le vent rafle, le long de l’eau,
Les feuilles mortes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre ;
Le vent mord, dans les branches,
Des nids d’oiseaux ;
Le vent râpe du fer
Et peigne, au loin, les avalanches,
Rageusement du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Dans les étables lamentables,
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitres et de papier.
– Le vent sauvage de Novembre ! –
Sur sa butte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d’éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Les vieux chaumes, à cropetons,
Autour de leurs clochers d’église.
Sont ébranlés sur leurs bâtons ;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent, comme un grand vol,
Rabattu noir, contre le sol.

Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L’avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes,
Criant de froid, soufflant d’ahan,
L’avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes ;
L’avez-vous vu, cette nuit-là,
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n’en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient, comme des bêtes,
Sous la tempête ?

Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant,
Voici le vent cornant Novembre.

 

 

Émile VERHAEREN
1855 – 1916

MORT, PAUL VERLAINE, PAUL VERLAINE (1844-1896), POEME, POEMES, POESIES, POETE FRANÇAIS, TOUSSAINT

Toussaint de Paul Verlaine

Toussaint

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Ces vrais vivants qui sont les saints,
Et les vrais morts qui seront nous,
C’est notre double fête à tous,
Comme la fleur de nos desseins,

Comme le drapeau symbolique
Que l’ouvrier plante gaîment
Au faite neuf du bâtiment,
Mais, au lieu de pierre et de brique,

C’est de notre chair qu’il s’agit,
Et de notre âme en ce nôtre œuvre
Qui, narguant la vieille couleuvre,
A force de travaux surgit.

Notre âme et notre chair domptées
Par la truelle et le ciment
Du patient renoncement
Et des heures dûment comptées.

Mais il est des âmes encor,
Il est des chairs encore comme
En chantier, qu’à tort on dénomme
Les morts, puisqu’ils vivent, trésor

Au repos, mais que nos prières
Seulement peuvent monnayer
Pour, l’architecte, l’employer
Aux grandes dépenses dernières.

Prions, entre les morts, pour maints
De la terre et du Purgatoire,
Prions de façon méritoire
Ceux de là-haut qui sont les saints.

 

Paul Verlaine (1844-1896)

Extraits de Liturgies intimes (1892)

HOMMAGE A UN DEFUNT, IL RESTERA DE TOI, MEDITATIONS, MORT, POEME, POEMES

Hommage à un défunt

Il restera de toi

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Il restera de toi
Ce que tu as donné
Au lieu de le garder
Dans des coffres rouillés

 

Il restera de toi
De ton jardin secret
Une fleur oubliée
Qui ne s’est pas fanée

 

Ce que tu as donné
En d’autres fleurira
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera

 

Il restera de toi
Ce que tu as chanté
À celui qui passait
Sur son chemin désert

 

Il restera de toi
Une brise du soir
Un refrain dans le noir
Jusqu’au bout de l’hiver

 

Ce que tu as chanté
En d’autres jaillira
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera

 

Il restera de toi
Ce que tu as offert
Entre tes bras ouverts
Un matin de soleil

 

 

Il restera de toi
Ce que tu as perdu
Que tu as attendu
Plus loin que tes réveils

 

Ce que tu as offert
En d’autres revivra
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera

AUTOMNE, ECRIVAIN FRANÇAIS, L'AUBE EST MOINS CLAIRE...., LITTERATURE FRANÇAISE, POÊME D4AUTOMNE DE VICTOR HUGO, POEME, POEMES, POESIES, POETE FRANÇAIS, VICTOR HUGO

Poême d’automne de Victor Hugo

 

L’aube est moins claire…

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L’aube est moins claire, l’air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l’azur.
Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s’en va d’un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu’éblouissait l’été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.

Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L’automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l’été qui s’enfuit est un ami qui part.
Adieu, dit cette voix qui dans notre âme pleure,
Adieu, ciel bleu ! beau ciel qu’un souffle tiède effleure !
Voluptés du grand air, bruit d’ailes dans les bois,
Promenades, ravins pleins de lointaines voix,
Fleurs, bonheur innocent des âmes apaisées,
Adieu, rayonnements ! aubes ! chansons ! rosées !

Puis tout bas on ajoute : ô jours bénis et doux !
Hélas ! vous reviendrez ! me retrouverez-vous ?

Victor HUGO
1802 – 1885