ALPHONSE DE LAMARTINE (1790-1869), AUX CHRETIENS DANS LES TEMPS D'EPREUVES, POEME, POEMES, PRIERE, PRIERES

Aux chrétiens dans les temps d’épreuves : poème de Lamartine

Aux chrétiens dans les temps d’épreuves

Grief

Pourquoi vous troublez-vous, enfants de l’Evangile ?
A quoi sert dans les cieux ton tonnerre inutile,
Disent-ils au Seigneur, quand ton Christ insulté,
Comme au jour où sa mort fit trembler les collines,
Un roseau dans les mains et le front ceint d’épines,
               Au siècle est présenté ?

Ainsi qu’un astre éteint sur un horizon vide,
La foi, de nos aïeux la lumière et le guide,
De ce monde attiédi retire ses rayons ;
L’obscurité, le doute, ont brisé sa boussole,
Et laissent diverger, au vent de la parole,
               L’encens des nations.

Et tu dors ? et les mains qui portent ta justice,
Les chefs des nations, les rois du sacrifice,
N’ont pas saisi le glaive et purgé le saint lieu ?
Levons-nous, et lançons le dernier anathème ;
Prenons les droits du ciel, et chargeons-nous nous-mêmes
               Des justices de Dieu.

Arrêtez, insensés, et rentrez dans votre âme ;
Ce zèle dévorant dont mon nom vous enflamme
Vient-il, dit le Seigneur, ou de vous ou de moi ?
Répondez ; est-ce moi que la vengeance honore ?
Ou n’est-ce pas plutôt l’homme que l’homme abhorre
               Sous cette ombre de foi ?

Et qui vous a chargés du soin de sa vengeance ?
A-t-il besoin de vous pour prendre sa défense ?
La foudre, l’ouragan, la mort, sont-ils à vous ?
Ne peut-il dans sa main prendre et juger la terre,
Ou sous son pied jaloux la briser comme un verre
               Avec l’impie et vous ?

Quoi, nous a-t-il promis un éternel empire,
Nous disciples d’un Dieu qui sur la croix expire,
Nous à qui nostre Christ n’a légué que son nom,
Son nom et le mépris, son nom et les injures,
L’indigence et l’exil, la mort et les tortures,
               Et surtout le pardon ?

Serions-nous donc pareils au peuple déicide,
Qui, dans l’aveuglement de son orgueil stupide,
Du sang de son Sauveur teignit Jérusalem ?
Prit l’empire du ciel pour l’empire du monde,
Et dit en blasphémant : Que ton sang nous inonde,
               Ô roi de Bethléem !

Ah ! nous n’avons que trop affecté cet empire !
Depuis qu’humbles proscrits échappés du martyre
Nous avons des pouvoirs confondu tous les droits,
Entouré de faisceaux les chefs de la prière,
Mis la main sur l’épée et jeté la poussière
               Sur la tête des rois.

Ah ! nous n’avons que trop, aux maîtres de la terre,
Emprunté, pour régner, leur puissance adultère ;
Et dans la cause enfin du Dieu saint et jaloux,
Mêlé la voix divine avec la voix humaine,
Jusqu’à ce que Juda confondît dans sa haine
               La tyrannie et nous.

Voilà de tous nos maux la fatale origine ;
C’est de là qu’ont coulé la honte et la ruine,
La haine, le scandale et les dissensions ;
C’est de là que l’enfer a vomi l’hérésie,
Et que du corps divin tant de membres sans vie
               Jonchent les nations.

« Mais du Dieu trois fois saint notre injure est l’injure ;
Faut-il l’abandonner au mépris du parjure ?
Aux langues du sceptique ou du blasphémateur ?
Faut-il, lâches enfants d’un père qu’on offense,
Tout souffrir sans réponse et tout voir sans vengeance ? »
            Et que fait le Seigneur ?

Sa terre les nourrit, son soleil les éclaire,
Sa grâce les attend, sa bonté les tolère,
Ils ont part à ses dons qu’il nous daigne épancher,
Pour eux le ciel répand sa rosée et son ombre,
Et de leurs jours mortels il leur compte le nombre
            Sans en rien retrancher.

Il prête sa parole à la voix qui le nie ;
Il compatit d’en haut à l’erreur qui le prie ;
A défaut de clartés, il nous compte un désir.
La voix qui crie Alla ! la voix qui dit mon Père,
Lui portent l’encens pur et l’encens adultère :
            A lui seul de choisir.

Ah ! pour la vérité n’affectons pas de craindre ;
Le souffle d’un enfant, là-haut, peut-il éteindre
L’astre dont l’Eternel a mesuré les pas ?
Elle était avant nous, elle survit aux âges,
Elle n’est point à l’homme, et ses propres nuages
              Ne l’obscurciront pas.

Elle est ! elle est à Dieu qui la dispense au monde,
Qui prodigue la grâce où la misère abonde ;
Rendons grâce à lui seul du rayon qui nous luit !
Sans nous épouvanter de nos heures funèbres,
Sans nous enfler d’orgueil et sans crier ténèbres
            Aux enfants de la nuit.

Esprits dégénérés, ces jours sont une épreuve,
Non pour la vérité, toujours vivante et neuve,
Mais pour nous que la peine invite au repentir ;
Témoignons pour le Christ, mais surtout par nos vies ;
Notre moindre vertu confondra plus d’impies
            Que le sang d’un martyr.

