CHJRISTIANISME, EGLISE CATHOLIQUE, FRANCE, GUERRE DE RELIGION (France), HISTOIRE DE FRANCE, HISTOIRE DE L'EGLISE, MASSACRE DE LA SAINT BARTHELEMY (24 août 1572), PROTESTANTISME

Massacre de la Saint-Barthélémy le 25 août 1572

24 août 1572

Massacre de la Saint-Barthélemy

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Le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l’église de Saint-Germain l’Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants à Paris.

Il s’agissait pour l’entourage catholique du roi de se défaire des chefs de la faction protestante, qui donnaient des signes de rébellion. Mais le peuple de Paris, animé par un fanatisme aveugle, en profite pour donner la chasse à tous les protestants de la capitale.

C’est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d’une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.

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Un mariage tendu

Tout commence par un… mariage, celui d’Henri de Navarre et Marguerite de Valois, soeur du roi Charles IX (celle-là même qui entrera dans la légende sous le surnom de reine Margot).

Margot

Il a lieu le 18 août 1572. Le Parlement de Paris, farouchement catholique, boude les cérémonies officielles car les magistrats réprouvent l’union de la catholique Marguerite avec le protestant Henri. Plus sûrement, ils en veulent au roi d’avoir édicté un impôt frappant les procureurs deux jours plus tôt !

Mais la bénédiction nuptiale n’est pas donnée à l’intérieur de la cathédrale, comme à l’accoutumée, mais sous le porche. La raison en est que le marié, étant protestant, n’a pas le droit d’entrer à Notre-Dame ni d’assister à la messe qui suit la bénédiction.

 

Bruits de guerre

Les assistants de la noce, tant protestants que catholiques, sont très agités en raison de la rumeur d’une prochaine guerre contre l’Espagne catholique du roi Philippe II.

Depuis plusieurs mois, l’amiral Gaspard de Coligny, chef de la faction protestante, devenu le principal conseiller du roi, tente de convaincre celui-ci d’envahir la Flandre, possession espagnole. Mais les chefs de la faction catholique, à savoir les frères de Guise et le duc d’Anjou, frère du roi (qui succèdera plus tard à Charles IX sous le nom d’Henri III) ne veulent à aucun prix de cette guerre. La reine-mère Catherine de Médicis n’en veut pas davantage. Elle a conscience que cette guerre contre la puissante Espagne ferait courir un immense risque au pays.

La tension atteint son paroxysme pendant les noces d’Henri et Margot : Henri de Guise, qui a le soutien du Parlement et de la milice bourgeoise, exige du roi qu’il lui livre les chefs huguenots (surnom des protestants) ; dans le même temps, l’ambassadeur d’Espagne annonce la rupture des relations diplomatiques et menace d’envahir la Picardie.

 

Premiers coups de feu

Le matin du 22 août, soit quatre jours après le mariage princier, un capitaine gascon, Nicolas de Louviers, sire de Maurevert (ou Maureval), se met en embuscade rue Béthisy et blesse Coligny de deux coups d’arquebuse. L’assassin est connu pour être un agent de la famille de Guise mais tout donne à penser qu’il a agi sur ordre de Catherine de Médicis, soucieuse d’éviter à tout prix la guerre avec l’Espagne.

Le roi se rend au chevet de son conseiller qui l’adjure de ne pas chercher à le venger et lui recommande de se méfier de sa mère, Catherine de Médicis !

Les noces s’achèvent dans la confusion. Malgré les recommandations de Coligny, les chefs protestants réclament justice.

Au palais du Louvre où réside le roi de France, Catherine de Médicis craint d’être débordée par les chefs catholiques qui reprochent à la monarchie de trop ménager les protestants. Pour sauver la monarchie, elle décide de prendre les devants et de faire éliminer les chefs protestants (à l’exception des princes du sang, Condé et Navarre, le jeune marié). Elle ne veut en aucune façon d’un massacre général des protestants…

L’opération est confiée aux gardes des Guise et aux gardes du roi. Le roi se laisse convaincre par son conseiller Gondi. Selon une tradition assez peu fiable, il se serait écrié : « Eh bien ! par la mort Dieu, soit ! mais qu’on les tue tous, qu’il n’en reste pas un pour me le reprocher après ! »

 

Coligny, le glaive au service de la foi

Coligny

Gaspard de Châtillon, sire de Coligny (53 ans), est le neveu du célèbre connétable Anne de Montmorency. Il appartient à l’une des plus grandes et plus riches familles de France. Il a été nommé amiral de France puis gouverneur de Picardie sous le règne du roi Henri II.

Il envoie une expédition en Amérique du Sud. Elle fonde une colonie éphémère, Fort-Coligny qui deviendra  Rio de Janeiro. Il se convertit en 1558 au protestantisme, à l’instigation de son frère d’Andelot.