Chrétiens, souvenons-nous que le chrétien suprême
N’a légué qu’un seul mot pour prix d’un long blasphème
A cette arche vivante où dorment ses leçons ;
Et que l’homme, outrageant ce que notre âme adore,
Dans notre cœur brisé ne doit trouver encore
           Que ce seul mot : Aimons !

 Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

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Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine est un poète, romancier, dramaturge et prosateur en même temps qu’un homme politique français. Il est l’orateur d’exception qui proclame et dirige la Deuxième République et l’une des plus grandes figures du romantisme en France.

Alphonse de Lamartine naît dans une famille de petite noblesse attachée au roi et à la religion catholique à Mâcon : il passe son enfance en Bourgogne du sud, en particulier à Milly. Après un temps en collège à Lyon, il poursuit son éducation à Belley, où il rencontre Aymond de Virieu, avec lequel il fait plus tard un voyage en Italie, celui que Lamartine évoque dans le sensible roman de « Graziella ».

En octobre 1816, il rencontre Julie Charles à Aix-les-Bains et vit avec elle un amour tragique puisque Julie meurt en décembre 1817. Il écrit alors les poèmes des « Méditations poétiques » (parmi lesquels le célèbre poème « Le Lac« ) dont le recueil est publié en 1820 et obtient un grand succès.

Alphonse épouse Marianne-Elisa Birch, une jeune Anglaise, en 1820, et occupe des fonctions de secrétaire d’ambassade en Italie avant de démissionner en 1830. Il publie alors d’autres poèmes comme, en 1823, les « Nouvelles Méditations poétiques » et « La Mort de Socrate« , ou, en juin 1830, les « Harmonies poétiques et religieuses » après avoir été élu à l’Académie française en 1829 au fauteuil 7.

En 1830, il entre en politique et se rallie à la Monarchie de juillet mais échoue à la députation. Il voyage alors en Orient visite la Grèce, le Liban et les lieux saints du christianisme. En 1833, il est élu député et le restera jusqu’en 1851 : il évolue du royalisme au républicanisme et prononce des discours remarqués et joue un rôle important au moment de la Révolution de 1848 mais se retire de la politique après sa lourde défaite lors de l’élection présidentielle qui porte au pouvoir Louis Napoléon Bonaparte en décembre 1848.

Lourdement endetté, il doit vendre Milly en 1860 et écrire des œuvres alimentaires comme de nombreuses compilations historiques (peu solides aux yeux des historiens d’aujourd’hui) ou son « Cours familier de littérature » (1856-1869) à côté de textes plus réussis mais mineurs comme « Le Tailleur de pierre de Saint-Point » (1851). Son dernier grand poème « La Vigne et la Maison » est écrit en 1857.

Il repose dans le caveau familial à Saint-Point (Saône et Loire).

ANTOINE GODEAU (1605-1672), BEATITUDES, POEME, POEMES, PRIERE, PRIERES, VOUS QUE L'ON CROIT L'OBJET DE LA FUREUR CELESTE

Vous que l’on croit l’objet de la fureur céleste par Antoine Godeau

« Vous que l’on croit l’objet de la fureur céleste » –

Antoine Godeau

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BIENHEUREUX CEUX QUI SONT PERSECUTES POUR LA JUSTICE CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST A EUX

 Vous que l’on croit l’objet de la fureur céleste,
Dont les jours sont ourdis de continus malheurs,
Qu’on fuit comme frappés d’une maligne peste,
Qui donnez votre bien, et qu’on traite en voleurs ;

Vous qui servez chacun, et que chacun déteste,
Dont on fait vanité d’accroître les douleurs,
A qui tout est contraire, à qui tout est funeste,
Et qu’on peint lâchement de si noires couleurs ;

Vous enfin qui souffrez, défendant la Justice,
Bienheureux êtes-vous dans ce cruel supplice,
Par qui de votre Dieu vous soutenez les lois ;

L’Eternel vous prépare, après votre victoire,
Dans l’empire du Ciel, où vous serez tous Rois,
Pour un moment de peine une éternelle Gloire.

 

 

Antoine Godeau

Antoine Godeau, né à Dreux le 24 septembre 1605 et mort à Vence le 21 avril 1672 est un homme de lettres et évêque français.

Biographie

Cousin et ami de Conrart, il fréquente le salon de Mme de Scudéry et l’hôtel de Rambouillet, où il est affublé du sobriquet « le Nain de Julie ». Petit et laid, il doit son succès à son esprit inventif et joyeux. Participant dans sa jeunesse au cénacle des Illustres Bergers, il devient l’un des premiers membres de l’Académie française en 1634.

Ordonné prêtre à Paris le 7 mai 1636, Richelieu   lui octroie le 21 juin l’évêché de Grasse ; il est consacré le 14 décembre par Léonore d’Estampes de Valençay, évêque de Chartres et il s’installe le 28 septembre 1637.   Il devient membre de la Compagnie du Saint-Sacrement en 1639 et crée à Grasse en 1640 un mont-de-piété pour venir en aide aux plus démunis. Il obtient le brevet d’union des diocèses de Grasse et de Vence en décembre 1639. En 1653, il est forcé de choisir entre les deux évêchés ; il choisira le diocèse de Vence.

CONFINEMENT (temps de), CORONAVIRUS, JE RESTE A LA MAISON, SEIGNEUR !, MEDITATIONS, PRIERE, PRIERES

Je reste à la maison, Seigneur !

JE RESTE À LA MAISON, SEIGNEUR !

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Je reste à la maison, Seigneur ! Et aujourd’hui, je m’en rends compte, tu m’as appris cela, demeurant obéissant au Père, pendant trente ans dans la maison de Nazareth, en attente de ta grande mission.

Je reste à la maison, Seigneur, et dans l’atelier de Joseph, ton gardien est le mien, j’apprends à travailler, à obéir, pour arrondir les angles de ma vie et te préparer une œuvre d’art.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je sais que je ne suis pas seul parce que Marie, comme toute mère, est dans la pièce à côté, en train de faire des corvées et de préparer le déjeuner pour nous tous, la famille de Dieu.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je le fais de manière responsable pour mon propre bien, pour la santé de ma ville, de mes proches, et pour le bien de mon frère, que tu as mis à côté de moi, me demandant de m’en occuper dans le jardin de la vie. Je reste à la maison, Seigneur ! Et dans le silence de Nazareth, je m’engage à prier, à lire, étudier, méditer, être utile pour les petits travaux, afin de rendre notre maison plus belle et plus accueillante.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et le matin, je te remercie pour le nouveau jour que tu me donnes, en essayant de ne pas la gâcher et l’accueillir avec émerveillement, comme un cadeau et une surprise de Pâques. Je reste à la maison, Seigneur ! Et à midi, je recevrai la salutation de l’ange, je me rendrai utile pour l’amour, en communion avec toi qui t’es fait chair pour habiter parmi nous ; et, fatigué par le voyage, assoiffé, je te rencontrerai au puits de Jacob, et assoiffé d’amour sur la Croix.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et si le soir me prend la mélancolie, je t’invoquerai comme les disciples d’Emmaüs : « Reste avec nous, le soir est arrivé et le soleil se couche ».

Je reste à la maison, Seigneur ! Et dans la nuit, en communion de prière avec les nombreux malades, les personnes seules et tous les soignants, j’attendrai l’aurore pour chanter à nouveau ta miséricorde et dire à tout le monde que, dans les tempêtes, tu as été mon refuge.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je ne me sens pas seul et abandonné, parce que tu me l’as dit : « Je suis avec vous tous les jours ». Oui, et surtout en ces jours de confusion, ô Seigneur, dans lesquels, si ma présence n’est pas nécessaire, je vais atteindre chacun, uniquement avec les ailes de la prière.

Amen.

(mars 2020 – Prière d’un prêtre italien en quarantaine)

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N'AI-JE PAS SANGLOTE TON AGOISSE SUPRÊME ?, PAUL VERLAINE, POEME, POEMES, POETE FRANÇAIS, PRIERE, PRIERES

« N’ai-je pa sangloté ton angoisse suprême ? » de Paul Verlaine

« N’ai-je pas sangloté ton angoisse suprême ? » – Paul Verlaine

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Mon Dieu m’a dit …

 

Mon Dieu m’a dit : « Mon fils, il faut m’aimer. Tu vois
Mon flanc percé, mon cœur qui rayonne et qui saigne,
Et mes pieds offensés que Madeleine baigne
De larmes, et mes bras douloureux sous le poids

De tes péchés, et mes mains ! Et tu vois la croix,
Tu vois les clous, le fiel, l’éponge et tout t’enseigne
A n’aimer, en ce monde amer, où la chair règne,
Que ma Chair et mon Sang, ma parole et ma voix.

Ne t’ai-je pas aimé jusqu’à la mort, moi-même,
O mon frère en mon Père, ô mon fils en l’Esprit,
Et n’ai-je pas souffert, comme c’était écrit ?

N’ai-je pas sangloté ton angoisse suprême
Et n’ai-je pas sué la sueur de tes nuits,
Lamentable ami qui me cherches où je suis ?

André-Lhote-Le-Christ-au-mont-des-Oliviers-daprès-Gauguin

Sagesse de Paul Verlaine

CORONAVIRUS, GUERIR AVEC LES SAINTS, MALADIE, MALADIES, PRIERE, PRIERES, ROCH (saint ; 1350-1380), SEBASTIEN (saint ; 256-288)

Guérir avec les saints

 Guérir avec les Saints

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Saint Sébastien (256-288)

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Saint Sébastien (256-288)

Fêté le 20 Janvier

Lieux de culte en Normandie.

Saint Sébastien de Raids(Canton de Périers 50).

Mantilly (Canton de Passais la conception 61).

Nom.

D’origine grecque, signifie « Vénérable »

Iconographie.

Deux scènes dominent l’iconographie:

Sébastien est percé de flèches. et celle (moins courante) des soins apportés par Iréne. (Souvent représentés par Georges de La Tour « Saint Sébastien soigné par Iréne« )

Patronages.

Il est le patron des athlétes.

des archers.

des prisonniers.

des employés des pompes funébres.

des arquebusiers

des soldats.

Dictons.

A la Saint-Sébastien, l’hiver reprend ou se casse les dents.

 

Sa vie /Histoires/Légendes

Il est sans doute l’un des plus célèbres martyrs romains.

Un récit du V° siècle raconte sa vie et son martyr.