Quand commencent les guerres de religion, en 1562, il prend avec Condé la tête du parti huguenot puis cherche à réconcilier les deux camps avant de reprendre les armes.

C’est la troisième guerre de religion : vaincu à Jarnac et Moncontour en 1569, il ravage la Guyenne et le Languedoc avant de remonter jusqu’en Bourgogne, histoire de démontrer la capacité de nuisance des protestants. Il arrive ainsi à obtenir la paix de Saint-Germain le 8 août 1570.

Là-dessus, il se rapproche du roi Charles IX et un an plus tard, fait sa rentrée à la cour. Principal conseiller du souverain au grand dam des chefs catholiques, il prépare la guerre contre l’Espagne et négocie le mariage de Marguerite de Valois et Henri de Navarre. Pour les catholiques, trop c’est trop…

 

Le massacre

Le 24 août, fête de la Saint Barthélemy, à 3 heures du matin, le carillon de l’église de Saint-Germain l’Auxerrois, en face du Louvre, où réside la Cour, se met à sonner le tocsin. C’est le signal qu’attendaient les massacreurs. Coligny est égorgé dans son lit et son cadavre jeté dans la rue et livré aux exactions de la populace.

Les gardes et les miliciens, arborant une croix blanche sur leur pourpoint et une écharpe blanche, poursuivent le massacre dans le quartier de Saint-Germain l’Auxerrois. Ils massacrent deux cents nobles huguenots venus de toute la France pour assister aux noces princières et rassemblent leurs cadavres dans la cour du Louvre. Certains chefs protestants, prévenus à temps, arrivent à s’enfuir avec les gardes des Guise à leurs trousses.

Quand la population parisienne sort dans la rue, réveillée par le tocsin, elle prend connaissance du massacre. C’est aussitôt la curée. Dans les rues de la capitale, chacun s’en prend aux protestants de rencontre.

Les malheureux, hommes, femmes, enfants, sont traqués jusque dans leur lit et mis à mort des pires façons. Les femmes enceintes sont éventrées, les hommes mutilés, jetés à la Seine. Et l’on en profite pour piller les biens des victimes.

La chose est d’autant plus aisée que les protestants constituent à Paris une très petite minorité d’environ quinze mille personnes sur trois cent mille habitants.

 

Le roi aux 6 conversions

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Henri de Navarre est épargné par les massacreurs mais il devient littéralement prisonnier de sa belle-famille et doit se convertir au catholicisme, ce qu’il accepte sans mot dire.

Tiraillé entre ses parents, le très catholique Antoine de Bourbon et la très calviniste Jeanne d’Albret, il a déjà été amené à changer trois fois de religion. Il aura encore l’occasion de le faire deux fois, avant de monter sur le trône de France sous le nom d’Henri IV.

 

Le miracle de l’aubépine

À la mi-journée, le roi ordonne d’en rester là. Mais ses sonneurs de trompe ont le plus grand mal à faire respecter ses ordres.

Le lendemain, on apprend… qu’une aubépine a refleuri au cimetière des Innocents. Ce fait rarissime et quasi-miraculeux apparaît comme un signe de Dieu. Le roi lui-même va vénérer l’aubépine. À cette occasion, un gentilhomme de sa suite suspecté d’hérésie est massacré par la foule. « Ah, si c’était le dernier huguenot ! », lance le roi. La foule y voit un encouragement et la chasse aux huguenots reprend aussitôt !

La furie sanguinaire s’étend aux autres villes du royaume et ne s’interrompt qu’à la fin du mois d’août. On compte plusieurs centaines de morts à Orléans ou encore Lyon. On en compte aussi à Bourges, Meaux, Angers, Rouen… Bordeaux, Toulouse et Albi sont également touchées en octobre. Il est à noter toutefois que plusieurs gouverneurs de province s’opposent avec fermeté aux massacres.

Le 26 août, dans un lit de justice, le roi Charles IX assume la responsabilité des événements. Il explique le lendemain que Coligny avait ourdi un complot contre lui et qu’il avait dû l’exécuter. Il s’en justifiera dans une lettre du 13 septembre 1572 à son conseiller Gaspard de Schomberg en soulignant que Coligny « avoit plus de puissance et estoit mieux obey de la part de ceux de la nouvelle Religion que je n’estois (…) de sorte que s’estans arrogé une telle puissance sur mesdicts sujets, je ne me pouvois plus dire Roy absolut, mais commandant seulement à une des parts de mon Royaume. »

On évalue le nombre total de victimes dans l’ensemble du pays à 30 000 (plus que sous la Commune de 1871). Le massacre de la Saint-Barthélemy n’est pas ressenti avec une horreur particulière par les contemporains. Il apparaît à ceux-ci comme relativement banal dans l’atmosphère violente de l’époque. Ainsi, le 6 septembre, ayant vent de l’événement, le pape Grégoire XIII fait chanter un Te Deum dans sa chapelle.