Sébastien, citoyen de Narbonne, élevé à Milan, est un soldat apprécié des empereurs Dioclétien et Maximien, qui lui confient le commandement de la première cohorte prétorienne, ignorant qu’il est chrétien. L’officier a en effet dissimulé sa foi afin de pouvoir mieux réconforter ceux qui sont promis au martyr. C’est ainsi qu’il exhorte à la fermeté les deux frères jumeaux Marcus et Marcellianus et, ce faisant, parvient à convertir aussi, par la parole et les miracles, tout leur entourage : les parents, le geôlier, sa femme, ses frères… En tout soixante-huit personnes recevront le baptême ! Le préfet Agrestius, voyant les miracles que provoquent ces conversions, finit par détruire les idoles qu’il adorait, pour se tourner vers le vrai Dieu… et obtenir la guérison ! C’est l’époque où Dioclétien et Maximien déclenchent une vaste persécution contre les chrétiens. Dioclétien accuse Sébastien d’avoir trahit sa confiance. Bien que Sébastien rappelle qu’il a toujours prié Dieu pour le salut de Rome, l’empereur ordonne de le percer de flèches, jusqu’à ce qu’il en soit criblé « comme un hérisson de ses piquants ». Après le supplice, Irène, une veuve pieuse, va prendre le corps pour l’ensevelir, mais constatant qu’il est encore vivant, le ramène chez elle pour le soigner. Guéri, Sébastien se place sur le chemin de l’empereur Dioclétien, afin de lui prouver que ce sont les prêtres païens qui accusent à tord les chrétiens. Ces derniers ne cessent de prier pour la sauvegarde de l’Empire. Arrêté, Sébastien est battu à mort et son corps est jeté dans l’égout principal de la ville. L’officier apparaît en songe à Lucine, une chrétienne, lui indique où elle trouvera son corps, et où elle aura à l’ensevelir.

 

Intercessions.

Invoqué contre la poliomyélite.

Contre la paralysie

Contre les maladies contagieuses.

Contre les fièvres.

Contre la peste

(Vénéré comme un saint efficace contre la peste, au même titre que saint Roch, saint Antoine, saint Adrien et saint Christophe. Cette vénération vient de l’efficacité d’une procession avec des reliques de Sébastien qui mit fin à une peste à Rome en 680. Invoqué à Pavie pour les mêmes causes, il obtient le même miracle. Les grandes épidémies du Moyen-Age entraînent une renaissance de cet aspect du culte de Sébastien.)

 

 

Prière à Saint Sébastien

Saint Sébastien écoute ma prière et présente là au Seigneur. Tu as été attaché et percé de flèches, mais ton corps inerte a été remis en vie.

Obtiens moi une nouvelle vigueur dans mes membres qui ne peuvent bouger, rends fermes mes pas sur les chemins que Dieu a tracé.

Saint Sébastien, mon âme est bouleversée et toute ma force m’a abandonné. Les flèches t’ont fait perdre du sang, mais pas la Foi.

Ne m’abandonne pas et aide-moi à garder l’espérance dans le Seigneur et la volonté de guérir.

Amen

 

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 Saint Roch (1350-1380)

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Fêté le^16 Août

Nom et iconographie

D’origine germanique signifie: »incertain »

On le représente habillé en pèlerin,une plaie sur la cuisse ;un chien se tient prés de lui,avec un morceau de pain .

 

Patronages.

des chirurgiens

des fossoyeurs

des pharmaciens

des pèlerins

des voyageurs

des invalides

des prisonniers.

 Dictons.

Connaissez-vous l’origine du proverbe: «C’est saint Roch et son chien» pour désigner deux personnes inséparables?

Intercessions.

Invoqué contre la peste, invocation un peu désuette aujourd’hui bien sûr, mais on peut se placer sous sa protection: lorsqu’on craint une épidémie, ou une contagion.

Pour se prémunir ou soigner les malades incurables.

Contre les rhumatismes, et les problèmes aux genoux.

Il intercède aussi pour aider à maigrir.

 

 

Prières 

Prière en cas d’épidémie

Roch, laïc pèlerin en Europe,

Pestiféré, emprisonné,

Toi qui guérissais les corps

Et amenais les hommes à Dieu,

Intercède pour nous

Et préserve-nous des misères

Du corps et de l’âme

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Coronavirus : Roch, le saint à invoquer contre les épidémies

 

Alors que l’épidémie de coronavirus semble prendre des proportions difficilement contrôlables dans le monde entier, les chrétiens peuvent se tourner vers saint Roch pour prier. Depuis le Moyen Âge et les pestes dévastatrices, c’est lui qui est invoqué comme protecteur des épidémies.

Saint Roch est le saint le plus invoqué, dès le Moyen Âge, comme protecteur contre le terrible fléau de la peste, et sa popularité est toujours aussi grande, notamment en Asie en ce moment, d’après les témoignages de missionnaires sur place. Sa protection s’est progressivement étendue au monde agricole, aux animaux, aux grandes catastrophes telles que les tremblements de terre, les épidémies et les maladies très graves. De façon plus récente, sa protection est également un exemple de solidarité humaine et de charité chrétienne, sous le signe du bénévolat.

Une vie auprès des pestiférés

Saint Roch était le fils d’un gouverneur de Montpellier. Ses parents, âgés, obtinrent sa naissance par de persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l’enfant qu’il leur accorderait. À la mort de ses parents — il a 20 ans — il décide alors de vendre ses biens, de se faire pauvre du Christ à l’exemple de saint François d’Assise. Il entre dans le Tiers-Ordre, et, vêtu en pèlerin, il prend le chemin de Rome, en demandant l’aumône. La peste sévissant en Italie, il se dévoue aux soins des pauvres pestiférés et il obtient beaucoup de guérisons.

Atteint à son tour de la maladie, et de retour à Montpellier, il est mourant et se retire dans une cabane dans les bois où un chien va lui apporter chaque jour un petit pain. D’où sa représentation dans l’histoire de l’art avec un chien à ses côtés. Miraculeusement guéri, il réapparait à Montpellier sans donner son identité et, considéré comme espion, il est mis en prison. Il y meurt au bout de cinq ans après avoir reçu les sacrements en révélant alors sa véritable identité au prêtre.

Peu de temps après sa mort, son culte devient très populaire en Italie, en France puis dans toute l’Église. Saint Roch est le protecteur notamment invoqué lors des épidémies de peste, depuis le concile de Ferrare, après les graves ravages de ce mal venu d’Orient et transmis par les marins, en particulier à Venise, Marseille, Lisbonne, Anvers et en Allemagne… Il est fêté le 16 août.

 

Voici une petite prière d’intercession à saint Roch :

Roch, laïc pèlerin en Europe,
Pestiféré, emprisonné,
Toi qui guérissais les corps
Et amenais les hommes à Dieu,
Intercède pour nous
Et préserve-nous des misères
Du corps et de l’âme.

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CAREME, MEDITATIONS, PRIERE, PRIERE POUR UN TEMPS DE CAREME, PRIERES, SI JE N'AI PAS COMPRIS CE SOIR !

Prière pour un temps de Carême

SI JE N’AI PAS COMPRIS CE SOIR

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Si je n’ai pas compris ce soir
Le souffle de Ta Parole
Je veux entrer dans Ta Demeure
Ne m’abandonne pas
Ne me ferme pas Ta Porte
Il fait trop froid dehors
Il fait trop nuit dehors

 

 Si je n’ai pas compris ce soir
De quel feu Tu nous consumes
Je veux entrer dans Ton Foyer
Ne m’abandonne pas
Ne me ferme pas Ta Porte
Il fait trop froid dehors
Il fait trop nuit dehors

 

 Si je n’ai pas compris ce soir
De quel Amour Tu brûles
Je veux Te suivre
Ne m’abandonne pas
Ne me Ferme pas Ton Cœur
Il fait trop froid dehors
Il fait trop nuit dehors

 

 Si je n’ai pas compris ce soir
Que Tu es venu verser nous sauver
Je veux le croire
Ne me ferme pas Ta Parole
Ne m’abandonne pas
Il fait trop froid dehors
Il fait trop nuit dehors

 

Si je n’ai pas compris ce soir
Que Tu envoies Ton Esprit
Je veux Te dire « OUI ! »
Ne me ferme pas l’Espérance
Ne m’abandonne pas
Il fait trop froid dehors
Il fait trop nuit dehors

 

 Si je n’ai pas compris ce soir
Je sais que Tu reviendras
Je sais Que Tu feras toute choisi nouvelle
Le froid du dehors sera Ton AMOUR

La nuit du dehors sera Ta Lumière

 

Si je n’ai pas compris ce soir
Je veux entrer chez Toi
Ne m’abandonne pas
Ne ferme pas Ta Porte
Parlons corps à corps
Parlons cœur  à cœur
Ne t’éloigne pas car le jour tombe
Et Il fait si froid dehors
Et Il fait si nuit dehors
Parlons encore corps à corps
Parlons Toujours cœur  à cœur
Et tu feras de mes nuits des promesses de Pâques
Et tu feras de mes nuits des Promesses de Pentecôte

 

Claude Tricoire
Mars 2014

ANSELME DE CANTERBERY (saint ; 1033-1109), CAREME, PRIERE, PRIERE POUR LE CARÊME DE SAINT ANSELME DE CANTERBERY, PRIERES

Prière pour le Carême de saint Anselme

Prière pour le Carême de Saint Anselme

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Seigneur, mon Dieu,
donne à mon cœur  de Te désirer,
en Te désirant, de Te chercher,
en Te cherchant, de Te trouver,
en Te trouvant, de T’aimer,
et en T’aimant, de racheter mes fautes,
et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur, mon Dieu,
donne à mon cœur  la pénitence,
à mon esprit le repentir,
à mes yeux la source des larmes,
et à mes mains la largesse de l’aumône.

Toi qui es mon Roi,
éteins en moi les désirs de la chair,
et allume le feu de ton Amour.
Toi qui es mon Rédempteur,
chasse de moi l’esprit d’orgueil,
et que ta bienveillance
m’accorde l’esprit de ton humilité.
Toi qui es mon Sauveur,
écarte de moi la fureur de la colère,
et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui es mon Créateur,
déracine de mon âme la rancœur ,
pour y répandre la douceur d’esprit.
Donne-moi, Père très bon,
une foi solide, une espérance assurée
et une charité sans faille.

Toi qui me conduis,
écarte de moi la vanité de l’âme,
l’inconstance de l’esprit,
l’égarement du cœur ,
les flatteries de la bouche,
la fierté du regard.

O Dieu de miséricorde,
je Te le demande par Ton Fils bien-aimé,
donne-moi de vivre la miséricorde,
l’application à la piété,
la compassion avec les affligés
et le partage avec les pauvres.

Anselme de Canterbury (1033-1109)

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JEAN-JACQUES LEFRANC DE POMPIGNAN (1709-1784), POEME, POEMES, PRIERE, PRIERES, TA BONTE SEULE M'EST VISIBLE

Ta bonté seule m’est visible

 » Ta bonté seule m’est visible « –

J-J Lefranc de Pompignan.