 

La reprise de la guerre

La levée du siège de La Rochelle par l’armée royale le 24 juin 1573 met un terme à cette quatrième guerre de religion qui a débuté au son du tocsin de Saint-Germain-l »Auxerrois. L’édit de Boulogne du 11 juillet 1573 octroie la liberté de conscience aux protestants mais restreint la liberté de culte à trois villes, La Rochelle, Nîmes et Montauban. Il n’en reste pas moins que les protestants méridionaux gardent l’envie irrépressible d’une revanche…

Deux ans plus tard, le 30 mai 1574, le roi Charles IX meurt à 24 ans au château de Vincennes. C’est son frère Henri, duc d’Anjou, qui doit lui succéder sous le nom de Henri III. Élu roi de Pologne quelques mois plus tôt grâce aux intrigues de sa mère Catherine de Médicis, il rentre sans regret de Cracovie, où il avait été d’emblée rebuté par le climat et les moeurs rustiques de la cour. Prenant le temps d’un détour vers Venise et les cours italiennes, autrement plus plaisantes que les polonaises, il arrive en France début 1575 et se fait sacrer à Reims le 13 février avec le titre de roi de France et de Pologne (bien que les Polonais aient pris un nouveau roi).

Le nouveau souverain reprend la guerre contre les protestants avant de se rallier au parti des Politiques, conduit par son jeune frère, le duc d’Alençon. Ce parti réunit des modérés des deux camps. Il place l’intérêt national au-dessus des querelles religieuses et veut reprendre la politique de conciliation tentée par le chancelier Michel de l’Hospital au début des guerres de religion.

Après quelques victoires sur la noblesse protestante, le roi signe donc la paix de Beaulieu-lès-Loches, le 16 mai 1576. Trop favorable aux protestants, elle va avoir pour effet de rapprocher les bourgeois et les gentilshommes du camp catholique au sein d’une Ligue conduite par le duc de Guise.

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CHRISTIANISME, EGLISES EVANGELIQUES, PROTESTANTISME

Les églises évangéliques

Églises évangéliques

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Les Églises évangéliques font partie du christianisme évangélique. .Le terme évangélique est un simple adjectif découlant du terme « Evangile » Les évangéliques reconnaissent la contribution de la Réforme protestants par Luther démarrée en 1520 et se situent donc comme protestants, mais s’en distinguent et se diversifient en reconnaissant d’autres réformes rejetées par les protestants « historiques » que sont les luthériens et les calvinistes (ou réformés), comme le baptisme en 1609, le pentecôtisme en 1906 et les autres réveils évangéliques qui ont suivi. Le premier point de distinction des membres d’une église chrétienne évangélique est la nouvelle naissance  (conversion personnelle) et le baptême du croyant (adulte). Les églises évangéliques sont donc des églises de professants (par opposition aux églises de multitude, tant protestantes que catholique pratiquant le pédobaptisme), dont seuls sont membres des « convertis » baptisés par immersion sur confession personnelle et publique de leur foi. Et c’est là le second point commun de toutes ces églises si diverses : le baptême d’adultes croyants (ou d’adolescents capables de maturité spirituelle), se comportant souvent en véritable anabaptistes, c’est-à-dire « rebaptiseurs » lorsque la personne convertie a déjà été baptisée nouveau-né ou petit enfant dans une église chrétienne qui pratique le pédobaptisme par aspersion.

Au fil des siècles, ces « dissidents » de la mouvance protestante se sont assemblés dans différentes communautés dites évangéliques, plus autonomes, plus conservatrices et plus piétistes que les églises réformées traditionnelles. L’Alliance évangélique mondiale fédère la plus grande partie des églises évangéliques à travers le monde. Selon elle, en 2014, le mouvement évangélique rassemble 600 millions de personnes dans le monde. Elle est représentée dans chaque pays par une Alliance évangélique nationale, en France le Conseil national des évangéliques de France (CNEF). Mais certaines églises évangéliques ne sont pas rattachées au CNEF, il ne faut pas faire d’amalgame. Certaines sont rattachées à l’ UNADF, et elles se différencient par rapport à l’enseignement et l’interprétation biblique.

 

Diversité des Églises évangéliques

Le terme d’Église évangélique est appliqué à toute une variété de communautés, mais il est extrêmement difficile d’en donner une définition, tant sont grands leur nombre et leur diversité. Ce phénomène est dû au fait qu’elles sont souvent congrégatiolistes, , ce qui signifie qu’elles ne dépendent d’aucune autorité supra-locale. Pour mieux comprendre, il faut se référer à leur histoire.