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Voici des extraits de la Prière universelle du poète lyrique Jean-Jacques Lefranc de Pompignan. 

 

 » Ô Toi, que la raison, que l’instinct même adore,
Souverain maître et créateur
De tout l’univers qui t’implore ;
Jéhova, Jupiter, Seigneur.

Source, cause première, être incompréhensible,
               Que je suis borné devant toi !
               Ta bonté seule m’est visible ;
               Le reste est un chaos pour moi.

Mais le bien et le mal dans cette nuit obscure,
Dépendent de ma volonté ;
Et tu gouvernes la nature
Sans enchaîner ma liberté.

(…)
Si je marche avec toi, fais-moi la grâce entière
De te suivre jusqu’à la fin,
Si je m’égare, ta lumière
Doit me remettre au bon chemin.

(…)
Fais que de mon prochain je plaigne les souffrances
             Toujours lent à condamner ;
             Et pardonne-moi mes offenses,
               Pour mieux m’apprendre à pardonner.

Tout retrace aux mortels le néant de leur être ;
Mais ils sont l’œuvre de tes mains ;
Sois leur guide autant que leur maître,
Jusqu’au terme de leurs destins.

Que le pain, la paix, soient ici mon partage,
J’attends que ton auguste choix
Des autres biens fixe l’usage ;
Tes volontés seront mes lois.

Ton temple est en tous lieux, tu remplis la nature ;
Tout l’univers est ton autel ;
Rien ne vit, n’existe, ne dure,
Qui ne t’offre un culte éternel. »

 

Jean-Jacques Lefranc de Pompignan

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Jean-Jacques Lefranc (ou Le Franc), marquis de Pompignan, dit Lefranc de Pompignan, né à Montauban le 10 août 1709 et mort à Pompignan le 1er novembre 1784, est un poète français.

 Biographie

Jean-Jacques Lefranc naquit dans une famille de noblesse de robe qui détenait de père en fils depuis le xviie siècle la charge de président de la Cour des aides de Montauban. Après des études à Paris au collège Louis-le-Grand, il fut avocat général près cette cour avant de succéder à son père dans les fonctions de président. Il mena la campagne de diffamation contre l’intendant de Montauban, Lescalopier, accusé d’irrégularités budgétaires et dont il finit par obtenir le déplacement. En 1745, il fut nommé conseiller d’honneur au parlement de Toulouse. Défenseur des privilèges fiscaux de la noblesse, mais ému en même temps par le poids des impôts que devait payer le peuple, il s’opposa avec véhémence aux réformes de Machault.

Sa première tragédie, Didon (1734) — qu’on dit inspirée de la Didon abandonnée (1724) de Métastase — fut jouée à la Comédie-Française et connut un succès que ne confirmèrent pas les Adieux de Mars (1735) et quelques livrets d’opéra qui suivirent.

Lefranc de Pompignan se fit avant tout connaître comme poète lyrique. Son Ode sur la mort de Jean-Baptiste Rousseau est une œuvre d’une grande noblesse d’inspiration. Très dévôt, il chercha l’inspiration dans les textes sacrés, comme son ami Louis Racine, publiant en 1751 et 1755 les deux volumes de ses Poésies sacrées, inspirées des Psaumes et des Prophètes.

Il composa également des pièces plus légères comme son Voyage en Languedoc et en Provence, mêlé de prose et de vers à la manière de celui de Chapelle et Bachaumont.

Le 6 septembre 1759, il fut élu à l’Académie française. Dans son discours de réception, prononcé le 10 mars 1760, il eut le tort de faire étalage d’une extrême vanité et d’attaquer vivement le parti philosophique — attaque d’autant plus inconsidérée que, dans l’assistance, plusieurs de ses membres avaient voté pour lui. Les Philosophes lui firent subir de violentes représailles, notamment Voltaire, qui en fit sa tête de Turc dans une longue bataille de libelles et de pamphlets. Lefranc de Pompignan, couvert de ridicule, n’osa plus reparaître à l’Académie et se retira en 1763 dans ses terres, partageant son temps entre ses châteaux de Pompignan, près de Montauban et de Caïx, qu’il fit reconstruire et où il s’occupa notamment à traduire des classiques grecs comme Eschyle.

Il pourrait être l’auteur d’un traité historique et politique publié anonymement en 1780 : Essai sur la dernière révolution de l’ordre civil en France, qui porte sur la réforme judiciaire réalisée en janvier 1771 sous l’impulsion du chancelier Maupeou.

Élu membre de l’Académie de Cortone , en Italie, il lui adressa une dissertation en latin sur Les Antiquités de la ville de Cahors, où il rend compte de ses recherches archéologiques. Il avait également été élu membre de l’Académie des Jeux floraux de Toulouse en 1740.

Grand bibliophile, il fit acquérir pour sa collection quelque 26 000 volumes dont 1 500 partitions musicales. Vendu par ses héritiers à la bibliothèque du clergé de Toulouse, ce fonds est aujourd’hui conservé à la bibliothèque de Toulouse.