Les Églises évangéliques se situent dans la ligne de la Réforme protestants du XVIè siècle du xvie siècle en acceptant les cinq solae de la Réforme et en particulier en faisant de la Bible leur seule autorité en matière de foi (c’est-à-dire autorité théologique) et en matière d’éthique (c’est-à-dire autorité morale et pratique pour la vie quotidienne), en professant le salut par la grâce au moyen de la foi, et l’accès libre et sans intermédiaire à Dieu. Elles se basent sur le modèle d’Église trouvé dans le Nouveau Testament.  Pour les évangéliques, l’Église n’est pas une organisation religieuse hiérarchisée, mais une réalité spirituelle qui se concrétise en communautés fraternelles, non cléricales, où chacun participe avec les dons qu’il a reçus du Saint-Esprit. Chacun devient membre d’une église locale par une décision personnelle, par un libre choix et non par le hasard de sa naissance.

 

La Réforme

À l’origine, la Réforme n’est pas une question d’ecclésiologie ou de politique, mais une expérience spirituelle. La justification par la foi est l’expérience spirituelle de Luther (1483-1546) qui s’enracine dans un « terreau » déjà préparé par Pierre Valdo (fin XIIèsiècle) en France, Italie et Suisse avec John Wycliff  (1320-1384) en Angleterre (vers 1369-1415) à Prague et en Bohème. Excommunié par le pape, Luther constitue avec ses disciples ce qui devient l’« Église évangélique luthérienne ».

L’expérience de Luther se répand en Europe et en particulier en Suisse, où Zwingli (1484-1531), le réformateur de Zurich, suit la même ligne que Luther mais de façon plus radicale. Il fonde la tradition « réformée » qui s’épanouit avec Calvin. Il épure le culte, réforme le fonctionnement de l’Église catholique et la conception qu’il en a, en se fondant sur la Parole de Dieu (c’est la Sola Scriptura de Luther).

Zwingli est plus radical dans ses idées mais il relie la Réforme au politique : pour qu’elle puisse s’installer à Zurich, il convient de ne pas contrarier les autorités. Il faut l’accord et le soutien de ses édiles. Il tempère donc sa volonté de Réforme pour ne pas choquer.

 

Les premières églises de « professants »

Certains disciples de Zwingli, dont Conrad Grebel, contestent cette attitude : ils n’ont pas extirpé l’autorité du pape pour placer l’église sous l’autorité d’un conseil municipal sans compétence doctrinale. Ils veulent aller plus loin dans la Réforme. Avant même que les mouvements de Luther et Zwigli se soient formellement séparés de l’Église catholique, les « rdicaux » de Conrad Grebel fondent l’Église anabatiste (qui plus tard sera appelée « mennonite » quand Menno Simons en aura pris la direction.)

Lorsque catholiques et luthériens s’accordent en Allemagne pour dire que l’Église est l’expression religieuse d’un espace politique, et que la religion du prince doit obligatoirement être celle de ses sujets (Cujus regio, ejus religio), les disciples dissidents de Zwingli affirment que l’Église n’est pas conditionnée par la politique mais est communauté des disciples de Jésus. On n’entre pas dans L’Église au hasard de sa naissance. On entre dans l’Église parce qu’on confesse sa foi en Jésus-Christ.

Comme le concept de séparation de l’Église et de l’État, fondamental dans cette vision, est parfaitement utopique pour l’époque, il s’ensuit des persécutions, plus pour des raisons politiques que théologiques, parce que pour la première fois on dissocie l’État de l’Église. Selon l’interprétation du Nouveau Testament  que professent les radicaux anabaptistes ou mennonites, le baptême, ne saurait être donné à un enfant ; il doit l’être à celui qui est capable de profession de foi et d’engagement à suivre Jésus de Nazareth en le reconnaissant comme le Christ. L’Église est donc la communauté des croyants et on y entre en confessant sa foi. Le 21 janvier 1525, une nouvelle communauté nait à Zurich dans la maison de Félix Manz où les membres se baptisent entre eux en confessant leur foi : c’est la première église « libre », la première église de « professants » dont on devient membre, non par la naissance mais par la profession de foi.

La répression est brutale. Les membres de cette église se cachent en Suisse, dans la vallée du Rhibn et l’Europe de l’Est. La persécution n’empêche pas le développement en nombre de croyants fugitifs non violents. Ils doivent en effet être distingués des anabaptistes conduits par Thomas Müntzer qui annonçait la proximité d’un millénaire qui s’établirait par une révolte des pauvres.

Michaël Sattler se joint au cercle de Grebl et propose une confession de foi, la première de la Réforme, appelée entente de Schleitheim  : « Seuls seront baptisés les croyants qui marchent dans la résurrection ». Ils lisent le Sermon sur la Montagne  de manière totale. Ils forment la première communauté radicalement non violente. Les membres ne prêtent jamais serment, n’utilisent jamais la force, ni la violence et ne font jamais la guerre.