 

ET, TRANQUIILE IL PASSAIT COMME UN PARDON VIVANT, POEME, POEMES, POETE FRANÇAIS, PRIERES

Et, tranquille, il passait comme un pardon vivant (Victor Hugo)

« Et, tranquille, il passait comme un pardon vivant » – Victor Hugo

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« Cependant il était question dans les villes

De quelqu’un d’étonnant, d’un homme radieux

Que les anges suivaient de leurs millions d’yeux ;

Cet homme, qu’entourait la rumeur grossissante,

Semblait un dieu faisant sur terre une descente ;

On eût dit un pasteur rassemblant ses troupeaux ;

Les publicains, assis au bureau des impôts,

Se levaient s’il passait, quittant tout pour le suivre ;

Cet homme, paraissant hors de ce monde vivre,

Tandis qu’autour de lui la foule remuait,

Avait des visions dont il restait muet ;

Il parlait aux cités, fuyait les solitudes,

Et laissait sa clarté dans l’œil des multitudes ;

Les paysans le soir, de sa lueur troublés,

Le regardaient de loin marcher le long des blés,

Et sa main qui s’ouvrait et devenait immense,

Semblait jeter aux vents de l’ombre une semence.

On racontait sa vie, et qu’il avait été

Par une vierge au fond d’une étable enfanté

Sous une claire étoile et dans la nuit sereine ;

L’âne et le bœuf, pensifs, l’ignorance et la peine,

Etaient à sa naissance, et sous le firmament

Se penchaient, ayant l’air d’espérer vaguement ;

On contait qu’il avait une raison profonde,

Qu’il était sérieux comme celui qui fonde,

Qu’il montrait l’âme aux sens, le but aux paresseux,

Et qu’il blâmait les grands, les prêtres, et tous ceux

Qui marchent entourés d’hommes armés de piques.

Il avait, disait-on, guéri des hydropiques ;

Des impotents, cloués vingt ans sous leurs rideaux,

En le quittant, portaient leur grabat sur leur dos ;

Son œil fixe appelait hors du tombeau les vierges ;

Les aveugles, les sourds, — ô destin, tu submerges

Ceux-ci dans le silence et ceux-là dans la nuit ! —

Le voyaient, l’entendaient ; et dans son vil réduit

Il touchait le lépreux, isolé sous des claies ;

Ses doigts tenaient les clefs invisibles des plaies,

Et les fermaient ; les cœurs vivaient en le suivant ;

Il marchait sur l’eau sombre et menaçait le vent ;

Il avait arraché sept monstres d’une femme ;

Le malade incurable et le pêcheur infâme

L’imploraient, et leurs mains tremblantes s’élevaient ;

Il sortait des vertus de lui qui les sauvaient ;

Un homme demeurait dans les sépulcres ; fauve,

Il mordait, comme un loup qui dans les bois se sauve ;

Parfois on l’attachait, mais il brisait ses fers

Et fuyait, le démon le poussant aux déserts ;

Ce maître, le baisant, lui dit : Paix à toi, frère !

L’homme, en qui cent damnés semblaient rugir et braire,

Cria : Gloire ! et, soudain, parlant avec bon sens,

Sourit, ce qui remplit de crainte les passants.

Ce prophète honorait les femmes économes ;

Il avait à Gessé ressuscité deux hommes

Tués par un bandit appelé Barabbas ;

Il osait, pour guérir, violer les sabbats,

Rendait la vie aux nerfs d’une main desséchée ;

Et cet homme égalait David et Mardochée.

Un jour ce redresseur, que le peuple louait,

Vit des vendeurs au seuil du temple, et prit un fouet ;

Pareils aux rats hideux que les aigles déterrent,

Tous ces marchands, essaims immondes, redoutèrent

Son visage empourpré des célestes rougeurs ;

Sévère, il renversa les tables des changeurs

Et l’escabeau de ceux qui vendaient des colombes.

Son geste surhumain ouvrait les catacombes.

L’arbre qu’il regardait changeait ses fleurs en fruits.

Un jour que quelques juifs profonds et très instruits

Lui disaient : « – Dans le ciel que le pied divin foule,

Quel sera le plus grand ? » cet homme dans la foule

Prit un petit enfant qu’il mit au milieu d’eux.

Calme, il forçait l’essaim invisible et hideux

Des noirs esprits du mal, rois des ténébreux mondes,

A se précipiter dans les bêtes immondes.

Et ce mage était grand plus qu’Isaïe, et plus

Que tous ces noirs vieillards épars dans les reflux

De la vertigineuse et sombre prophétie ;

Et l’homme du désert, Jean, près de ce Messie,

N’était rien qu’un roseau secoué par le vent.

Il n’était pas docteur, mais il était savant ;

Il conversait avec les faces inconnues

Qu’un homme endormi voit en rêve dans les nues ;

Des lumières venaient lui parler sur les monts ;

Il lavait les péchés ainsi que des limons,

Et délivrait l’esprit de la fange charnelle ;

Satan fuyait devant l’éclair de sa prunelle ;

Ses miracles étaient l’expulsion du mal ;

Il calmait l’ouragan, haranguait l’animal,

Et parfois on voyait naître à ses pieds des roses ;

Et sa mère en son cœur gardait toutes ces choses.

Des morts blêmes, depuis quatre jours inhumés,

Se dressaient à sa voix ; et pour les affamés,

Les pains multipliés sortaient de ses mains pures.

Voilà ce que contait la foule ; et les murmures,

Les cris du peuple enfant qui réclame un appui,

Environnaient cet homme ; on l’adorait ; et lui

Etait doux.

Tous les mots qui tombaient de sa bouche

Etaient comme une main céleste qui vous touche.