C’est une communauté radicalement évangélique qui fait penser aux frères de Saint-François. Pour cette communauté la particularité de l’Église est d’être, sur cette Terre, le signe d’une réalité spirituelle, le signe du Royaume de Dieu. Un ancien prêtre catholique hollandais originaire de Frise, Menno Simons (1496-1561), va prendre le relais de David Joris et rassembler, apaiser, organiser, structurer ces communautés qui s’appelleront, en hommage à Menno Simons « mennonites ». Les mennonites, issus du mouvement anabaptiste non violent antérieur au protestantisme, vont être universellement persécutés. Les joristes (ou davidistes)  quant à eux vont entièrement être rayés de la carte du monde.

 

Baptisme

Le baptisme est une confession chrétienne évangélique issus d’un réveil lancé par le pasteur anglais John Smyth en Hollande en 1609. Ce mouvement se caractérise par l’importance donnée à la Bible, à la nouvelle naissance, au baptême  adulte en tant que témoignage volontaire, un esprit missionnaire,  un engagement moral de vie ainsi que par l’autonomie locale des églises, la séparation de l’Église et de l’État, et finalement l’autorité de la congrégation (congrégationaliste). En 2010, le baptisme compterait 100 millions de croyants3. Une certaine proportion des baptistes dans le monde est regroupée dans l’Alliance baptiste mondiale.

 

Piétisme, libéralisme et Moraves

En Allemangne, au XVIIè siècle, la réforme devient plus orthodoxe. Dans l’Église luthérienne, deux courants apparaissent : le « libéralisme » (revendication de la liberté de l’intelligence par rapport à l’orthodoxie) et le « piétisme », source du mouvement évangélique. Le pasteur luthérien Spencer (1635-1705) revient à l’expérience du salut par la foi, à une expérience proche de Dieu et à une relation communautaire. C’est le retour à la prière, à la vie spirituelle. Ce réveil spirituel allie enseignement et œuvres missionnaires.

Une nouvelle impulsion est donnée au XVIIIe par l’arrivée de descendants des disciples de Jan Hus  chassés par la persécution de leur pays, la Moravie. La piété des « frères Moraves » a un caractère joyeux, romantique et sentimental, la « religion du cœur » étant centrée sur le sacrifice expiatoire du Christ, avec un culte pour son sang et ses blessures, que certains jugeaient morbide. Après quelques années hasardeuses, les Moraves établiront leur théologie, qui sera orthodoxe et acceptable par toutes les confessions protestantes. De nouvelles communautés essaiment en Europe et en Amérique, et l’activité missionnaire fut importante.

C’est encore en Allemagne  qu’est né en 1708 le groupe des Frères de Schwarzenau, inspiré de l’anabaptisme et du piétisme, et qui va se développer notamment en Alérique du Nord, sous le nom de Brethren,, après l’émigration des Frères persécutés en Europe.

 

Pentecôtisme

Le pentecôtisme a des racines dans le mouvement de sanctification et le piétisme. . Le Grand Réveil de pentecôte commence avec le pasteur américain Charles Fox Partham, à Topeka (Kansas) en 1901. Après une première expérience de « parler en langue », il théorise le fait que la glossolalie était un signe du baptême du Saint-Esprit, doctrine essentielle du pentecôtisme. Il est aussi à l’origine du « Mouvement de la Foi Apostolique », qui deviendra les Assemblées de Dieu après avoir fusionné avec d’autres groupes pentecôtistes. Il se poursuit avec le Réveil gallois de 1904-1905 et surtout par celui d’Azusa Street dans le centre ville de Los Angeles (en 1906-1908) sous la conduite du pasteur William Joseph Seymour.

Ce mouvement se caractérise par la redécouverte de la dimension charismatique, c’est-à-dire du baptême du Saint-Esprit et des dons spirituels (1 Corinthiens 12 v 9 à 11) , comme au jour de la Pentecôte, selon le récit du Nouveau Testament (Actes 2).

En 1914, de nombreux ministres et laïcs ont commencé à réaliser combien l’implantation du réveil pentecôtiste était profond. Les dirigeants ont senti le besoin de protéger et de préserver les résultats du réveil en unissant le mouvement en une communauté unie. En avril 1914, environ 300 pasteurs et laïcs ont été invités venant de 20 pays pour assister à une assemblée Générale à Hot Springs, en Arkansas,  pour discuter et prendre des mesures sur ces questions et d’autres besoins pressants.

La communauté restante qui a émergé de la réunion a constitué la Conférence Générale des Assemblées de Dieu aux États-Unis d’Amérique (General Council of the Assemblies of God in the United States of America).

Par ailleurs, il convient de souligner que les assemblées de Dieu de France n’ont pas été fondées par des Américains (contrairement à une croyance répandue) mais se sont développées à partir d’une église baptiste indépendante (créée en 1890) et d’un restaurant de tempérance le Ruban bleu (dirigée par Mlle Biolley et de M. Gallice). C’est avec l’arrivée d’un missionnaire anglais d’origine anglicane (Douglas Scott arrivé en 1930), d’un prédicateur baptiste français (Félix Gallice), d’un Danois d’origine luthérienne (Ove Falg) et d’un prédicateur roumain d’origine orthodoxe (Cristo Doumoutchiev) que le mouvement va prendre de l’ampleur ! Notons aussi que le premier président des assemblées de Dieu de France sera aussi un pasteur français d’origine baptiste (Pierre Nicolle).