Il disait : — « Les derniers sont les premiers. — La fin,

« C’est le commencement. — Ne fais pas au prochain

« Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même.

« — On récolte le deuil quand c’est la mort qu’on sème.

« — Celui qui se repent est grand deux fois. — L’enfant

« Touche à Dieu. — Par le bien du mal on se défend.

« — Que le puits soit profond, mais que l’eau reste claire. »

Il disait : « – Regardez les choses sans colère ;

« Car, si l’œil est mauvais, le corps est ténébreux.

« — L’aube est pour les Gentils comme pour les Hébreux.

« — Mangez le fruit des bois, buvez l’eau de la source ;

« — N’ayez pas de souliers, pas de sac, pas de bourse,

« Entrez dans les maisons et dites : Paix à tous !

« — Nul n’est exempt du pli sublime des genoux ;

« Donc, qui que vous soyez, priez. Courbez vos têtes.

« — Dieu, présent à la nuit, n’est pas absent des bêtes.

« Dieu vit dans les lions comme dans Daniel.

« — Errer étant humain, faillir est véniel.

« Absolvez le pécheur en condamnant la faute.

« — On ajoute à l’esprit ce qu’à la chair on ôte. »

Il tenait compte en tout des faits accidentels.

Dans le champ du supplice il disait des mots tels

Que nul n’osait toucher à la première pierre ;

Il haïssait la haine, il combattait la guerre ;

Il disait : sois mon frère ! à l’esclave qu’on vend ;

Et, tranquille, il passait comme un pardon vivant ;

Il blanchissait le siècle autour de lui, de sorte

Que les justes, dont l’âme encor n’était pas morte,

Dans ces temps sans pitié, sans pudeur, sans amour,

Voyaient en s’éveillant luire deux points du jour,

L’aurore dans le ciel et sur terre cet homme.

Cet être était trop pur pour être vu par Rome.

Pourtant parmi les juifs, dans leur temple obscurci,

Chez leur roi lâche et triste, on en prenait souci ;

Et Caïphe y songeait dans sa chaire d’ivoire ;

Et, sans savoir encor ce qu’il en devait croire,

Hérode était allé jusqu’à dire : — Il paraît

Qu’il existe un certain Jésus de Nazareth. »

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Extrait du long poème La fin de Satan de Victor Hugo. Il n’a pas pu achever ce long poème religieux d’environ 5700v ers  qui fût publié après sa mort.

MEDITATIONS, NOUVEL AN, POUR L'ANNEE QUI S'ACHEVE, POUR L'ANNEE QUI VA COMMENCER, PRIERES

Pour l’année qui se termine, pour celle qui va commencer

Prières

pour l’année qui se termine et celle qui va commencer

prière

 

Seigneur Jésus,

Merci pour cette année qui finit

Et merci pour la nouvelle année qui vient.

Qu’elle apporte aux hommes de ce monde la paix

Qu’elle comble de grâces ceux que j’aime,

et qu’elle m’apporte la Force et l’Amour dont j’ai besoin.

 

Dans cette année qui finit,

Des hommes ont souffert;

Guérissez, si c’est possible,

Diminuez le mal ou le chagrin.

Faîtes que quelque chose

vienne apaiser leur peine,

Faites que quelqu’un s’en aille les aider,

et que cette nouvelle année leur fasse du bien.

 

Dans cette année qui finit,

Je n’ai pas été ce que j’aurais dû être.

Faites-moi meilleur, mon Dieu :

Moins dur avec les autres,

Plus patient, plus fort,

Plus exigeant avec moi-même,

Plus vrai dans mes paroles,

Plus actif dans mes travaux,

Plus obéissant, plus rieur aussi;

et que demain soit plus beau qu’aujourd’hui,

Plus grand.

 

Merci de cette année qui finit,

Merci pour cette nouvelle année qui vient.

 

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TERMINER L’ANNÉE AVEC JÉSUS     

« L’amour du Seigneur n’est pas épuisé,

sa compassion chaque matin se renouvelle. »

(antienne Office)   

Businessman jump between 2019 and 2020 years.

Me voici, Seigneur, une année s’achève,
Et en ce dernier jour, je veux passer un peu de temps avec toi.

Seigneur Jésus, je te contemple au dernier jour de ta vie ici-bas,
je t’adore et je t’aime !
Je te contemple en tes dernières pensées, paroles, actions,
En tes souffrances.
En ce dernier jour, je vois que tu aimes ton Père jusqu’au bout,
Tu le remercies des grâces qu’Il t’a faites, et par toi au monde entier !
Tu demandes pardon pour nous.

Béni sois tu !
Seigneur, je te remercie
pour tout ce que tu as fait pour moi et pour toute l’humanité,
au long de cette année.

Pardon de t’avoir si souvent déçu,
pardon pour toutes les fois où j’ai refusé
le « jusqu’au bout » de ton amour.
Pardon de l’indifférence des hommes.

Que le désir de t’appartenir désormais, à tout moment,
soit le plus fort, et que jamais je ne fasse obstacle à ton amour.
Que tout mon être, toute ma vie, soient une louange à ta gloire !

Ô Mère de Jésus, toi qui as tant aimé ton Fils,
Unis-moi aux dispositions de ton cœur au dernier jour de ta vie.
Prie pour moi, que le dernier soir de cette année,
et le dernier moment de ma vie
soient un acte d’amour envers Jésus.                 

À partir d’un texte de St Jean Eudes OCI, 366-369  

2020