En 2014, le mouvement regroupait quelque 67 millions de membres répartis dans 212 pays au sein de l’Association mondiale des Assemblées de Dieu (World Assemblies of God Fellowship) .

 

Mouvement charismatique évangélique

Dans les années 1960, après le début du mouvement charismatique, certaines églises évangéliques ont décidé de suivre les directions de ce mouvement et de prendre des distances de leurs conventions pentecôtistes. Le mouvement néo-charismatique a suivi aux Etats-Unis,  dans le début des années 1980. Le baptême du Saint-Esprit,   annoncé par Jésus et les neuf dons du Saint-Esprit sont des éléments centraux du courant Les églises néo-charismatiques ont souvent recours aux moyens de communications modernes

 

Le « fondamentalisme »

À la fin du xixe siècle, aux États-Unis l’industrialisation et l’urbanisation entraineront un grand courant de sécularisation, de déchristianisation générale de la société. Face à cela, les églises traditionnelles adoptent une attitude très libérale, affirmant une théologie qui s’écarte du protestantisme originel. Les églises évangéliques vont avoir une réaction forte et opérer un retour à une stricte orthodoxie protestante, qui sera réaffirmée, confessée à nouveau et consignée dans des écrits qui seront appelés « fondamentaux ». D’où le terme « fondamentalisme » qui est appliqué à ce mouvement, symbole d’une réaction plutôt conservatrice face au libéralisme : on revient à une orthodoxie et à une lecture plus littérale de l’Écriture, développant en particulier la notion de créationnisme en opposition à l’évolutionnisme darwinien qui avait gagné la faveur des protestants libéraux.

 

Musique

Dans Musiques dans les églises évangéliques (baptistes, pentecôtistes, charismatiques), les chants en commun (musique chrétienne) occupent une place très importante ; souvent la moitié du temps dans un culte. Pour les évangéliques, la louange à travers la musique chrétienne est une des composantes de la foi qui est présente dans la vie de tous les jours.

Les évangéliques ont également leur propre cérémonie de récompense musicale : les GMA Dove-Awards.

 

Humanitaire

Beaucoup d’organisations évangéliques ont investi les terrains de l’aide humanitaire mondiale. Parmi les plus importantes il y a International Justice Mission, Pison Followship International, Bourse du Samaritain, Mercy Ships, World Vision International.

 

Culte

Le culte dans les églises évangéliques est vu comme un acte d’adoration de Dieu. Il n’y a pas de liturgie, la conception du culte est plus informelle. Il contient généralement deux parties principales, la louange (musique chrétienne) et la prédication, avec périodiquement la Sainte Cène.

 

Lieux de culte

Les lieux de cultes sont généralement appelés « temples » ou simplement « bâtiment (d’église) »  Dans certaines megachurches, on parle de « campusCertains cultes ont lieu dans des auditoriums ou des salles polyvalentes avec peu de signes religieux

 

Megachurch

Les cultes chrétiens prennent des proportions impressionnantes dans les megachurches (églises où plus de 2 000 personnes se réunissent chaque dimanche). Dans certaines de ces mégaéglises, plus de 10 000 personnes se rassemblent en même temps. On parle alors de Gigachurch. C’est le cas, par exemple, des églises Hillsong Church   (Australie), Lakewood Church (États-Unis) ou de Yoido Full Gospel Church (Corée de Sud)

 

Un mouvement en croissance

Le mouvement chrétien évangéliqueconnait une croissance au niveau mondial, même dans les pays du Nord. Le cas de la province du Québec, au Canada, illustre bien le phénomène. Alors que les catholiques et les protestants traditionnels sont en baisse, le mouvement évangélique connait une croissance notable depuis les années 2000, observe le chercheur Frédéric Castel, spécialiste à l’UQUAM et à l’INRS. Il remarque que le phénomène n’a pas lieu seulement dans les grands centres urbains, mais aussi dans les régions éloignées. En effet, selon les derniers recensements nationaux, c’est l’évangélisme qui a fait le plus de conversions au Québec.

Certains médias, tels TVA, la SCR, le Journal de Montréal, et d’autres journaux ont rapporté la construction de nouveaux lieux de rencontres, dans différentes régions du Québec, de 2010 à 2014. Certaines églises vont jusqu’à partager une même salle de réunion, souvent en location, afin de pouvoir accueillir le plus de gens, tout en réduisant les dépenses.

 

Organisations

En 1951, l’Alliance évangélique mondiale est fondée par 21 pays lors de la première assemblée générale à Woudschoten (Zeist) aux Pays-Bas.) Elle est représentée dans chaque pays par une Alliance évangélique nationale qui regroupe des dénominations chrétiennes évangéliques.

 

Le dialogue évangélique-catholique

Pour l’Eglise catholique,la conception du dialogue est assez large depuis Vatican II ; Jean-Paul II a réaffirmé dans son encyclique Ut unum sint sa dimension personnaliste : il ne s’agit pas seulement d’un échange d’idées, mais aussi d’un échange de don, fondé sur la conviction que l’« Église de Jésus-Christ » est présente avec des degrés dans toute église ou communauté ecclésiale, il s’agit de se laisser interpeller par le Christ lui-même en voyant d’autres fidèles s’engager pleinement à sa suite.

Le dialogue entre l’Église catholique romaine et les Églises évangéliques a commencé il y a longtemps : David du Plessis, membre des Assemblées de Dieu, était présent comme observateur au concile ; la première phase du dialogue avec des pentecôtistes s’est achevée en 1976 ; il en est aujourd’hui à sa 6e phase. Avec le monde évangélique plus « classique », le diade la Commission épiscopale pour l’unité des chrétiens, et du pasteur Daniel Rivaud lors d’un rassemblement organisé par Jean Vanier en Alsace. La première rencontre de ce groupe eut lieu le 16 juin 1998 au Mont Roland près de Dole dans le Jura. Côté évangélique, au départ des personnalités furent désignées par cooptation : côté catholique, il s’agit d’un dialogue a commencé un peu plus tard, avec l’Alliance évangélique mondiale (donnant lieu à la publication d’un rapport en 2003) : avec les baptistes, (avec lesquels le dialogue a été un temps interrompu) ; avec les mennonites, particulièrement persécutés (par les luthériens, les réformés et les catholiques) au XVIè siècle. . En France, le dialogue entre l’Église catholique et la Fédération des Églises baptistes (FEEB) a donné lieu à la publication du rapport international Rendre témoignage au Christ, puis du baptême à l’église(baptême, cène/eucharistie, église) ; le thème du travail est aujourd’hui le rôle et la place de la Vierge Marie. Il existe par ailleurs un groupe de conversations né d’une rencontre en 1996 entre Mgr Daucourt, alors président groupe présidé par un évêque. Les travaux ont d’abord porté sur les questions éthiques, puis sur la recherche d’une parole juste des églises « historiques » (le terme est usuel, mais n’est pas vraiment approprié, vu l’ancienneté de certaines églises évangéliques) par rapport aux églises protestantes évangéliques. Des premiers travaux sortiront un numéro de la publication Documents Episcopat intitulé « Regards sur le protestantisme évangélique » publié en 2005 (suivi d’une 2e édition en 2006). En 2007, l’Alliance évangélique française (AEF) institutionnalisait ce dialogue qui fut repris ensuite par le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) dès sa création en 2010.

D’autres dialogues existent au niveau local, départemental et régional. Des rencontres pastorales, expositions bibliques et autres manifestations sont l’occasion d’un dialogue souvent fécond. Deux mariages ont même été célébrés entre des catholiques et des membres des Assemblées de Dieu, mais cela reste marginal.

On peut souligner la proximité entre Église catholique et Églises évangéliques sur certaines affirmations doctrinales fortes ainsi que sur les questions éthiques, autour de la défense de la vie. D’autre part, l’engagement catholique en faveur de la nouvelle évangélisation et la prise de conscience de la nécessité de réaffirmer fortement les convictions chrétiennes rejoignent la position évangélique. En revanche, se pose le problème de l’image mutuelle, en particulier dans des pays qui ont été historiquement catholiques. Par ailleurs, l’Église catholique a une conception très structurée du dialogue, alors que le monde évangélique est très largement constitué d’églises congrégationalistes, où les communautés locales sont indépendantes. Or un tiers à peu près de ces églises ne sont pas dans des fédérations. Cela conduit à des conceptions différentes du dialogue œcuménique : l’Église catholique recherche l’unité des chrétiens par l’unité des églises, ce qui n’est pas le cas des évangéliques. Enfin, un certain nombre de pratiques évangéliques de (3e vague, autour de la guérison) posent problème aux catholiques qui s’intéressent à la question.

 

Le dialogue évangélique-réformé (à partir de la situation française)

Les évangéliques ont depuis toujours participé à la Fédération protestante de France (FPF), et c’est l’Eglise évangélique libre, issue du Réveil du XIXè siècle, qui a pris l’initiative de la création de la FPF en 1905. Par intégration successive, la FPF s’est retrouvée rapidement avec les baptistes, l’Eglise apostolique, la Mission tsigane  (pentecôtistes), jusqu’aux dernières entrées, adventistes et pentecôtistes. On a davantage parlé ces dernières années de cette intégration ; sans doute à cause de la croissance démographique rapide de ces Églises, soulignée par les médias surtout dans ses excès ; peut-être aussi à cause de la croissance des églises issues de l’immigration, qui pose des questions nouvelles notamment sociales et inter-culturelles. Le regard que la société porte sur le religieux a changé, en particulier depuis la chute du mur de Berlin, avec le thème du choc des civilisations. Les questions que l’on se pose par rapport au monde musulman se sont posées aussi face au protestantisme, tandis qu’aux Etats-Unis on assistait à une montée en puissance politique des néo-fondamentalistes. La croissance du pentecôtisme, elle, n’est pas nouvelle (dès le début XXè siècle. La sociologie elle aussi a changé : le mouvement évangélique du XIXè siècle  était porté par des aristocrates, tandis que le pentecôtisme est d’origine nettement plus populaire ; il ne comprenait en général guère de théologiens formés comme dans les Églises traditionnelles, la prédication se fait plutôt sur le mode du témoignage. Le dialogue est donc complexifié par la diversité des cultures d’églises, d’expressions de foi.

En même temps, le monde évangélique et pentecôtiste se transforme rapidement ; ces églises attachent aujourd’hui beaucoup plus d’importance à la formation théologique, et ont adopté un certain nombre d’outils intellectuels et théologiques des Églises classiques : il y a donc désormais des personnes « ponts », susceptibles de faire de la « traduction ». On peut aussi penser aux groupes charismatiques informels des années 1970, qui se sont structurés en églises, avec des ministères. C’est en fait une évolution très rapide. Il y a donc dans la FPF un mouvement d’intégration en spirale, qui est sans doute sa vocation particulière : lieu rassembleur d’une diversité d’églises à sa naissance, qui aboutit en 1938 à la constitution de l’Eglise réformée de France ; les baptistes rentrent alors dans la FPF et le dialogue s’approfondit. La FPF est donc un creuset où le dialogue se fait de plus en plus étroit, vers davantage de communion. L’entrée récente de nouvelles Églises évangéliques dans la FPF s’inscrit tout à fait dans cette ligne. La circulation des personnes également fait que 30 % des ministres qui entrent dans l’Église réformée de France, en moyenne, n’en sont pas issus. Différents facteurs contribuent à ce dialogue : souci du témoignage, contexte socio-politique (la chasse aux sectes a conduit certaines Églises évangéliques à venir frapper à la porte de la FPF, et finalement permis l’entrée dans un dialogue et dans une certaine communion, même si cela n’aboutit pas à une intégration) ; Le protestantisme de la FPF se caractérise par le fait d’accueillir comme une richesse la diversité d’expressions de foi. Certaines Églises évangéliques adhèrent à cette conception et trouvent leur place dans la FPF. D’autres non, et se retrouveront mieux dans la FEP (Fédération évangélique de France) qui exige une unité doctrinale autour d’une confession de foi élaborée. Le dialogue qui existe en France existe aussi au niveau international : une plate-forme du Forum chrétien mondial essaie de mettre ensemble les Églises membres du CEC, l’Église catholique, et les Églises évangéliques et pentecôtistes qui représentent environ ¼ du christianisme mondial ; à Nairobi en novembre 2007 a eu lieu la première rencontre entre des représentants de toutes les familles ecclésiales.

 

Synthèse

Il y a une grande diversité d’Églises évangéliques, mais la plupart se sentent en communion les unes avec les autres : leurs pasteurs ou missionnaires sont formés dans les mêmes institutions, leurs enfants vont dans les mêmes camps de jeunes, sur le terrain, elles travaillent ensemble. Il y a circulation des personnes, des théologiens et des idées entre ces églises. Le Conseil national des évangéliques de France, créé en 2010, affirme rassembler environ 80 % des évangéliques. En 2014, l’Alliance évangélique mondiale rassemble 600 millions de chrétiens évangéliques dans le monde, en 2014.

 

Bibliographie

Linda Caille, Soldats de Jésus, les évangéliques à la conquête de la France, Paris, Fayard, 2013

Patrice de Plunkett, Les évangéliques à la conquête du monde, Paris, Perrin, 2009

Jean Duchesne, Jesus Revolution: made in U.S.A., Paris, Édition du Cerf, 1972, 135 p. N.B.: En dépit du titre anglais de ce livre, son texte est en français; la trad. espagnole, portant le même titre, a été publiée par Ediciones Marova, Madrid, en 1973, 196 p., dans la coll. « Nuevas fronteras ».

Sébastien Fath (dir.), Le protestantisme évangélique, un christianisme de conversion, Turnhout, Brépols, 2004 (actes d’un colloque en Sorbonne)

Sébastien Fath, Du ghetto au réseau, Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Genève, Labor et Fides, 2005

Yannick Fer., L’offensive évangélique. Voyage au cœur des réseaux militants de Jeunesse en Mission. Genève, Labor et Fides, 2010

Jörg Stolz, Olivier Favre, Caroline Gachet, Emmanuelle Buchard, Le phénomène évangélique. Analyses d’un milieu compétitif, Labor et Fides, 2013.

Source : Wikipedia

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